Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 20 mai 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesDéfenseJustice

LAURENT JACOBELLI : « Une France dynamique, c'est une France sociale ! » (TF1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous le considérez comme parfaitement présumé innocent, sans hésitation ?

  • 0:42FerméeRéponse directe

    Donc vous n'en ferez jamais un argument de campagne ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Vous proposez une baisse de la TVA, qui bénéficierait à tout le monde, y compris aux plus riches, et qui coûterait très cher. Ça veut dire que toute autre annonce de Sébastien Lecornu, demain, vous paraîtrait inutile ?

  • 2:39RelanceRéponse partielle

    Si on fait ça, dans quel état seront les finances publiques ?

  • 3:27OuverteRéponse partielle

    Quand il dit qu'on a prévu 6 milliards de gel et d'annulation de crédit, on ira peut-être au-delà, vous vous direz d'accord ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Vous parlez d'un petit texte d'expert comptable, là où on attendait un texte de stratège. La porte-parole du gouvernement vous a répondu... Est-ce que vous regrettez votre formule ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « Oui, bien sûr, je demanderais pour Edouard Philippe ce que nous avons demandé pour Marine Le Pen. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que tant qu'il n'y a pas de jugement définitif, tout politique, comme tout individu d'ailleurs, tout citoyen, doit être présumé innocent. »
  • 0:49Invité politiqueChiffre
    « Sur son bilan, l'homme qui a créé 400 milliards de dettes supplémentaires, qui a limité la circulation à 80 km heure »
  • 0:56Invité politiqueFait
    « l'homme qui a mis les gilets jaunes dans la rue, qui a augmenté par deux fois les taxes sur l'essence. »
  • 2:30Invité politiquePromesse
    « Une baisse de la TVA sur l'essence de 20% à 5,5%. »
  • 3:03Invité politiqueChiffre
    « Je pense qu'en 10 ans, il faut le dire, en 10 ans, la pression fiscale a augmenté de 40%. »
  • 3:08Invité politiqueChiffre
    « L'année dernière, la fiscalité a augmenté de 7%, c'est-à-dire beaucoup plus riche que la richesse de la France. »
  • 4:40Invité politiqueFait
    « En revanche, les 36 milliards, il ne faut pas mentir aux Français, une grande partie est due à la mauvaise prévision précédente de la loi de programmation militaire sur le coût de l'Ukraine, des opérations extérieures, sur un certain nombre de retards de paiement qu'on arrive à payer aujourd'hui. »
  • 5:23Invité politiqueFait
    « Maintenant, je dis à Maud Bréjon que sans les voix du Rassemblement national, cette actualisation de la loi de programmation militaire n'aurait pas lieu. »
  • 6:38Invité politiquePromesse
    « Et toutes les mesures que nous allons proposer lors du programme présidentiel seront chiffrées avec en face les moyens de les financer. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli67 %
  • Présentateur30 %
  • Présentateur 23 %

9,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

7h36, bonjour Adrien Gendron. Bonjour Bruce. Votre invité, Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National et député de Moselle. Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour Adrien Gendron. Le parquet national financier a annoncé hier soir qu'un juge d'instruction allait enquêter sur Edouard Philippe pour des faits présumés de détournement de fonds publics notamment. Lui répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice, indique son entourage. Edouard Philippe, bien sûr, c'est l'un des adversaires du RN pour la présidentielle. Est-ce que vous le considérez comme parfaitement présumé, innocent, sans hésitation ?

0:32
Laurent Jacobelli

Oui, bien sûr, je demanderais pour Edouard Philippe ce que nous avons demandé pour Marine Le Pen. C'est-à-dire que tant qu'il n'y a pas de jugement définitif, tout politique, comme tout individu d'ailleurs, tout citoyen, doit être présumé innocent.

0:42
Présentateur

Donc vous n'en ferez jamais un argument de campagne ?

0:44
Laurent Jacobelli

Non, pas du tout, parce que d'abord nous avons sur Edouard Philippe beaucoup de choses à dire. Sur son bilan, l'homme qui a créé 400 milliards de dettes supplémentaires, qui a limité la circulation à 80 km heure, l'homme qui a mis les gilets jaunes dans la rue, qui a augmenté par deux fois les taxes sur l'essence. Je pense que sur le fond, il y a beaucoup à dire. Edouard Philippe, c'est du Macron chimiquement pur. Il y a assez à dire là-dessus pour aller chercher des arguties judiciaires. Moi, je ne suis pas juge, je ne connais pas le dossier, je n'ai pas du tout envie d'aller sur ce terrain. Moi, j'ai envie, comme beaucoup de Français, qu'il y ait un vrai débat pour cette présidentielle.

La France va mal, elle va très mal. Il faut changer de politique, il faut une alternance. Pour ça, il faut exposer des programmes. Que la justice vienne, d'une manière ou d'une autre, perturber un phénomène démocratique, c'est gênant quand ça nous concerne, et donc on applique aux autres les principes qu'on veut s'appliquer à nous-mêmes.

1:34
Présentateur

Et vous dites ça, je le rappelle également, parce que le 7 juillet, Marine Le Pen sera fixée sur son sort judiciaire, sur sa capacité à se présenter ou pas à l'élection présidentielle. Demain, Sébastien Lecornu va tenir une conférence de presse sur les conséquences de la guerre au Moyen-Orient en France, à commencer par les prix des carburants, bien sûr, il doit faire de nouvelles annonces. Vous, vous proposez une baisse de la TVA, qui bénéficierait à tout le monde, y compris aux plus riches, et qui coûterait très cher. Ça veut dire que toute autre annonce de Sébastien Lecornu, demain, vous paraîtrait inutile ?

2:01
Laurent Jacobelli

Pas du tout. Moi, je ne lis pas dans le Mar de Café, je ne sais pas ce que Sébastien Lecornu va nous dire. Par contre, j'ai un peu d'expérience maintenant. Depuis des semaines, on voit Sébastien Lecornu arriver devant le micro et nous annoncer qu'il n'a rien à dire, en fait.

2:12
Présentateur

Il fait des aides ciblées.

2:14
Laurent Jacobelli

Oui, très ciblées, tellement ciblées même que personne ne les voit. Donc, il y a un moment où il va falloir réagir. Il a dit lui-même à l'Assemblée nationale hier que la crise pouvait durer, que donc définitivement, il fallait trouver des solutions énergétiques. Il a raison. C'est pour ça qu'il faut une solution pérenne. C'est ce que proposent Marine Le Pen et Jordan Bardella. Une baisse de la TVA sur l'essence de 20% à 5,5%. Sinon, je vais vous le dire, les conséquences seront désastreuses. Les Français continueront à faire leur plein parce qu'ils ne vous voyagent pas en voiture par plaisir.

2:39
Présentateur

Si on fait ça, pardon Laurent Jacobelli, dans quel état seront les finances publiques ?

2:43
Laurent Jacobelli

Non, c'est si on ne le fait pas dans quel état seront les finances publiques. Excusez-moi de vous le dire, parce que ça veut dire que si les Français doivent choisir entre le frigo et la voiture, il y aura une baisse de la consommation, donc baisse de la production, donc effondrement de notre économie. Il y a un moment où il faut regarder à plus de deux semaines quand on fait de la politique, il faut regarder sur le long terme. Et puis, ce chantage à la pression fiscale, je crois que ça suffit. Je pense qu'en 10 ans, il faut le dire, en 10 ans, la pression fiscale a augmenté de 40%.

L'année dernière, la fiscalité a augmenté de 7%, c'est-à-dire beaucoup plus riche que la richesse de la France.

3:14
Présentateur

Ça veut dire beaucoup de choses au chiffre en Jacobelli, on peut dire aussi que la taxe d'habitation a été supprimée.

3:18
Laurent Jacobelli

Ça nous irait voir que c'est un chef officiel. Donc, s'il y a 10 milliards d'économies à les trouver pour relancer l'économie, allons chercher ces 10 milliards.

3:25
Présentateur

Donc là, pour le coup, vous soutiendrez Sébastien Lecornu. Quand il dit qu'on a prévu 6 milliards de gel et d'annulation de crédit, on ira peut-être au-delà, vous vous direz d'accord ?

3:32
Laurent Jacobelli

Ça dépend sur quoi. Est-ce que M. Lecornu est d'accord pour arrêter l'aide médicale d'État de 1,3 milliard qui aide les migrants illégaux ? Est-ce que M. Lecornu veut baisser la dotation de la France au budget européen qui est encore en augmentation pour nous de, par exemple, 6 milliards ?

3:46
Présentateur

Vous avez la réponse.

3:47
Laurent Jacobelli

Oui, j'ai la réponse. Donc, est-ce qu'il va aller chercher dans les mauvaises dépenses, auquel cas on applaudira et on dira bravo d'accepter notre programme ? Soit il va encore dire aux Français, serrez-vous la ceinture, mais l'État, lui, ne fera aucun effort sur les sujets dont je viens de parler. C'est inacceptable.

4:02
Présentateur

Mais Laurent Jacobili, hier, l'Assemblée nationale valide l'actualisation de la loi de programmation militaire. Oui, je sais, oui. Vous, vous parlez, sur l'antenne de LCP, d'un petit texte d'expert comptable, là où on attendait un texte de stratège. La porte-parle du gouvernement, Maude Bréjean vous a répondu, un petit texte d'expert comptable qui renforce de 36 milliards d'euros le budget des armées jusqu'à 2030. Mais pour qui se prennent ces gens ? Elles parlent de vous. Est-ce que vous regrettez votre formule ?

4:26
Laurent Jacobelli

Pas une seconde. Je vais vous expliquer pourquoi. Nos armées ont besoin, évidemment, de plus de matériel. De plus d'entraînement, de plus de soutien, une revalorisation des statuts de nos militaires, de l'hébergement de nos militaires. Tout ça est réel. Et je crois que là-dessus, il y a consensus. En revanche, les 36 milliards, il ne faut pas mentir aux Français, une grande partie est due à la mauvaise prévision précédente de la loi de programmation militaire sur le coût de l'Ukraine, des opérations extérieures, sur un certain nombre de retards de paiement qu'on arrive à payer aujourd'hui.

4:55
Présentateur

Mais c'est dégradant pour vous de gérer comme un expert comptable ? Il y a quelques mois, je me souviens, Sébastien Chenu, parler de Lucie Castel, la candidat de la gauche comme la dame de la compta.

5:02
Laurent Jacobelli

Ce n'est pas dégradant.

5:04
Présentateur

Vous n'aimez pas, en tout cas, les gens qui gèrent les chiffres ?

5:06
Laurent Jacobelli

J'ai commencé dans cette maison, monsieur, à TF1, comme contrôleur de gestion. Donc je n'ai aucun mépris pour ça. En revanche, je dis que là, on attendait des stratèges, c'est-à-dire donner des moyens supplémentaires. On manque de frégates, on manque de rafales. Ce n'est pas ce qu'il y a dans ce plan. Il ne faut pas laisser croire que c'est ce qu'il y a. Donc c'est la mauvaise gestion précédente qui est rattrapée aujourd'hui. Maintenant, je dis à Maud Bréjon que sans les voix du Rassemblement national, cette actualisation de la loi de programmation militaire n'aurait pas lieu. Donc si elle pense que nous sommes des individus infréquentables, alors qu'elle n'accepte pas nos voix.

5:33
Présentateur

Un petit mot également des retraites. Il y a quelques jours, Jordan Bardella a donné une interview au journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il était interrogé sur la question de savoir si un âge de départ plus élevé que les 62 ans serait envisageable. Il a répondu, nous sommes en train d'examiner la question. Or, Marine Le Pen sur RTL a redit que le RN maintiendrait un départ à la retraite à 62 ans, voire 60, pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans. Donc quel est le bon chiffre ? Mais les deux sont bons. Ah bon ? Il faudra bien en choisir un à la fin.

6:00
Laurent Jacobelli

Non, quand vous avez 62 ans d'âge limite, enfin de borne de départ à la retraite, vous avez aussi à côté 42 annuités qu'il faut avoir réalisées. Donc ce qui veut dire que, je ne sais pas quel âge vous avez commencé, mais moi j'ai commencé à travailler assez tard, ce qui veut dire que moi si on calcule mon âge de départ à la retraite, il sera au-dessus de 62 ans. Donc les deux sont vrais. Mais donc sur l'âge légal, vous pourriez aller au-delà de 62 ans ? Non, c'est 62 ans. Mais c'est le nombre d'années de cotisation qui détermine l'âge effectif. Ce qu'a voulu, je crois, dire Jordan Bardella, c'est que chaque jour, on apprend que la situation économique de notre pays s'aggrave.

Donc nous sommes des gens raisonnables. Et toutes les mesures que nous allons proposer lors du programme présidentiel seront chiffrées avec en face les moyens de les financer.

6:45
Présentateur

Donc s'il faut reculer sur votre proposition de retraite, comme vous l'avez fait sur l'Europe, l'euro, pour vous adapter à l'évolution des circonstances, vous le ferez ? Ce n'est pas à l'ordre du jour. Puisqu'on examine la question, c'est ce qu'a dit Jordan Bardella.

6:57
Laurent Jacobelli

Et pour l'instant, rien ne m'amène.

6:58
Présentateur

On n'examine pas la question.

6:59
Laurent Jacobelli

On examine tout. Mais aujourd'hui, au moment où l'on est, à priori, on demeure sur 62 ans, 42 annuités. Mais à priori. Mais écoutez, si demain... Mais attendez, on veut gouverner ce pays. Je ne vais pas vous dire que si demain, il n'y a plus... Voilà, mais je vois bien le débat que vous voulez faire. Vous voulez laisser imaginer qu'il y a une divergence des pensées entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il n'y en a pas. Nous maintenons notre volonté de retraite. Nous pensons qu'il faut aller chercher les économies ailleurs, relancer l'activité et la productivité de la France, qui passe par un allègement fiscal et pas l'inverse, et un allègement des normes.

Une France dynamique, c'est une France sociale. C'est ça que nous proposerons.

7:41
Présentateur

Merci Laurent Jacobelli, merci Adrien Jeanne. Dans quelques instants...

LAURENT JACOBELLI : « Une France dynamique, c'est une France sociale ! » (TF1) — Laurent Jacobelli · Pourquijevote