Les dégâts de sangliers dans les champs en baisse en 2026 estime le président de la Fédération des chasseurs de Dordogne
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Questions et réponses
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Qu'est-ce que ça fait de succéder déjà à ce patron historique des chasseurs de la Dordogne ?
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Alors est-ce que vous allez être dans la continuité de ce qu'il faisait ou est-ce que pour vous il y a besoin de changement à la Fédération ?
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Et qu'est-ce que vous voudriez faire ? Il y a déjà des mesures, des choses que vous avez en tête, que vous aimeriez mener pendant ces deux ans où vous allez être à la tête de la Fédération ?
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Et alors le gros sujet de la chasse en Dordogne, ça reste les dégâts causés par le grand gibier, surtout le sanglier dans les cultures comme le maïs. C'est quoi la solution puisque vous avez la fédération du Déjà remboursé les agriculteurs pour plus d'un million d'euros l'an dernier ? Est-ce qu'il y a une solution à trouver maintenant ?
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Il y a de moins en moins de chasseurs, il y a une population qui est vieillissante parmi les chasseurs. Vous voulez en attirer des nouveaux ?
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Vous êtes aussi maire de Saint-Avid-Yalard, président de la communauté de communes de la Vallée de l'Homme, président de la fédération de chasseurs, donc. Comment est-ce que vous allez faire pour réussir à tout mener en même temps ? Les emplois du temps ne sont pas trop chargés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Michel Amblard a remarqué son passage de manière assez forte dans ce département puisqu'il a été, il faut préciser, 43 ans administrateur, dont 19 ans à la tête. »
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« Notre association départementale compte entre 15 et 16 000 chasseurs. »
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« On a de gros projets, notamment celui du bûcher sur la commune de Château-Lévesque où on vient d'acquérir un domaine de 190 hectares. »
- 4:07Invité politiqueChiffre
« On a prélevé 23 000 sangliers sur ce département, depuis deux ans, par an, sur les deux ans, l'an dernier et l'année précédente. »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« Il y a quand même entre 400 et 500 nouveaux chasseurs qui passent le permis de chasser tous les ans. »
Temps de parole
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7h45, la Fédération des chasseurs de la Dordogne a un nouveau président. Il a été élu ce week-end et il est votre invité ce matin, Baptiste Roux. Bonjour Jean-Paul Dubos. Bonjour. Vous succédez à Michel Amblard qui a démissionné pour des raisons de santé après 19 ans à la tête de la Fédération. Qu'est-ce que ça fait de succéder déjà à ce patron historique des chasseurs de la Dordogne ?
C'est vrai que Michel Amblard a remarqué son passage de manière assez forte dans ce département puisqu'il a été, il faut préciser, 43 ans administrateur, dont 19 ans à la tête. Et c'est vrai que c'est une personne avec qui j'avais beaucoup de sentiments et de respect pour son engagement. Et c'est un homme honnête, franc et loyal.
Et vous faisiez partie du bureau avec lui. Alors est-ce que vous allez être dans la continuité de ce qu'il faisait ou est-ce que pour vous il y a besoin de changement à la Fédération ?
Je pense que la marche est déjà haute. Et effectivement, chacun apporte après sa contribution, sa manière de faire. Je vais sûrement essayer de marquer de mon empreinte ma responsabilité qui je sais est importante puisque notre association départementale compte entre 15 et 16 000 chasseurs. Donc je pense que c'est une des plus grosses associations du département. Et ça doit engager le président que je suis.
Et qu'est-ce que vous voudriez faire ? Il y a déjà des mesures, des choses que vous avez en tête, que vous aimeriez mener pendant ces deux ans où vous allez être à la tête de la Fédération ?
Là, effectivement, en 2028, il y aura à nouveau des élections générales. Là, c'était une élection, c'est le conseil d'administration qui est composé de 14 membres qui a voté et qui a voté à l'unanimité pour que je sois président. Ce que j'ai accepté puisque ça fait déjà 16 ans que j'étais administrateur et neuf ans à secrétaire général où je me suis beaucoup impliqué avec le président Amblat. Donc c'est vrai qu'on a de gros projets, notamment celui du bûcher sur la commune de Château-Lévesque où on vient d'acquérir un domaine de 190 hectares qui avait fait parler à l'époque.
Et là, on est en plein travail avec des bureaux d'études différents pour faire un état des lieux de la faune, de la flore, de tout ce qui avait été fait à l'époque par le précédent propriétaire sans trop d'autorisation. On est en train de tout mettre à jour.
Et alors le gros sujet de la chasse en Dordogne, ça reste les dégâts causés par le grand gibier, surtout le sanglier dans les cultures comme le maïs. C'est quoi la solution puisque vous avez la fédération du Déjà remboursé les agriculteurs pour plus d'un million d'euros l'an dernier ? Est-ce qu'il y a une solution à trouver maintenant ?
Écoutez, sans vouloir vendre la peau de l'ours, avant de l'avoir attrapé, nous on constate cette année qu'il y a une diminution du nombre de dossiers, ce qui ne veut pas dire systématiquement un nombre d'hectares et de dégâts. Mais ça nous laisse présager qu'on pense qu'effectivement cette année, 2026 devrait être moins catastrophique en matière de dégâts auprès des agriculteurs. Parce que notre souci, effectivement, c'est qu'on sait qu'un agriculteur quanticème, c'est pour récolter. Alors, effectivement, il y a ce qui peut être tolérable et acceptable, et il y a le reste.
Et moi qui suis aussi issu de ce milieu, pour avoir créé une exploitation et que mes fils ont repris, je pense que c'est important, et nous le faisons. Et je pense que la fédération met la pression, une pression énorme sur nos amis chasseurs, sur tout le territoire du département, pour que les prélèvements se fassent au maximum. Je rappelle ici qu'on a prélevé 23 000 sangliers sur ce département, depuis deux ans, par an, sur les deux ans, l'an dernier et l'année précédente, 23 000 sangliers, c'est énorme. Et malgré ça, on court toujours après le taux d'accroissement de l'animal. Alors, effectivement, le réchauffement climatique n'est pas étrange à cette situation non plus.
Moi, je fais partie de une génération où on a connu des hivers en moins 10, moins 12, où les jeunes souffraient éventuellement de ce froid, et la population sans santé diminuée.
Et, alors, la question aussi, ça va être de... Il y a de moins en moins de chasseurs, il y a une population qui est vieillissante parmi les chasseurs. Vous voulez en attirer des nouveaux ? Essayez d'attirer de nouveaux chasseurs à la fédération ?
Oui, effectivement. Alors, ce qu'il faut dire, c'est qu'aujourd'hui, il y a quand même entre 400 et 500 nouveaux chasseurs qui passent le permis de chasser tous les ans. Mais ça ne compense pas, malheureusement. Mais c'est à l'image de la population de notre département. Aujourd'hui, on a une population très vieillissante sur le département. On vient prendre sa retraite, et on voit bien le nombre de classes qui ferment. Ça veut dire que notre jeunesse est en train de s'étioler sur notre département. Et c'est vrai qu'on le retrouve dans toutes nos structures, quelles qu'elles soient. Il y a la chasse, mais les autres associations dans nos différentes collectivités.
On voit bien qu'elles sont à la peine aussi.
Et, dernière question, rapidement, Jean-Paul Dubos. Vous êtes aussi maire de Saint-Avid-Yalard, président de la communauté de communes de la Vallée de l'Homme, président de la fédération de chasseurs, donc. Comment est-ce que vous allez faire pour réussir à tout mener en même temps ? Les emplois du temps ne sont pas trop chargés ?
Je me doutais de cette question. Non, je pense qu'au niveau de la fédération, j'étais déjà très impliqué avec le président. J'étais un de ses très proches collaborateurs en tant qu'élu. Donc, c'est une structure que je connais bien, avec qui on a du personnel qui est compétent. Et je leur fais confiance pour continuer de travailler avec moi de cette manière. Voilà.
Eh bien, très bien. Merci beaucoup, Jean-Paul Dubos, président de la fédération des chasseurs de la Dordogne depuis ce week-end. Merci d'avoir été avec nous ce matin.
Merci à vous de m'avoir invité.
Interview à retrouver avec toute l'actu près de chez vous sur ici.fr et sur l'application.