Duel Orban-Magyar : vers une Hongrie pro-européenne ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Rappel que vous êtes luxembourgeois, vous avez été député européen pour le Parti populaire européen. Les tensions au Proche-Orient impactent-elles la production agricole européenne ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Les engrais ont augmenté de 60 % depuis 2020. Quelles solutions proposez-vous pour aider les agriculteurs ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
L'accord UE-Mercosur est gelé. Pourquoi ce retard et quels sont les risques pour les agriculteurs ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Les nouvelles techniques génomiques (NTG) sont-elles une solution pour l'agriculture européenne ?
- 6:30OuverteRéponse directe
La Hongrie espionne-t-elle les Européens pour le compte de la Russie ?
- 7:30RelanceÉludée
Victor Orban bloque 90 milliards d'euros de prêt à l'Ukraine. Est-ce justifié ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Christophe HansenFait
« La crise qui est en cours a la probabilité d'avoir un impact sur notre production européenne. »
- 1:15Christophe HansenChiffre
« Les engrais ont augmenté de 60 % depuis 2020. »
- 3:15Christophe HansenFait
« Le Parlement européen a voté l'en faveur d'une saisine de la cour de l'Union européenne, la Cour de justice pour évaluer la conformité du texte avec les traités européens. »
- 7:00Christophe HansenFait
« L'Ukraine comme tous les autres pays candidats doivent remplir les conditions sur l'état de droit. »
- 11:00Fabrice LegerFait
« La Hongrie est une démocratie puisqu'il y a des élections. »
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France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour et bienvenue dans Ici l'Europe, votre émission sur France 24 et les chaînes parlementaires LCP et public Sénat. Nous sommes aujourd'hui à la Commission européenne à Bruxelles pour prendre la température de l'agriculture européenne, très concernée par chacune des décisions prises à Bruxelles et même ailleurs, les agriculteurs sont régulièrement dans les rues pour défendre leur modèle et leurs revenus.
Nous en parlons aujourd'hui avec Christophe Hansen, le commissaire chargé de l'agriculture. Bonjour monsieur. Rappelle que vous êtes un un luxembourgeois, vous avez été député européen pour le Parti populaire européen qui est à droite de l'hémicycle.
Donc alors les tensions au Proche-Orient, un véritable choc pétroli et gazier en Europe, les Européens très pénalisé côté pouvoir d'achat, les agriculteurs qui utilisent évidemment pour pour leur production pétrole et gaz et dont les revenus ont diminué en particulier. Oui, effectivement la crise qui est en cours a la probabilité d'avoir un impact sur notre production européenne. D'un côté, évidemment pour la production des engrais par exemple et la flombé du prix des engrais mais aussi le diesel qu'ils utilisent dans leur tracteur qui est susceptible d'augmenter significativement, ce qui évidemment rendra nos entreprises moins compétitives et moins productives.
Donc c'est effectivement des préoccupations qu'on a. Évidemment, on a aussi les flux commerciaux parce qu'on exporte beaucoup de nos biens agricoles aussi vers ces pays euh qui sont en guerre actuellement. Donc l'impact à à prévoir n'est pas sous-estimé.
Vous allez commencer à le mesurer à la Commission européenne, c'est ça ? Et à essayer de le compenser peut-être. On suit de de très proche les marchés évidemment.
On a aussi pour la question des engrais effectivement on est déjà dans une situation inacceptable et euh et très inconfortable pour nos agriculteurs. Les engrais ont augmenté de 60 % depuis 2020, ce qui évidemment euh les grandes cultures les met dans une position depuis 3 ans en France qui ne sont plus qui sont dans le rouge qui mettent en gros de l'argent pour pouvoir produire. Donc on doit trouver des solutions pour les aider sur cette question là.
Euh évidemment euh et on a eu aussi une récolte globale qui était très favorable, ce qui évidemment a aussi conduit à des prix euh qui sont très bas pour les les grandes cultures. Alors, je vous propose de suivre tout de suite quelques nouvelles du vieux continent, monsieur le commissaire. C'est l'Europe en bref compilée par Oyana Almandos.
Vitesse réduite sur l'autoroute, recours au transport public ou pratique du télétravail. La Commission européenne préconise une série de mesures pour diminuer la demande de pétrole dans l'UE. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, son prix augmenté de 60 % en Europe.
Pour épargner le portefeuille des automobilistes, l'Espagne, l'Italie ou la Suède ont fait baisser le prix du carburant en réduisant la TVA. Mais le commissaire à l'énergie Danen [musique] craint que cela ne pousse à la consommation. Nous sommes dans une situation susceptible de s'aggraver.
Une réduction de la demande est nécessaire. J'encourage vivement les Étatsmembres à en tenir compte. Lorsqu'ils appliquent différentes mesures de crise, les Hongrois espionnent-ils les Européens pour le compte des Russes ?
Des médias ont publié des conversations téléphoniques dans lesquelles le ministre des affaires étrangères hongrois déclare à son homologue russe être à son service. Des informations stratégiques discutées entre les 27 à Bruxelles sont ainsi arrivées aux oreilles de Moscou. Comme ligne de défense, le gouvernement nationaliste prorusse de Victor Orban dénonce une ingérence étrangère à travers ses fuites et ce avant les élections législatives du 12 avril. où Victor Orban est à la peine dans les sondages.
Dehors les drapeaux européens à la mairie, place au drapeau français. C'est le message posté sur X par Christophe Bartes, le nouveau maire de Carcasson. Comme plusieurs autres élus du Rassemblement national, il a retiré les drapeaux européens de la façade de sa mairie au nom du souverainisme.
Le ministre français chargé de l'Europe a qualifié ce geste de populiste. Selon la loi, la présence du drapeau de LUE n'est pas obligatoire, à l'exception de la journée de l'Europe le 9 mai. En janvier, plusieurs mairies avaient déjà décroché le drapeau européen pour dénoncer le traité de libre échange entre l'UE et le Mercosour.
Christophe Hansen, commissaire à l'agriculture sur l'accord UECO, le Parlement européen a voté l'en faveur d'une saisine de la cour de l'Union européenne, la Cour de justice pour évaluer la conformité du texte avec les traités européens gelant ainsi la ratification au final pour une période qui pouvait aller jusqu'à 2 ans. Voilà, votre présidente Urzula Van Derleyen a décidé de mettre en ru provisoirement l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosour, ce qui déclenche une vague de protestation à Paris et puis chez les agriculteurs. Oui, il est vrai que le Parlement européen n'a pas pris sa responsabilité pour voter tout de suite sur l'accord en soi pour la ratification parce que le Parlement a ce droit et cette obligation aussi de se prononcer.
Euh le Parlement a a préféré euh retarder ce processus là, mais il faut aussi dire que madame Fondaline agit aussi sur mandat des Étatsmembres parce qu'elle a eu un mandat clair, la commission a eu un mandat clair pour cette application proviso bar ce qui permettra par après au Parlement européen évidemment de su mais pas consensuel on est d'accord que c'était pas un consensus à la c'était à la majorité qualifié c'était la majorité sans la France effectivement il y a d'autres pays qui qui n'étaient pas d'accord mais effectivement la majorité est là les traités sont là aussi à être respecté et je pense que les traités sont bien connus aussi par le Parlement européen. Ce qui permettra après au Parlement européen après cette entrée en en vigueur provisoire aussi de juger sur les bienfaits que cette cet accord apportera parce que si on parle aux filières, il y a évidemment les filières qui sont même sans l'accord du Mercour sous pression. On a des clauses de sauvegarde spécifiques pour ces secteurs-là, mais on a aussi et je parle aussi avec ces secteurs-là qui sont en crise mais qui voient les opportunités, le secteur des vins et spirituels par exemple qui le voit là mais qui le voit aussi dans l'accord qu'on a conclu avec l'e.
Alors justement, parlons des autres accords commerciaux. En effet, avec l'Inde, vous vous espérez que les agriculteurs auront au contraire plus de débouché en particulier, vous l'avez dit, euh pour le vin d'autant qu'on protège là nos les importations agricoles, mais l'accord avec l'Australie soulève beaucoup de questions avec une production intensive de bœuf en Australie qui veulent exporter, cumuler aux tonnes déjà exportées par les autres. Euh est-ce que là on on utilise pas sans arrêt le renouvellement de ces accords de commerce et on attise pas ainsi la colère agricole ?
Je pense que les accords euh comme l'Inde, on où on a euh décidé de d'exclure par exemple la viande bouvine, mais aussi des du produits comme le riz euh ou encore le sucre qui sont des euh des des secteurs sensibles pour l'Union européenne. Euh avec l'Australie, on avait évidemment euh déjà des négociations qui étaient presque aboutis euh en 2023 euh à Osaka aussi à cause de du mercour qui a été négocié parce que effectivement il faut voir la consommation, la capacité d'absorption de nos marchés. Monsieur le commissaire, vous étiez évidemment au salon de l'agriculture en France, qui a un grand rendez-vous.
Vous avez pu mesurer là-bas la détresse du monde agricole en regardant autour de vous. D'ailleurs, c'est une voie qui peut qui porte assez peu en Europe parce que le secteur primaire représente à peine 1 % de la richesse européenne du PIB donc et compte à peine 17 millions d'emplois. Ouais, effectivement, je confirme que c'était un salon comparé à l'année dernière qui était plutôt triste parce qu'il avait moins euh de visiteurs mais il avait aussi pas de beauvin qui évidemment euh le rendont moins attractifs aussi donc et euh le secteur des grandes cultures qui font euh des euh des chiffres rouges depuis 3 ans.
Euh là évidemment c'est pas très bon. J'ai vu des secteurs comme la secteur viticol qui était très content à à cause de nouvelles débauché où on est vraiment en train de de d'y aller mais aussi dans le cadre du paquet 20 et aussi de la réserve agricole où j'ai pu libérer 40 millions d'euros pour le parler mais précisons quand même ce que vous venez de dire. Les beauvins étaient absents en raison de l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse qui est maintenant maîtrisée en France.
Mais est-ce que vous avez le sentiment que les épidémies sont de plus en plus fréquentes en Europe pour les animaux avec d'ailleurs un risque de transmission à l'homme ? Le risque de transmission à l'homme, c'est une question mais je confirme, j'ai en tout cas la perception que on a énormément de maladies animales à travers toute l'Union européenne. On a la fièvre afteuse, on a euh la dermatose, la peste portine africaine, la grippe avière.
Et quand je parle aux vétérinaires qui sont plus experts que moi, ils me disent ils n'ont pas connaissance qu'on avait une telle fréquence et intensité de maladie animale. Je pense que si on veut vraiment être aussi ça c'est pas la mondialisation justement, c'est pas la mondialisation parce que justement c'est pas les les animaux vivants, on les importe pas de n'importe où dans le monde, c'est plutôt nous qui les exportons. Je pense que la mondialisation n'y est pour rien.
C'est quand même plutôt une réalité si on parle de la sécurité alimentaire. Euh on connaît un un déclin euh des troupeaux euh en Europe. D'un côté parce que c'est un métier très dur et les agriculteurs qui arrêtent euh souvent la succession n'est pas assurée.
Euh mais c'est aussi euh ces euh ces maladies animales qui se multiplient, qui contribuent à ce déclin et je pense que cette la sécurité sanitaire on doit vraiment la relever à un niveau supérieur. Oui, c'est le bien-être animal aussi. Alors, la sécurité sanitaire, c'est la place pour les animaux et cetera.
C'est ça va dans le sens tout à fait et on on doit aussi se poser des questions par exemple sur les chaînes de valeur plus courtes parce que on a de moins en moins d'abattoirs. Par exemple, je vois dans certains Étatsmembres, c'est encore possible d'avoir des abattoirs mobiles respectivement des abattoirs à taille réduite. Si effectivement on transporte moins les animaux vivants, le le risque est minimisé déjà.
Donc on doit aussi penser dans ces directions-là qui d'ailleurs aussi euh au rapport à fait qu'il y aura moins d'intermédiaire et éventuellement un meilleur prix pour le producteur et c'est des pistes à à poursuivre en tout cas. Alors Christophe Hansen, euh je rappelle que la France c'est la première puissance agricole d'Europe et vous aviez mentionné la filière viticol dans le bordel. Euh la crise frappe de point plein fouet les agriculteurs et en particulier les viticulteurs.
La région représente 46 % euh des défaillances du secteur en 2025. Euh baisse de la consommation, surproduction, arrachage des vines massifs. La filière est contrainte de se réinventer pour survivre.
Christophe Hansen, vous l'avez souligné, vous avez annoncé 40 millions d'aides de l'Union européenne aux viticulteurs français pour aider cette filière viticole à dister ses surproductions. D'autant qu'il y a les droits de douane assez incertain, ça change pas mal la donne. Pour le secteur Vivinicle, je pense qu'on a effectivement créé un certain moment, un certain des initiatives avec le PV, mais aussi avec le soutien par exemple à cette destillation de crise euh pour la France.
Donc, j'ai libéré euh 10 % de cette réserve agricole que j'ai pour les 27 États membres juste pour le secteur viticol français. Donc, c'est considérable. D'un autre côté, je dois aussi dire euh ça me fait quand même un peu mal au cœur de voir qu'on détruit des vents de qualité, qu'on procède aussi à l'arrachage, détruit en quelque sorte nos paysages historiques.
Moi, je préférerais qu'on puisse continuer à produire. Oui, parce que le marché est inondé par des vins euh finalement euh peu chers euh et en vraque espagnol aussi le marché français. Donc euh qui sont des vins euh européens en fin de compte.
Mais je pense que justement pour ça, il est très important de trouver de nouvelles débauchées. On a des problèmes par exemple avec les États-Unis, 15 % de droits de douane pour Donald Trump sur les vins et spiritueux. Et ça met effectivement beaucoup de producteurs dans le rouge à nouveau ou en tout cas c'est pas rentable.
C'est pour ça des accords comme par exemple l'ant, c'est où on aura des meilleures conditions que par exemple un compétiteur qui est l'Australie pour les pour les 20 où on aura des meilleures conditions que le Royaume-Uni pour les spirituel. Donc effectivement 1ARD 400 millions de consommateurs potentiels, ça donne en tout cas de l'espoir au secteur. La politique agricole commune dont vous êtes le garant en tant de commissaire, monsieur Hansen, représente aujourd'hui à peine un/art du budget européen.
La nouvelle architecture de cette PAC proposée par Bruxelles pour les années suivantes 2028-2034, c'est une baisse quand même. un budget qui rencontre de fortes critiques dans les pays très agricoles et en France en particulier. Là, on parle de quasiment 400 milliards à dans une situation où on a aussi d'autres priorités.
Donc, je pense qu'avec un budget qui maintenant déjà à ce stade-ci au sein de l'Union européenne, le même c'est déjà une grande victoire et on n'est pas encore au bout des discussions parce qu'on sait que ces négociations continueront encore les dans les 2 ans qui viennent et vont aussi dépendre de la volonté des Étatsmembres à contribuer à ce budget. Ça va aussi dépendre des discussions sur les nouvelles ressources propres qui ne sont pas encore certaines aussi là les Étatsmembres doivent en être d'accord mais je pense qu'on a un budget pour l'Union européenne pour la PAC qui est comparable à ce qu'on avait avant c'est pas plus c'est vrai mais on a déjà le comparable et les Étatsmembres ont plus de flexibilité pour utiliser de l'argent qui n'est pas encore utilisé de pour la cohésion par exemple de l'utiliser davantage pour l'agriculture. dans ce contexte de budget contraint qui voudrait avoir d'autres priorités peut-être aussi le budget européen, la défense, la compétitivité et cetera.
Euh il y a aussi une peur dans le monde agricole qui est très euh euh forte de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne parce que c'est un pays évidemment céréalier euh très fort. Il y a d'ailleurs des fake news qui circulent sur les méfets sanitaires des céréales ukrainiennes. Euh vous voyez bien que euh la question euh de ces céréales, leur passage par le marché européen et le souvent leur arrêt sur le marché européen a causé des troubles et un trouble dans le monde rural.
Je suis d'accord qu'il y a beaucoup de de fausses informations qui circulent et on doit vraiment se méfier aussi de ce qui est propagé sur les réseaux sociaux et d'autres médias non fiable. Euh parce qu'effectivement et ce qui est vrai, c'est que pendant la libéralisation temporaire 202324, on avait des perturbations euh considérable sur nos marchés, il faut pas le nier. D'un autre côté, on a maintenant négocié la suite de du euh de l'accord commercial qu'on avait déjà où on a maintenant des quotas très fixes qui sont contrôlés et qui sont aussi fortement liés à à la l'alignement des standards de production de l'Ukraine.
Sinon, l'Union européenne a aussi le droit de l'interrompre. l'adhésion euh de l'Ukraine à l'Union européenne et évidemment euh loin d'être acquis, c'est basé sur le mérite. Donc euh l'Ukraine comme tous les autres pays candidats doivent remplir les conditions sur l'état de droit euh et cetera et cetera. sans euh la l'accomplissement de ces chapitres-là, l'adhésion ne se fera pas et je pense qu'effectivement dans dans le domaine agricole, on va devoir aussi se préparer euh avec un très long espace de temps parce que juste ils ne toucheront pas la pâque à 100 % tout de suite.
Ça très clairement pas parce que le le cadre financier pluriannuel actuel n'en tient pas encore compte. Monsieur le commissaire, je rappelais que vous étiez de la famille originellement euh du Parti populaire européen qui est une famille qui euh au Parlement européen euh demande beaucoup de simplification. Euh souvent euh il y a un vote à droite pour plus de simplification et parfois aussi pour revenir sur certaines clauses du pacte vert en particulier en matière agricole.
Et il y a en ce moment justement les nouvelles techniques génomiques, les NTG qu'on qu'on appelle pas OGM qui sont beaucoup discutés. leur introduction sur le marché européen. Est-ce que on a renoncé à nos ambitions écologiques en matière euh justement d'agriculture ?
Non, je pense bien au contraire parce qu'effectivement ces nouvelles euh techniques génomiques nous permettent aussi d'utiliser moins euh d'engrais, de d'utiliser moins de produits phytosanitaires, d'être plus résilient à la au sécheresse par exemple. Donc effectivement, on donne aux agriculteurs aussi les moyens de produit. Et ben elles sont breuftetées.
Elles sont breuftées. Tout à fait. qui ce qui inquiète les agriculteurs avec la possibilité qu'ell se répandent justement sur le champ d'à côté l'absence d'écticage pour pour les différencier.
Oui, c'est c'est des peurs qui qui persistent mais je pense que on il faut quand même aussi ne pas diaboliser les produits qui effectivement sont là aussi pour donner plus de productivité à nos agriculteurs. Et ça effectivement, je suis d'avis que la productivité et la compétitivité a été négligée et nos agriculteurs en souffre encore aujourd'hui. Merci Christophe Hansen d'avoir été en notre compagnie mais c'est l'heure du débat tout de suite avec les chaînes parlementaires.
Restez en notre compagnie. Bienvenue au Parlement européen qui s'inquiète beaucoup d'élection nationales qui pourrai bien changer le destin de l'UE législatif du 12 avril en Hongrie. Après 16 ans du parti souverainiste Fidè et du premier ministre Victor Orbarne, l'heure de l'alternance a-t-elle sonné ?
Le chef de fil du centre droit Peter Magar et eurodéputé dans cet hémicycle a de bonnes chances de remporter ce scrutin et ce malgré des campagnes de désinformation et stérisation du discours ces dernières semaines. Alors Moscou soutient ardemment la campagne de Victor Orban qui multiplie les attaques verbales contre les Européens et contre l'Ukraine. Son ministre des affaires étrangères a reconnu qu'il livrait à la Russie des informations sensibles sur les 27 lors de leur sommet.
Et d'ailleurs, Victor Orban, qui mène depuis des années un bras de fer avec les institutions européennes. Depuis 2022, Bruxelles a gelé 20 milliards d'euros de subvention à la Hongrie pour manquement à l'état de droit, main mis sur la justice, non protection des minorités ou de la liberté d'expression. Et pour débloquer ses fonds européens, le premier ministre Hongrois exerce son droit de véto pour ralentir les décisions des 27 États membre.
Dernier épisode en date, il a empêché le versement de 90 milliards d'euros de prêt à l'Ukraine et exige des Ukrainiens la réparation de l'oloduc drouge bas qui lui permet d'importer du pétrole russe. Alors jamais l'Ukraine n'a été à ce point au cœur d'une campagne électorale. Écoutons d'ailleurs sur ce sujet les deux principaux candidats hongrois.
Vous devez décider qui formera le gouvernement de la Hongrie, moi ou le président ukrainien Zelinski. Avec toute l'humilité qui s'impose, je me recommande moi-même. Que ce soit clair pour tout le monde, Victor Orban a fait entrer dans notre pays les agents russes et plus expérimentés pour interférer dans les élections et nous retirer une fois de plus notre bien le plus sacré, la liberté de la Hongrie.
Alors pour parler des enjeux européens de ces élections en Hongrie, nous accueillons trois invités cette semaine. Bened Javor, bonjour. Bonjour.
Vous êtes Hongrois, représentant de la ville de Budapest à Bruxelles, ancien neurodéputé vert et on on rappelle que votre parti vert en Hongrie ne participe pas à cette campagne législative pour laisser le champ libre justement au chef de l'opposition Peter Magar. On accueille également sur ce plateau Radan Can. Bonjour.
Vous êtes eurodéputé bulgare, membre du groupe du Parti populaire européen au centre droit du Parlement européen et le PPE, c'est d'ailleurs le groupe de Peter Mager qui est eurodéputé. Et puis euh pour compléter euh ce plateau, nous accueillons Fabrice Lerry. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes eurodéputés français. En France, vous êtes membre du RA nationale et ici du groupe des patriotes pour l'Europe.
Un groupe d'ailleurs fondé par Marine Le Pen et Victor Orban. D'ailleurs, on va parler de cet enjeu avec pour place au hongrois d'abord. Bien sûr, on est dans une élection très serrée ce 12 avril en Hongrie qui peut changer la face de la Hongrie mais aussi de l'Europe.
Oui, bien sûr, c'est le cas. Euh en fait cette élection décide si la Hongrie continue la route européenne où il va changer la route et team up avec la Russie. Euh aujourd'hui, le gouvernement Fidè n'est pas seulement devenu critique envers de l'Europe.
Il dessigne désormais ouvertement l'UE comme le principal ennemi euh de l'Europe et parallèlement, il a établi des relations étroites avec la Russie et la campagne électorale est marquée aussi par une ingérence russe brutale et avérée. Et oui, Fabrice Leggery, on voit une campagne de Victoire Urban qui est très hostile envers les institutions européennes, envers Van Derlen, la présidente de la Commission, envers l'Ukraine et avec des affiches hostiles au président ukrainien Volodimir Zelenski. Est-ce que vous en tant qu'allié de Victor Urban, vous vous retrouvez dans ce positionnement antie-uropéen et prorusse ?
L'enjeu de la campagne électorale en Hongrie, c'est le choix entre une Europe, des nations, celle qu'incarne Victor Orban et le groupe des patriotes dont je fais partie. ou bien une Europe beaucoup plus intégrée sous la houlette de la Commission européenne avec une Commission européenne dirigée par madame Funderlion qui entend dicter de plus en plus au peuple d'Europe comment ils doivent décider, comment ils doivent fonctionner en matière budgétaire, en matière économique mais aussi sur le plan des valeurs et sur le plan de l'identité. Et donc c'est pas ce que dit Victor Orban, il dit que l'enjeu c'est l'Ukraine.
Vous l'avez entendu ? Alors, l'enjeu de l'Ukraine est un autre enjeu par rapport aux intérêts notamment d'approvisionnement pétrolier de la Hongrie. Et ce que je comprends, c'est que en réalité ce pipeline qui est un héritage historique de de entre la Hongrie et ce qui était autrefois l'Union Soviétique, et bien ce pipeline est le seul moyen d'approvisionnement de pétrole.
Et donc ce qu'a demandé Victor Orban, c'est la réparation de ce pipeline qui a été endommagé euh et l'Ukraine euh si je comprends bien a a traîné des pieds mais finalement il a été conclu lors du dernier Conseil européen que ce pipeline serait réparé. Alors, vous étiez avec Marine Le Pen à Budapest, je le précise, euh justement au meeting des patriotes. On voit partout dans Budapest des grands panneaux anti euh Urzula Van Derleyen, anti euh Zelandski et cetera.
On a entendu euh Victor Orban centraliser sa campagne sur son opposition au soutien à l'Ukraine qui a joué sur les peurs, la désinformation. Vous connaissez ça un petit peu à en Europe de l'Est ? Oui, je pense que c'est une situation tout à fait claire.
C'est une stratégie très claire de monsieur urbain et de son parti fidèle à d'échapper les questions de des questions domestiques dans la campagne et de créer une stratégie contre l'Europe, contre l'Ukraine bien prusse avec des clichés qu'on a entendu de de mon collègue avec l'Europe de nation ou bien l'Europe disons fédérale. [grognement] Ce qui est un petit peu le ridicule dans la situation où la la politique commun de de des communes de défense en Europe est basé sur l'unanimité et le véau. La politique étrangère est basée sur la unanimité et le véau.
La politique budgétaire est bien basée sur l'unanimité et le vétu. Alors c'est l'Europe de nation qu'on vit maintenant pour pour le pire ou pour le bien. Mais la question est que l'opposition en Hongrie a la stratégie très domestique.
Euh ils font la campagne contre la corruption contre les réseaux oligarchiques de monsieur urban et bien basé sur de l'échec économique de la politique de urban pour une période de 16 ans et l'échec dans le pouvoir d'achat des citoyens hongrois. Comme le paradoxe est que maintenant l'Hongrie ayant euh un produit un terme plus haute que Bulgarie, mon pays par exemple, les citoyens enroit ont le pouvoir d'achat bien plus basse que les Bulgares. Et un problème d'inflation ces dernières années notamment en Hongrie, Bened Javor, dites-nous ce qu'en pensent les Hongrois.
Est-ce que ça peut marcher cette stratégie de Victor Orban de tout centraliser sur la guerre en Ukraine avec un discours hostile vis-à-vis de l'Europe ? Est-ce que ça peut convaincre les Hongrois ? Non, je crois que le majorité des citoyens est intéressé par la situation économique et les questions de la vie quotidien.
Et c'est le gouvernement qui veut faire une campagne qui de l'Ukraine, de de guerre en Ukraine et de la Russie. Mais en fait euh les Hongrois euh euh ils veulent euh vivre mieux. Euh et maintenant c'est vrai qu'après 16 ans de gouvernement euh de fidèle euh la Hongrie qui était il y a 30 ans peut-être le plus riche ou le le plus le plus euh avancé euh pays de l'Europe de l'Est maintenant est le plus pauvre. et ça le résultat de gouver contributeur net est devenu contributeur net au budget de l'Union européenne parce que justement l'Union européenne a geler ses fonds gelé 18 milliards d'euros de fonds structurels parce que il y avait dérives sur toutes les questions d'état de droit c'est les questions d'état droit mais aussi la corruption comme c été déjà dit la corruption c'est un grand problème et c'est aussi un des causes qui a fait Hongrie à le membre état plus pauvre de de l'Union européenne.
Fabrice Leger une réaction à cette information. Le ministre des affaires étrangères hongrois a reconnu qu'il transmettait régulièrement des informations sensibles à Moscou, à la Russie sur ce qui se passait au sein du Conseil européen des données stratégiques pour l'Union européenne. Finalement, est-ce que vous n'êtes pas allié à un cheval de trois russes qui est au sein de l'Union européenne ?
Écoutez, le Rassemblement national en France a a toujours dit et répété que l'Ukraine avait été agressée est agressée par la par la Russie et que bien entendu euh nous soutenons euh le fait que l'Ukraine doit arriver à la table des négociations en bonne posture. Mais est-ce que ça vous pose problème que le ministre des affaires étrangères hongrois passe des coups de fil à Moscou pendant les pauses des réunions du Conseil européen ? Il vous expliquera lui-même ce que si si ce qu'il a fait exactement.
Moi, je vous dis simplement que chez les patriotes, la les questions de politique internationale relèvent de vous êtes divisé quoi. Nous sommes nous sommes libres d'être en fait souverain dans notre politique internationale. Ça fait partie de la charte constitutive du groupe des patriotes et donc il peut arriver que sur des questions de politique internationale, les différentes délégations nationales des patriotes n'est pas spontanément la même la même position surtout.
Alors d'ailleurs, monsieur Knef, Victor Orban veut que l'UE et l'Ukraine répare au plus vite ce fameux oléoduc, on l'a dit, de Drougeba pour continuer à importer du du pétrole russe peu cher et et contre ça d'ailleurs, il bloque 90 milliards de près à l'Ukraine au bord du précipice et de la faillite, hein, ce pays. Qu'est-ce que vous en pensez ? Qu'est-ce que Quen pensent les Européens ?
Qu'est-ce que ça changerait une élection de Orban Bis ou Peter Magar ? En parlant de euh de cette crise avec la pipeline de Rougeb, il a des faits très intéressants et le plus intéressant pour moi, c'est que avant cette crise, avant de cet endommagement de pipeline, les prix des carburants en Hongrie étaient 20 % plus hautes que les prix en Bulgarie et bien plus hautes que les prix en Autriche. Ce qui veut dire les prix des carburants sur les marchés hongrois sont un échec économique du gouvernement de Urban et pas un problème de transfert de gaz russe ou de pétrole russe.
Mais mais le transfert de l'information sensible, je pense que que c'est la conversation bien plus important, la la plus plus importante, prioritaire comme à mon avis euh si l'Union européenne a dit qu'elle allait investiguer d'ailleurs hein. Oui. Si monsieur urbain gagne les élections, ça va mener à l'exclusion de l'Hongrie, du processus de politique commune de défense.
Donc la Hongrie pourrait être écartée du fonctionnement institutionnel européen. On finit ce débat en évoquant l'état de droit qui est un sujet de bras de fer depuis des années entre Bruxelles et le gouvernement de Victor Orbane. On va écouter sur ce sujet de l'état de droit en Hongrie, l'un des responsables d'amnestie internationale dans ce pays.
Quand le Fides est arrivé au pouvoir en 2010, ils ont mis en place un système pour prendre le contrôle des institutions qui protègent les libertés individuelles. Ils ont criminalisé les sans-abris, la minorité LGBT, mais aussi la communauté Rome et les médias. Alors Benedct Yavor, effectivement Victor Orbarn parle d'une démocratie illibérale.
L'Union européenne, elle estime qu'il y a des manquements multiples à l'état de droit. Elle a sorti des sanctions financières. Est-ce que d'ailleurs Peter Mager a l'intention de revenir entièrement sur des mesures concernant l'état de droit ?
Parce qu'on a vu qu'en Pologne, ça avait été le retour de l'état de droit avait été un peu limité. Oui, Peter Maur a dit que il voudrait euh récréer la démocratie en Hongrie avec la respect pour la l'état de droit. Euh et je crois que c'est pas facile.
Euh bien sûr, ben ça n'est pas va arriver dans quelques jours et nous avons vu en euh à Pologne en Pologne comme c'est difficile mais en fait je crois que c'est le grand question européen. C'est pas uniquement pour la Hongrie Comment on peut récréer une démocratie après un démocratie libérale comme la Hongrie. Fabrice Ledger, est-ce que la Hongrie est encore une démocratie et est-ce que Bruxelles a raison de sanctionner ce pays en gelant les fonds européens ?
La Hongrie est une démocratie puisqu'il y a des élections et la Commission européenne est depuis il faut des élections faire fairplay. Là, les médias sont du côté d'Orban et il y a depuis il y a depuis de nombreuses années une instrumentalisation par la Commission européenne de la notion d'état de droit. été utilisée contre la Pologne lorsque le PIS droit et justice gouvernait la Pologne.
Il y a des tentatives de l'utiliser contre l'Italie de George Melogne et nous sommes absolument certains que si d'autres parties et notamment le Rassemblement national gagne les élections 2027, il y aura naturellement une instrumentalisation de l'état de droit contre la France car ce qui vous êtes d'accord avec Victorban c'est la faute c'est la faute à Bruxelles. Ce qui est en jeu ce qui est en jeu c'est qu'en 2027 il va y avoir des élections dans les principaux pays de l'Union européenne par leur taille la France l'Espagne l'Italie. la Pologne et dans tous ces pays les idées patriotiques, les idées d'un attachement à l'Europe des nations qui respectent nos identités, qui respecte les choix notamment par rapport à l'immigration.
Euh tout ça sera au cœur des élections. Assurer les médias, monsieur Canef, euh les ONG, les juges, verrouiller le système électoral, redessiner la carte comme ça a été le cas pour Victor Orban en pratiquant une rhtorique décomplexée anti-Union européenne qu'on vient d'entendre. Victor Orban, est-ce qu'il peut vraiment perdre cette élection ?
On se demande du coup oui bien sûr, il [raclement de gorge] peut perdre les élections mais on doit pas se survoler la face. il peut aussi gagner les élections. Euh mais ici euh je veux bien opposer une manipulation euh politique et c'est que les élections Hongri sont des élections autour de question de migration disons.
Euh on peut facilement voir que les positions de Tissa et Peter Mager sont très très proches des positions de urban sur l'immigration. On peut facilement dire que en Europe de l'Est, il y a plus ou moins un consensus sur la politique de migration. Il n'y a pas d'une division des libéraux contre les conservateurs pour exemple.
Mais sur l'état du droit, il y a une différence disons dramatique. Euh parce que encore une fois en Europe de l'Est, c'est quelque chose que mon collègue français peut-être ne peut pas vraiment comprendre. Euh il y a le phénomène de euh de l'état profonde euh des réseaux euh euh de pouvoir euh qui sont bien tracés euh dès que les les euh services secrets du régime communiste.
Il y a l'influence illégitime sur le médiia par le pouvoir. Il y a le capture disons des des médias publics par le pouvoir et quand on parti au pouvoir pour ces années avec une majorité constitutionnelle de temps en temps à ça crée un régime qui peut faire des élections mais on peut pas le nommer une démocratie. Merci à vous d'avoir bien illustré ce débat et très bonne suite des programmes sur nos antennes. [musique]