Pierre Moscovici justifie le report du rapport de la Cour des comptes sur l'immigration
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
est-ce qu'il est vrai que vous avez retardé la publication du rapport pour ne pas entrer en collision avec la discussion sur la loi immigration oui j'ai vu des quelques tweets un peu excité de personnes que je respecte mais qui je pense sont fauxvoyé en me critiquant je je c'est une décision que j'ai prise personnellement et je l'assume totalement ce rapport d'abord la cour publie ses rapports elle le publie quand elle le veut j'avais programmé nous avions programmé de le faire le 13 décembre il se trouve que le 13 septembre c'était le surlendemain du vote de la motion de rejet de la loi sur l'immigration je sais pas si vous imaginez un tel rapport qui sera à ce moment-là et 3 jours avant la commission mixte paréire qu'est-ce qu'on aurait dit certains je vais pas les caractériser plus à droiteou l'extrême drite ah là là tel scandale rien ne marche il faut être beaucoup plus dur pourquoi pas une réformme bon très bien on vous répondra pardon que le peuple français est adulte et que les parlementaires sont adultes ils peuvent juger tout tout aussi bien que vous et moi le contenu de rapport les autres les autres aurait dit mais voilà déjà ça marche pas donc on a pas besoin d'une loi peut-être les uns et les autres auraiit-il eu raison c'est débat démocratique ça oui mais si vous voulez comme nous étions dans une crise politique ça a été une crise politique dans un moment où les arguments rationnels se faisait peuentend peu entendre je n'ai pas voulu d'une part que ce rapport soit déformé utilisé et je n'ai pas voulu non plus interférer avec un vote sous pression du Parlement est-ce que je comprenez pardon que ça aggrave la méfiance d'un certain nombre de gens qui se disent voilà ça c'est la République des notables il se disent ou là là on va attendre d'abord laissons passer le le feu et puis après on publiera le rapport s'il y avait eu une république des notable j'aurais pu tout simplement décider que ce rapport ne serait pas publié j'ai simplement décidé de le retarder en vérité de 8 jours ouvrables parce que c'était le 13 décembre le 22 c'était la trve des confiseurs et le premier jour le 4 janvier je l'ai sorti encore une fois la Cour des comptes elle est là pour éclairer le débat public elle a fait ce rapport nous l'avions décidé avant et nous le sortons et nous le sortons très vite nous le sortons au plus vite mais le jeter dans le brasier d'un débat on a quand même sorti une très grande tension qu'est-ce que ça ça aurait fait ça aurait fait que on aurait tout caricaturé du rapport et que le rapport lui-même aurait été utilisé dans le débat à mauvaise ciant j'assume totalement je suis persuidé d'avoir eu raison je je ne tremble pas ça c'est pas un sujet sur lequel je doute il est sorti regardons le détail le tableau ça fait partie des informations que vous donnez c'est la la liste des TF les éloignements forcés réalisés et les motifs d'obligation de quitter le territoire français alors évidemment la condamnation pénale elle est plus strictement suivie d'un éloignement réel mais on voit que ça descend énormément est-ce que c'est au fond là je vous demande un avis plus général et plus plus intuitif peut-être mais est-ce que c'est une difficulté administrative oou est-ce que c'est que l'État en réalité laisse faire laisse un peu couler en se disant que c'est c'est ingérable non je pense que sont des difficultés de gestion sont difficultés d'organisation des difficultés de coordination peut-être une stratégie à définir et mais mais en même temps des efforts très réels je ne crois pas du tout que l'État laisse faire c'est pour ça que je ne suis ni sur la gabgie ni sur l'impérie ni même sur uissance je suis sur des difficultés qui sont solubles et je crois que si on appliquait nos recommandations on on pourrait progresser fortement et je vais en donner une supplémentaire c'estàd qu' il y a pas que les retours forcés le qtf c'est un retour forcé c'est on vous oblige à quitter le territoire français il y a aussi les retours aidés et de ce point de vue-là disons-le la performance française est encore beaucoup plus mauvaise parce que en terme de qtf on est à peu près à jeu avec les autres voilà en terme de de de de de de retour aidé là on est très faible mais très faible je reviens question pardon là vous est-ce que vous comprenez que dans la dans l'esprit de beaucoup de gens le fait qu' une décision de l'État ne soit pas appliqué et vous en parlez sur un ton très doux un peu Paterne ce soit très mal ressenti les gens se disent là on ne respecte pas en terme d'autorité de l'État ça pose un problème je le conçois tout à fait mais la Cour des comptes n'est pas une institution supérieure aux autres ce n'est pas un pouvoir c'est pas le pouvoir exécutif c'est pas le pouvoir législatif est-ce que ça a fait plaisir à Monsieur Darmanin vous l'avez vu à l'ommage pour jaces de on va y revenir il est allé vers vous il y a une scène assez étonnante par que quand même c'est comm une pierre dans son jardin c'est son travail il est venu vers vous qu'est-ce qu'il vous a dit bonjour très gentiment je pense qu'il l'a fait avec non je crois qu' il a juste voulu marquer le respect qu'il avait pour la Cour des comptes et vous savez quand un rapport de la cour des comtes est fait il est contredit c'estàdire que nous l'envoyons avant à l'administration ministère de l'Intérieur et à le Premier ministre ils n'ont contesté aucun des faits que nous soulignons et je pense que ce rapport aide en vérité et je vous donner un exemple très tr budget plus d'argent plus d'homm je donne un exemple très précis je je disais alors je parle pas que des ocutf je sais que ça c'est la partie la plus spectaculaire mais c'est pas forcément la seule qui est importante le traitement h les préfectures qui sont en première ligne qui doivent instruire les recours contentieux qui doivent organiser la rétention administrative qui doivent recevoir les dossiers elles sont encombrées engorgées et je le dis très clairement ici nous avons au cours des derni anné trop dé laissé l'état déconcentré nous avons besoin de renforcer les effectifs qui trait les situations des étrangers dans nos préfectures départementales notamment dans les départements qui sont en première lineov si on élargit encore le CH pense que pourard c'est pas un problème l'ensemble du rapport il décrit une situation il est là pour la traiter le ministre c'est quand même pas très agréable de voir que les décisions qui sont que son ministère doit faire appliquer sont pas je suis persuadé d'une chose vous nêtes pas là pour faire pour être agréable je lui ai rien appris ou il le sait ou il le sait le public le public ne le savait pas oui mais ce sont des faits pierre moskovici plus largement sans entré dans un débat disons démographique c'est pas le nôtre mais est-ce que tout ça n'est pas lié à la natalité on a vu les derniers chiffres de natalité qui sont tombés la natalité de novembre de janvier à novembre elle a encore reculé en France - 6,8 %. on peut sortir tous les chiffres la natalité qui est en baisse constante la France qui avait encore un taux de natalité considérable est-ce que tout ça n'est pas le corelire du fait que bah voilà la France par un jeu de de de vase communicant fait que beaucoup de d'étrangers en place des naissances qui n'ont pas lieu alors je ne suis plus aujourd'hui un homme politique mais je l'ai été je veux pas faire comme si je ne savais pas de quoi il s'agissait et j'ai moi-même là-dessus des convictions et même d'une expérience parce que l'immigration c'est un sujet qui me parle vous parz de ça renie vre livre parz de mon livre vous étiez d'une autre vos parents d' autre génération je suis un fils d'immigré quand je suis né mon père était apatride je dois tout à la France je dois tout à l'intégration et je suis très sensible à ce sujet là alors je veux pas me lancer dans le débat public mais c'est un sujet que qui me tient à cœur par ailleurs mais la Cour des comptes s'en tient à son rapport c'est sur l'immigration irrégulière pour le reste est-ce que nous avons besoin d'immigration ça c'est un vaste débat je note que le mdeef au moment de la loi sur du vote de la loi a dit qu'il y avait besoin d'immigration économique et en effet quand on constate que notre démographie est chancelante nous avons besoin d'immigration irrégulière et d'imriigration économique mais cette immigration économique elle ne peut-être que régulière le problème que nous soulevons là c'est celui du fait des gens justement dont nous ne voulons pas ou que nous ne pouvons pas vous savez très bien que ça arrange beaucoup de gens y compris un certain nombre de patrons qui engagent des clandestins c'est d'ailleurs un des débats corollair de la loi ça c'est impossible oui mais on fait semblant on fait semblant dire Imposs la réalité c'est cette idéégalité visiblement on s'en accommode puisqueon napplique pas les décision qui devrait l'être c'est c'est là où encore une fois il faut un combat très efficace contre l'immigration illégale contre l'immigration irrégulière peut-être faut-il organiser mieux l'immigration régulière la question de quota dans le monde économique sur certaines professions attention tout ça c'est des sujets qui sont différents la loi immigration c'est un des sujets c'est un des sujets et encore une fois je ne veux pas m'y pencher parce que c'est pas le sujet de la cour mais l'immigration irrégulière elle est une réalité qui ne peut pas être admise et qui doit être traitée doit être traitée humainement avec efficacité sans encore une fois prétendre au 100 % parce que derrière ça il y a quand même une chose la principale raison pour laquelle les ocut sont pas exécutés c'est parce que ces personnes ne peuvent pas retourner dans leur pays d'origine c'est parce que les laisser pas passé consulaire ne sont pas accordés c'est parce que les relations et et c'est aussi la raison pour laquelle nous soulignons dans ce rapport que le rapport entre l'immigration et la politique du développement ce qu'on appelle le c-éveloppement aussi la conditionnalité des aides à au caractère coopératif ou non du pays dans la réentrée de ces personnes qui sont sur notre sol à nous en situation régulière tout ça c'est des sujets qui doivent être traités et la France n'est pas bonne là-dessus pierre masc II parlons de l'endettement l'endettement de la France vous vous êtes vraiment escalité l'homme qui doit tirer la sonette d'alarme quand ça atteint un certain seuil ça fait un moment que ce seuil est atteint mais rappelons passé depu long depuis quand oh disons que en ce moment nous sommes quand même dans une situation qui qui me préoccupe beaucoup je vais pas accabler de chiffres mais disons que en 2024 c'est l'année qui vient la charge de la dette c'està-dire ce qu'on rembourse annuellement pour financer notre dette et de sera de 57 milliards d'euros c'est plus que le budget de la défend nationale c'est le deuxème budget d'État en 2027 et c'est pas les chiffres de la Cour des comptes c'est les chiffres du gouvernement nous serons à quelques 84 milliards d'euros ça veut dire qu'à ce moment-là nous aurons dépassé l'éducation nationale et il n'est jamais arrivé que ce soit le premier budget de l'État ce sera le cas en 2027 et quand on a une telle dette le problème que nous avons moi je suis pas un partisan de l'austérité c'est que on peut pas faire de bonnes politique publique si on n pas de finances publiqu savez nous avons d'un côté une montagne de dette 3000 milliards d'euros de tê 57 milliards ou 85 milliards à rembourser et de l'autre côté un mur d'investissement qu'il faut faire monter alors à quel moment à quel moment cette bascul là va avoir lieu à quel moment l'investissement va être vraiment P j'iniste quand même làdessus avant de répondre à votre question ce mur d'investissement c'est quoi c'est la la finance le financement la transition écologique la transition numérique notre innovation notre recherche tout ce qui fait que notre pays est attractif compétitif et le jour où nous avons une telle charge de la dette nous ne pouvons plus financer tout ça à quel moment le père fouetard ça c'est la version Père Noël à quel moment le Père Fouettard va arriver c'est qui c'est le marché c'est la Commission européenne à quel moment vraiment cette C cette fuite en avant sera stoppée ou en tout cas pénalisé j'ai dit que j'étais pas un partutorité je suis pas non plus une Cassandre de la dette autrement dit la dette française c'est une bonne dette c'est une dette soutenable elle est finançable elle est un peu plus cher que la dte allemande mais pas tant que ça nous sommes un pays qui est large qui a une belle économie qui a une belle réputation qui appartient à la zone euro nousons pas je suis pas en train de dire on va vers le défaut je ne suis pas comme François Fillon qui disait la France c'est un pays en faite je ne crois pas ça du tout en revanche mais pardon entre la on comprend bien que entre la faillite et en ralentissement vraiment problématique il il y a la marge qu'est-ce qui peut arriver première chose il est important de réduire notre déficit et en 2024 ce déficit est prévu à 4,4 % la cour des compes et le Haut Conseil de finances publiqu que je préside estime que nous avons des risques importants d'être au-dessus de 4,4 % parce que la croissance anticipée est trop forte et aussi parce que les recettes risquent d'être surestimées et là c'est quelque chose qui sera scrûé à la fois par la Commission européenne par les agences de notation et par les marchés et je dis qu'il faut tout faire pour que notre déficit en 2024 soit à jeu
Pierre Moscovici