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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 novembre 2023 7 min

« Le gouvernement fragilise la Sécurité sociale dans ses fondements »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour la 7e fois depuis qu'Emmanuel Macron est àisée nous nous étudions donc le budget de la Sécurité sociale présenté par son gouvernement et pour la 7e fois il est en déficite et lorsque le chef de l'État quittera l'Élysée il sera encore en déficite selon la trajectoire prévue par le gouvernement et il sera encore plus en déficit qu'aujourd'hui cette trajectoire est inédite le gouvernement n'arrive pas à rétablir les comptes et de fait il fragil la sécurité sociale dans ses fondements puisqu'il projetteent l'idée que notre système de sécurité sociale n'est pas soutenable n'est pas tenable dans la durée nous avons beaucoup débattu au printemps de la première masse financière de ce budget le système de retraite je ne m'y attarderai pas ma collègue Monique Lubin y reviendra qu'en est-il du budget santé du pays il progresse cette année de 3,2 % soit un peu plus que l'inflation prévue après une année 2023 marqu par une progression inférieure à l'inflation mais cette année cette hausse doit intégrer de nombreux effets de revalorisation et ils sont tellement importants qu'ils vont consommer plus de 90 % de cette hausse et qu'il ne restera quasiment rien pour la progression de l'inflation les nécessités diverses et variées de d'amélioration du fonctionnement de notre système de santé et donc ce budget s'il était respecté ce que à peu près personne ne croit et bien il financerait moins de soin en 2024 qu'en 2023 car le coût de ceci progresse plus vite que l'enveloppe àouée on apprend à l'école primaire que si en n + 1 vous avez 12 € alors que en année N vous aviez 10 € pour acheter des tomates et que le prix du kilo est passé de 5 à 7 € bah vous achetez moins de tomate en année N+1 c'est ce qui AR arrive avec votre budget vous tracez donc le même sillon que depuis des années celui de la contrainte de l'offre pour comprimer la la dépense c'est une politique qui a démontré son inefficacité depuis des années c'est une politique qui crée de la désespérance chez les personnels du soin elle induit chez eux le sentiment qu'ils ne peuvent remplir leur mission dans une bonne condition et ils s'en vont nous manquons de médecins généralistes nous manquons de professionnels à l'hôpital c'est une pénurie qui se met en place et la surcharge de travail qui chez ce qui reste accroit de nouveaux départs et une nouvelle pénurie l'inefficacité elle se liit d'abord dans les résultats que demande-t-on un système de santé si ce n'est de faire progresser l'état de santé de sa population or nos grands indicateurs de santé se dégradent après la mortalité infantile qui progresse lentement mais sûrement depuis quelques années et nous relègue à un niveau moyen au regard des autres pays c'est autour our de l'espérance de vie à la naissance longtemps une des toutes meilleures au monde de flancher nous passons de la 6e à la 13e place des pays de l'OCDE alors des résultats de santé publique qui se dégradent des déficits qui se creusent tout ceci dans la durée que faut-il de plus pour comprendre que quelque chose ne fonctionne pas et que l'heure est un véritable changement si vous étiez tenté messieurs les ministres par un simple rétablissement des comptes vous avez l'embarras du choix réduire ou mettre fin aux allègements et aux exonorat non compensée annuler tout ou partie du transfert de la dette covid de l'État à la cadèe ou décider de nouvelles recettes mais nous vous appelons de toute façon à plus d'ambition et affronter cette réalité c'est que les dépenses de santé progressent plus vite que la richichesse nationale sous l'effet de facteurs structurels que nous connaissons bien et face auxquel nous n pouvons rien d'autre que de nous adapter notre pays n'arrive pas à suivre cette hausse et d'autant moins qu'il gaspie trop de ressources et qu'il investit trop peu dans la prévention le budget santé du pays est ainsi construit à partir d'une forme de conservatisme matiné d'une lecture financière qui est inefficace l'ondâ certes n'a jamais été une construction de santé publique mais il se révèle maintenant en obstacle à des démarches de santé et si nous continuons et bien les indicateurs de santé continueront à se dégrader les pénuries se perpétrer changer messieurs les ministres c'est construire autrement notre budget c'est délibérer sur nos objectifs avant de délibérer sur les moyens c'est de délibérer dans chaque département des priorités en fonction des besoins de santé de la population et c'est ensuite délibérer au Parlement des objectifs nationaux de santé que nous nous assignons et c'est ensuite et ensuite seulement allouer les moyens en fonction des choix effectués car oui nous ne disons pas le contraire il y aura toujours des choix à faire changer messieurs les ministres c'est beaucoup beaucoup plus de prévention c'est l'activité physique et l'activité physique adaptée qui doit se déployer c'est une lutte énergique contre les polluants dont certains je pense au perturbateurs endocriniens compromet tout progrès de notre espérance de vie en bonne santé c'est la réduction de la consommation d'alcool sur laquelle Brasseur et viticulteur ont toujours une objection et le président une complaisance c'est la lutte contre le tabagisme désavoué l'an dernier par le ministre des des comptes publics de retour du Congrès des buralistes et c'est la santé mentale c'est l'alimentation c'est la santé au travail changer messieur les ministres c'est enfin constaté que le mouvement de financiarisation qui frappe le secteur de la santé est un danger pour l'effondement de notre protection sociale les ressources provenant des assurés sociaux sont détournés vers la rémunération d'actionnaires la rentabilité prend le pas sur la pertinence des soins conjugué à un mode de rémunération trop centré sur les actes la financiarisation invalide toute politique visant à l'efficience à la permanence des soins elle s'impose certes sur un déficit d'investissement dans de nombreux secteurs du soin mais elle profite en cela de ce type de budget trop à courte vue il devient urgent d'en poser les limites Fautre de voir notre système solidaire régresser encore alors vous l'avez compris nous estimons que le budget que vous nous présentez nous maintient dans une impasse alors que la crise sanitaire qui a surgi en 2020 et derrière nous la promesse présidentielle est oubliée rien ne change alors qu'il faudrait réunir un large accord politique pour rénover en profondeur notre protection sociale et notre système de santé la faiblesse de votre base politique empêche le Parlement de remplir pleinement son rôle les contournements du type CNR ne règlent rien le résultat est là votre gouvernement paraît dépassé par les enjeux de la protection sociale je vous remercie