Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewBFM TV (sur YouTube)· 27 février 2026 18 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéLogementEnvironnement & énergie

Municipales à Paris, sécurité Jean-Luc Mélenchon…L’interview de Pierre-Yves Bournazel en intégralité

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Vous êtes candidat Horizon Renaissance à la mairie de Paris.

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    On va y revenir. Du coup je me demande un petit peu finalement qui vous représentez.

  • 0:18FerméeÉludée

    Vous avez dit ni Dati, ni Grégoire. Est-ce que vous ne vous retrouvez pas du coup un peu inutile, un peu perdu ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Vous pensez qu'elles finiront toutes les deux par bosser ensemble, par fusionner les listes ?

  • 2:13RelanceRéponse partielle

    Pardon, mais vous-même, vous êtes un ancien datiste. Donc si on commence à aller chercher...

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Non, je voudrais quand même vous interroger sur les propos d'Edouard Philippe.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueFait
    « Je pense que je suis très utile parce que les Parisiens ils aspirent à autre chose que ce match du passé contre le passé, d'une majorité sortante qui a échoué et d'une droite qui est une droite régressive, qui est pour le retour en arrière d'une forme de Paris d'avant 2001. »
  • 1:36Invité politiqueFait
    « Mme Simonnet faisait campagne avec l'antisémite Jérémy Corbyn dans les rues de Paris en 2022. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Il a fait rentrer le loup dans la bergerie, M. Grégoire. »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « Je dis que Mme Dati n'arrive pas à dire que Mme Knafou est d'extrême droite. »
  • 2:59guest_politiqueFait
    « Le ministère de l'Intérieur classe, reconquête le parti de Mme Knafou est d'extrême droite ? »
  • 3:05guest_politiqueFait
    « Le président de ce parti, M. Zemmour, a déjà été condamné pour contestation de crimes contre l'humanité ? »
  • 3:10guest_politiqueFait
    « Mme Knafou siège au Parlement européen et que l'AFD, le groupe le plus à l'extrême droite du Parlement européen ? »
  • 6:42Invité politiquePromesse
    « Je vais me donner la priorité d'accès au logement social aux femmes et aux hommes qui travaillent à Paris. »
  • 7:11Invité politiquePromesse
    « Oui, c'est une priorité. En tout cas, dans le système de cotisation, ça sera une priorité. »
  • 10:21Invité politiqueChiffre
    « Madame Dati propose entre 600 millions d'euros et 1 milliard d'euros d'économies. »
  • 10:24Invité politiqueChiffre
    « Je propose 4,2 milliards d'économies, plus 3 milliards de rentrées, grâce à la vente de 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris, qui sont en dehors de son territoire. »
  • 10:33Invité politiqueFait
    « Donc j'ai beaucoup plus de moyens pour désendetter Paris que Madame Dati, et plus de moyens pour investir, notamment sur la sécurité. »
  • 10:51Invité politiquePromesse
    « Anti-incivilité, anti-délinquance. Et je mettrai, pardon, chaque soir, un policier municipal, en plus de la police des transports, dans chaque métro, pour lutter contre les violences. »
  • 11:10Invité politiqueFait
    « Parce que c'est essentiel pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont sont victimes les parisiennes. 90% des femmes disent avoir été victimes d'une forme de harcèlement ou de violences sexistes et sexuelles dans le métro. »
  • 11:52Invité politiqueChiffre
    « Plus l'emprise foncière, un milliard d'euros. »

Temps de parole

  • Invité politique64 %
  • Présentateur34 %
  • Locuteur non identifié2 %

12,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et 8h28 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Pierre-Yves Bournazel. Vous êtes le candidat Horizon Renaissance à la mairie de Paris. D'ailleurs je dis que vous êtes candidat Horizon Renaissance, mais vous avez quand même été un tout petit peu lâché par le patron d'Horizon, Edouard Philippe. On va y revenir. Du coup je me demande un petit peu finalement qui vous représentez. Vous avez dit ni Dati, ni Grégoire. Est-ce que vous ne vous retrouvez pas du coup un peu inutile, un peu perdu ?

0:25
Invité politique

Justement je pense que je suis très utile parce que les Parisiens ils aspirent à autre chose que ce match du passé contre le passé, d'une majorité sortante qui a échoué et d'une droite qui est une droite régressive, qui est pour le retour en arrière d'une forme de Paris d'avant 2001. Et donc je défends une candidature, une candidature solide. Et je ne suis pas candidat pour rejoindre, pour rallier, pour négocier. Je suis candidat pour permettre aux Parisiens d'avoir le choix. Je suis candidat pour gagner. Pour l'instant il n'y a aucun bulletin qui a été déposé dans l'urne. Donc aujourd'hui je mène campagne et je veux convaincre.

Si vous faites plus de 10%, vous vous maintenez quoi qu'il arrive ? Je viens de vous le dire, je ne suis pas candidat pour rallier, je ne suis pas candidat pour rejoindre. C'est assez simple, je suis candidat pour gagner. Une élection c'est fait pour être mené. Et je souhaite la gagner cette élection. Parce que je sais quand je rencontre les Parisiens sur le terrain qu'ils aspirent à autre chose. Et ma force est différente des autres. Elle est très claire sur les valeurs de Paris. Et je regrette, je regrette profondément que la gauche parisienne se radicalise. Je regrette profondément que la droite parisienne s'extrémise. Regardez les listes. M.

Grégoire a choisi des mélanchonistes sur sa liste. Mme Simonnet, députée de Paris. Mme Simonnet faisait campagne avec l'antisémite Jérémy Corbyn dans les rues de Paris en 2022. Il a fait rentrer le loup dans la bergerie, M. Grégoire. Et Mme Dati, alors elle est avec Malak Nafo, c'est le jeu des sept familles. On s'échange les candidats.

1:49
Présentateur

Vous pensez qu'elles finiront toutes les deux par bosser ensemble, par fusionner les livres ?

1:54
Invité politique

En tout cas, je note qu'il y a des émouristes sur la liste de Mme Dati.

1:57
Présentateur

Elle l'a niait hier, mais...

1:58
Invité politique

Il y en a, on peut le prouver. Il y a notamment Mme Nadji qui faisait la campagne de M. Zemmour en 2022 et qui est aujourd'hui sur la liste de Mme Dati. Et il y a des détistes qui sont sur la liste de Mme Dati. LR qui ont rejoint Mme Dati. C'est le jeu des sept familles.

2:13
Présentateur

Pardon, mais vous-même, vous êtes un ancien datiste. Donc si on commence à aller chercher... Vous avez été le porte-parole de Rachida Dati quand même.

2:20
Invité politique

Mais je parle de valeur là. Je parle de valeur. L'extrême droite. Vous avez été datiste. Vous avez des porte-paroles de Rachida Dati. C'est considérable. Mais je vous parle là de valeur. C'est important les valeurs. Vous vous rendez compte ? Mme Dati est d'extrême droite. D'extrême droite. Et je note que...

2:38
Présentateur

Non mais Mme Dati.

2:38
Invité politique

Elle est d'extrême droite pour vous. Non, pas du tout. Parce qu'Emmanuel Grégoire dit que c'est la peste brune. Non, mais ça, je ne dis pas ça. Je dis clairement qu'il y a des Zemmouristes sur la liste de Mme Dati. Je dis que Mme Dati n'arrive pas à dire que Mme Knafou est d'extrême droite. Est-ce qu'on peut rappeler simplement que d'abord le ministère de l'Intérieur, classe, reconquête le parti de Mme Knafou est d'extrême droite ? Que le président de ce parti, M. Zemmour, a déjà été condamné pour contestation de crimes contre l'humanité ? Et que Mme Knafou siège au Parlement européen et que l'AFD, le groupe le plus à l'extrême droite du Parlement européen ?

Eh bien, les Parisiens ne veulent pas ça. Et je suis le garant, le garant d'un maire qui ne composera jamais avec l'extrémisme politique et qui permettra à Paris d'être protégé de tout cet extrémisme politique de gauche et de droite.

3:21
Présentateur

Si vous étiez porte-parole de Rachida Dati, vous pensiez quoi d'elle ?

3:24
Invité politique

De Mme Dati ? Oui. C'était en 2008-2009. J'ai essayé de l'aider sur des réformes du ministère de la Justice à l'époque. Et aujourd'hui, nous avons des chemins différents. Et c'est normal. Et aujourd'hui, moi, je me bats pour des valeurs. Je me bats sur le projet aussi, parce que le projet, c'est important.

3:39
Présentateur

Alors, on va regarder le projet. Oui, il y a des différences, mais pas non plus énormes. Vous êtes quand même sur les mêmes priorités. Je vous donne les différences. Vous êtes sur les mêmes priorités. Non, je voudrais quand même vous interroger sur les propos d'Edouard Philippe. Il était censé quand même, il est venu vous soutenir en meeting. Il était avec vous dans votre meeting parisien, Edouard Philippe. Il est aujourd'hui à la tête du parti Horizon qui, officiellement, vous soutient.

Et pourtant, depuis que vous avez dit qu'effectivement, pour vous, c'était ni Dati ni Grégoire, il est revenu, mais immédiatement, en quelques heures après vos propos sur cela, en disant, non, non, moi, je ferai tout entre les deux tours des élections municipales pour l'alternance à Paris avec un grand rassemblement de la droite et du centre. Donc, en gros, il vous dit, non, vous vous rallierez à Dati.

4:18
Invité politique

Non, d'abord, cette campagne, elle n'est pas jouée. Il le dit. Il dit, il faut mener projet contre projet. Il a raison.

4:23
Présentateur

Non, mais lui, il dit déjà, dans l'entre-deux-tours, on fera le rassemblement.

4:25
Invité politique

Je vous réponds. Il a dit, il faut projet contre projet. Je porte le projet le plus sérieux, le plus abouti parce que le plus financé. Et je mène campagne pour défendre un projet et je veux en parler. Je veux parler des problèmes de logement. Je veux parler des problèmes de sécurité. Et je pense qu'on va en parler ensemble tout à l'heure.

4:38
Présentateur

Mais vous comprenez bien, Pierre-Yves Bournazel, qu'en ayant dit cela, c'est-à-dire dit au deuxième tour, ni Dati, ni Grégoire, et en entendant quelques heures après votre patron, j'allais dire en tout cas le patron du parti, qui vous soutient, dire, ben non, on va faire un rassemblement. Et on va faire un rassemblement de la droite et du centre. J'ai mal à comprendre.

4:57
Invité politique

J'écoute toutes les critiques. J'écoute toutes les critiques. J'ai du respect pour Édouard Philippe et je le soutiens. Je dis simplement...

5:03
Présentateur

Mais lui, il vous soutient encore ? Mais si, il me soutient.

5:05
Invité politique

Il me soutient. Il l'a dit. C'est projet contre projet. Je porte le meilleur projet. Ensuite, il veut l'alternance. Je suis un candidat de l'alternance. Je veux le changement à Paris. Et je pense que je suis le mieux placé pour réussir ce changement. Alors, il ne dit pas seulement l'alternance. Et je mène une campagne pour gagner.

5:19
Présentateur

Je suis très précise. Il ne dit pas seulement l'alternance. Il dit un grand rassemblement. Il veut un grand rassemblement.

5:23
Invité politique

Eh bien, pour réussir le rassemblement, il faut voter pour moi au premier tour, puis au second tour, parce que je suis le candidat qui peut réussir ce changement et ce rassemblement. Car rien ne...

5:31
Présentateur

Mais comment vous pouvez rassembler tout seul ?

5:32
Invité politique

Je ne peux pas rassembler tout seul. C'est les Parisiens qui vont faire ce rassemblement. Et je sais qu'une majorité de Parisiens ne veut ni de Dati, ni de Grégoire. Et mon but, c'est de les rassembler.

5:40
Présentateur

Aujourd'hui, vous êtes crédité autour de 12% des intentions.

5:43
Invité politique

Eh bien, on verra parce qu'aucun bulletin n'a été mis dans l'Inde pour l'instant.

5:45
Présentateur

Est-ce que vous pouvez dire... Donc, j'ai bien compris. Vous, vous vous rallierez à personne. Vous ne ferez le rassemblement avec ni Grégoire, ni Dati. Est-ce que vous pouvez dire de même de vos co-listiers ? Je pense notamment à Clément Beaune ou à Marlène Schiappa qui sont sur vos listes. Est-ce que vous pouvez dire là que non, ils n'iront ni chez Grégoire, ni chez Dati ?

6:04
Invité politique

Ils n'iront pas pour une raison simple. C'est que je suis le candidat du changement. Et j'ai dit depuis longtemps que jamais je ne me rallierai à M. Grégoire. Je suis candidat pour gagner. À travers vous, je me mets dans la tête des Parisiens. Je suis candidat pour gagner. J'ai 18 ans de légitimité, 18 ans de mandat à Paris. J'aime notre ville. Je voudrais qu'on parle par exemple de Ludovic qui est un éboueur que j'ai rencontré il y a quelques semaines, qui vit à 1h30 de Paris et il n'a pas de logement à Paris. C'est ça mon combat. C'est ça mon engagement pour Paris. C'est de résoudre les problèmes du quotidien. Ce n'est pas la politique aéri.

Ce qui m'intéresse, c'est de rendre service aux Parisiens. C'est de leur porter un projet. C'est d'être maire de Paris à temps plein pendant 6 ans.

6:41
Présentateur

Comment vous faites pour que Ludovic vive à Paris ?

6:42
Invité politique

Justement, je vais me donner la priorité d'accès au logement social aux femmes et aux hommes qui travaillent à Paris. Les éboueurs, les puricultrices, les policiers, les enseignants, mais aussi les femmes et les hommes qui travaillent dans nos commerces, par exemple à horaire décalé ou dans nos entreprises. C'est une question de justice. C'est important. C'est une question de mérite. C'est important pour l'attractivité et le rayonnement de Paris.

7:03
Présentateur

Ça veut dire que dans les critères pour rentrer dans un logement social à Paris, il faudra avoir un contrat de travail à Paris ?

7:11
Invité politique

Oui, c'est une priorité. En tout cas, dans le système de cotisation, ça sera une priorité. Parce que c'est important pour maintenir ces métiers. Et puis, je pense que si on veut que demain, des personnes qui vivent modestement de leur revenu puissent vivre à Paris, il faut leur permettre de se loger.

7:23
Présentateur

Sur la sécurité, vous disiez qu'il y a beaucoup de différences. Moi, j'ai quand même constaté que vous aviez en tout cas les mêmes priorités que celles que propose Rachida Dati, avec une grosse différence qui est aussi que vous êtes le seul, me semble-t-il, à avoir sur votre programme, ce que vous appelez le pari de la probité, où vous voulez notamment garantir, donc vous dites la probité et l'éthique des élus municipaux. Vous ferez attention à ce qu'il n'y ait aucune forme de privilège, d'abus, de favoritisme. C'est ça peut-être votre différence ? C'est là-dessus que vous voulez vous faire entendre ? Quand vous dites les valeurs ?

7:52
Invité politique

Les valeurs, c'est important, la probité. Et je pose des questions aux Parisiens.

7:56
Présentateur

C'est ça qui fait que vous n'avez plus envie de bosser pour Dati ?

7:58
Invité politique

Je dis aux Parisiens, à qui vous voulez...

8:00
Présentateur

Non mais est-ce que c'est là-dessus ? Est-ce que c'est ça ? Parce qu'au fond, sur le fond, vous n'êtes pas notamment en désaccord avec ces propositions. Donc ce qui ne vous plaît pas, c'est elle.

8:08
Invité politique

C'est l'attitude ? Non, il n'y a rien de personnel. Nous sommes différents de caractère, de tempérament, c'est certain. Nous avons des différences de projets. Je veux répondre sur la probité, mais je vais vous parler d'écologie.

8:18
Présentateur

Vous avez parlé d'elle comme de quelqu'un qui est en état, je cite, d'ébriété narcissique.

8:22
Invité politique

Je dis, j'ai écrit ce que beaucoup de gens ont déjà dit. Ce qui est important en matière de probité, c'est de bien gérer l'argent public. Et je dis aux Parisiens, à qui voulez-vous confier 11 milliards d'euros d'argent public chaque année pendant 6 ans ? Un euro d'argent public doit être un euro traçable et un euro utile pour les Parisiens. Et je veux bien le gérer. Et ça, c'est important, la question de la probité. Et il n'y a rien de personnel là-dedans. La question de la probité, c'est une question qui appartient à chacun. Madame Dati a le droit à la présomption d'innocence. C'est un fait qu'elle est renvoyé devant le tribunal correctionnel en septembre prochain.

Et c'est à elle de s'en expliquer auprès des Parisiens. Et notamment sur un fait, qui serait maire si elle devait être condamnée ? Ça, c'est un sujet qui lui appartient devant les Parisiens. Des différences, ça sont plutôt sur le projet. Moi, je préfère parler du projet. Sur l'écologie, c'est important. On a des différences majeures. Madame Dati, son projet, il est sceptique. Sur les questions écologiques, il est même régressif. Moi, je ne veux pas un retour en arrière. Je pense à nos enfants. Je pense aux Parisiens. Je pense à la question de la santé publique. J'ai combattu Anne Hidalgo sur les comptes publics, sur l'espace public mal géré.

Mais lorsqu'elle a fait les pistes à vélo, même s'il faut revoir des aménagements qui ont été mal faits, j'ai soutenu. Lorsque M. Delannoy avait fait l'aménagement des voies sur berge, rive gauche, j'avais soutenu. Parce que je pense que c'est important de lutter contre la pollution. Et moi, je veux être un maire écolo, mais pas le maire de l'incantation de M. Grégoire, le maire des solutions. Je veux faire la rénovation thermique.

Et grâce à mon plan d'économie, je vais pouvoir investir dans la rénovation thermique, multiplier par trois les moyens pour la rénovation thermique du parc social, aider les copropriétés les plus modestes pour lutter contre le réchauffement climatique, baisser les factures énergétiques des Parisiens. C'est bon pour leur pouvoir d'achat.

9:55
Présentateur

Pierre-Yves Bonazel, sur la question de la sécurité, dont vous dites que c'est un des axes centraux et majeurs de votre programme. Vous allez plus loin, Crachida Dati, pour le coup. Elle, elle propose par exemple 5000 policiers municipaux. Vous, vous dites 6000 agents armés, revolvers, gilets pare-balles, contre 2200 actuellement.

10:14
Invité politique

Exactement. Donc vous faites plus que doublé. Oui, parce que, je triple même, parce que j'ai un plan de financement. Madame Dati propose entre 600 millions d'euros et 1 milliard d'euros d'économies. Je propose 4,2 milliards d'économies, plus 3 milliards de rentrées, grâce à la vente de 20 000 logements qui appartiennent à la ville de Paris, qui sont en dehors de son territoire. Donc j'ai beaucoup plus de moyens pour désendetter Paris que Madame Dati, et plus de moyens pour investir, notamment sur la sécurité. 6000 policiers formés et armés, oui, parfaitement, pour assurer la sécurité. 24h sur 24, 7 jours sur 7, du bleu dans nos rues.

C'est dissuasif et ça permet une police municipale réactive. Le parc des princes ? Anti-incivilité, anti-délinquance. Et je mettrai, pardon, chaque soir, un policier municipal, en plus de la police des transports, dans chaque métro, pour lutter contre les violences. Dans chaque métro ? Oui.

10:59
Présentateur

À partir de quelle heure ?

11:00
Invité politique

Le soir, à partir de 20h, 21h. Tous les soirs, pour lutter contre les...

11:04
Présentateur

Chaque métro, sur chaque ligne ?

11:05
Invité politique

Oui, oui, c'est entre 500 au début, puis 800 agents de la police municipale. Pourquoi ? Parce que c'est essentiel pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont sont victimes les parisiennes. 90% des femmes disent avoir été victimes d'une forme de harcèlement ou de violences sexistes et sexuelles dans le métro. C'est inacceptable. Maire de Paris, je les protégerai.

11:24
Présentateur

Vous avez dit que vous vendriez, effectivement, les logements qui ne sont pas dans Paris. Est-ce que vous vendez le parc des princes, vous ?

11:29
Invité politique

Oui, j'ai évolué. Je pensais qu'on aurait pu élargir le bail amphithéotique, mais le club veut partir s'il n'achète pas. Et donc, je suis pragmatique. Je veux que le PSG reste au parc. Le PSG, c'est le parc, et le parc, c'est le PSG. Donc, je veux vendre, oui, mais je veux vendre le stade et l'emprise foncière. Et ainsi, je récupère de l'argent pour investir, notamment, sur le stationnement.

11:50
Présentateur

Vous avez chiffré, vous ? Ça vaut combien, le parc des princes ?

11:52
Invité politique

Plus l'emprise foncière, un milliard d'euros.

11:55
Présentateur

Un milliard d'euros ?

11:56
Invité politique

Oui, avec l'emprise foncière.

11:57
Présentateur

Un milliard d'euros pour l'ensemble. Et c'est eux, ensuite, qui le gèrent ? Qu'est-ce qu'on en fait, du coup, de l'emprise foncière, de tout ?

12:02
Invité politique

Bien sûr, ils auront cette responsabilité-là. Et je travaillerai avec eux, parce que je serai un maire disponible, un maire partenaire. J'aime nos clubs, le Paris Saint-Germain, bien sûr. C'est pareil pour le PSC, c'est pareil pour le Stade français en matière de rubis. Il faut aimer ces clubs, il faut les soutenir, il faut les aider. Et donc, nous travaillerons ensemble, en bonne intelligence. Et je demanderai au Paris Saint-Germain, d'ailleurs, qu'ils nous réservent quand même quelques places, en contrepartie, pour le public qui ne peut pas accéder au stade, parce que les prix du billet sont trop chers.

12:30
Présentateur

A Kimi, il peut continuer à jouer ?

12:32
Invité politique

Non, je crois que c'est mieux pour lui, c'est mieux pour le club qu'il se mette en disponibilité, oui, le temps du procès.

12:39
Présentateur

Vous lui demandez de sortir du club, de ne pas jouer le temps du procès ?

12:43
Invité politique

Le temps de la décision.

12:44
Présentateur

Parce qu'il est, je le redis, renvoyé effectivement devant la justice pour des soupçons de viol, donc pour vous, il arrête de jouer. Là, il a joué avant-hier.

12:54
Invité politique

Je sais, mais je pense que...

12:55
Présentateur

Il a été soutenu d'ailleurs par les supporters.

12:57
Invité politique

Les faits qui lui sont reprochés sont très graves. Il a le droit à la présomption d'innocence. Mais je pense que le temps qu'il y ait des décisions de justice pour protéger le club, pour protéger tout le monde, la présumer victime comme lui, je pense que c'est important.

13:10
Présentateur

Donc, A Kimi doit quitter, en tout cas, le temps du procès. Il est à Pelouse. Une question aussi sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon hier soir. Vous avez parlé de Mme Simonnet sur la liste d'Olivier Grégoire, d'Emmanuel Grégoire, vous avez aussi c'était Olivier Grégoire, d'Emmanuel Grégoire, et vous avez dit, il a fait rentrer le loup dans la bergerie. Je voudrais que vous écoutiez les propos étranges de Jean-Luc Mélenchon sur l'affaire Epstein. Écoutez.

13:39
Locuteur non identifié

« S'il s'agit de l'affaire Epstein, je voulais dire Epstein, pardon, ça fait plus russe Epstein, alors maintenant vous direz Einstein au lieu d'Einstein, Frankenstein au lieu de Frankenstein, et bien voilà, non, tout le monde comprend comment il faut faire. »

14:02
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon applaudit en prononçant de manière outrancièrement juive le nom d'Epstein, comment vous réagissez ?

14:10
Invité politique

« Ça fait froid dans le dos, c'est honteux, c'est honteux, parce que incontestablement, M. Mélenchon dérive, il se radicalise, il veut exciter certaines formes de population, incontestablement ça flirte avec l'antisémitisme, et c'est très grave, c'est vraiment nauséabon. »

14:29
Présentateur

« Vraiment nauséabon, Bernard Cazeneuve à l'instant dit, dans la ville de Jean Moulin, de Robert Badinter, où les milices de la collaboration ont livré tant de juifs au camp de la mort, comment peut-on tomber dans cette fange sans honte et sans déshonneur ? » Mélenchon se rêvait mitterrant, il finit comme Soral, Alain Soral, proche de Dieudonné, qui a lui-même été condamné à de nombreuses reprises. Est-ce que vous estimez que cette fin de campagne, et notamment depuis la mort de Quentin de Ranque, elle a basculé ?

14:55
Invité politique

« Malheureusement, oui, il y a des bascules, et elles sont dangereuses, c'est pour ça qu'il faut nous préserver. Notre pays est Paris de l'extrémisme politique, parce que l'extrémisme politique, de gauche comme de droite, nous conduit toujours à l'abîme. Il faut défendre les principes républicains, il faut défendre nos principes démocratiques, il faut défendre notre état de droit.

Il ne faut rien céder, et je suis un homme insusceptible de pression, je suis un homme libre, et je veux que Paris soit loin de l'extrémisme politique, parce que l'extrémisme peut peser sur la gestion d'une ville comme demain sur la gestion du pays, de manière directe en gagnant les actions, ou de manière indirecte en pesant sur la conscience d'hommes de gauche et de droite, femmes ou d'hommes de gauche et de droite. Il ne faut rien céder à l'extrémisme politique. La meilleure réponse, c'est d'être clair sur les valeurs. Je veux défendre les valeurs sur un plan national, comme sur le plan parisien.

L'extrémisme politique, c'est la violence verbale qui se transforme en violence physique, et c'est une horreur pour le débat public français. Il faut en rester au dialogue permanent et au respect des Français.

15:48
Présentateur

Vous êtes soutenue par Horizon et Renaissance. Martine Vassal, qui a un certain nombre d'alliances qui ne sont pas différentes des vôtres, a dit à propos des valeurs, que ces valeurs à elle, c'était travail, famille, patrie. Elle l'a dit et elle l'a même redit. Comment vous avez réagi ?

16:07
Invité politique

J'ai été très étonné de ces propos, parce que quand on connaît l'histoire, bien sûr que le travail, ça compte, et tous les sujets évoqués comptent, mais travail, famille, patrie, c'est le slogan de Pétain. Et Pétain, c'est une tâche.

16:23
Présentateur

Il y a eu des ratés quand même, là, un peu, non ?

16:24
Invité politique

Ah, là, il y a eu un raté.

16:25
Présentateur

Oui, mais même dans les soutiens, parce qu'en fait, on a quand même l'impression qu'Edouard Philippe, il vous soutient, mais en même temps, il dit qu'il n'est pas du tout d'accord avec votre stratégie. Là-bas, tout d'un coup, on soutient une candidate dont on se dit qu'on ne partage pas forcément les valeurs.

16:35
Invité politique

Là, je viens d'expliquer dans votre émission, je pense que je défends les valeurs, les valeurs de Paris, et que, maire de Paris demain, l'extrémisme politique avec moi sera tenu loin de la gestion de Paris, parce qu'incontestablement, la candidature de Mme Nafo pèse sur Mme Detti, la candidature de Mme Chiquirou pèse sur M. Grégoire. Je veux gouverner Paris avec un bon projet, avec des solutions pour améliorer la vie des Parisiens, et avec des valeurs, des valeurs solides pour 6 ans et en confiance.

17:00
Présentateur

Vous vous êtes parlé avec Edouard Philippe depuis ?

17:02
Invité politique

Oui. Mais Edouard Philippe, je l'ai dit tout à l'heure, c'est un ami, c'est un homme d'État, c'est un homme de très grande qualité.

17:08
Présentateur

Il vous a quand même désavoué.

17:09
Invité politique

Et je le soutiens. Il me soutient à la mairie de Paris. Il a dit, c'est projet contre projet, je défends le meilleur projet, je veux convaincre dans cette campagne, je peux gagner, je peux gagner, je vais gagner, parce que je sais qu'une majorité de Parisiens ne veut ni Detti ni Né Grégoire, et ils ont bien raison, ils méritent autre chose pour Paris.

17:25
Présentateur

Merci beaucoup Pierre-Yves Bournazel d'avoir été mon invité ce matin. Vous êtes donc le candidat Horizon Renaissance à la mairie de Paris, et donc rendez-vous le 15 et le 22. Il n'y aura pas de débat d'ailleurs. Elle ne veut pas débattre.

17:39
Invité politique

Madame Detti ne veut pas débattre, et je l'appelle ce matin à votre micro, à venir débattre, car quand on croit la force de sa candidature et de son projet, on vient débattre, c'est le moins de respect des Parisiens.