LE 5 MAI, LA FÊTE À MACRON | LE MÉDIA EN DIRECT
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 8 %Attaque 72 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:58OuverteRéponse directe
Vous êtes en direct sur le Média, Lian ? Toute la France est avec eux ?
- 3:21OuverteRéponse directe
Paris tenu, c'est le sentiment que tu as ?
- 4:23RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est la vraie première grande manifestation politique du mandat d'Emmanuel Macron ?
- 8:13OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous déplaît tant dans ce gouvernement, finalement ?
- 9:16OuverteRéponse directe
Quel est le sentiment qui prédomine ? La Star 6, c'est une vraie réussite, manifestement ?
- 10:25OuverteRéponse directe
Ceux qui n'ont pas pu manifester aujourd'hui pour des raisons personnelles, qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12InvitéFait
« Oui, pour les services publics, pour défendre un modèle social. »
- 3:44InvitéFait
« ce n'est pas la civilisation que nous voulons. »
- 8:28InvitéFait
« Ce qui me déplaît tant, c'est que c'est le président des riches. »
- 8:32InvitéFait
« Il a fait une liste de cadeaux riches impressionnante. »
- 9:32InvitéFait
« Les riches nous imposent la casse sociale. »
- 18:19InvitéChiffre
« cette redistribution de plus de 10 milliards d'euros plus riches de ce pays sans demander aucune qu'on soit partie, ça n'y a rien d'autre que faire les cadeaux. »
- 18:30InvitéFait
« le président des riches, il avait déjà fait l'ISF. »
- 18:37InvitéFait
« il a fait la taxe, cette fameuse taxe qui défend à la progressivité de l'impôt sur le capital à 30%. »
- 18:51InvitéFait
« il nous dit que c'est presque rien, ça pèse pas lourd, la vie, ça pèse pas lourd. »
- 20:49PrésentateurFait
« Stop M. Macron, vous bafouez les valeurs de la France, liberté, égalité, fraternité, laïcité, votre monarchie absolue, on n'en veut pas. »
- 21:10PrésentateurFait
« Stop Macron, non au coup d'État social. »
- 23:25InvitéFait
« le libéralisme tue. »
- 42:03InvitéFait
« j'aimerais qu'on arrête de casser le code du travail, que le service public soit un vrai service public. »
- 43:59InvitéFait
« on nous a imposé de toute façon l'évaluation par compétence. »
- 44:57InvitéFait
« moi, je suis contre parce que je trouve qu'on perd un métier social. »
- 57:43PrésentateurFait
« La théorie se promosait de la sanité le dimanche avec un vote en casimini le dimanche. »
- 1:05:57PrésentateurChiffre
« qui optimisaient, qui trichaient et arrachaient à la nation 80 milliards par an de fraude »
- 1:22:14InvitéFait
« La loi Macron-Colomb qui a été votée par la majorité en marche et une loi non seulement inutile et dangereuse, difficile la protection de celles et ceux qu'on devrait accueillir en France »
- 1:51:00InvitéFait
« la baisse de l'ISF et la suppression de l'impôt sur le capital »
- 1:51:09InvitéFait
« ils ont baissé ça pour que ça soit plus faible que l'impôt sur le travail »
- 1:54:36InvitéChiffre
« 59% des français qui ne veulent d'ores et déjà pas qu'ils se représentent en 2022 »
- 1:54:43InvitéChiffre
« 8 français sur 10 qui disent que sa politique ne les sert absolument pas »
- 1:57:39InvitéFait
« je suis contre la sélection »
- 1:57:55PrésentateurFait
« j'aime pas le principe de la sélection »
- 2:01:07InvitéFait
« ça va mener à la fin des bacs professionnels »
- 2:02:00InvitéFait
« un pouvoir qui brutalise le code du travail »
- 2:02:03InvitéFait
« l'augmentation sur la CSG pour les retraités »
- 2:02:05InvitéFait
« la mise en concurrence sur le rail »
- 2:05:29InvitéChiffre
« il fait 24% des exprimés »
Temps de parole
- Présentateur55 %
- Invité10 %
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- Invité 74 %
- Invité 82 %
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Insoumise, avec quelques députés qui sont présents, les personnalités, avant le début du lancement de la marche du portège. Je vais aller interroger peut-être Lian Wangnot que vous connaissez. Vous êtes en direct sur le Média, Lian ? Toute la France est avec eux ? Les syndicats sont là aussi, enfin les syndicalistes en tout cas ?
Oui, pour les services publics, pour défendre un modèle
social. Alors c'est une manifestation très politique, moins revendicative que politique. Il y a un message presque philosophique, c'est-à-dire que c'est la conception du monde du gouvernement qui est contestée. Oui, affirmer leur
attachement à ce modèle social, pour montrer
que l'agence sociale est que... Merci beaucoup, Lian, bonne manifestation. On va continuer avec peut-être Thomas Guénolé, notre ami. On se connaît, donc on va se tutoyer. Voilà, Thomas, Paris tenu, c'est le sentiment que tu as ?
Manifestement, manifestement, puisqu'il y a quand même énormément de monde qui est là, et qui est là en fait, pour dire quelque chose de plus profond que pas content ou pas d'accord, c'est finalement, c'est de dire
l'état d'esprit profond dans lequel est ce gouvernement, dans lequel est ce président, ce n'est pas la société, j'allais dire,
ce n'est pas la civilisation que nous voulons. C'est-à-dire que nous ne sommes pas des marchandises, nos vies ne sont pas des marchandises, les services publics ne sont pas des marchandises, et j'allais dire, nous ne sommes pas là prioritairement pour produire des marchandises et marchandiser nos vies. Fondamentalement, c'est ça l'idée. Nous sommes beaucoup plus que ça,
et il faut vraiment faire comprendre à ces gens-là, faire comprendre à ces gens-là qu'il y a des choses qui n'ont pas pris, il y a beaucoup de choses qui n'ont pas pris, il y a beaucoup de choses qui ne sont pas à vendre, notamment nos vies, notamment nos services publics. Est-ce que c'est la vraie première grande manifestation politique du mandat d'Emmanuel Macron, au sens où ce n'est pas moins revendicatif que politique ?
Non, non, il y en a eu l'année dernière, notamment les grandes manifestations politiques contre les ordonnances qui ont dénaturé, défiguré le Code du Travail.
Donc je ne dirais pas que c'est la première du quinquennat. En revanche, c'est la première grande manifestation politique de mai 2018. Car, qui peut encore en douter, mai 2018 a commencé. Merci Thomas.
...de la CGT, donc rappelons que les syndicats ne se sont pas joints à cette manifestation, mais il y a quand même les cortèges de la CGT. Il y a des fausses ERS qui vont nous faire une chorégraphie. C'est parti. Coup de jansin. Coup de jansin. Coup de jansin. Coup de jansin. Coup de jansin. Coup de jansin. Coup de jansin. Coup de jansin. Alors là, juste derrière, on a vu passer le cortège Solidarité Migrant. Il y a différents cortèges à cette manifestation. Là, nous sommes dans le carré des luttes. Donc, on va faire un tour tout au long de cette manifestation pour suivre les différentes luttes présentes à cette fête à Macron. Est-ce qu'on peut rendre l'antenne ?
On a parlé avec des élus tout à l'heure.
On va parler peut-être avec des gens qui sont venus manifester. Il nous dit pourquoi vous êtes là ? On va faire des fêtes à Macron. Qu'est-ce qui vous déplaît-tant dans ce gouvernement, finalement ? Ce qui me déplaît-tant, c'est que c'est le président des riches. Il a fait une liste de cadeaux riches impressionnante. Et il prend aux pauvres.
Donc, on est là pour faire... pour manifester contre lui.
Vous êtes nombreux. C'est une réussite, selon vous ? C'est le sentiment que vous avez aujourd'hui ? Vous êtes content ? Oui, je pense. Oui, mais bon, je ne sais pas combien on est. Moi non plus. On verra tout à l'heure. Merci beaucoup. Alors, il y a beaucoup de monde autour du quart de la France Insoumise. C'est ici que Jean-Luc Mélenchon, à 15h, prendra la parole pour un point presse. Pour faire le point, j'imagine, sur les chiffres de la participation. C'est assez impressionnant quand même, vu d'ici, rue du 4 septembre, entre l'Opéra et la République. Alors, on va continuer peut-être avec Daniel Simonnet. Daniel Simonnet, vous voulez bien répondre à deux ou trois questions pour le Média.
Vous êtes en direct pour les sociaux. Quel est le sentiment qui prédomine ? La Star 6, c'est une vraie réussite, manifestement ?
C'est la fierté, la fierté de la résistance populaire qu'il a au rendez-vous pour faire la fête à Macron. Les riches nous imposent la casse sociale. Et là, on voit bien, il n'y a pas de majorité sociale dans ce pays pour mener sa politique pour les riches.
C'est la première d'une série de manifestations, c'est votre sentiment ?
On est très organisé. Les autres, la résistance s'essouffle. Comme ils le disent à chaque fois dès le premier jour, nous, nous savons qu'elle se construit au contraire, de manière déterminée et joyeuse et avec humour parce que l'humour, c'est la meilleure arme de contestation du service.
Ceux qui n'ont pas pu manifester aujourd'hui pour des raisons personnelles, qu'est-ce que vous avez envie de leur dire ?
Bien soutenez, soutenez sur les réseaux sociaux. Vous pouvez aussi publier la raison, votre colère, pourquoi vous en avez assez de cette politique-là, la raison psychologique, sociale, je sais que vous aimeriez que ça cesse et qu'on mette un coup d'arrêt, stop Macron.
Merci beaucoup. Merci. On va avancer pour des raisons de sécurité doucement et on vous retrouve tout à l'heure pour d'autres interviews avec des personnalités, évidemment. A tout à l'heure.
Ça va aller, ne vous inquiétez pas.
Est-ce que ça va ?
Alors, là, nous sommes rue du 4 septembre. Les gens criaient résidus. Voilà. Nous sommes dans la rue, encore moins malins que tes oppresseurs. La fête à Macron septembre. Nicolas François.
Super encourageant. Peut-être que ça va être le début du recul de Macron pour la première fois. Donc, ça fait super plaisir et je ne sais pas comment vous avez évalué les chiffres mais il m'a l'air plutôt bon. En tout cas, c'est bien rempli et on n'est toujours pas arrivé au sommet.
De la revue Frustration qui sont partenaires et sociologues que nous avons croisés. Alors, direct, un petit coucou. Leclerc général. Alors, voyez, cette dame, bonjour, c'est quoi votre fenome ? Pour les copains, c'est vrai. On veut des chambres pour tout ça. Les références à la phrase d'Emmanuel Macron qui avait dit que des personnes qui manifestaient étaient des fainéants. Beaucoup de fainéants aujourd'hui trouvés du 4 septembre
à la fête.
C'est la fête. C'est la fête. C'est la fête. C'est la fête. C'est la fête.
C'est la fête. C'est la fête. C'est la fête. C'est la fête. Et on le voit, Emmanuel Macron est bien en peine parce qu'il s'agit de la démonstration de sa politique et de ce qu'il s'agit. Honnêtement, il n'y a plus personne. Personne ne peut être dit. En moins de 12 mois, les Français auront compris et sont une immense majorité à le dire et les enquêtes en opinion le montrent que Emmanuel Macron fait la politique d'une politique minorité. « Oui, plus que jamais, Emmanuel Macron, vous êtes le président des riches et même des super-riches ! »
Lorsque les journalistes l'interrogent en disant « Mais finalement, en redistribuant autant de capital au plus, c'est le garanti que vous avez. Ça va faire relancer l'économie. Ça va permettre à l'économie française de l'économie portée. » Et là, il a pour seul argument les amis, la croyance. Il répond à Jean-Jacques Bourdin et Michel Nel et dit « Oui, je crois que c'est en libérant le capital que les investissements vont repartir. Eh bien, nous, nous nous disons que nous refusons que toute la politique économique que nous faisons dans ce pays soit simplement assise sur la croyance. Nous ne voulons pas faire des paris hasardeux. Nous voulons les garanties
et nous nous en apportons justement aucune parce que faire cette redistribution de plus de 10 milliards d'euros plus riches de ce pays sans demander aucune qu'on soit partie,
ça n'y a rien d'autre que faire les cadeaux. Alors, vous l'avez lu ce dernier jour, dans la panoplie, le président des riches, il avait déjà fait l'ISF. Un président affiché comme étant de droite n'aurait sans doute pas qu'il ne le faire. Ensuite, il a fait la taxe, cette fameuse taxe qui défend à la progressivité de l'impôt sur le capital à 30%. Mais après avoir utilisé le masque et puis tout le dénigement, il a manqué la cape, l'exit taxe, la souris sur le gâteau. Alors, il nous dit que c'est presque rien, ça pèse pas lourd, la vie, ça pèse pas lourd. Mais c'est nous, c'est là, l'anticipérira à financer le service public que j'étais en train de détruire.
Et ils et elles sont nombreux et nombreux dans ces portelles qui, chaque jour, essaient de faire leur travail dignement. Mais ils n'auront plus de moyens parce que Macron est en train de casser un masque forcée qui fait la France, c'est-à-dire la République sociale et ses services publics. Voilà, c'est ton cause. Nous ne sommes pas là en train de s'enferment à voir quelques revendications sectorielles. Ce n'est pas la bataille de quelques-uns pour leurs avantages. Ce qui s'ouvre, ce qui s'est ouvert et qui se poursuit aujourd'hui, c'est la bataille de tout le peuple français pour l'intérêt général et la République sociale. Voilà ce que nous voulons lui dire. Ok.
Vous voyez, beaucoup de monde, rue du 4 septembre, on est à peu près, on est encore au début de la rue et c'est déjà plein quasiment jusqu'à la fin avec beaucoup, beaucoup de pancartes, beaucoup, beaucoup de slogans. Résistance, là on a pour des changements, mais les bons. Cette dame pense que Emmanuel Macron ne fait pas les bonnes réformes. Et on a de nombreuses pancartes, vous voyez, la France Nation ministre, solidaire, on a là-bas aussi un ballon de la CGT, derrière on a le Parti Communiste, français qui est là, on a également croisé Génération, il y a Ensemble qui est également présent, le mouvement Clémentine Autain,
et beaucoup,
beaucoup, beaucoup de monde. Là on voit Stop M. Macron, vous bafouez les valeurs de la France, liberté, égalité, fraternité, laïcité, votre monarchie absolue, on n'en veut pas. Et juste à côté, il est revenu le temps des cerises. Et puis, beaucoup aussi de pancartes de la France Insoumise, vous voyez, pour le progrès humain, pour la paix, pour la paix encore, Stop Macron, non au coup d'État social. Et la foule, vous l'entendez, qui crie résistance. Ce qu'on peut dire pour le moment, au-delà du fait qu'il y ait beaucoup de monde, c'est sûr qu'il y a une très bonne ambiance, ce qui contrebalance l'image violente qu'on a voulu donner au mouvement la semaine dernière.
Là c'est l'inverse, les gens font la fête, on entend des chansons, il y a des guitaristes qui passent, il y a un groupe qui est sur le camion, je ne sais pas si vous arrivez à bien le voir un peu plus loin. Il y a des groupes de musique, il y a des guitaristes, des gens qui font du djembé aussi. Bref, il y a une très bonne ambiance, ce qui ne correspond pas du tout aux images de casseurs et de violences qu'on a voulu montrer la semaine dernière. Où est Rémi Kenzo ? Il a dit je reviens, mais nous on est en air. Je fais des images...
C'est un travelling
le nom du truc. Kanaki, indépendante. C'est un message évidemment envoyé à Emmanuel Macron pour son déplacement actuellement. Et juste au-dessus, une banderole, on ne peut plus clair, le libéralisme tue. Et là-bas, ce qu'on peut voir, c'est un camion avec pas de justice, pas de paix, un autre monde. Et juste à côté, toujours le point de rassemblement du mouvement Ensemble. Il y en a aussi de nombreux drapeaux de syndicalistes. Là, on a le solideur sud.
Cette somme, on a Reda qui descend, qui a fait des images pour le JT de lundi. Vous pourrez voir les belles images de Reda pour le JT de lundi. Donc, le JT de lundi... Ah, donc,
nous...
Alors, je suis descendu sur Paris parce que c'était un appel national, du coup, pour venir ici. On est tous venus en bus parce que c'est toute la France. Et je suis venu pour notamment la réforme de Parc-en-Sup, le bac, tout ça, car ça fait la discrimination entre les élèves. C'est complètement n'importe quoi.
Toi, tu es à Moby ? Oui, complètement. Et du coup, qu'est-ce que vous faites ? Quelles sont vos initiatives à Boulogne-sur-Mer ?
Pour l'instant, on n'arrive pas trop à mobiliser les jeunes parce qu'ils ne voient que les bons côtés de la sélection alors que du coup, ce qu'ils ne savent pas, c'est des mauvais côtés. On essaie de leur expliquer, on fait des tracts et tout. On essaie de vraiment tout faire, on essaie de mobiliser en faisant des blocages, tout ça, mais voilà.
Et est-ce que c'est un mouvement qui est connecté aux autres luttes ? On parle beaucoup de convergence des luttes aujourd'hui avec les étudiants, avec les cheminots ?
Oui, on est en convergence aussi, d'eux-mêmes.
Qu'est-ce qui se passe ? Quels sont les initiatives que vous faites avec les étudiants, avec les cheminots, etc. ? Je peux me raconter un petit peu ?
Ce qu'on fait, c'est qu'on va sur les piquets de grèves sur les gares, tout ça, au matin, des fois, avant d'aller au lycée ou alors même des fois, on sèche carrément pour aller donner le soutien aux cheminots, on manifeste ensemble, tout ça. Du coup, vous êtes nombreux aujourd'hui à être descendus sur Paris ? On est une cinquantaine.
Ah oui, quand même ? Écoute, oui, je te remercie, je te souhaite une bonne manifestation. Nous aussi, on va continuer à manifester pour,
je le rappelle, la fête à Macron là, on était dans le cortège jeune, des luttes avec des étudiants, etc.
Il y a le carréfi par là. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde, des gens qui viennent d'un peu partout de toute la France, comme Louis qui vient de Boulogne-sur-Mer et on se retrouve tout à l'heure pour d'autres directs sur le média toute l'après-midi, sur Twitter, sur Facebook Live et sur le site internet. Allez, à tout à l'heure. Qui ça ? Nous. On est en direct. Alors regardez, derrière nous, il y a un cortège d'attaques avec ici des gens qui sont supposés d'être seurien. Bonjour monsieur. Et aujourd'hui ? Pour montrer que les riens, en fin de compte, c'est eux qui font tourner l'économie. Ok. Et vous tirez quoi en ce moment ?
Le fardeau que fait porter notre président au bon peuple. Et c'est lourd, non ? C'est très très lourd, effectivement. Et vous venez d'où ? Bien, on va regarder derrière, il y a d'autres gens qui ne sont rien. Vous tirez quoi monsieur ? On tire le sanguinaire. Et c'est qui lui, le sanguinaire ? Le sanguinaire, c'est celui qui nous fait bosser, qui nous crève. Moi, de Montpellier. De Montpellier ? Vous êtes arrivés à quelle heure aujourd'hui ? Oh, tu es arrivé hier. Exactement, pour être là tôt.
Bien, je vais aller voir vos autres amis. Regardez, il y a l'euro là. L'euro qui vole.
Bonjour, c'est le Média, qu'est-ce que vous faites ? Mais c'est dur ? C'est qui ce monsieur derrière ? Micron-de. Monsieur Micron-de. C'est monsieur Micron-de. Et vous venez d'où monsieur ? Du centre Val-de-Loire. Val-de-Sud de Paris.
Ben voilà, regardez, ils essayent d'attraper l'euro et c'est vachement compliqué pour les gens qui ne saut rien. Allez, bonjour madame. Comment vous vous appelez ? Rien. Et vous venez d'où ?
Nulle part. Nulle part. Qu'est-ce que vous faites ? Vous tirez quoi là, en ce moment ? Macron et son monde.
Vous tirez Macron et son monde. Qu'est-ce que vous tirez ? Ben moi, moi, je n'ai rien à dire en fait. Moi, je ne suis rien, donc je n'ai pas trop de trucs à dire. D'accord. Ben je vous laisse tirer et je vais aller voir vos amis à côté. Merci. Bonjour mademoiselle. Pourquoi vous tirez quelque chose, non ? On lui profite sur notre dos, mais on n'est rien, quoi.
D'accord. Et vous aussi, pareil, je ne vois que derrière ici, mais du coup, pourquoi vous êtes en colère ?
Rien, je ne pense rien, je ne fais rien, je ne fais que tirer. Rien. Et vous venez d'où ? De rien. Et là, c'est quoi cet euro ? Voilà, il y a plein de gens qui ne sont rien, qui essayent d'attraper l'euro qui est juste là et c'est très compliqué, regardez, ils essayent tous, là, ils sont environ une dizaine de personnes et on retourne maintenant vers le char de la France Insoumise.
Comme je suis tout seul, je tiens la caméra d'une main et le micro de l'autre, c'est un peu compliqué. Moi, je suis tout seul, je ne peux pas faire de plateau, je prends que des images avec du sombre, c'est tout.
Quand tu veux. Alors, nous sommes toujours rue du 4 septembre, on a avancé et nous sommes devant la place de la Bourse, vous pouvez le voir là, un lieu très important de Paris puisque à ma droite, il y a le siège de l'Obs, le magazine d'anciennement Le Nouvel Observateur et à ma gauche, l'AFP, l'agence France Presse. C'est très rare que les cortèges de manifestations passent à cet endroit historique de Paris. Nous sommes dans les beaux quartiers, dans le deuxième arrondissement, nous remontons vers le sentier. Donc, on va continuer à suivre le cortège qui, rappelons-le, se dirige d'abord vers la place de la République en passant dans le Marais et ensuite vers la place de la Bastille.
Donc, on va y aller, on va s'avancer. Donc, pour le moment, l'ambiance est calme, détendue, comme on a pu le voir tout à l'heure. Pas de débordement, pas de vitrine cassée. Pourtant, ce ne sont pas les beaux magasins qui manquent. Donc là, le métro qui est évidemment fermé. Et puis, on a vu des gens là qui sont en réunion à la place de la Bourse. Ils n'ont pas habitué à voir des manifestants dans ce quartier, il faut le dire. On va essayer d'aller voir un petit peu de gens. Bonjour ! Nous sommes en direct sur le média. Un petit mot pour nous dire pourquoi vous êtes là. Non ? Oui, moi je suis là. Allez, alors, il faut parler ici parce que c'est un peu artisanal.
Alors, dites-nous, pourquoi vous êtes là ? Pourquoi ? Je suis là parce que j'aimerais qu'on arrête de casser le code du travail, que le service public soit un vrai service public. Je suis enseignante et je suis solidaire de toutes les luttes en ce moment, que ce soit celle des cheminots, des facteurs, de la PHP, des infirmières ou des autres collègues. Vous êtes enseignante où ? En banlieue. Mais où ? Dans quelle section ? Vous avez des... Dans quelle classe ? En collège. En collège. Et qu'est-ce que vous avez, vous, en tant qu'enseignante, comme revendication ? Alors, on a des classes surchargées.
Par exemple, j'ai des classes de 6e à 30 avec des élèves à profil particulier qui n'ont plus d'AVS parce que vous savez que les... Alors, les AVS, rappelons ce que c'est pour les gens qui ne sauraient pas. Ce sont les personnes qui aident les enfants qui sont en difficulté, qui ont besoin, qu'on les accompagne, ce sont des aidants. Voilà. C'est quand même de vie scolaire. Et donc, ce sont des... Ces personnes-là, souvent, c'est des CUI, les fameux CUI qui ont été supprimés pendant les vacances d'été. Je ne sais pas si vous vous en souvenez. Et donc, nous, on nous a promis parce qu'on n'arrête pas de faire des délégations près de la direction académique pour demander des moyens.
Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais en ce moment, il y a une grosse action collective des différents collèges et lycées en Essonne. Il y a quand même 26 établissements qui se mobilisent. Et on essaie de faire bouger les choses, mais à chaque fois, on a devant nous des personnes qui nous disent non, on n'a pas des moyens. De toute façon, nous, on entend bien ce que vous dites, mais on ne peut pas vous donner un surveillant en plus, on ne peut pas vous donner une AVS en plus. Et est-ce que vous avez, j'imagine, un avis sur cette réforme Parcoursup qui vient pour le lycée ? Est-ce que les collégiens en ont peur ? Comment est-ce qu'ils reçoivent ça ?
Non, les collégiens, c'est loin pour les collégiens. Mais est-ce que vous les préparez à cette future sélection ou comment ça se passe pour vous ? Nous, on nous a imposé de toute façon l'évaluation par compétence. Donc déjà, c'est compliqué. parce qu'on sait que c'est une façon de marchandiser aussi l'éducation, de faire juste en sorte que les élèves soient de futurs employés. Donc, bon, voilà, ça révole plus ou moins les collègues. C'est compliqué parce qu'on nous donne, à chaque fois qu'il y a un nouveau gouvernement, il y a une nouvelle réforme et on nous demande de tout refaire tout seul avec les moyens qu'on a. Donc, on manque de réflexion là-dessus.
On a soulevé les problèmes de manque de réflexion, d'anticipation sur le cœur du sujet, à quoi ça sert. Est-ce que c'est vraiment quels ont été les bilans faits ailleurs par rapport aux compétences ? Est-ce que ça a vraiment une plus-value, comme ils disent ? Moi, je suis assez sceptique et je pense que ça fait fuir les classes les plus aidées. donc, moi, je suis contre parce que je trouve qu'on perd un métier social et voilà, c'est vraiment dommage. Très bien, donc vous êtes là aujourd'hui pour défendre tout le monde et votre secteur de l'éducation. Merci beaucoup pour une manifestation. Merci. Merci. Merci beaucoup. Voilà, donc nous étions avec cette enseignante. On est en direct.
On est en direct. Voilà, donc nous sommes au cœur toujours de cette manifestation devant le siège de l'AFP, l'agence France Presse. Donc, voilà. Alors, vous allez tout de suite rejoindre Rémi à un autre point de la manifestation. A tout à l'heure.
Re-salut à tous et à toutes.
On est en direct ici, rue Réaumur, sur le média, dans la manifestation
fête à Macron. Je suis avec Claude, Amandine, Laurent, désolé. Ils sont tous les trois avignonnés, ils sont montés pour la manifestation.
Pourquoi exactement ? J'ai une évidence. Parce que c'est une évidence. Au vu de la guerre sociale qui est en marche, c'est une évidence et on n'attendait que ça. Un événement comme aujourd'hui, on pouvait qu'être là. C'est-à-dire, le contexte,
il est comment pour vous ? Il y a quelque chose qui vous pousse aujourd'hui, particulièrement, à vous mobiliser ? Bien sûr, parce qu'une grande partie de ce que fait M. Macron ne marche pas et amène le feu social. Donc, il faut réagir très vite. Et donc, M. Macron, on croit qu'il y a de l'irrigation, mais ça ne marche pas. Le ruissellement, parce que depuis longtemps, les riches sont passés au goutte-à-goutte. Nous, on est paysans, on sait que les riches sont passés depuis longtemps au goutte-à-goutte. Donc, ça ne veut pas durer. Alors, vous êtes professeur des écoles, éducateur spécialisé, viticole. On parle beaucoup de la convergence des luttes en ce moment.
À Avignon, comment ça se passe qu'il y a des luttes ? Alors, à Avignon, il y a beaucoup de mobilisation, notamment dans le secteur de l'énergie, chez les cheminots, la Poste, par exemple, et aussi dans tous les services publics, l'hôpital, très mobilisé. Il y a également l'éducation nationale, dont je fais partie, je suis professeur en lycée. Les étudiants ? Les étudiants qui ont bloqué l'université, si bien que le président a préféré fermer l'université plutôt que de subir un blocage. Bon, voilà. Ce qui est préoccupant, c'est tout ce qu'on voit, la destruction des services publics qu'il y a autour de nous.
Et puis, particulièrement dans l'enseignement, il va arriver une réforme du bac qui va interdire aux étudiants. Le bac ne va plus être le premier diplôme universitaire, donc les étudiants vont devoir passer par une sélection. Parcoursup et la loi Auré ensuite dans les universités. Bon, voilà. C'est très, très inquiétant tout ce qui se passe et c'est pour ça qu'on est très mobilisés. Sur Avignon également, la manifestation, par exemple, du 22 mars a été exceptionnelle. J'avais rarement vu autant de monde manifester dans les rues d'Avignon et devant la préfecture. Amandine, est-ce que vous pouvez me décrire un petit peu l'ambiance d'Avignon, le contexte qui est particulier ?
Oui, le contexte est particulier. Il faut savoir qu'Avignon, il y a une grosse précarité. Donc, voilà, il y a aussi le milieu industriel. Il y a eu plusieurs usines en grève avec des luttes qui ont amené à des victoires parce qu'il y a une solidarité dans les luttes. Malgré tout, c'est sûr qu'il y a une mobilisation qui est compliquée à construire. Mais au niveau d'Avignon, on essaye de construire vraiment un mouvement unitaire. On a constitué un collectif unitaire où il y a le NPA, la France Insoumise, le Parti Communiste, ensemble, et des associations et des syndicats qui se retrouvent tous ensemble pour essayer de construire des luttes et faire sortir des masses dans la rue.
Et on voit aujourd'hui que même les étudiants, alors que sur Avignon, la fac d'Avignon, c'était très compliqué la mobilisation. Aujourd'hui, ils ont réussi à bloquer la fac. Là, ils ont plusieurs projets en cours et on voit que ça commence à prendre vraiment. Le 1er mai, ça s'est construit de manière unitaire. Il va y avoir l'appel du 26 mai aussi qui va se faire de manière unitaire. Et nous, on croit en ça et c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui parce qu'on pense que seuls, on ne pourra rien faire et que c'est ce qui se passe aujourd'hui qui va amener la victoire et qui va amener qu'on va pouvoir peut-être, et j'espère, renverser ce gouvernement.
Et vous êtes montés
nombreux d'Avignon aujourd'hui ? Bonne de nuit. Là, c'est en direct. On est en direct. C'est bon ? Alors, nous sommes avec François Ruffin. Bonjour, M. Ruffin, est-ce que vous avez un petit mot pour le média ? Nous sommes en direct sur le média.
Est-ce qu'on est
comme un petit mot ? Oui, pour beaucoup de monde, pas de violence contrairement à ce qui était attendu aujourd'hui. Oui, parce qu'il faut que les prévisions du gouvernement en matière de violence sont à peu près égales.
On part dans 5 minutes. On part dans 5 minutes.
Excusez-nous. Excusez-nous. Nous sommes toujours dans la fête à Macron dont M. Ruffin est l'un des instigateurs. Légère incident mais l'ambiance est très bonne et familiale. Est-ce que vous êtes satisfait de cette journée ?
Oui, je crois que... Je n'ai pas les chiffres encore. Il faut la force du nombre. Quand on n'a pas la force de l'argent, il faut la force des gens. Je dis toujours que nous, on peut être que l'espèce de bélier du Moyen-Âge, vous savez, le bélier qu'on porte pour défoncer justement les portes des châteaux forts. Et si jamais on n'est pas porté par les gens, on n'est rien du tout. Donc l'objectif est qu'on soit porté au maximum par les gens pour qu'on puisse défoncer les portes du pouvoir. Je ne prétends pas qu'aujourd'hui on y parviendra. Je pense qu'aujourd'hui c'est une étape sur un chemin.
C'est une étape qui, à mon avis, est tout à fait réussie à la fois sur le nombre, je pense, et sur le ton de la manifestation où on voit bien qu'il ne s'agit pas de tout casser sur notre passage mais juste d'affronter le pouvoir. Et donc voilà. Là, moi je suis déjà dans le 26 mai. Je pense que le 26 mai c'est une date qui doit devenir historique. Là, ce qui se passe à Paris doit se passer dans toutes les villes de France. Il doit y avoir un débordement dans toutes les villes de France grâce à la réunion du mouvement citoyen, du mouvement politique et du mouvement syndical.
Et je pense qu'on peut arriver dans cette séquence du mois de mai portée par cette dynamique-là du 5 à quelque chose d'intéressant.
Est-ce que vous avez un mot sur ce parcours qui est quand même peu habituel de Place de l'Opéra, République, Bastille, de faire rassembler les gens, est-ce que c'est le message de ce parcours qui est particulièrement long ?
Je pense qu'on l'aurait mis à peu près n'importe où. Ça aurait marché. C'est pas le problème. Maintenant, c'est vrai que moi je souhaitais partir du Louvre parce que c'était au Louvre que Macron s'était fait sacré. La préfecture de police nous avait dit oui, mais devant l'affluence attendue finalement, elle s'était dit non, on a peut-être fait une connerie. Donc elle nous a déplacés à Opéra. C'est relativement anecdotique. Moi je pense que c'est plutôt la forme qu'on a proposée qui fait que c'était le pari du départ que je faisais et qui a été plutôt rempli.
C'est-à-dire qu'au-delà des secteurs en lutte, il y a le mouvement étudiant, il y a les cheminots, mais aujourd'hui, il faut voir que le mouvement social repose quand même sur des têtes d'épingles dans le pays, sur pas grand-chose. Mais je suis persuadé qu'on avait en dessous de nos pieds, on a quelque chose qui est beaucoup plus souterrain, mais qui est beaucoup plus massif et beaucoup plus explosif. C'est tous les gens qui sont pas directement touchés par les réformes du gouvernement, mais qui se disent c'est pas ça qu'on veut comme société pour demain. On veut pas que l'économie, on veut pas que la concurrence, on veut pas que la guerre de tous contre tous. On a un désir d'autre chose.
Et moi je partage sur ce désir d'autre chose. Et je pense que c'est ce qui s'est réveillé aujourd'hui. Et évidemment, ça va permettre au secteur en lutte s'appuyant sur ça de se sentir beaucoup moins seul. Voilà, c'est ce que j'espère.
Donc dès aujourd'hui vous donnez rendez-vous le 26 mai dans la rue ?
Je donne rendez-vous avant le 26 mai. Ce que je veux dire c'est je donne rendez-vous à toutes les journées entre aujourd'hui et le 26 mai. Je pense que tous les jours maintenant il faut travailler autour de soi, à parler aux gens autour de soi pour leur dire 26 mai. 26 mai à Besançon, 26 mai à Montpellier, 26 mai à Bordeaux, 26 mai à Jumignac, et 26 mai évidemment à Amiens. Ah non, il faut pas déconner. Il faut savoir que elle a dit où elle ne partira pas quoi. Heureusement qu'on vous a apporté heureusement qu'on vous a apporté quelques éléments picards, sinon Paris ressemblerait encore à Versailles.
Merci monsieur Ruffin. Merci. Merci. Voilà, donc nous étions avec François Ruffin. C'est juste qu'il n'a pas d'apport parce qu'il vous fait. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Alors, à 15h nous serons avec Jean-Luc Mélenchon sur le quart de la France Insoumise, ce sera Léonard Vincent. Donc, tout de suite à 15h avec Jean-Luc Mélenchon. Là, nous étions avec François Ruffin, rue du 4 septembre. Donc, la manifestation continue. Beaucoup de gens veulent faire des photos avec monsieur Ruffin. Et nous, nous allons continuer à remonter cette rue du 4 septembre. On arrive dans le quartier du Sentier.
On va passer devant le carreau du Temps pour rejoindre la place de la République, place historique des manifestations pour converger ensuite ensemble vers la place de la Bastille. en parcours particulièrement long aujourd'hui. Des violences étaient peut-être attendues, mais il n'y en a pas. Là, vous pouvez regarder une ambiance très calme alors que nous nous trouvons devant des boutiques plutôt de luxe. Une ambiance très détendue, ensoleillée, avec beaucoup de familles. Donc, on vous donne rendez-vous tout à l'heure. On va vous laisser avec Léonard Vincent à 15h.
N'oubliez pas qu'il sera sur le char de La France Insoumise avec Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France Insoumise, qui va s'exprimer d'ici quelques instants.
Et c'est comme ça que je vais appeler ce système un petit peu à la fois, vous savez, qu'on met encore les apparences d'une démocratie. Mais il y a des méthodes qui sont un peu douceuses, notamment les soutiens de l'intérieur. C'est ça que je vais appeler la démocratie. La démocratie, c'est que tout porte la main, que le fait qu'il y ait des sports très par ordre, c'est que le fait qu'il y ait des amendements sur les faits de la démocratie, c'est que c'est terrible. Vous avez vu un texte et des arguments, vous avez vu une ordonnance, vous avez vu le texte très ordonnance, la veille pour les amendements et ça, les amendements. C'est ça, la démocratie.
Sur le texte de l'immigration et l'agile, vous savez, ils avaient programmé 33 fois de dégras parlementaires. Alors qu'on savait pertinemment que vu le nombre d'amendements, vu le nombre d'amendements, comme débat, et compris au sein de la majorité, il fallait au moins 80 heures de débat. Qu'est-ce qui s'est passé ? La théorie se promosait de la sanité le dimanche avec un vote en casimini le dimanche. Voilà la fonction de la démocratie. Ce n'est pas la nôtre. Alors face à la démocratie, il faut très vite rassembler l'Assemblée constituante pour passer à la VIème République. Voilà ce qu'il faut, y compris dans ce domaine.
Et je dis aux sinistres de l'intérieur, s'il ne s'est pas géré la manifestation, qu'il laisse sa place. Je prends la sienne tout de suite. Antoine, tu me reçois ? On garde à vue et finalement 43 qui vont devant la justice. Les magistrats et les avocats ont parlé de fiasco judiciaire. Parce qu'en plus, à la fin, ils attrapent tout le monde et n'importe qui. Voilà ce que c'est le fonctionnement du sinistre de l'intérieur. Et c'est intonérable. Ne l'oubliez pas. Mais soyez déterminés dans votre militantisme, toujours dans la joie et la bonne humeur. Merci. Bonjour à toutes et à tous. Il fait beau aujourd'hui à Paris. On est nombreux. Il y a beaucoup de monde. On est très, très nombreux.
Et maintenant, je vais donner la parole au président du groupe de la France Insoumise à l'Assemblée Nationale, Jean-Luc Mélenchon. C'est un immense succès que ce rassemblement et sa signification politique éclatent aux yeux de tous. Voici qu'à l'appel d'une force politique que rien n'épuise, à l'appel d'une situation que rien ne lassera de ses combats une nouvelle fois. Un immense élan populaire se dessine. Mes amis, il y a 227 ans, jour pour jour, s'ouvraient les États généraux qui ont jeté à terre l'ancien régime. Et voici à nouveau le peuple tout entier dans sa révolte, devenant un peuple révolutionnaire par ses objectifs qui se rassemblent et portent haut et fort les mots de son combat.
Salut aux cheminottes et aux cheminots qui sont en lutte ! La France populaire vous aime et vous dit merci pour votre combat au service du pays tout entier et des transports publics. vous n'êtes responsable ni de la dette ni des innombrables dysfonctionnements qui résultent de la mauvaise gestion, de ceux-là même qui sont encore aujourd'hui au pouvoir dans l'entreprise et au gouvernement qui sont les seuls responsables de ce désastre et prétendent en plus venir dire ce qu'il faudrait faire. Salut aux employés d'Air France qui sont obligés de recourir à ce combat si dur pour obtenir ce que leurs collègues ailleurs obtiennent dans la tranquillité du débat.
Salut aux femmes et aux hommes d'Air France qui par leur vote déterminé ont obtenu la victoire du premier référendum révocatoire en entreprise plus aux hospitaliers femmes et hommes des services d'urgence et de soins et des EHPAD. La France vous aime et elle vous dit merci pour vos efforts, pour votre travail, pour chacun d'entre nous qui vous doit la vie ou la santé, pour les enfants que vous avez aimés, aider à mettre au monde, et pour ceux dont vous avez tenu la main quand l'heure était venue d'éteindre la lumière.
Salut aux enseignants qui permettent à la France d'être la grande nation instruite à chaque jeune femme, chaque jeune homme de commencer sa vie non en mendiant un emploi mais en mettant au service de la patrie son savoir-faire, son intelligence, sa culture. Les enseignants ne sont pas responsables des échecs que l'on peut constater ici ou là, ils sont au contraire responsables des immenses succès qui ont permis à ce pays de se hisser si haut dans la qualification technique, le savoir-faire, l'intelligence, le service à autrui.
Salut aux étudiants, à leur lutte, à leur détermination et parfois à leur folie inventive car c'est bien cela qu'on attend de la jeunesse et non pas qu'elle marche ou qu'elle pense au pas cadencé. Salut aux postiers qui ont été si méchamment et cruellement réprimés pour les services qu'ils vous rendent, aux avocats, aux magistrats, bref, à toute cette immense fonction publique grâce à laquelle ce pays se tient debout et aux salariés femmes et hommes organisés, syndiqués, politisés, mis en mouvement qui défendent, et ils ont raison, leur droit à une vie digne avec un salaire décent et avec un métier respecté.
Que cela soit dit au moment où l'on nous préparerait un changement de société, une sorte de retour à l'ancien régime où ceux qui ont beaucoup et même plus que tout trouvent anormal qu'on leur demande de payer. Comme hier, la noblesse voulait bien que tout le monde paye sauf eux. Voici les fraudeurs du fisc, les fuyards qui nous narguent après s'être gavés comme des tics et viennent encore qui s'enfuirent, qui optimisaient, qui trichaient et arrachaient à la nation 80 milliards par an de fraude, sans compter ceux qui, en se cachant, croient échapper aux devoirs communs.
Le jour venu, quand nous aurons à décider, nous, alors nous créerons l'impôt universel qui fait que même en enfer, ils paieront leurs impôts. Ils participeront aux biens communs parce qu'on ne peut pas être heureux autrement que tous ensemble, les plus forts, se préoccupant des plus faibles. Il n'y a pas d'autre loi possible dans la société humaine que l'entraide, la coopération, le refus du chacun pour soi et enfin la douceur de vivre ensemble en ayant soin des autres. Nous sommes ceux qui croient à l'État.
Nous croyons au bien commun, nous croyons au service public, nous croyons au monopole, notamment le monopole du rail car la concurrence comme dans bien des domaines n'y apporte rien que le désordre, la pagaille, les dépenses inutiles. Nous croyons que les barrages doivent rester publics, nous croyons que les réseaux d'électricité doivent rester publics, nous croyons que les réseaux des chemins de fer doivent rester publics, que l'école doit rester publique et que le monopole est souvent le moyen de l'efficacité.
Alors, d'où viendrait-il que les ignorants qui ont été incapables pendant des années de compter combien il y avait de berceaux, au point qu'ils sont devenus incapables de compter combien il y aurait de lycéens et combien il y aurait d'étudiants, au point qu'aujourd'hui il y a bien plus d'étudiants que de places dans les facultés, d'où vient que les ignorants qui sont responsables de cette situation, j'ai nommé M. Blanquer, ancien directeur de l'enseignement public qui a organisé la suppression de 12 000 postes d'enseignants, soit maintenant le ministre qui prétend dire comment on doit organiser l'éducation nationale qu'il a lui-même désorganisé.
Nous sommes un rassemblement joyeux et souriant à l'image du monde que nous voulons fonder. Nous sommes un rassemblement qui condamne la violence et d'abord la violence verbale des tout-puissants, ceux qui ont dit qu'il y avait dans les gares des gens qui n'étaient rien, ceux qui ont traité le peuple travailleur de fainéants, d'illettrés et d'alcooliques. Nous sommes ceux qui protesteront toujours contre la violence sociale d'un monde dans lequel on proteste pour une vitrine brisée mais où on n'a rien à dire pour 500 personnes qui meurent sur leur poste de travail du fait d'un accident du travail.
C'est nous, paysans, qui protestons pour vous contre la violence qui fait qu'après avoir utilisé des produits qui vous rendent malades, il y a parmi vous tous les trois jours quelqu'un qui se pend de misère, d'abandon et de solitude. Nous sommes le peuple qui veut que sa joie rayonne sur le monde et sur la société tout entière contre cette violence, la violence des 2000 personnes qui meurent chaque année dans la rue de froid, de faim, d'abandon dans un des pays les plus riches du monde.
Nous sommes ce peuple qui veut la paix et voit monter avec inquiétude les menaces d'une guerre généralisée à laquelle le président de la République semble prendre assez facilement son parti de s'aligner derrière M. Trump et l'OTAN dont il est temps de sortir. Oui, nous sommes ce peuple de France fier et volontaire d'avoir son indépendance de décision pour la mettre au service de la paix qui ne montre pas du doigt d'autres peuples comme des peuples ennemis et tend la main de tous côtés pour que nous puissions rester en paix car la paix est devenue un enjeu.
Oui, nous pouvons perdre une élection et même la suivante mais jamais nous ne désarmerons de nos objectifs, de notre humanisme, de notre patience infinie parce que nous savons que c'est un monde pourri que celui dans lequel nous vivons. Un monde irresponsable, un monde qui se prépare à détruire la planète elle-même le sourire aux lèvres et continue à vendre toujours plus n'importe quoi, n'importe comment produit dans des conditions qui épuisent les êtres humains et la nature. Vous autres, vous êtes le peuple révolté de France. Il vous appartient de devenir le peuple révolutionnaire qui va montrer à toute l'Europe et peut-être au monde dans quelle direction il faut s'avancer.
Pour cela, restez comme vous êtes là aujourd'hui, rassemblés dans votre infinie diversité politique, syndicale, affective. Restez comme vous êtes, regroupés derrière les mots d'ordre qui vous permettent d'être ensemble pour proposer un autre destin à la patrie et au monde. Tels que nous sommes, nous sommes organisés, disciplinés, stratèges. Mes amis, vous ne vous êtes pas dépensés aujourd'hui pour rien. Nous faisons la démonstration par notre rassemblement que ce qui arrive devant nous, ce n'est pas la fin du combat, mais au contraire, son commencement.
un cadre commun de travail s'est constitué qui regroupe des associations, des syndicats et des organisations politiques pour prendre en charge ce qui compte, la mobilisation de toute la société autour des secteurs qui marchent en première ligne pour défendre le bien commun du service public. Nous sommes tous là pour donner du courage aux cheminots, aux hospitaliers, aux travailleurs de tous les secteurs et c'est pourquoi il faut que nous soyons tous là, parce que c'est notre bien commun que nous défendons. Eh bien, cet ensemble, ce cadre commun se propose d'appeler à un nouveau rassemblement dans toutes les villes et les départements de France.
Dans les jours qui viennent, chaque organisation en pleine indépendance va prendre sa décision de participer ou non à ce nouveau rendez-vous. Quant à nous, les insoumis, en toute hypothèse, nous y appelons d'ores et déjà. Cela aura lieu le 26 mai prochain et je vois de très bon augure l'immensité de notre rassemblement aujourd'hui. Et sachez qu'à cette heure, il y a, pour des raisons qui m'échappent, déjà des gens qui se sont rassemblés dans leur ville à Toulouse, à Bordeaux, à Lyon. Si bien que le 26 mai, ce sera, mes amis, le premier jour de la grande marée populaire à laquelle nous appelons. Non, monsieur le président, il est inutile d'espérer que nous baissions les yeux.
Il est inutile d'espérer que parce que vous avez gagné une élection dans des conditions qui finalement, maintenant, prêtent à discussion, mais une élection que vous avez gagnée. La démocratie s'interrompe en France pour se consacrer à chanter vos louanges comme c'est le cas ici ou là d'une semaine sur l'autre. Le peuple français est d'abord un peuple rebelle que nul ne mate, nul ne discipline, mais qui est capable d'enthousiasme collectif dont vous allez bientôt sentir la morture. Oh ! Je n'ai pas dit la morsure, ce n'est pas nous qui mordons, ce sont vos députés. En tout cas, donc vous allez bientôt voir la démonstration plus puissante encore que celle que vous voyez là.
Écoutez les gens, n'écoutez personne qui vous dise de baisser les yeux. Allez, marchez votre chemin à la tête haute et le 26 mai par millions déferlés. Soyez la marée humaine qui change l'histoire, la glorieuse histoire que le peuple a commencé il y a 227 ans avec la révolution qui a ouvert l'ère moderne. Le moment est venu de commencer la suivante. Courage, résistance, vive la lutte ! Emmanuel Macron parce qu'il casse tout ce qu'il reste de l'état social dans le pays. Il casse les lois sociales, il casse la protection sociale, il casse les services publics. Il arrive aux facultés aujourd'hui des pas étrangers à la casse des services publics.
Quand Macron assort la sélection à l'entrée de l'université, en réalité, il impose une concurrence de plus en plus entre le sac et l'université. Et soyez certains d'une chose, soyez certains d'une chose, le coup d'après ça fera la privatisation de l'éducation nationale et d'enseignement supérieur. Ce qui se cache derrière leur projet, Macron, c'est Atterre et Sarkozy dans la même personne. Il a entrepris une chose. C'est de se dire je vais affronter les mouvements étudiants, je vais affronter les fluons. et si ça passe, la fuite rend facile.
Et bien la réponse que nous lui faisons aujourd'hui, que vous lui faites depuis deux semaines dans les occupations de fac, c'est que justement le mois de mai pour lui ne fait que commencer et ce mois de mai va être de plus en plus dur pour l'Elysée. Il y a quelques jours de ça, il a pensé qu'il suffisait d'envoyer la police pour débloquer des facultés. Et aujourd'hui, il se retrouve avec le fait que c'est le peuple qui bloque la rue. Et Macron déloge les étudiants des universités
alors que les Céadres occupent la rue en plus nombreux.
Les assemblées générales de Nanterre-le-Mont, de Limoges et d'ailleurs, c'est que le mouvement ne fait plus il ne fait que débuter. Au cours du mois, tous les lycéens vont se rendre compte que Parcoursup, c'est une moche !
Oui ? Allez, on est en direct ? Alors, nous sommes avec Nicole Ferroni, on est en direct sur les médias. Il faut couper, couper ! Surtout, tout ce que je dis, je ne le pense pas. Ah ouais, bah alors... Non, je ne sais pas. Pourquoi vous êtes là ? Non, ça dépend des questions. Alors, essentiellement, d'abord, pour me la péter parce qu'on est vraiment dans ma niche là. Vous voyez, donc du coup, je peux le faire comme ça, comme ça, je fais des photos, des selfies. Non, et après, bon, ça, c'était le prétexte. en fait, c'est que je fais des chroniques de trois minutes à chaque fois sur un thème.
Donc, il y a une fois, c'est sur la SNCF, il y a une fois, c'était sur le crédit d'affaires, une fois, c'est sur la santé, une fois, c'est sur les profs. Et je trouve que c'est dommage de devoir répartir les choses dans le temps. Donc là, je me suis dit, je vais venir et il y aura tout le monde à portée de main à savoir parce qu'il y a la santé, les cheminots, les gens des EHPAD, il y a des retraités, il y a vraiment de tout. Donc, d'ailleurs, si vous voulez choper quelqu'un, n'hésitez pas à vous mettre dans cette manif parce que c'est mieux que mythique, je pense. Oui, c'est vrai, surtout pour nous. Et le nez rouge, alors ?
Ah, le nez rouge, ça, c'est parce que souvent, des fois, les gens ne comprennent pas que c'est de l'humour. Alors là, je me suis dit, en mettant le nez rouge, au moins, ça sera carré. Au moins, ça sera carré. Est-ce que vous avez un message pour M. Macron ? Oui, mais je vais lui adresser. Mais en fait, je préfère lui parler directement. Non, il faut que je travaille un peu mes petites vidéos parce que des fois, parce que le problème, c'est que pour bien faire les choses, il faut être très rigoureux dans ce qu'on raconte. Et donc, voilà, à chaque fois, j'essaye de travailler loi par loi.
Donc là, voilà, j'ai découvert des trucs sur la loi secrète des affaires où vraiment, je ne suis pas très contente sur le débat, notamment, qu'il y a eu au Sénat. Et donc, je me donnerai l'occasion de lui en parler et lui poser des questions. En fait, moi, ce que j'aime surtout, c'est poser des questions puisque, voilà, en espérant qu'on aura des réponses concrètes. Voilà, c'est ce que j'allais dire. Merci et bonne fête à Macron, Nicole Ferroni. Merci. Mais il y a plein de copains de la rouge. C'est très mignon. Merci beaucoup. A bientôt. Merci. Donc, on était avec Nicole Ferroni. Vous pouvez retrouver nos concurrents. Alors, là, nous sommes derrière le camion de la France Insoumise.
Donc, il y a beaucoup, beaucoup de monde. Et nous, je peux lancer qui ? Alors, nous allez, je vous laisse, vous allez retrouver Daniel Obono dans le cortège. A tout à l'heure. Renseignez-vous parce qu'il y a quelques semaines, une noix infâme a été votée en première lecture à l'Assemblée nationale qui va précariser et qui va plus difficile la vie de personnes qui ont traversé souvent la moitié de la planète, qui ont vécu des horreurs et qui cherchent qu'un refuge, qu'une protection que la France aujourd'hui se refuse de leur donner. C'est ça, la loi Macron.
La loi Macron-Colomb qui a été votée par la majorité en marche et une loi non seulement inutile et dangereuse, difficile la protection de celles et ceux qu'on devrait accueillir en France pour non seulement assumer nos engagements internationaux, mais faire honneur à la tradition d'hospitalité. Alors à la France insoumise et j'imagine ici aussi dans la rue, il est important de rappeler non seulement que nous assumons d'accueillir aujourd'hui les personnes qui ont besoin de protection au niveau international, comme le font d'ailleurs dans tous les autres pays et en majorité les réfugiés sont accueillis dans le reste du monde, il n'y a qu'une petite proportion de personnes Je me trouve
en direct ici place de la République avec le député de la France insoumise Éric Coquerel, selon vous pourquoi cette journée est si importante ? Elle est importante parce que c'est la première journée qui permet à tous ceux qui ne sont pas en grève dans le pays de venir se mobiliser et montrer leur solidarité avec les luttes, avec les mouvements et surtout le refus de la politique d'Emmanuel Macron. C'est de ça dont il s'agit aujourd'hui. C'est un immense ras-le-bol qui est en train de s'exprimer. Au moment où je vous parle les chiffres sont officiels on est 160 000 donc c'est une énorme réussite et je crois que ça augure de quelque chose.
C'est que pour Emmanuel Macron évidemment pour nous aussi mais le mois de mai ne fait que commencer et il n'est qu'au début de ses problèmes parce qu'il a voulu laisser penser qu'il avait la légitimité pour casser l'état social dans ce pays pour en finir avec les services publics pour imposer la sélection entre les universités et aujourd'hui il a une réponse de masse et ça ne fait que commencer.
Alors vous venez de dire que c'était une réussite on vous a vu aussi avec les étudiants vous venez de faire un discours aujourd'hui on parle beaucoup de convergence des luttes il y a de plus en plus de mouvements les cheminots les étudiants les lycéens cette convergence elle est vraiment si nécessaire ?
Bien sûr elle est nécessaire mais vous savez plus que bien sûr il faut la convergence des luttes mais plus que ça il y a des gens qui ne sont pas forcément en lutte pratique tous les jours qui luttent parce que la situation ne leur satisfait pas qu'ils soient en colère et j'allais dire qu'il faut une convergence citoyenne il faut un débordement citoyen de montrer par la rue que nous sommes en réalité majoritaire dans ce pays il y a un indice qui vient de le montrer hier c'est ce qui s'est passé à Air France on nous disait les salariés d'Air France vont voter pour le projet de la direction montrant que les syndicats sont minoritaires et bien non c'est l'inverse qui s'est passé il y a un immense ras-le-bol dans ce pays Emmanuel Macron ne veut pas l'entendre là à mon avis il va avoir l'occasion de commencer à tendre l'oreille et cette convergence citoyenne elle n'est qu'à début vous savez qu'il y a une date peut-être en perspective qui se construit qui n'est pas encore définitive mais qui serait le 26 mai avec les syndicats donc tout ça ça nous promet j'allais dire un mois de mai ou à mon avis le mouvement ne va que s'en plaît ça soit les étudiants les cheminots et ailleurs on rentre donc dans une nouvelle phase ce 5 mai c'est le début de quelque chose
ouais c'est le début continuant le convoi il paraît que ça on disait ça il y a 50 ans mais je crois qu'effectivement je crois que c'est que le début de quelque chose voilà je pense que les gens vont prendre conscience de leur force vous savez une mobilisation comme ça quand vous êtes 160 000 dans la rue le coup d'après vous dit tiens
c'est comme ça que vous doublez le nombre au fur et à mesure donc c'est ce que j'espère qu'on arrivera à faire au cours de ce mois de mai ok bah merci beaucoup Eric Coquerel alors là on est à place de la République la manifestation elle continue il y a de plus en plus de monde qui petit à petit remplit la place donc je propose qu'on continue à se balader petit à petit dans la manifestation et puis si vous avez des questions n'hésitez pas nous on y répondra donc à tout à l'heure
alors on est au pied du quart
de la France insoumise qui est assez impressionnant et immense après les prises de parole par plusieurs députés et les élus on nous indique qu'il y aurait 160 000 personnes dans les rues de Paris selon les organisateurs c'est le chiffre le premier chiffre de l'estimation ce qu'on peut dire c'est que c'est très impressionnant de l'Opéra jusqu'à la Bastille l'ensemble des avenues sont remplies l'ambiance est évidemment extrêmement festive et gai les gens ont des drapeaux des slogans des dessins vous avez vu ça probablement avec Virginie qui est dans le cortège il y a beaucoup d'enthousiasme et beaucoup d'esprit de résistance comme vous l'entendez maintenant on attend Jean-Luc Mélenchon qui doit maintenant quitter le bus on va voir si on peut lui adresser quelques mots à tout à l'heure et il y a encore du monde à Opéra
c'est ça ?
ok salut tout le monde et donc là en fait on est en train d'arriver du côté de République comme vous voyez il y a beaucoup beaucoup de monde parce qu'en fait le cortège est déjà arrivé à République et pour autant il y a encore du monde à Opéra donc voilà sur tout le trajet en fait c'est plein il y a beaucoup beaucoup beaucoup de monde on essaye de progresser un peu comme on peut au milieu et toujours autant de pancartes là on entend Boogie Wonderland donc beaucoup d'ambiance des drapeaux français beaucoup de pancartes dans le drapeau de la CGT comme quoi la CGT est bel et bien présente enfin du moins les syndicalistes de la CGT sont bel et bien présents dans le cortège la France nationale est toujours et puis on a vu on a vu beaucoup de sujets différents c'est ça qui est assez touchant dans cette manifestation c'est qu'on a je dirais les affiches habituelles un mal capitalisme on l'a vu deux ou trois fois mais on voit aussi des revendications écologiques des revendications sociales beaucoup beaucoup de revendications différentes et c'est ce qui marque vraiment les esprits c'est qu'il y a beaucoup de monde et que beaucoup de gens sont venus pour des raisons différentes
on ne savait pas
qu'on était en direct qu'on est toujours avec la France Insoumise alors j'attends que les multiples journalistes qui s'affairent autour des multiples députés aient terminé pour essayer de vous proposer de discuter un peu notamment avec Adrien Quatrin ce qui est devant moi Mathilde Panot mais BFM TV est sur le coup donc je suis un peu impuissant pour l'instant donc en attendant on avance c'est un peu une formule nouvelle de faire des interviews aux marchands je n'avais jamais fait ça moi personnellement c'est assez intéressant alors je vous propose de vous retrouver dans 5 minutes pour dès que les députés sont libérés bon vous le voyez il y a beaucoup de monde on est place de la République la manifestation fait un coup pour rejoindre maintenant le boulevard Beaumarchais et qui descend jusqu'à la place de la Bastille donc c'est un très long parcours qui traverse tout le centre-ville de Paris là on est arrivé presque aux deux tiers de la manifestation il y a encore foule derrière moi jusqu'à perte de vue et puis devant moi évidemment la tête de cortège est arrivée depuis un moment à la place de la Bastille je vous répète donc le chiffre le premier chiffre qui nous est communiqué par les organisateurs sur la participation 160 000 personnes dans les rues de Paris cet après-midi et encore une prise de parole qui risque de vous priver de mes cris privés et public ce qui est remarquable quand même c'est qu'il y a quand même des fédérations qui ont appelé la fédération donc construction qui a appelé la fédération ethnique donc la chimie qui a appelé et surtout comme vous pouvez voir quand on parle d'union ou d'unité il y a des drapeaux CGT il y a des drapeaux solidaires il y a des drapeaux sud la santé est là le privé est là donc voilà c'est ce qu'on voulait faire manifester en carré de tête des gens qui sont là pour incarner cette volonté de lutte mais pas dispersés ils sont bien réunis et ils ont accepté c'est une démarche quand même qui est énorme d'être dans un carré de tête car généralement ils aiment bien se déployer être représentés derrière des couleurs or là ils sont là dans un mouvement pour pouvoir dire on est d'accord pour faire un débordement on est d'accord pour pouvoir se mettre en tête et maintenant c'est un exemple qu'on est en train de montrer pour les autres quand je dis les autres c'est les politiques on a fait un geste des politiques on a fait ce qu'on avait à faire ils sont là maintenant c'est à vous de parler donc a priori une journée sera organisée autour du 26 mai on sait ou d'ici la fin du mois de mai qui pourrait permettre en effet de coordonner un petit peu tout ça sauf qu'aujourd'hui l'urgence sociale elle est là elle est présente maintenant donc les gens sont venus nous dire il faut agir maintenant alors vous avez des représentants de Sudraï qui sont là et évidemment les cheminots ouvrent la voie de cette lutte et ils sont nombreux dans ce cortège et ils sont nombreux à cette tête pour pouvoir vous dire qu'on va de l'avant aujourd'hui c'est le début de quelque chose on va de l'avant et maintenant vous avez été à nous suivre et pour vous les syndicalistes que ce soit de Sud ou de la CGT c'est important d'être présent pour cette journée
du 5 mai c'est aussi ça
la convergence des luttes c'est important parce que c'est pas qu'une action syndicale aujourd'hui c'est un mouvement citoyen mais c'est aussi un mouvement politique et donc quand vous voyez des syndicalistes qui aujourd'hui s'emparent de la parole politique c'est quelque chose d'énorme c'est quelque chose qui ne s'est quasiment jamais vu depuis très longtemps donc quand on disait qu'on aura un gros mai 68 aujourd'hui c'est un symbole c'est un symbole qui est lancé aujourd'hui 5 mai on ouvre la voie voilà donc les syndicalistes sont en train d'ouvrir la voie ils ne se contentent pas de scander des slogans qu'on dirait catégoriels ils scandent un espoir ils scandent un vivre au mieux et ils scandent aussi une parole politique et donc cette parole politique il va falloir que les politiques se mettent à leur niveau maintenant il ne s'agit pas de défendre des couleurs il s'agit de défendre la parole de ceux qui en ont plus besoin alors est-ce que ce sera un gros mai 2018 ?
ça va être un gros mai 2018 aujourd'hui on en annonce 160 000 personnes c'est quelque chose d'énorme il faut vous dire qu'en tant qu'organisateur on ne s'attendait pas à un chiffre aussi conséquent on se fixait une barrière qui serait à peu près comparable à celle qu'on avait connue à peu plus de 100 000 donc le 23 septembre et on voit que là on est largement au-delà largement au-delà c'est-à-dire que ça va au-delà du débat syndical c'est vraiment le fait d'avoir choisi une date comme le samedi et un 5 mai ça a permis à beaucoup de gens de se déplacer et il y a le soleil aussi qui nous aide dans cette réussite mais moi ce qui me fait vraiment le plus plaisir voyez-vous c'est de voir autant de syndicalistes réunis sans chercher à savoir qui est à la CGT qui est à Sud aujourd'hui ils ont envie de parler de la même chose et si vous interpellez que ce soit des camarades de Sudrail ou que ce soit la CGT Construction vous allez voir qu'on parle d'une même voie on parle d'une même voie et quand on veut dire symboliser la gauche et bien cette gauche il faut qu'elle se reconnaisse dans le courage qu'il y a eu aujourd'hui de se mettre ensemble de faire cette unité et maintenant c'est politique de faire ce jeu-là la France insoumise s'y est largement engagée je suis la France insoumise j'ai permis cette organisation j'ai fait ma part mais maintenant ça va être l'affaire de tout le monde
alors à côté de vous il y a un syndicaliste de Sudrail bonjour
pour vous aussi
c'est important de défiler ensemble dans le même cortège
c'est essentiel nous on est la figure de proue des luttes en général mais avec les collègues on sait très bien que si on veut que notre pays bouge et combattre cette politique-là il faut que tous les autres viennent avec nous c'est en train de se faire on le sait on le sent regarder les cagnottes regarder les cagnottes c'est quand même un point de repère important la population contrairement à ce qu'on a pu entendre dans les médias dominants est pas contre nous elle est avec nous et pour l'instant elle ne rejoint pas encore en masse la rue mais je pense que si monsieur Philippe nous balade lundi je pense que là ils vont nous rejoindre et qu'il y aura beaucoup plus de monde dans les manifs il y aura surtout beaucoup plus de monde sur les piquets de grève et s'il faut on bloquera ce pays très bien on va le bloquer ok très bien merci beaucoup et bonne manifestation nous aussi on va continuer la manifestation vous pouvez nous retrouver toute la journée jusqu'à 18h sur le média en direct et à partir de 18h Aude Lancelin en plateau à tout à l'heure
on est toujours avec
le quart de la France Insoumise qui est derrière avec Charlotte Girard qui est en train de parler et toujours des députés très sollicités par la presse y compris par nous pour l'instant on a moins de chance que nos confrères mais on attend encore on a encore un petit peu de temps on va peut-être aller vers là-bas où je vois Jean-Luc Mélenchon qui vient de sortir du quart
parce que on est dans un moment
politique je parle de réorganisation du champ politique et là vous voyez que cette France des luttes sociales à laquelle nous on a décidé de s'identifier elle arrive à cristalliser sur une représentation politique
c'est la violence des casseurs ça dirait qu'il va pouvoir apprendre le métier qu'il a envie la pomme
non le message essentiel c'est qu'il y a une représentation politique de la colère sociale c'est le plus important dans une démocratie c'est un enjeu essentiel que chaque point de vue arrive à se formaliser
on ne peut pas avoir
juste le monarque présidentiel qui fait des cabrioles qui éblouit tout le monde et puis ensuite une foule confuse des gens enragés donc là on donne une couleur politique un visage
que c'est un succès
qu'on a pris la bonne décision au bon moment pour permettre cette représentation politique de cette fille
voilà d'abord
c'est un grand bravo à François Ruffin qui a proposé cette formule et à toutes nos équipes qui font une démonstration absolument une étonnante de discipline et de l'organisation vous savez c'est pas un mais même des plans
oui
parce que là aujourd'hui c'était le palier à François
il fallait absolument passer en bien ordre et de manière
non-grose l'étape du chantier qui s'amuse sérieusement que nous étions des artistes
je pense de cette façon là
il poursuit un travail d'identification à droite mais bon essentiellement le porte-parole c'est ça oui il essaye il ne s'est pas seul ça m'apporte
là on est en disant au lieu mais on ne peut pas l'avoir l'autre avant on est en disant ok alors nous avons dépassé la place de la république
ouais de toute façon
c'est juste prendre un stick et faire ça oui alors là je suis avec deux manifestants mais qui sont aussi deux socios comment vous vous appelez ? bonjour moi je m'appelle Tristan bonjour moi je m'appelle Jérémy et pourquoi vous êtes venu ici ? pourquoi Jérémy t'es venu là ? alors moi je suis venu parce que déjà je ne suis pas d'accord avec la politique de Macron et aussi voir voir le monde se rassembler ça fait ça rassure ça rassure ça me fait plaisir voilà et toi pourquoi t'es venu ici ?
alors moi je suis totalement opposé à la plupart de ce que fait Macron donc déjà on a la baisse de l'ISF et la suppression de l'impôt sur le capital ils ont baissé ça pour que ça soit plus faible que l'impôt sur le travail et donc là on est à une situation complètement aberrante qui fait que les gains du capital par exemple des actionnaires qui ont investi qui récupèrent cet argent ils sont moins taxés que des gens qui touchent un salaire et donc il y a tout de suite toute une série de mesures comme ça qui sont totalement antisociales et contre toutes les valeurs du pays merci beaucoup en tout cas merci d'être sociaux et tout de suite on retrouve Daniel Obono
alors nous y voilà on est de retour avec le groupe parlementaire de la France Insoumise et Daniel Obono bonjour Daniel
bonjour
alors quel est votre sentiment là maintenant ?
bah écoutez il fait beau il y a du monde il y a plein de jeunes il y a plein de pancartes de toutes les couleurs et plein de détermination donc c'est un beau samedi de manif et de fête à Macron
c'est une nouvelle forme de l'opposition politique là ce qu'on voit dans la rue
bah oui je pense qu'il y a une colère et il y a une envie de se mobiliser qui s'exprime dans les grèves depuis plusieurs semaines et on voit là un début de convergence de tous ces mouvements et donc ça fait plaisir et ça ne peut que monter avec les prochaines dates le 20
et tout ça dans la bonne humeur et l'ambiance festive
comme quoi les gens sont responsables peuvent manifester pacifiquement et voilà ils le font quoi
et aujourd'hui c'est vraiment une grande manifestation à caractère très politique moins revendicatif c'est que politique c'est ça
bah oui je pense que le principe c'était la manifestation pot au feu pour que chacun arrive avec ses revendications je pense qu'il y a les travailleurs en lutte il y a la solidarité avec les migrants il y a les étudiants donc voilà c'est un peu ça fait un an qu'on s'en prend plein la tête on avait envie de le dire et que chacun le dise de la manière qu'il souhaite et donc voilà c'est fait et c'est beau et ça va continuer
merci Daniel merci
monsieur Gatennens
petit mot votre sentiment
cet après-midi
c'est pour le média
écoutez une grande joie en tout cas on a réussi à faire cette démonstration que Emmanuel Macron avait complètement tort de faire l'amalgame entre nous et les violents puisque nous avons là une grande mobilisation populaire festive joyeuse les gens le sourire il y a de la musique alors on a trouvé la forme qui fait que les gens sont contents d'agir de cette manière mais en réalité on n'est pas très contents d'être là parce que si on est là c'est pour signifier notre opposition claire, farouche à la politique d'Emmanuel Macron parce que nous ne sommes pas des amoureux de la contestation et de l'opposition par principe mais simplement sa politique nous mène à l'impasse ça fait 12 mois qu'on comprend maintenant ce qu'il fait il pousse le curseur du libéralisme plus loin que l'ont fait ses prédécesseurs il s'est inscrit dans le sillage d'Emmanuel Macron et de Nicolas Sarkozy de François Hollande et de Nicolas Sarkozy mais avec l'objectif de finir le travail qu'eux n'ont pas pu terminer il a donné l'impression comme ça de renouveler la politique en réalité il est très politicien il a su en 12 mois devenir sans le dire le chef de la droite libérale voilà ce qu'il a fait Emmanuel Macron et donc on se retrouve à cette période et après plusieurs semaines de mobilisation sectorielle avec comme vous l'avez vu 59% des français qui ne veulent d'ores et déjà pas qu'ils se représentent en 2022 8 français sur 10 qui disent que sa politique ne les sert absolument pas et surtout 72% des français qui déclarent que oui comme nous le disions Emmanuel Macron est bel et bien le président des riches donc ce que nous venons lui dire là avec cette fête ça suffit vous nous mettez en retard sur tous les sujets en 12 mois on aurait pu entamer la planification écologique le partage des richesses relancer l'activité avoir une parole indépendante à l'étranger notamment en Europe pour faire autre chose Emmanuel Macron nous met à la bourre on perd du temps là c'est ça que nous venons lui dire en réalité et donc on le fait avec cette forme de mobilisation qui permet y compris à celles et ceux qui sont parfois loin des organisations de dire c'est un samedi c'est la fête moi aussi j'en ai marre alors j'y vais de ce point de vue là Paris réussit incontestablement et chacun peut le voir je conseille à Emmanuel Macron si toutefois mes propos font écho et arrivent jusqu'à lui je lui conseille de travailler un peu sur le fond parce que s'il se contente d'arguments qui visent à mêler la France insoumise et les violences il va être très en peine dans les semaines à venir pour venir croiser le fer sur le fond avec nous alors travaillez monsieur Macron moi je ne demande qu'à être convaincu que votre politique est efficace je sais qu'elle ne l'est pas voilà
mais donc la colère est fédératrice d'organisations politiques et syndicales c'est l'aboutissement d'une longue lutte aussi de la part des insoumis mais pas seulement c'est un motif de satisfaction pour vous aujourd'hui
mais c'est historique pour continuer à utiliser les enquêtes d'opinion on a vu que 7 français sur 10 disent ce qu'il nous faut c'est la fédération et la convergence des organisations syndicales et politiques pour la raison que malgré des méthodes différentes et des revendications différentes il y a un socle commun qui est ce libéralisme échevelé d'Emmanuel Macron et donc c'est historique puisque le 26 mai a priori si toutes les organisations l'acceptent on devrait voir et c'est historique une convergence se faire entre le mouvement politique et syndical elle ne sera pas suffisante mais elle est incontestablement nécessaire pour propulser encore plus haut cette opposition populaire et faire en sorte que viennent des gens qui ne sont jamais venus là il y a des gens qui n'avaient jamais manifesté de leur vie et vous voyez il y a de la musique et tout et donc ils viennent et ils expriment une colère ils n'avaient pas pu le faire jusque là ce type de mobilisation le permettent donc on va continuer et surtout continuer à faire des propositions moi je l'ai dit je demande qu'être convaincu par sa politique mais qu'il écoute un peu son opposition plutôt que de la mépriser comme il le fait voilà ce que nous disons merci
bon c'était Adrien Quatennens donc on va continuer à essayer d'avancer et trouver d'autres élus parce que c'est un peu la panique et les questions de sécurité nous obligent à avancer et à reculer donc on va prendre un petit peu de temps pour essayer de retrouver nos esprits et notre chemin et d'autres députés pour continuer à discuter le long du cortège alors qu'on est en vue de la place de la Bastille maintenant
j'essaye d'avoir plus de mots ah voilà alors nous sommes boulevard Beaumarchais nous arrivons vers place de la Bastille et nous sommes avec les étudiants et les lycéens nous sommes avec Enzo qui est en lycée en classe S alors dis-nous pourquoi est-ce que tu as cette grande fête à Macron je suis contre la sélection et je pense que cette fête elle montre une convergence des luttes et c'est pour ça que je suis en train de suivre donc tu es touché par la plateforme Parcoursup est-ce que tu peux nous dire ce que tu en penses
j'aime pas tout c'est quoi ? j'aime pas le principe de la sélection l'université est censé être ouverte à tous
et je sais que
j'ai pas mal de mes camarades qui commencent à avoir peur de ne pas être pris donc les étudiants c'est déjà pris mais nous on est lycéens et on commence vraiment à avoir les fois de ne pas être pris partout il y en a plein qui ont demandé des filières qui se demandent s'ils vont l'avoir alors qu'avant ils avaient une garantie et maintenant on se rend compte qu'il y a une édition qui dit que on va prendre juste les yeux et à ceux qui ne se rendent pas bons ils n'auront rien au final et c'est pas normal
alors là on a François Ruffin qui nous a dit que le 20 mai il y aurait une mobilisation qui sera encore plus grande vous vous allez réviser le bac est-ce que vous serez quand même là dans la rue au côté de Chino-Dexon alors demain j'ai une épreuve du bac donc c'est probable que j'y sois enfin après demain donc c'est probable que j'y sois encore parce que c'est important ok bah merci et bon bac merci beaucoup on était avec Kenzo alors là nous sommes avec le corps d'étudiant des études lycéens donc je peux le voir que l'élection on voit qu'il est pour les aussi avec les personnes qui luttent pour les droits des personnes LGBT donc il y a beaucoup de jeunes dans cette tête de cortège est-ce qu'il y a bien parlé pour les médias ?
je suis lycéenne je suis lycéenne alors dis-nous pourquoi c'est important c'est quelqu'un qui n'est pas du tout féminine qui n'est pas du tout Macron oui monsieur Macron monsieur Macron pour moi c'est quelqu'un qui est vraiment alors je ne sais pas trop comment expliquer mais qui est vraiment contre nous nous les femmes vraiment c'est de côté c'est quelque chose que je me suis fait forcément en tant que femme en tant que lycéenne en plus je viens de région parisienne je viens de du 93 j'aimerais ne pas être mise de côté donc je suis une femme enfin une fille pour l'instant du 93 dans un lycée pro je veux juste aller à l'université je veux juste avoir un avenir et ça il est en train de nous empêcher de l'avoir c'est juste hors de question c'est juste pour ça que je suis là aujourd'hui pour tout ce qu'il fait pour toute la merde qui fait pour la vulgarité mais c'est ce qu'il fait en fait c'est normal on ne peut pas l'accepter très bien merci beaucoup donc on rappelle que vous luttez contre le parcours sup et que là vous avez rejoint obligatoire et pour moi ça va mener à la fin des bacs professionnels et ça c'est juste pas acceptable merci beaucoup bonne manifestation alors on finit le direct reste bonjour Alexis Corbière
ça va c'est un bel alignement de planète le beau temps du monde la diversité politique aussi bien c'est une nouvelle forme de l'opposition politique qui défile aujourd'hui
oh c'est majoritaire qui ne veut pas l'injustice sociale cette politique antiécologique et cette manière boursouflée d'exercer le pouvoir en 5ème république tel que le fait Macron moi je suis content et heureux de voir que ce qu'on a vu pendant l'élection présidentielle vous savez la colère sociale qui monte elle n'est pas éteinte par l'élection d'Emmanuel Macron de toute manière et on a un pouvoir qui brutalise le code du travail l'augmentation sur la CSG pour les retraités la mise en concurrence sur le rail et il y a une protestation
là qui se fait entendre alors ce que je souhaite c'est que comme c'est vraiment un grand succès et il faut s'en féliciter ce soit un peu une rampe de lancement pour la suite il y a des dates qui viennent on évoque le 26 mai où cette fois-ci à la fois ce mouvement citoyen qui est là populaire mais aussi les organisations syndicales ont pu se retrouver sur une date un week-end pour tous ceux qui parfois ne peuvent pas se mettre en grève parce que le secteur professionnel dans lequel ils sont il n'y a pas de mode hors de grève parce que c'est pas simple aussi il faut le dire dans beaucoup de secteurs qu'on puisse tous se faire entendre donc c'est bien beau succès le temps est là c'est joyeux c'est festif et un succès qui en annonce d'autres voilà on est en marche contre en marche et je crois qu'on a envie de continuer à l'être et après des mois de plaidoyer pour l'unité entre les organisations politiques et syndicales c'est un succès personnel enfin personnel en tout cas pour le groupe des Insoumis c'était une lutte centrale il faut être au service de quelque chose de plus grand il y a beaucoup de gens qui ont travaillé au succès de cette manifestation
il n'y a pas que la France Insoumise mais c'est clair qu'on y a contribué bon il faut converger rassembler pas vouloir dire la solution c'est les partis les directions qui se réunissent entre eux parce que parfois ça n'entraîne pas mais chercher et là on a vous avez vu on s'y est pris d'une certaine façon en dans ce caractère festif où on peut y venir même si on n'est pas adhérent d'un parti etc ça reste cette idée du mouvement citoyen qu'on a vu pendant la campagne présidentielle
et ça ça entraîne ça fédère bon voilà mais il faut continuer là c'est une étape il faut obtenir une victoire créer des conditions pourquoi pas que ce gouvernement recule sur la réforme de la SNCF ou mettre en place les mauvais coups qui nous proposent bon mais il y a du boulot mais je suis content parce que tous ceux qui étaient là je crois qu'on est plus de 60 000 vont rentrer à la maison en disant on est une force et on n'a pas baissé la tête il y avait de la part de Macron une manoeuvre qui voulait nous assimiler il y avait eu lieu de vouloir
nous dépeindre comme les violents alors que souvent les violents c'est eux ceux qui mettent en place des politiques antisociales mais c'est idiot de casser c'est pas la solution ça donne une image un peu comme ça brutale que veulent pas beaucoup de gens de notre force c'est le nombre et c'est bien qu'on ait démontré ça aujourd'hui que tout ça
on peut manifester dans ce pays contre Macron sans immédiatement que ce soit après quelque chose de confus ou de violent c'est même l'inverse les pacifiques les gentils sont là et les méchants ils sont en face enfin le président est en Australie et le premier ministre est en province c'est une forme de mépris c'est quoi pour vous ? ouais alors sur l'Australie moi j'ai fait une blague pardon je l'arrête c'est qu'il a oublié qu'il a oublié il a pas neuf de là-bas mais il a oublié que c'est le âge il a voulu nous dire ah n'allez pas avec Mélenchon c'est un casseur et il y a plein de gens ici qui ont envie de dire qui sont venus sans doute manifester encore plus en se disant
on va lui démontrer que non on n'est pas des violents mais qu'on a quand même le droit de manifester ça c'est bien alors après je peux comprendre que le président de la république
il soit parfois à l'étranger mais c'est vrai qu'il y a une forme un peu de distance avec ce qui monte dans le pays bon mais à nous il continue à être nombreux notre force c'est le nombre et tous ceux qui nous regardent les amis il faut continuer à agréger et convaincre une autre politique est possible qu'il ne faut pas se résoudre
à ce résultat d'élection présidentielle qui est quand même très particulier je ne remets pas en cause qu'Emmanuel Macron est président de la république mais n'oublions pas
il fait 24% des exprimés
et il est élu au second tour d'abord en rejet de Madame Le Pen mais je ne crois pas qu'il y a une majorité
favorable à sa politique et ce pays turbulent qu'on a vu pendant l'élection présidentielle il est toujours là et il se fait entendre Air France hier le référendum révocatoire le premier de l'histoire de l'entreprise
moi je trouve ça pas mal c'est votre avis oui oui voilà je refais la même analyse si ça pouvait servir d'exemple et pourquoi pas que Monsieur Macron ou Edouard Philippe soumettent un référendum aux français des mesures qu'il fait mettez en référendum votre mesure sur la SNCF ou la modification du code du travail vous serez surpris et peut-être que les salariés d'Air France
ont montré l'exemple bon voilà on est reparti donc c'est un peu dangereux de marcher en interviewant donc on va vous laisser jusqu'à ce qu'on puisse retrouver un point un peu plus tranquille à tout à l'heure
Ok alors en tête de cortège on arrive à la directe dans le bar La Marèle dans le 11ème dans le 11ème