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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 16 mai 2023 11 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & famille

L'interview en intégralité de Jean-Alexandre Trogneux

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    D'abord, quelles sont les nouvelles de votre fils alors ?

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Il a reconnu ses agresseurs ?

  • 1:13OuverteRéponse partielle

    Quel est le profil justement de ces agresseurs ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Mais ce n'est pas la première fois que la boutique est visée par des manifestants ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Vous avez demandé la protection. Vous allez assurer la protection de la famille ou du magasin ?

  • 4:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez reçu un coup de fil ou un message de soutien du président de la République et de son épouse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12Invité politiqueFait
    « Il a passé un scanner cérébral et ils ont découvert un petit hématome qui nous rassurera dans deux ou trois jours. »
  • 0:19Invité politiqueFait
    « Il a plusieurs doigts foulés, une plaie à la main, deux côtes cassées et quelques effusions au genou. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « Il m'a dit ce matin quelque chose qui m'a terrifié. Il m'a dit que je n'ai jamais vu autant de haine dans les yeux des agresseurs. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « Depuis le premier mandat, depuis six ans, c'est crescendo. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « On a commencé par un boycott de certains clients qui ne voulaient plus acheter de chocolat parce qu'ils étaient persuadés que le chiffre d'affaires allait dans la poche de M. Macron. »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « la société a toujours appartenu ou à mon père ou à moi-même et maintenant à mon fils. »
  • 3:16Invité politiqueFait
    « Il y a quelques semaines, par contre, on a eu toutes les vitres de notre magasin de Lille qui ont été explosées. »
  • 3:58Invité politiqueFait
    « depuis six ans, on a été bien évidemment dans l'obligation de le faire tout doucement. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « Ça nous a déjà obligé d'équiper tous nos magasins de caméras. »
  • 7:13Invité politiqueFait
    « À chaque fois qu'il y a des menaces importantes, qu'on a eu une menace de mort il y a 4 ans, la personne a été condamnée notamment. »
  • 7:45Invité politiqueFait
    « recevoir des lettres d'insultes avec une crotte de chien à l'intérieur ou un papier marqué « boum ». »

Temps de parole

  • Invité politique63 %
  • Invité13 %
  • Présentateur13 %
  • Présentateur 29 %
  • Invité 23 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Jean-Alexandre Tronieu, merci d'être en direct avec nous. D'abord, quelles sont les nouvelles de votre fils alors ?

0:07
Invité politique

Merci de prendre soin des nouvelles de sa santé. Il a passé un scanner cérébral et ils ont découvert un petit hématome qui nous rassurera dans deux ou trois jours. Il a plusieurs doigts foulés, une plaie à la main, deux côtes cassées et quelques effusions au genou. Mais je pense qu'on a surtout échappé au pire si on n'avait pas eu un voisin courageux qui est descendu avec ses fils pour faire fuir les agresseurs. Il m'a dit ce matin quelque chose qui m'a terrifié. Il m'a dit que je n'ai jamais vu autant de haine dans les yeux des agresseurs. On a cru qu'ils allaient le tuer. Je pense qu'on a échappé au pire.

0:42
Présentateur

Il a reconnu ses agresseurs ?

0:46
Invité politique

Oui. Vous savez, quand vous avez quelqu'un qui vous insulte pendant quelques minutes et qui finit par vous foutre le poing sur la figure, vous n'oubliez jamais son visage. Mon fils est attacé Fisionamiste là-dessus. Il a reconnu l'ensemble de ses agresseurs. Il a même eu d'ailleurs une reconnaissance à l'aveugle. Ils avaient mis au milieu quelques policiers pour s'assurer que Jean-Baptiste fasse bien un bon discernement. C'est exactement ce qui s'est passé. Il a reconnu les personnes, les agresseurs en particulier.

1:13
Présentateur

Quel est le profil justement de ces agresseurs ?

1:17
Invité politique

Je ne peux pas vous répondre jusqu'à maintenant parce que je ne les connais pas personnellement. Nous n'avons pas eu de communication du procureur à ce sujet. Nous espérons que très rapidement des décisions seront prises et que nous puissions avoir davantage de renseignements. Mais là, je suis dans l'incapacité de vous donner davantage de renseignements.

1:36
Présentateur

Selon BFM TV, un des agresseurs est connu des services de police. Votre fils vit au-dessus de la boutique. Cette dizaine de personnes s'étaient rassemblées devant la boutique. Il commençait d'ailleurs, je crois, à jeter des projectiles, notamment des poubelles. Il est descendu ? C'est là que s'est fait agresser ?

1:54
Invité politique

Non, non. Il n'est pas descendu. Il était à l'extérieur. Il rentrait à ce moment-là. Les agresseurs l'ont reconnu. On commençait par l'insulter. Et après, les coups se sont mis à pleuvoir. Et entre deux, il y a eu vraiment des insultes aussi bien pour la famille Tronieu que la famille Macron puisqu'on est toujours dans l'amalgame classique de la bêtise de ce genre de situation.

2:18
Présentateur

Mais ce n'est pas la première fois que la boutique est visée par des manifestants ?

2:23
Invité politique

Malheureusement, non. Depuis le premier mandat, depuis six ans, c'est crescendo. C'est-à-dire qu'on a commencé par un boycott de certains clients qui ne voulaient plus acheter de chocolat parce qu'ils étaient persuadés que le chiffre d'affaires allait dans la poche de M. Macron. Ce qui est bien évidemment complètement faux puisque la société a toujours appartenu ou à mon père ou à moi-même et maintenant à mon fils. Mais les réseaux sociaux sont bien chargés de défoler des fake news et des mensonges et hontés. Et donc vous avez quelques énergumènes qui finissent par y croire. Donc après, vous avez des boycotts de communautés d'entreprise.

Vous avez quelques insultes qui commencent à fuser différemment dans chacun des magasins. Puis sur les réseaux sociaux, sur notre compte Facebook. Et on en arrive à avoir des petites dégradations. Un coup de taille par ici, un fumigène par là. Il y a quelques semaines, par contre, on a eu toutes les vitres de notre magasin de Lille qui ont été explosées. Et maintenant, on arrive à un point d'or qui est absolument insupportable. C'est pour ça que je ne peux laisser faire les choses. Et j'ai pris la décision d'en parler à la presse parce qu'on atteint un niveau d'ineptie qui est insupportable. Pour un tel amalgame.

Vous n'êtes pas responsable, vous personnellement, sur ce que fait, ce que dit votre oncle. Bien évidemment. Donc là, on arrive à un niveau de bêtise humaine invraisemblable.

3:44
Présentateur

Vous avez demandé la protection. Vous allez assurer la protection de la famille ou du magasin ?

3:49
Invité politique

Alors, depuis six ans, on a été bien évidemment dans l'obligation de le faire tout doucement. Ça nous a déjà obligé d'équiper tous nos magasins de caméras. On a des videurs qui sont en période des fêtes présents dans chacun de nos magasins. Il y a des réflexes qui sont. Il y a des alarmes qui sont tenues par nos vendeuses qui, elles-mêmes, se font insulter par certaines personnes alors qu'elles n'ont rien à voir, encore une fois, encore moins. Mais bon, ce n'est pas suffisant apparemment, mais on ne peut pas se permettre non plus de mettre un policier derrière chaque membre de la société, ce qui serait absolument invraisemblable.

4:26
Présentateur

Est-ce que vous avez reçu un coup de fil ou un message de soutien du président de la République et de son épouse ?

4:36
Invité politique

On a reçu un coup de fil de Brigitte, notamment, qui nous a fait part de son effarement et de son écœurement, que nous soyons mêlés à ce type d'agression qui est absolument incompréhensible de chacun. Votre rôle dans la presse, c'est aussi de mettre fin à ces fake news pour que les gens comprennent que ce n'est pas un combat comme celui-ci qui est concevable de mener sur une société qui n'a rien à voir avec le président actuel et tous les membres qui sont partis de cette société.

5:16
Présentateur

D'ailleurs, François Ruffin connaît bien votre boutique. Il a réagi. Il a bien sûr condamné vivement l'agression de votre fils. Et puis surtout, il a dit que lui, il allait acheter des macarons chez vous. Bien sûr qu'il n'y avait aucun rapport entre ce commerce et puis la politique menée par le président Macron. Vous le croisez, François Ruffin ?

5:39
Invité politique

Je ne peux pas interférer sur ce... Oui, oui, si je n'ai pas de soucis particuliers, je ne suis pas là pour faire un commentaire politique. On a des clients de tous bords. Quand on aime les macarons et les chocolats, qu'on soit de gauche ou de droite, ça ne change pas grand-chose. On reste un gourmand. Mais là n'est pas le débat aujourd'hui.

6:01
Présentateur

Vous êtes sensible aujourd'hui au climat politique et vous disiez ça va nous arriver un de ces jours. Vous pensez que ça a été entretenu par certains ?

6:12
Invité politique

Je vous le répète, je ne suis pas là pour faire des commentaires politiques. Je suis là parce que je suis révolté qu'on se soit pris à mon fils. Je suis révolté qu'on insulte mes vendeuses. Je suis révolté que nous soyons insultés et agressés et des dégradations régulièrement. Mon propos d'aujourd'hui n'est celui-ci et rien d'autre. Il faut qu'on comprenne qu'on doit faire une différence entre l'avis d'une famille et tous les membres qui leur en font part.

6:34
Présentateur

Mais ces soutiens unanimes de la classe politique, que ce soit du Rassemblement national, jusqu'à certains élus insoumis, aujourd'hui je pense que ça vous touche, ça vous rassure peut-être ?

6:44
Invité politique

J'en prends note. Il faudrait que ce soit relayé dans les réseaux sociaux pour qu'on arrive à un vrai résultat jusqu'au bout.

6:51
Présentateur

Mathias Tesson ?

6:52
Invité

M. Tronieu, j'avais une question. Vous dites que ce n'est pas la première fois que ces choses-là malheureusement arrivent. Est-ce que vous déposez à chaque fois plainte lorsqu'il y a des menaces, lorsqu'il y a des violences, des dégradations ? Est-ce que vous savez ce qu'il advient de ces plaintes et de ces éventuelles enquêtes ?

7:13
Invité politique

Vous savez, à chaque fois qu'il y a des menaces importantes, qu'on a eu une menace de mort il y a 4 ans, la personne a été condamnée notamment. Nous avons systématiquement déposé plainte, à chaque dégradation aussi. Mais ça n'efface pas les insultes quotidiennes, les boycotts de certaines personnes qui vous forment le cœur parce que vous ne comprenez pas que cet amalgame soit fait. Et il est difficile de voir quel est l'impact réel d'une plainte déposée sur une personne et recevoir des lettres d'insultes avec une crotte de chien à l'intérieur ou un papier marqué « boum ».

Quand vous avez votre secrétariat qui ouvre ce type de courrier, ils sont particulièrement choqués, vous pouvez le comprendre.

7:58
Présentateur

Alors restez avec nous Jean-Alexandre Trogneux parce que les responsables politiques réagissent, les réactions vont dans le même sens, c'est une condamnation unanime de la classe politique aujourd'hui face à cette agression. On attendait la réaction de Jean-Luc Mélenchon, elle vient de tomber.

8:11
Invité

Oui, le leader de la France insoumise qui tweet « Des commentateurs indifférents aux tentatives de meurtre et agression raciste contre des insoumis me sommes de me prononcer sur l'agression à Amiens contre le chocolatier Trogneux. Je lui exprime ma compassion et je joins ma protestation à la sienne. Je demande à Macron et Madame d'en faire autant pour nos amis agressés ou menacés sans réserver leur sollicitude au seul Zemmour. Quand il fut molesté, bon, on a connu un tweet de condamnation plus explicite et avec moins de circonvolution. Visiblement Jean-Luc Mélenchon qui donne l'impression d'être obligé de faire ce tweet sous la pression. C'est pas impossible.

En tout cas déjà, un, il donne l'impression d'être obligé de faire ce tweet sous la pression, ce qui est assez singulier. Il n'est pas spontané. Me sommes de me prononcer sur l'agression. Deux, je lui exprime ma compassion et je joins ma protestation à la sienne. Peut-être qu'une condamnation aurait été plus efficace. Il faut préciser qu'Alexis Corbière, par exemple, ou Thomas Porte, ou François Ruffin,

9:10
Présentateur

ont été plus directs et moins tordus, excusez-moi, dans leur condamnation.

9:14
Invité

Absolument, vous avez tout à fait raison. Sandrine Rousseau de la même manière. Et enfin, je demande à Macron et Madame d'en faire autant pour nos amis agressés ou menacés sans réserver leur sollicitude aux seuls émaux quand il fut molesté. Comme si, au fond, il y avait une sorte de deux poids deux mesures selon les menaces qui existent. Bref, Jean-Luc Mélenchon a, je crois, encore une fois, loupé le coche quand il s'agit, là, pour le coup, d'avoir une condamnation la plus claire possible par rapport à ce qui s'est passé hier soir.

9:35
Présentateur

Jean-Alexandre Tronieu, qu'est-ce que vous en pensez ?

9:39
Invité politique

Sans commentaire, je suis désolé de vous le dire. Je n'en ai pas là pour faire œil pour œil, dent pour dent.

9:42
Présentateur

Mais vous avez l'air choqué, quand même.

9:48
Invité politique

Je le suis quand je vois la tête de mon fils ce matin à 3h qui m'appelle en disant « Papa, on a frôlé la catastrophe ».

9:54
Présentateur

Mais quand vous dites « On a frôlé le pire », je voudrais revenir sur l'agression. Parce qu'il dit « Jamais je n'ai vu ce niveau de haine dans les yeux ». Ce qui veut dire qu'il aurait pu y laisser la vie, franchement ?

10:07
Invité politique

Quand vous avez un voisin qui a le courage de sortir à 23h dans la rue avec ses fils, 40 personnes manifestantes, 10 agresseurs, et à 4, ils descendent dans la rue, ils essayent de préserver mon fils, et que vous avez ces agresseurs qui le regardent avec une telle haine dans les yeux, comme je vous relate tout simplement son propos. Il a souhaité rester anonyme parce que c'est aussi ce que ça peut vouloir engendrer derrière. Mais quand il est capable de vous dire « Je n'ai jamais vu autant de haine dans les yeux », je pense qu'ils allaient le tuer. J'ai eu une froideur dans le dos inimaginable. Ça veut dire qu'on a échappé au pire. Je le répète, on a échappé au pire.

10:48
Présentateur

Merci Jean-Alexandre Tronieu. Merci d'avoir été en direct avec nous.