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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 3 octobre 2025 61 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

En Toute Liberté du vendredi 3 octobre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 34 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Cette annonce de renoncement au 49.3 est-elle un électrochoc pour la Ve République ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi renoncer au 49.3 maintenant ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Le 49.3 est-il un outil utilisé à tort par les précédents gouvernements ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Le Premier ministre parle de décalage entre vie politique et vie des Français. Qu'en pensez-vous ?

  • 11:00RelanceRéponse directe

    Les parlementaires peuvent-ils vraiment prendre le relais sans 49.3 ?

  • 13:00FerméeRéponse directe

    Le 49.3 est-il suffisant pour vos demandes sur les retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Sébastien LecornuFait
    « Il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités. »
  • 8:00Sébastien LecornuFait
    « Pourquoi, comment fonctionne la fiscalité pour les 0,1 % de nos compatriotes les plus riches ? »
  • 9:00Sébastien LecornuFait
    « On ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition. »
  • 2:30inconnuFait
    « Elle était équilibrée entre le présidentiel et le parlementaire jusqu'en 62. »
  • 3:00inconnuFait
    « Avec l'élection suffrage universel du président et encore plus avec le quinquena, elle est devenue totalement ou presque totalement présidentielle. »
  • 3:30inconnuFait
    « Il y a quatre blocs, vous dites, il y a 11 groupes parlementaires. »
  • 4:30inconnuFait
    « Derrière chaque groupe parlementaire, il y a un président, parfois deux, et qui ne pensent qu'à 2027 quand il fait des votes en 2025. »
  • 5:00inconnuFait
    « Il gagne du temps pour tenter au moins d'installer pour quelques semaines son gouvernement qui n'est pas encore connu à cette heure. »
  • 7:00inconnuFait
    « On avait promis qu'il n'y aurait pas de surtaxe exceptionnelle sur les grands groupes en 2026. »
  • 7:30inconnuFait
    « On s'était engagé à aller prélever au revenus une fois en 2025. »
  • 9:00inconnuFait
    « On a absolument rien sur les économies de dépenses publiques. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et à tous. Je voulais m'adresser à vous et par l'intermédiaire évidemment de la presse aux françaises et aux Français qui nous écoutent, sachant que depuis 3 semaines, j'ai volontairement peu parlé pour laisser sa chance au dialogue, au compromis et aux discussions de fond. Sur ce même péron, il y a 3 semaines, j'ai indiqué qu'il y avait un décalage important entre la situation internationale et la situation nationale.

Un décalage important parfois entre la vie politique française et la vie de nos compatriotes. Et donc pendant 3 semaines en recevant syndicat salariés, syndicats patronaux, formation politique du socle commun, ceux qui soutiennent l'action du gouvernement que je vais former, des oppositions mais aussi des différentes filières professionnelles, acteurs engagés du pays, forces vives, élus locaux. J'ai commencé à tracer des chemins qui vont nous permettre de trouver des compromis à l'Assemblée nationale et notamment, j'y reviendrai, lors de ma déclaration de politique générale.

Ce qui me frappe beaucoup, c'est au fond un peu mon problème, c'est que dans le secret du bureau, dans le secret des discussions que nous pouvons avoir avec les différentes formations, avec les différents syndicats, avec les différents acteurs au fond qui peuvent faire avancer notre pays, dans le secret du bureau, les compromis sont possibles, les discussions sont sérieuses, toujours techniques, toujours sincère. Et au fond, ça nous amène un premier schéma, une première possibilité dans les temps à venir, c'est de se dire qu'une coalition plus large aurait été possible avec un accord de non censure, c'est une capacité pour les formations républicaines à l'Assemblée nationale et au Sénat de se faire confiance avec au fond pas pour faire une coalition à l'allemande, mais au moins un texte qui permet de donner de la clarification, donner de la stabilité au pays et surtout, je l'avais dit, pas d'immobilisme et donc de faire avancer et donner des réponses pour les préoccupations de nos concitoyennes et nos concitoyens. des premières consultations que j'ai eu il y a 3 semaines, il s'avère que pour plein de raisons qui sont d'ailleurs très compréhensibles et que je peux partager, cette possibilité n'a pas pu prospérer.

Et donc au fond, le sujet maintenant, c'est comment chacun fait un pas, un geste, mais plus qu'un geste, sans se renier dans ses propres convictions pour faire avancer le pays. Et donc au fond sur les thèmes que nous connaissons, cela ne peut pas être aussi binaire que pour la réforme des retraites dite la réforme borne ou contre la réforme des retraites. Mais comment on l'améliore ?

Ce que je proposerai d'ailleurs aujourd'hui, c'est une amélioration de notre régime de retraite notamment sur les questions de pénibilité pour les femmes. C'est pas uniquement l'attaque Zucman ou rien. C'est évidemment la capacité à se dire pourquoi, comment fonctionne la fiscalité pour les 0,1 % de nos compatriotes les plus riches.

Et donc ça pose la question au fond de ce qu'on dit la justice fiscale, c'est-à-dire comment l'effort évidemment est réparti. C'est pas la question est-ce qu'on est pour ou contre le pouvoir d'achat ? contre, donner plus de pouvoir d'achat évidemment à celles et ceux qui travaillent, c'est au fond quel est le meilleur vecteur pour le faire.

C'est pas est-ce qu'on est pour ou contre une mesure sur l'immigration, c'est au fond pour ce grand défi que nous allons connaître encore dans les décennies qui vont venir, lié au réchauffement climatique, lié au terrorisme au Sahel, au proches et au Moyen-Orient, quelles sont les réponses les plus efficaces qu'il faut trouver ? Et au fond, ce caractère binaire est au fond ce qui peut nous empêcher d'avancer. Et c'est pour cela que après en avoir discuté avec un certain nombre d'acteurs de la vie politique et parlementaire, je pense qu'il nous faut, comme je l'ai dit aussi sur ce péron, engager quelques ruptures.

La 5e République, elle est présidentielle, semi-présidentielle si on est précis, mais elle peut être aussi parlementaire et je pense que nous sommes dans le moment le plus parlementaire de la 5e République. Pour cela, il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilité et au fond, c'est ça qui nous empêche d'avancer, c'est la capacité à ce que le déma le débat démarre. Et donc, j'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'éstitution puisque cet article au fond permet au gouvernement d'interrompre les débats, d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie. et on le sait très bien, je défends la 5e République et sa constitution.

C'est un outil utile, mais c'est un outil qui a plutôt imaginé par Michel Debray pour contraindre sa propre majorité. Or, dans un parlement qui fonctionne, dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an, qui ressemble au français avec ses divisions, euh on ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition. Renoncer à l'article 49 à Liné 3 ne doit pas nous faire renoncer à ce que la France ait un budget au 31 décembre.

Et donc c'est sur la base de cette nouvelle méthode, de cette rupture où le gouvernement déporte encore davantage le pouvoir à l'Assemblée nationale et au Sénat que je vais pouvoir engager un certain nombre de discussions nouvelles ce matin, cet après-midi dans les jours qui viendront aussi avec les partenaires sociaux en disant forte ce constat, fort de cette rupture, comment l'Assemblée nationale, comment le Sénat vont s'emparer justement de ces différents enjeux ? Évidemment, le gouvernement va devoir aussi lui changer de méthode, bâtir des compromis avant la séance, pendant la séance, parfois aussi après les séances dans ce qu'on appelle les commissions mixes paritaires, c'est-à-dire ce moment où l'Assemblée nationale et le Sénat se retrouvent. Et donc c'est aussi sur cette base que je proposerai dans les prochains jours au président de la République une liste de membres du gouvernement qui devront accepter de rentrer aussi dans une nouvelle méthode de partage du pouvoir avec l'Assemblée nationale.

Il y aura d'autres ruptures à venir. J'en ai déjà esquissé quelques-unes. En matière de partage du pouvoir dans le pays avec la décentralisation, en matière de partage du pouvoir avec les partenaires sociaux parce que je crois au dialogue social.

En tout cas, ce que je vais vous dire ce matin, c'est que on va y arriver, que pour y arriver, il faut qu'évidemment chacun ait envie d'y arriver et dès lors que le gouvernement ne peut plus être en situation d'interrompre les débats, il n'y a donc plus aucun prétexte pour que ces débats ne démarrent pas la semaine prochaine. J'aurai l'occasion de revenir devant les Françaises et les Français plus longuement prochainement pour faire un point évidemment sur ce qui les concerne pour leur vie quotidienne, sécurité, pouvoir d'achat, sécurité collective avec l'actualité internationale parce qu'une fois de plus, en 3 semaines, cette rupture, ce décalage, pardonnez-moi, entre la vie internationale et la vie nationale continue d'être préoccupant. On l'a tous vu dans les dernières informations.

Merci à toutes et à tous. Merci beaucoup. Voilà, c'était la prise de parole du premier ministre Sébastien Lecnu.

Une prise de parole totalement inédite à 8h45 ce matin depuis le Pon de l'hôtel Matignon. Christophe et alors cette annonce vous parliez avant qu'il n'apparaisse de coup de tonner ou d'électrochoc plutôt un électrochoc Christophe il annonce je vais renoncer au 493. C'est l'annonce majeure de ce de ce de cette allocution de cette prise de parole.

C'est un électrochoc mais c'est un électrochoc assez doux si j'ose dire puisque renoncer au 493 c'est le parti socialiste qui en avait pris l'engagement si Emmanuel Macron avait confié Matignon à l'un des membres de son parti. Donc c'est une énorme concession faite aux oppositions. Il n'y aura pas de 493.

Alors supprimer renoncer au 493 c'est pas doux comme électrochoc. C'est une énorme, vous le dites, c'est un électrochoc sur la 5e République parce qu'évidemment l'exécut l'exécutif renonce à un outil particulier qui lui permet de passer en force et de débloquer des situations. Supprimer le 493, ça ne supprime pas le 492, c'est-à-dire les motions de censure que peuvent déposer les oppositions et on sait qu'elles mijotent depuis un certain temps.

Donc le gouvernement se s'expose doublement. Il n'y aura un 492, il n'a plus ce bouclier du 493. C'est aussi, c'est là où je parle de médecine douce, c'est aussi une défausse, c'est dire aux Français, prendre les Français à témoin, le budget, c'est le Parlement.

De toute façon, aujourd'hui, c'est le Parlement puisque nous n'avons pas de majorité. Messieurs les députés, mesdames les députés, soyez responsables. Emparez-vous de ce débat parlementaire qui peut commencer.

Vous n'avez pas à attendre ma copie et ça sera votre responsabilité. Et sa copie Nicolas Dose, il l'a rendu he hier. Il l'a rendu au conseil.

Il y a une copie qui a été rendue qui va au conseil d'État. Mais attention, comme il l'a dit à plusieurs reprises, on vit à un moment parlementaire. On n' été plus que jamais aujourd'hui dans une période ultra parlementaire.

La copie, elle va être complètement revue par le parlement. C'est très audacieux, je trouve, de renoncer au 493 parce que ça veut dire qu'il faut impérativement arriver à une solution compromise. Justement, il faut arriver à un consensus.

Sinon, on arrivera à une situation de blocage et une situation de blocage, il a rappelé la date 31 décembre, il faut un budget. Sinon, on rebascule dans cette espèce de trou noir de la loi spéciale qui tient un mois, qui tient un mois et demi mais qui tient pas toute une année, hein. Et Damien Florau, merci, vous êtes chef adjoint du service politique.

Merci de nous avoir d'avoir sauté sur notre plateau pour commenter ce cette prise de parole du premier ministre. Euh un moment inédit de la 5e, hein. Oui, un moment inédit.

Et finalement dans dans la droite ligne de ce que Sébastien Lecnu avait dit il y a quelques jours, je suis le premier ministre, sans doute le premier ministre le plus faible de la 5e République. Et c'est vrai que cette déclaration très forte, cette maintendue alors un aveu d'impuissance peut-être. C'est vrai que ces derniers jours, les concessions faites euh sur et bien la taxation des des plus hauts revenus ou sur le pouvoir d'achat n'ont pas semblé euh convaincre suffisamment la gauche.

Euh ont peut-être froissé d'ailleurs une partie de de la droite. Donc là, il met dans l'atmosphère un autre objet, un objet institutionnel. Il se retire une cartouche quelque part de de son de son pistolet, hein, parce que c'est ça le 493. et il met la pression sur le Parti socialiste qui n'a plus de bonnes raisons a priori de censurer immédiatement un gouvernement.

Le corn Ellisabeth, hier Bruno Rota a dit euh attention on n'est pas c'est pas sûr qu'on puisse entrer dans qu'on a qu'on aille dans le gouvernement. Les socialistes aussi. Enfin bref, le premier ministre est sous pression et il a dit là dans le secret du bureau, les compromis sont possible et les discussions techniques sérieuses.

Est-ce un moyen de leur dire et puis une fois que vous êtes sorti de mon bureau, ça péteade dans tous les sens, ça défouraille et vous n'êtes pas sérieux ? Oui. Alors euh Sébastien Lecornus, c'est un politique madré euh quoique très jeune.

Donc il sait très bien comment ça se passe. Mais c'est vrai que euh après 3 semaines de consultation, on a l'impression qu'il a fait du sur place. Et oui, il a grillé une grosse cartouche mais il l'avait peut-être gardé aussi à dessin au cas où effectivement ces semaines et ces semaines de consultation pour arriver à déterminer le quoi qui pourrait constituer le compromis ne débouge pas sur une solution évidente.

Hier, il y a eu un afflux de pression du Parti socialiste qui a dit "Oui, on veut bien discuter mais alors toutes vos mesurettes, on en veut pas." Euh et puis ils sont très agacés au Parti socialistes parce qu'ils ont l'impression. Patrick Caner l'a dit ce matin d'une certaine façon sur TF1, il a dit "Bah finalement, je préfère Bairou, j'aurais préféré Bairou." Bon, c'était une formule évidemment euh pas peut-être pas très heureuse mais ça veut dire pardon.

Pourquoi ? Ça veut dire quoi ? C'est pire.

C'est complètement irresponsable. Non, le parti le Parti socialiste s'est cru très beau il y a une dizaine de jours. Il était dans l'ivresse de la dissolution. on va y aller, on va obtenir et cetera.

Bon, hier, il y a eu des défilés assez non pas clairsés mais pas très importants. Ça met pas beaucoup de vent dans les voiles des socialistes. Donc c'est pour ça qu'Olivier Fort a dit à la fois on est prêt à la discussion mais pour l'instant le compte n'y est pas du tout du tout. et les LR l'ont dit aussi d'une certaine façon parce que Bruno Retillot lui il est sous la pression de son parti et puis il a peur que Sébastien Lecornu tout au Parti socialiste pour pouvoir déboucher.

Donc aujourd'hui Sébastien Lecornu, c'est lui qui décide de mettre la pression après avoir subi autant de prise de tenaille des des autres et il sort cette cartouche et il dit retraite fiscalité immigration. On n'est pas pour ou contre. On dit on fait comment ?

C'est il fait de la pédagogie en fait. Il parle au français, il à qui parle-t-il Christophe ? Il parle aux français pour essayer de dépolariser le débat où en effet depuis 15 jours, il y a les pro taxman, il y a les antitaxman, les patrons montent à la barricade, les syndicats descendent dans la rue et donc il essaie de calmer cela.

Il a fait un appel à la raison, il n'a pas été dans le ton de la dramatisation. Il était très calme, très doux ce ce premier ministre et il explique quand même qu'il faut chercher des consensus. Donc il continue d'une certaine manière le en même temps.

C'est le en même temps où on peut faire plaisir aux socialistes et contenter les républicains. On peut faire le chemin l'un vers l'autre. Pendant que Christophe parle Damien Flora le RN est en train d'arriver à Matignan parce que il y a des rendez-vous qui sont prévus ce matin et c'est vrai et alors on il y a un enjeu avec le Rassemblement national mais on le sait le poids il est plutôt sur les épaules du Parti socialiste.

Olivier Fort Patrick Caner qu'on a entendu Boris Valallot. La question que je me pose ce matin, c'est est-ce que dans ce nouveau contexte politique, les LR ont intérêt à aller au gouvernement ? Parce que ça veut dire que la copie si elle est examinée en séance elle du budget, elle va être profondément remaniée.

Elle ne ressemblera plus a priori du tout à ce que souhaiterait un Emmanuel Macron et un Sébastien Lecornu. Les LR vont se retrouver dans une position difficile s'ilsège toujours au gouvernement avec 7 hostes certains importants, même s'il ne pilote pas forcément Bery. Quel serait l'intérêt d'un Bruno Rotaillot d'emmener ses troupes dans un gouvernement qui verrait demain une taxation des hauts revenus de façon importante qui verrait un coup de pouce au pouvoir d'achat qui verrait un renoncement à la réforme de la retraite ou une suspension ?

Une suspension. Moi, je je m'interroge sur l'avenir du et on pourrait demain ou après-demain arriver avec un gouvernement 100 % renaissance. Mais il a pas du tout parlé de suspension de la réforme de laqu il a expliqué que c'était pas tout ou rien.

Et c'est vrai que si on va vers une sorte de de bouill àabaisse budgétaire où tout le monde apporte, et ben soit tout le monde participe au gouvernement, ça s'appelle l'Union nationale, soit puisque personne ne veut participer au gouvernement, en effet, on va vers un gouvernement de technicien ou de ce centre du du du socle commun qui s'appelle en effet. Ce sera la bouillabisse budgétaire. Mais sinon, c'est pas de budget du tout.

Il faut quand même que non mais il faut quand même reprendre nos esprits et se dire que là on était il est dans une impasse en fait le l'impasse elle est presque intacte par rapport au début de ces premières heures de consultation. Donc oui euh on ne sait pas où on va euh mais il a cherché une voie de sortie par rapport à la situation d'ici. Le pire c'est l'absence de budget.

On est c'est le c'est le pire économiquement c'est le pire des scénarios surtout qu'on l'a quand même déjà vécu il y a maintenant ben sur le budget 2025 mais là je vois depuis maintenant une petite dizaine de minutes. Vous poussez l'analyse tous super loin. Vous vous demandez ce qu'il y a dans l'arrière crâne du premier ministre et comment le gouvernement enfin il vient de prendre la parole comme jamais à 8h45 du matin pour annoncer un truc.

Il a rien dit d'autre que je renonce au 493. Il y a forcément un une arrière pensée politique très forte. Le fait de renoncer à cet cet outil institutionnel à quelques minutes de rencontrer les forces politiques les plus rétives.

Il est probable que comme il le dit dans les secrets des bureaux, des choses se disent et qui ne sont pas forcément révélées par la suite et que finalement et bien cet élément du 493 soit un point d'accroche très important dans les différentes discussions qu'il a pu avoir avec les uns et les autres. Je pense que c'est faut pas chercher midi à 14h hein sur les motivations d'une prise de por 8h45. Alors bah ne cherchons pas Midi à 14h.

Retrouvons tout de suite Mathieu Desmoulin euh qui est sur le qui est à Matignon. Mathieu, bonjour. Alors grosse annonce vient de le dire vient de le rappeler Nicolas Dos.

Je renonce au 493 et hop entrée de du RN à Matignon. Là, je vous entends. Régie France info.

Oui. Ouverture du bal de cette grande série de consultations qui va s'étaler toute la matinée avec les oppositions. Le Rassemblement national qui vient de franchir les grilles de Matignon, vous l'avez dit Anaïs.

Et puis dans la foulée, le Parti socialiste. C'est ce rendez-vous qui va être crucial de laave même de l'entourage du premier ministre Sébastien Lecornu le sait. Maintenant qu'il a fait cette annonce sur la forme, il va aussi devoir donner des victoires sur le fond au Parti socialiste.

C'est cette fameuse logique du compromis dont il parlait dans sa déclaration. Que chacun puisse faire un geste. Et donc il annonce en soxte qu'il va lui aussi faire des gestes en direction du parti à la rose.

Mais lesquels ? Est-ce qu'il y aura par exemple un geste sur la justice fiscale ? Comment mettre davantage à contribution les plus riches ?

Le premier ministre pose la question sans y répondre mais dans sa stratégie elle est très claire c'est donner des victoires au Parti socialistes revient à laisser les socialistes l'annoncer. Il faudra donc écouter avec beaucoup d'attention la déclaration d'Olivier Fort, Patrick Caner, Boris Valallot lorsqu'ils sortiront tout à l'heure d'ici 11h du bureau du Premier ministre. Merci beaucoup Mathieu Desmoulin en direct de Matignon.

Euh, on rappelle que le RN est reçu à 9h, le PS à 10h30, les écologistes à 11h30 et le Parti communiste à 12h30. Nicolas Dose, messieurs dames, euh vous dit "Vous êtes des dingues." Non non non non.

Mais je voudrais juste vous répondre atterrir juste sur le fait que 8h45 prise de parole solennelle pour annoncer un truc. Voilà, il y a une idée derrière. Et peut-être que même peut-être qu'elle a été formulée hier justement par Sébastien Lecornu à Bruno Retaillou parce que il a fait monter les enchères assez haut hier. hein, pour faire suite à ce que vous disiez Damien, il a posé des conditions, un engagement sur 24 heures, des engagements sur le régalien, sur l'immigration.

Il veut récupérer par exemple information la main sur les consulats parce qu'il a été traumatisé par l'affaire des visas algériens français accordés aux étudiants algériens. Donc et donc il s'est donné d'une certaine façon des raisons de ne pas entrer au gouvernement. Donc est-ce que pardon mon cher Nicolas cette mesure surprise, elle a peut-être déjà été travaillée dans les coulisses et dans le secret de Donc elle est officialisé.

Non ce qu'on a alors Christophe pardon mais il a dit le gouvernement doit changer de méthode et d'ailleurs les ministres devront consulter avant, pendant après bâtir des compromis. Depuis combien de temps Christophe on entend cette phrase ? Est-ce que la France est capable de bâtir des compromis ?

On l'entend depuis la naissance du général de Ga vie politique française la vie politique française est organisée de manière contre nature par rapport à la culture du compromis. La vie des partis, la construction de l'élection présidentielle tout ça plaide pour le conflit et pas pour le compromis. Depuis 2022 majorité introuvable depuis 2024 assemblée ingouvernable l'idée du compromis revient en force.

Nous ne deviendrons pas des Allemands du président allemand. Il c'était dans le livre Révolution du président Macron. Il disait en même temps, on va réussir à tous.

C'est l'addition. Et là, il cherche le plus petit dénominateur commun. Il ne le trouve pas.

Mais en renonçant 493, il donne le manche au parlementaire. Nicolas disait "Faut pas chercher midi à 14h." Mais parce qu'il est ni midi ni 14h, il est minuit- 5 pour sortir la France de l'ornière budgétaire.

Là la pression depuis un quart d'heure, elle est sur les parlementaires. Messieurs et madames les parlementaires, vous ne tombez pas d'accord. Il y a pas de budget pour la France.

Donc j'avais depuis 15 jours la pression pour donner une copie budgétaire. Je vais rendre ce que je peux. Maintenant, la pression est chez vous pour donner non pas une copie mais un vrai budget qui doit arriver avant le 31 décembre dans la vie de la nation.

Il faut admettre qu'il y a un il y a un côté il y a un côté rupture quand même l'annonce politique aujourd'hui de il avait parlé de rupture changement de méthode. Il y a une rupture et un changement de méthode. Faut pas chercher midi à 14h.

Il est peut-être minuit moins le car pour reprendre les propos de Christophe. Il parle au français quand même Sébastien Lecnus avec une note de contexte et il la referme avec la même note de contexte. Il y a un décalage entre la vie de nos compatriotes et la vie politique.

Ça c'est le premier point. Il y a un décalage entre la vie de nos compatriotes, la situation géopolitique. Des drones ont survolé Munique hier, l'Allemagne, c'est pas rien.

À nouveau, Poutine joue avec Non, c'est l'ancien ministre des armées, enfin ministre des armées des missionnaires qui est en train de parler. Il nous dit "Il y a ce décalage entre la vie internationale, la vie géopolitique, la vie de nos parlementaires et la vie de nos compatriotes. Prenez vos responsabilités.

Je trouve qu'il renverse plutôt habilement la charge de la responsabilité en pointant maintenant la responsabilité des parlementaires. Allez-y, montrez que vous êtes responsable, trouver des des compromis puisque dans le secret du bureau, oui, dans ce sent, c'est authentique, on avance. C'est à vous de jouer.

Moi, je pense, c'est mon point de vue qui est en train aussi de faire le constat d'un certain échec. Il avait patiemment élaboré, là je pars sous votre contrôle, une stratégie de cohésion avec le bloc central. On les réunit, on est cohérent, on avance ensemble à Tal Renaissance, Horizon, Philippe et cetera et cetera LR et Modem.

Hier, Rotaillo ne claque pas la porte mais met un sacré coup de pression. Notre participation n'est pas garantie. Qu'est-ce qu'il fait là le le corps dans la précipitation de Premier ministre ?

Il fait aussi le constat d'un échec de cette stratégie de cohésion qui est en train de se fissurer. Il est face à des vents contraires. C'est peut-être ce qu'il nous dit.

Il fait le concert d'un échec. Elisabeth ? Alors, la cohésion, on la voit pas beaucoup euh depuis depuis la dissolution.

En réalité, ce qui se passe, c'est que le la fin du bibartisme en 2017 avait déjà bien écorné le fonctionnement de la 5e République telle que l'avait conçu à l'époque le général de Gaulle. Euh c'est vrai que le renoncement 493 est aussi une aventure politique nouvelle dans un contexte encore une fois où nous sommes dans une impasse total et que parce qu'on l'oublie un peu, on est dans une situation budgétaire dramatique. Quand je veux parler de budget, je me retourne immédiatement vers Nicolas Dose.

Nicolas, on a deux exemples de cas d'école sous les yeux. aux États-Unis, c'est le shutdown. Comme ça, c'est clair.

On vit des gens, on en profite, on refait un peu une tambouille et ça c'est très très clair. En Espagne, hop là, ça fait 2 ans qu'on a pas de budget, finalement on s'en tire pas si mal. Qu'est-ce que c'est ?

Quoi chez nous ? Comment ça le problème chez nous ? Bah le problème avec ce budget, le problème c'est que on passe, on a systématiquement des comptes à la dérive.

On est à notre 51e année de vie de la nation dans le rouge. Ça fait maintenant des années qu'on considère qu'il faut subventionner la demande et le pouvoir d'achat avec de l'argent que l'on n' pas et on oublie que l'essentiel c'est de produire et de créer des gains de productivité pour que l'économie puisse fonctionner. Et donc aujourd'hui, on affiche les chiffres macroéconomiques et budgétaires les pires de toute l'Europe.

Voilà le problème du budget. L'Espagne s'en sort et elle a pas de budget. Ah mais enfin l'Espagne l'Espagne n'a pas de budget.

Euh tous les pays qui aujourd'hui ont réussi à rétablir leurs finances publiques, notamment les pays du sud, sont des pays qui ont systématiquement qui sont intervenus sur le sujet des retraite. Il y a il y a un homme cl ce sont des pays qui généralement ont baissé les impôts. Ce sont donc des actes politiques qui ne sont pas les nôtres aujourd'hui.

Il y a un homme clé maintenant que l'affaire du le budget va être l'affaire du parlement. Il y a un homme clé qu'il faut citer qui a été élu hier, c'est Philippe Juvain. Il est rapporteur général du budget.

C'est donc la cheville ouvrière, l'articulation entre le gouvernement et sa copie et les parlementaires et leurs travaux. C'est un LR. libéral, Macron compatible, disait-on il y a il y a certains temps.

Ça va être un homme clé, homme d'hôpital. C'est un médecin extrêmement habile pour discuter avec tout le monde. C'est lui qui va venir maintenant dire au parlementaires, nous avons le compte.

Il dira sur le plateau d'CI parce qu'il est là à 10h. Philippe c'était le son grand projet pour pour purger la fonction publique. Damien non juste un mot pour revenir sur ce 493.

C'est vrai que le 493, c'est aussi ce qui a marqué le passage à Matignon d'Élisabeth Borne qui l'a utilisé plus d'une vingtaine de fois en quelques en quelques semaines, quelques mois. Et donc je pense qu'il veut Sébastien Lecorn marquer une rupture aussi par rapport à des à des prédécesseurs et occuper la bande passante parce que on va tout au long de cette journée et bien commenter cette déclaration, entendre le premier ministre sur le 493 mais Guillaume aussi a cité d'autres messages clés qui ont été passés par Sébastien Lecornu. Et donc quand on aura la réaction tout à l'heure de Marine Le Pen, quand on aura la réaction d'Olivier Fort à l'heure, on aura aussi à part égal et bien une expression du Premier ministre dans la stratégie de communication.

Ça peut être souligné. Peut C'est pas idiot comme coup Elisabeth, parce que comme il il leur repasse la patate chaude en fait. Exactement.

Il était sous pression, il leur met la pression. Et on peut ajouter d'ailleurs à ce que vous dites Damien que euh ils ont beaucoup joué les autres positions avec le 493. Il y en a eu combien ?

On a l'impression qu'il faisaient le 493 comme ils allaient au marché en fait hein. Histoire d'exister au Parlement, de pousser leur feu en étant à peu près sûr la plupart du temps que ça passe pas mais avec des moments décisifs où ça passe. Bon ben là c'est one shot hein pardon à bon français.

Euh donc ça ça met aussi les parties devant leur responsabilité euh de travail enfin de de parlementaires euh dans les semaines qui viennent. C'est intéressant. C'est intéressant.

Il parle le premier ministre d'une nouvelle méthode de partage de pouvoir et il insiste comme il l'avait fait d'ailleurs dans les deux interviews qu'il a donné à la presse régionale et nationale de la décentralisation. C'est un axe majeur Christophe. Ah c'est un axe majeur.

C'est un Est-ce que les Français l'entendent ça ? comprennent ce que ça veut dire. Oui, parce que les Français ont compris la défaillance de l'État.

Ils voi bien que Paris c'est loin de leur préoccupation et donc la décentralisation, ça peut leur parler. Euh le partage du pouvoir, on le connaissait en France, ça s'appelait la cohabitation. Majorité de gauche, président de droite ou l'inverse et puis voilà, on se parlait, on se répartissait les territoires.

Là, depuis 2024, on a autre chose. On n pas de majorité. Donc, il ne s'agit pas de cohabitation, il s'agit de cogestion au mieux de coresponsabilité quant aux choses qui vaut mal.

Et là, Sébastien Lecornu, quand il a parlé dans le Parisien, il a installé deux niveaux. Le niveau horizontal entre les oppositions et le socle commun, comment on trouve un consensus et puis une opposition verticale, une cohabitation verticale, Paris et les collectivités locales. Sachant que derrière ces décentralisation, on attend aussi beaucoup d'économie budgétaire puisque les collectivités locales dépensent.

Donc oui, il a eu raison de mettre ça dans le dans le jeu. On verra si le parlement est capable de traiter les deux chantiers, le chantier du budget et le chantier de la décentralisation. Dier Florau, c'est quand même extrêmement habile cette petite prise de parole dépôr minet parce que il a pris tout le monde de cours et ça a pris tout le monde de cours.

À ce Bruno Rotaillot disait hier soir au Figaro à ce stade la participation de la droite au gouvernement n'est pas acquise du tout. Les socialistes menaçaient de de censure. Sophie Binet disait "Le cornus c'est le premier ministre des copiers collés." Et tout à coup, il renverse vraiment la table en fait.

Oui, c'est vrai que en tout cas, il semblait être dans un coin euh poussé par euh euh les oppositions euh de droite comme de gauche, cornéisé euh et en plus c'est vrai, soutenu par le socle commun, mais légèrement il y a quelques voix euh qui euh il en fait Sébastien Lecnu n'a pas de troupe officiellement, il n'y a pas de le corniste ou en tous les cas n'a jamais cultivé un un réseau comme d'autres ont pu le faire par le passé. euh il ne dirigeait pas le Parti Renaissance. Donc c'est vrai que c'était plutôt un homme seul.

Aujourd'hui par cette déclaration, il tente un coût politique par une stratégie de communication qu'on a longuement commenté depuis sa prise de fonction euh avec une parole plutôt rare silencieuse. Le grand muet. Exactement.

Bah il fait passer des messages, il consulte, il voit des journalistes aussi. Donc malgré tout il est présent. Et bien on va voir si si c'est suffisant dans les heures qui viennent parce que finalement aujourd'hui c'est un peu un juge de paix avec les déclarations en particulier du Parti socialiste.

De quelle manière et bien au Parti socialiste Olivier Fort, Patrick Caner et Boris Vallot vont réagir à cette parce que c'était une demande des socialistes très fort demande très forte. Donc il accède à une demande par surprise. Donc oui, on va voir comment ils réagissent tout à l'heure.

Évidemment, ça va être déterminant. Mais je je suis assez interpellé. C'est une question que je voudrais poser à nos éditorialistes de politique ici sur le le plateau.

Il envoie des appels de phare à tout le monde. Immigration pas immigration, taxe Zukman pas taxman et cetera et je me demande et je vous pose vraiment la question comme un un béoien, est-ce qu'il est pas en train de se mettre dans la position de Michel Barnier, c'est-à-dire soumis à une une assemblée extrêmement fragmentée avec laquelle il faudra trouver des compromis envoyant des appels de PH il envoyé au RN mais le RN reste un parti populiste. Si sa base lui dit on renverse et bien le RN renversera.

Est-ce que c'est pas une barnier bis avec une grande différence quand même parce qu'en effet Michel Barnier a fait ça pendant un mois le mois d'octobre 2024 puis après il a dit bon ben maintenant 493 et puis ça s'est retourné contre lui. 493 et bien censure. Là il renonce au 493 donc il dit au parlementaires allez-y débattez c'est très important prenez votre temps.

Enfin pas trop parce qu'il y a un compte à rebour et ça sera votre responsabilité en s'adressant d'ailleurs aux députés mais aussi aux sénateurs où les LR ont la majorité. Et c'est comme cela que il passe de Barnier qui voulait être dans le bras de fer, qui essayait de tordre le bras de ses oppositions à la stratégie du judoca. J'utilise la force de l'adversaire, cette force de toutes les oppositions qui sont contre moi, bah pour la renverser contre eux, contre elle ces oppositions.

S'il y a pas de budget à la fin de l'année, ça sera votre faute, pas la mienne, votre faute. Oui, c'est intéressant de de voir à quel point effectivement il se met il semble se mettre en retrait en tant que que premier ministre. Jusqu'ici le premier ministre, on l'appelait le chef de la majorité.

Là, c'est plus Pourquoi il avait dit qu'il était le plus faible d' Bah parce que justement il avait sans doute peut-être déjà cette idée he de remettre et bien le le mystiger sur les épaules des des parlementaires. C'est ce qu'il fait très clairement aujourd'hui en disant je n'activerai pas ce cet outil constitutionnel qui permet d'interrompre un débat et de revenir à une copie initiale. Allez, une petite pause et puis on reviendra sur cette prise de parole du premier ministre.

Prise de parole surprise, on s'y attendait pas du tout. Personne, même les mieux renseignés de cette table. Et puis on reviendra là-dessus et puis on reviendra aussi sur cette mattinée de consultation.

Le RN à 9h, le PS à 10h30, les écolos à 11h30 et le PC à 12h30. À tout de suite sur LCI. Allez, c'était à 8h45, une prise de parole totalement inédite de du Premier ministre Sébastien Lecnu qu'on avait pas beaucoup entendu jusque-là sur le parvis de l'Élysée de du on y est pas encore de Matignon.

Euh et qu'a-t-il dit ? et bien on l'écoute décidé de renoncer à l'article 49 à l'INA3 de la Constitution puisque cet article au fond permet au gouvernement d'interrompre les débats d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement décrire la copie et on le sait très bien je défends la 5e République et sa constitution c'est un outil utile mais c'est un outil qui a plutôt imaginé par Michel Debray pour contraindre sa propre majorité or dans un parlement qui fonctionne dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an qui ressemble au français avec ses divisions. On ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition.

Voilà, c'était le le Premier ministre il y a quelques minutes. On est en direct avec Arthur de la Porte. Bonjour monsieur, vous êtes porte-parole du PS, député du Calvados.

Alors, quelle réaction à cet abandon du 493 ? Bah écoutez, nous on en prend act parce que évidemment que ça faisait partie des des conditions mais ça n'est pas suffisant et aujourd'hui je le dis, le compte n'y est pas. Nous on demandait un geste fort envers les Français, un geste tangible pour leur quotidien, un geste qui permet de dire que nous avons remporté une victoire pour eux.

Aujourd'hui, il y a une annonce sur la méthode mais ça ne suffira pas et ce n'est pas la renonciation au 493 par exemple qui permettra demain de suspendre la réforme des retraites par exemple. Alors justement par bonjour Arthur de la porte, la parole est au parlement comme vous le souhaitiez. Le premier ministre Sébastien Lecornu vous donne d'une certaine façon maintenant non pas les reines mais la main pour laisser vivre ce débat parlementaire et donc peser de tout votre poids nombre de députés euh de gauche pour avoir une copie qui vous satisfait.

Donc vous pourriez aussi dire ce matin, c'est un très bel acquis euh et on va s'en emparer pour donner aux français le budget qui nous semble le plus juste. Et vous ne dites pas tout à fait ça, c'est pour ça que je je vous permets de vous poser cette question. Je vais vous répondre très simplement.

C'est je vous dis un élément de méthode qui est nécessaire parce qu'aujourd'hui en effet il faut sortir de cet usage du 493. Mais ce que je dis par ailleurs c'est que ça ne suffit pas. par exemple, on ne peut pas même 1493 suspendre la réforme des retraites parce que ça crée des dépenses supplémentaires.

Ça doit se faire dans un projet de loi de financement de la sécurité sociale et en fait l'action des parlementaires reste corseté dans la capacité à générer des dépenses supplémentaires. Or là par exemple si je suis premier ministre si je suis Sébastien Cornu et que je dépose une copie budgétaire avec un cadrage financier minimal, le parlement n'a pas de marge de manœuvre. Donc en fait moi ce que j'attends du premier ministre, c'est pas quelques annonces sur la retraite des femmes parce que c'est ça en fait les vrais engagements qu'il a pris euh mais c'est c'est pas grand-chose par rapport à notre demande qui est de suspendre la réforme des retraites.

Vous voyez par exemple donc euh sur le reste sur la question de la justice fiscale, il n'a rien dit. Sur euh la question de la contribution des plus riches, il n'a rien dit. Sur le fait que les catégories populaires soient épargnées de l'effort qui va être demandé l'an prochain.

Il n'a rien dit. Et donc vous voyez, moi je reste sur ma fin sur les dimensions concrètes. Le 493 c'est de la technique, c'est de la méthode, ça permet d'avancer mais ça ne permet pas tout et ça ne permet pas notamment au Parlement de générer des dépenses.

Attendez parce que c'était une allocution, c'est pas une allocation. C'est pas une allocution. Euh il a pas c'était pas son discours de politique générale.

Il dit en trois points je mets au 493, j'appelle à au compromis. Chacun doit faire son job et je rends le pouvoir au députés. C'était pas un discours de politique générale et vous euh 10 minutes après, vous lui mettez déjà une claque.

C'est-à-dire est-ce que vous pensez que les Français vont supporter ce spectacle indéfiniment ? Est-ce que vous pourriez pas prendre acte du fait qu'il fait un pas vers vous et dire "Et bien, nous entendons, nous allons discuter ce budget, nous allons parler de justice fiscale et cetera." Mais moi, je vous entends et j'entends et je vous dis que nous prenons acte de cette décision. me dites pas que je prends pas acte de ça.

Je veux dire, j'entends que c'est quelque chose que nous demandions, mais nous n'avons jamais dit que le 493 seul était la manière d'avancer pour la suite. Parce que je vais vous dire, le 493, ça met pas de beurre dans les épinards, ça met pas du de sauce dans les pâtes. Voyez, mais monsieur monsieur le monsieur monsieur le député, le maintenant que le parlement a la main sur ce budget puisqu'il y aura pas de 493, la suspension de la réforme des retraites, vous pouvez la faire.

Il y a une majorité puisque le bloc de gauche plus le RN, vous êtes majoritaire, pourquoi ne pas la mettre en débat et et et trancher ? Et je vous le dis Christophe Barbier, la suspension de la réforme des retraites qui a été faite, je rappelle, par un projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale ne peut être faite que par un projet de loi de financement de la sécurité sociale. Du coup, demain, mais même dans le budget, on ne peut pas.

On ne peut pas techniquement, constitutionnellement, on ne peut pas. Et donc moi je le dis à Sébastien Lecorn, s'il veut qu'il y ait un débat, il la met dans le débat cette subvention de la réforme des retraites et demain euh et bien c'est au Parlement de trancher. Mais ça ne peut pas être un nom dès le début.

Et c'était ça ce qu'il a dit aussi ce matin. On peut pas parler que de la deuxème partie de son interview. Il faut aussi parler de la première partie de son intervention qui était une fermeture sur nos demandes sur le fond.

Et donc je le dis, la méthode ne peut pas se substituer au fond. C'est un leur qui à mon sens n'est pas acceptable. Monsieur de la Porte, si vous me permettez la question, il y a quelque chose dans dans vos propos que un certain nombre de nos téléspectatrices, nos téléspectateurs ne saisissent pas forcément et apparent cela, à tort ou à raison, mais en tout cas c'est perçu comme ça à de la tambouille.

Le premier ministre le cornus sur le péron de Matignon, il dit "Il y a un décalage immense entre la vie de nos compatriotes et la vie politique parlementaire." et vous en êtes l'expression ce matin en nous disant qu'en réalité vous refusez de prendre cette balle au bon pour aller à un moment donné assumer votre part de responsabilité. Est-ce que vous pensez que les Français comprennent très honnêtement ?

Moi, je le dis aux françaises et aux français, ne vous laissez pas avoir par cette espèce d'annonce qui ne remplace pas le reste. Quand on vous dit que les Françaises et les Français sont majoritairement hostiles à la réforme des retraites, quand nous disons nous, on a trois grandes demandes, une demande de justice fiscale, une demande de justice sociale et une demande sur la réforme des retraites et qu'il dit non, non et non. La question du 493 ne peut pas se substituer au reste puisque ça ne remplira pas le porte-monnaie de nos concitoyens.

Et donc si le premier ministre avait dit en plus de cela, pas à la place de cela, en plus de cela, oui, je suis prêt à remettre la réforme des retraites sur le tapis, moi je dis j'aurais plutôt dans un état d'esprit positif. Mais je rappelle aussi et par ailleurs que nous aurons l'occasion de lui dire dans une heure à Matignon que ça ne peut pas être la suspension du 493 pour solde tout compte. C'est la suspension du 493 et le reste et peut-être que premier ministre pourra nous dire à ce moment-là, j'entends et alors j'ai décidé d'intégrer aussi la suspension de la réforme des retraites dans ma démarche.

Et là je vous le dis là je vous dis je serai content parce que franchement ça n'est pas possible de suspendre la réforme des retraites même s'il n'y a plus de 493. Voilà c'est techniquement pas possible donc il faut pas se laisser illusionner par ce type d'annonce. Damien Flor ?

Oui. Donc Arthur de la Porte, ce que vous nous dites euh ce matin, c'est que euh s'il y a une motion de censure déposée par les insoumis, comme il le ils le disent et ils le répètent, euh vous la voterez en l'État. C'est pas ce que je vous dis.

Non non, je vous dis pas ça parce que je vous dis que on va aller le rencontrer, on va lui dire ce qu'on en pense. Moi je vous me demandez ce que je pense de la suppression du 493. Je vous dis ça fait partie des points de de méthodes qui sont nécessaires, mais ça ne peut pas se substituer au fond.

Je vous ai pas dit autre chose. Je vous ai dit nous on avait des demandes et on a toujours des demandes qui sont fortes. On va aller le rencontrer dans une heure pour lui dire ce qu'on en pense.

Derrière on aura un bureau national dans la journée pour voir quelles sont les conséquences que l'on tire de tout ça. Mais je ne vous ai absolument pas dit à l'heure où je vous parle que nous avions pris une décision sur la question de la censure ou de la non censure. Ça c'est les instances politiques du PS qui prendront cette décision au regard des annonces de ce matin, au regard des annonces que nous des échanges que nous aurons ce midi.

Merci beaucoup. Merci Arthur de la porte. Vous êtes donc à Matignon vous-même à 10h30 tout à l'heure pour rencontrer le premier ministre.

Merci beaucoup de ce passage sur LC. Christophe, on parle d'accord de censure ou non censure. J'ai une petite question un peu technique pour vous peut-être Christophe, Elisabeth, enfin tous ceux qui veulent.

Est-ce que cette sortie du Premier ministre sur le Pon ce matin à 8h45, c'est pas le signe qu'il y a un deal de non censure avec le RN ? Je pense que si il doit y avoir non censure avec le RN, ça ne se fait pas que sur cet épisode là. Ça s'est joué en partie hier et avant-hier dans les attributions de postes à l'Assemblée nationale.

Le RN a retrouvé sa place dans les instances à proportion arithmétique. Sébastien Chenu, deux vice-président et cetera, ils ont été servis. Ça peut les apaiser.

Le 2è point, c'est le truc très technique, c'est le plan pluriannuel sur l'énergie. Des décrets doivent sortir, le RN n'en veut pas. Tout ça Nicolas pourra l'expliquer.

Ça se négocie dans la coule traité. 3è chose, le 30 octobre, que se passe-t-il le 30 octobre, il y a ceux qui préparent Halloween, pu il y a ceux qui ont la niche parlementaire à l'Assemée nationale. Niche parlementaire RN avec des tas de textes que le RN a choisi volontairement consensuel pour essayer de d'agréger les votes.

Et puis l'idée que peut-être dans cette niche parlementaire, il pourrait y avoir la proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire quand un parlementaire est condamné. Aucun parlementaire ne peut être inéligible avant une condamnation définitive. Si c'était voté, si ça passait, Marine Le Pen retrouve l'horizon 2027 et là vous avez le 3e étage de la fusée et elle n'a plus aucun intérêt à censurer à risquer une dissolution.

Voilà, c'est ça. C'est ça peut être ça peut être dans un plan un peu politique, maavellique, appelez-le comme vous voulez. C'est le signe cet épisode là ce matin sur le paiement de Matignon qu'il y a un deal non censure avec le RL.

C'est surtout une manière de dire au socialistes, je peux négocier en sousmain des carabistouilles avec le RN pour Fabien Rous en direct sur LC des députés sont face à leur propre responsabilité parce que s'il y a pas de 493, ça veut dire qu'il va y avoir un véritable débat au Parlement. Il va falloir construire des majorités pour apporter des des réponses à ce que demandent nos concitoyens. Et donc euh c'est chaque député qui devra voter ou pas voter ce qui sera mis en débat et c'est l'occasion pour nous enfin de voter l'abrogation de la réforme des retraite parce que nous savons qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale contre cette réforme de retraite.

Donc il y a là une une voie, une porte ouverte, il faut mettre le pied dedans et puis accepter le débat, accepter les compromis. Et et donc euh je demanderai au président je demanderai au Premier ministre dans quelles conditions il met il met en œuvre cette mesure d'absence de 493 parce que il y a d'autres articles dans la Constitution qui peuvent aussi brider les débats. Donc faut vraiment permettre un débat le plus large possible à l'Assemblée nationale.

Et quelle est la position du Parti communiste du coup par rapport à ça ? Mais d'abord, je vais aller voir le Premier ministre pour lui poser des questions sur la manière dont il entend mettre en œuvre cette absence de 493 et ensuite euh nous allons en débattre entre nous sur euh euh les possibilités que nous aurons à faire avancer des mesures, l'abrogation de la réforme des retraites, l'augmentation des pensions, des moyens pour nos services publics et et voir si nous sommes prêts à aller à à ce débat avec au Parlement. Et puis il faut faire appel aux Français.

Les Français vont se retourner vers leurs députés justement, est-ce qu'ils veulent des députés qui vont censurer à priori ou est-ce qu'ils veulent des députés qui vont aller euh défendre à l'Assemblée nationale euh euh leur fiches de paye, leur retraite ? C'est ça le sujet. Et donc euh voilà, une nouvelle séquence s'ouvre, elle est intéressante.

Et quelles vont être vos propositions concrètes ? Du coup, nous voulons nous l'abrogation de la réforme des retraites. Nous voulons une augmentation des salaires et des retraites pour les les retraités et nous voulons des des mesures, des moyens supplémentaires pour les services publics.

Je pense notamment à la santé et l'éducation nationale. Et il nous faut des recettes nouvelles. Il faut de la justice fiscale, il faut que les plus riches participent au budget et nous avons des propositions très concrètes là-dessus que nous mettrons en débat à l'Assemblée nationale et on verra qui vote pour, qui vote contre.

C'est un vraiment un moment de clarification pour nos concitoyens. Et pour finir, quel est vos quelles sont vos attentes dans un futur proche ? Mon attente mon attente c'est queon apporte des réponses aux Français.

Là les gens n'en peuvent plus. Le SMIC est très bas. Les salaires au-dessus du SMIC n'évoluent pas.

Les factures elles elles augmentent. C'est pas possible. On ne peut plus continuer comme ça.

Il faut que le travail puisse permettre de vivre et de vivre dignement. C'est tout. Là, c'est mon seul slogan, que le travail nous permet de vivre et vivre dignement.

S'il y a pas des mesures qui vont dans ce sens-là, et bien on votera pas de budget, on votera pas euh euh de soutien à à ce gouvernement. Et qu'est-ce que ça pourrait faire si vous votez pas le soutien ? Et ben, ça veut dire que ce gouvernement ne tiendra pas, que donc il faudra en changer.

Mais pour l'instant, on en est pas là. Pour l'instant, on en est au débat, au dialogue. S'il y a pas de 493, ça veut dire qu'en face, il faut accepter le débat.

Ça veut dire qu'en face euh il y a pas de motion de censure. Et donc, c'est aussi une responsabilité de notre part. Est-ce que on accepte de ne pas censurer et donc de dialoguer ?

Euh, c'est les discussions que nous aurons dans les heures qui viennent. Mais vous serez bien à censurer si ça ne convient pas à vos attentes ? Mais tout dépend les conditions dans lesquelles le 493 est mise en œuvre.

Il y a pas que le 493 dans dans la Constitution. Bon, il y a l'article 40, il y a le vote bloqué, il y a donc d'autres mesures qui peuvent brider le débat et ça nous n'en voulons pas. Donc ce sont les questions que je poserai au premier ministre.

Ça ne fait que commencer. Merci à vous. Merci monsieur Rossel.

Merci beaucoup Camille Souau micro LCI au micro LCI, le secrétaire général du PC, Fabien Roussell. Alors, il sent le moins hostile, il semble c'est c'est plus peut-être un homme de dialogue ou alors est-ce qu'il a moins de poids que Arthur d'apportes qu'on écoutait tout à l'heure ? Vous avez tout dit.

C'est pas offense au Parti communiste et à son digne représentant Fabien Rossel de dire que n'est pas faiseur de roi. Donc il est très sincère. Il dit formidable.

Nous on va abroger la réforme des retraites avec nos amis de gauche. Voilà, il est très allant, vous l'avez dit, très positif. pas du tout le cas d'Arthur de la Porte qui sent le piège se refermer sur lui et qui donc met des barrières à cette ouverture du premier ministre parce qu'il dit oui bah c'est bien oui c'était c'était il y a quelques instants dans votre émission oui oui c'est très bien c'est une désavancée mais c'est très très loin d'être la seule suffisante pour que on accorde de l'indulgence à l'égard de Sébastien Lecnu donc c'est dire la pression et à mon avis ça tourne beaucoup là dans les cerveaux socialistes euh qui vont qui vont aller dans le bureau de Sébastien Lecornu pour savoir comment s'en sortir avec cette pression qui est maintenant qui est mise sur ce PS décisionnaire quand même du destin de Sébastien Lecnu.

Mais vous rendez compte que en moins d'une heure, on vient de parler deux fois de contre rééforme des retraites. C'est-à-dire que ce serait en matière de politique économique, ce serait le la pire décision que l'on puisse prendre et la plus insupportable pour le reste du monde qui nous fait quand même vivre, nous prétendre de l'argent, ce serait d'afficher une contre rééforme de retraite. Ce serait d'être le seul des pays riches qui avance l'âge de départ à la retraite quand l'ensemble des pays le recul.

Et à moins d'une heure après la prise de position du premier ministre, on entend à deux reprises parler d'abrogation de la réforme des retraites. Je vous rappelle que la Cour des comptes a fait une mission flash. à la demande, c'était à la demande de France Beau, si je ne Donc c'était qui, je ne sais plus.

En tout cas, on a eu les conclusions de la mission flash de la de la Cour des comptes. Chaque décalage d'un an de l'âge de la retraite, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, c'est plus 15 ou - 15. milliards milliards bien sûr.

Donc c'est juste la réforme que l'on ne peut pas se payer. C'est la réforme impossible et c'est la seule dont j'ai entendu parler depuis une heure. Oui.

En fait on sent aussi on comprend peut-être aussi la prudence du Parti socialiste répété par Fabien Rousell qui dit effectivement le 493 c'est pas l'alpha et l'oméga. Il y a d'autres articles dans la Constitution, l'article 47 notamment qui permet de faire passer des mesures budgétaires par voie d'ordonnance. si les parlementaires au bout de 70 jours ne se sont pas mis d'accord.

Donc euh on sent un petit peu la prudence. La Constitution est un texte qui a été euh euh très bien écrit, très bien ficelé et donc euh on peut il y a les lois spéciales bien évidemment, mais on peut effectivement euh faire passer euh des mesures différemment, même sans utiliser le le 493. D'où la prudence sans doute des partis de gauche aujourd'hui.

Il faut une loi d'habilitation quand même pour aller à la 47. Ce qui fait qu'il y a un moment, il vous faut quand même un peu un soc parlementaire avec vous. Une mission flash baou Nicolas.

Oui. Ah, c'était ça. Voilà.

Christophe, il prend les Français à témoins le premier ministre aujourd'hui. Oui, il prend les Français à témoins et il met les députés devant leur responsabilité et tout ça en public à une heure de grande écoute sur LCI. Donc vraiment les Français maintenant vont se tourner vers les parlementaires en disant bah on a bien compris, c'est vous maintenant les patrons, c'est plus le gouvernement, le président comme dans la 5e République classique, c'est vous.

Alors, qu'est-ce que vous nous proposez ? Euh, Arthur de la Porte dit "Non, non, on peut pas réformer les retraites." J'ai regardé le site de la CGT.

La CGT dit le PLFSS, donc projet de loi de finance de la sécurité sociale 2023 a créé la réforme des retraites. Le PLFS 2025 doit l'abroger. Donc maintenant, on sent déjà la défense des parlementaires.

Non, non, on peut pas le faire. Mais si, ils peuvent le faire. Ah, faut qu'il trouve 15 milliards de recettes fiscal à dit Arthur de la porte.

Non, non, on peut pas le faire. On peut pas le faire. Il y a il y a visiblement une sorte de tuyoterie sur ce si j'ai bien compris ce qu'il a dit mais alors là on rentre dans des arcanes constitutionnels un peu complexe.

La l'initiative de remettre les retraites dans le PLFSS, le projet de finance de la sécurité sociale d'après ce que j'ai compris du député devrait venir du gouvernement. Si j'ai bien compris ce qu'il a dit. Il a dit à trois reprises techniquement nous nous n'avons pas la possibilité nous en tant que élu du palais Bourbon de ressusciter une réforme des retraites dans le PLFSS car l'initiative devrait venir depuery.

C'est à peu près ce que j'ai retenu de ce qu'il a raconté. Les amendements sont quand même faits pour que les parlementaires corrigent propositions. J'ai été surpris.

Évidemment, ils sont tenus puisqu'ils doivent créer des recettes en face. Peuvent pas les parlementaires peuvent pas voter comme ça des dépenses des dépenses. Ils sont des recettes mais c'est anticonstitutionnel.

C'est la anticonstitutionnel mais tout la question c'est est-ce que et on en parlait avec Christophe tout à l'heure est-ce que le gouvernement peut bloquer euh une dépense au nom de l'équilibre au quel cas évidemment il bloque euh le le la la réforme d'in vous voyez ce que je veux dire 493 impose c'est un peu technique mais impose l'équilibre au bout du compte absolument il peut bloquer peut-être unire pas le droit constitutionnel de voter une dépense sans la financer. Ça serait trop facile. Ça serait le parlement père Noël.

Mais le conseil constitutionnel est très sourcieux là-dessus. Mais c'est à la charge des parlementaires de dire "Mesdames et messieurs, je vous propose d'abroger la réforme des retraites ou d'augmenter le SMIC et en échange, je vous propose d'augmenter tel impôt, de créer telle recette." Oui, mais on va y arriver.

C'est le message final du premier ministre. D'ailleurs, par rapport à ce que disait Fabien Rousell, il faut rappeler que le SMIC est indexé sur l'inflation et que c'est le seul salaire qui lui n'a pas souffert de l'inflation. Alors, je disais, on va y arriver.

C'est la dernière phrase ou quasi la dernière de la petite prise de parole du premier ministre ce matin sur le le perron de Matignon. On y revient dans un instant sur LCI. Il se bat pour obtenir le soutien de l'opposition à faire afin de faire passer le PLF 2026 et d'éviter d'être renversé par une assemblée divisée.

C'est Sébastien Lecornu et il était ce matin en direct sur LCI à 8h45. qu'on écoute. Après en avoir discuté avec un certain nombre d'acteurs de la vie politique et parlementaire, je pense qu'il nous faut, comme je l'ai dit aussi sur ce péron, engager quelques ruptures.

La 5e République, elle est présidentielle, semi-présidentielle si on est précis, mais elle peut être aussi parlementaire et je pense que nous sommes dans le moment le plus parlementaire de la 5e République. Pour cela, il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités et au fond, c'est ça qui nous empêche d'avancer, c'est la capacité à ce que le déma le débat démarre. Euh Christophe, notre perforace bien-aimé, est-ce que la 5e peut fonctionner avec trois ou quatre blocs ?

Oui, mais c'est plus la 5e. Ah bah voilà, c'est plus la 5e. C'est que soit on retourne vers une forme de 4e, mais on a d'autres logiques notamment dans le dans le fonctionnement de l'exécutif.

Soit on invente autre chose qui est non pas une 6e pas tout à fait, mais une vraie 5e bis. Et cette 5e bis ce qu'a essayé de théoriser Sébastien Lecornu depuis le début. C'est une 5è qui est complètement du côté de son volet parlementaire.

C'est un régime hybride la la 5e. Elle était équilibrée entre le présidentiel et le parlementaire jusqu'en 62. Avec l'élection suffrage universel du président et encore plus avec le quinquena, elle est devenue totalement ou presque totalement présidentielle, sauf en période de cohabitation.

Et là, elle retourne du côté parlementaire, mais elle y retourne avec un parlement qui n'arrive pas à fonctionner parce que il y a quatre blocs, vous dites, il y a 11 groupes parlementaires. Derrière chaque groupe parlementaire, il y a un président, parfois deux, et qui ne pensent qu'à 2027 quand il fait des votes en 2025. C'est ça aussi qui fausse complètement le jeu des institutions, c'est le jeu des égos.

Euh Damian Fleurau, euh il gagne du temps euh le premier ministre, c'est-à-dire que si les discussions n'appoutissent pas avant le 31 décembre, enfin c'est le le le date butoire, c'est le 31 décembre, ils vont être obligés de s'entendre. Oui. Oui.

Oui. Clairement. Alors, il gagne du temps pour tenter au moins d'installer pour quelques semaines son gouvernement qui n'est pas encore connu à cette heure, même si on ne nous promet pas de de de grandes surprises de de grands grands changements au niveau de l'équipe de de l'exécutif, il gagne du temps parce que il remet à la main des parlementaires et notamment des parlementaires socialistes cette idée de débattre de la copie.

Alors effectivement, de quelle copie on va débattre ? Quel est euh le le socle initial, le texte de base ? C'est ce que nous disait Arthur de la Porte.

Euh il faut regarder ça en détail parce que si on part de trop loin euh on narrivera pas là où nous souhaitons aller. C'est-à-dire un gain, une victoire. C'est ça que le Parti socialiste souhaite.

Et ce que nous dit le Parti socialiste, c'est que l'abandon de ce 493, ce n'est pas une victoire suffisante. Ce n'est pas une défaite suffisamment cinglante pour le socle commun. Donc il ils attendent encore plus.

C'est c'est quand même extraordinaire le poids de ce Parti socialiste qui qui fait quand même 1,7 % à la présidentiel et qui est l'arbitre des élégances. Pardon ? 66 députés tout de même.

Oui, 77 c'est quand même pas énorme. Euh on on l'avait déjà dit. Euh Nicolas, on a une idée de ce qu'il y a dans cette copie dont on parle d'Amien Flora.

La copie budgétaire. Bah vous avez eu toute la liste de ce qui va être des hausses d'impôts. Il y en a à peu près pour tout le monde.

Il y aura des hausses d'impôts dans tous les sens. Soit avec des des vraies hausses d'impôts, soit avec des baisses de dépenses fiscales. Vous savez quand vous baissez une dépense fiscale et que vous taillez une niche fiscale, ça a exactement le même effet qu'une hausse d'impôt pour la personne qui est visée.

Si je viens vous prélever 10, je vous prends 10. Si j'avais l'habitude de vous donner 10 avec une niche que je ne vous donne pas, kiff kif bouricot. Donc il y aura effectivement des mesures fiscales absolument pour tout le monde.

Il y aura aussi des ruptures de paroles données par la puissance publique parce qu'on avait promis qu'il n'y aurait pas de surtaxe exceptionnelle sur les grands groupes en 2026. Visiblement ça va être conduit. On s'était engagé à aller prélever au revenus une fois en 2025.

Visiblement, ça va être également reconduit et puis il va y avoir tout ce petit arsenal un peu complexe pour aller donner en tout cas l'idée qu'on taxe les plus haut revenu sans aller jusqu'à la taxe Zucman et son prototype incluant l'outil professionnel qui était autodestructeur pour l'économie française. Ça c'est la partie impôt. Et puis on a eu hier les quelques annonces un petit peu pipo sur le pouvoir d'achat objectivement parce que on reprend des mesures qui existent déjà en expliquant qu'on va faire des miracles.

Le seul moyen de faire un miracle sur cette sur cette partie de pouvoir d'achat serait d'accéder à la requête des socialistes qui est de baisser ou voir d'exonérer dans certains cas la CSG. Sauf que la CSG est une une recette massive de l'État de la puissance publique et on peut pas s'amuser à tripatouiller la CSG parce que les effets sont tout de suite en montagne de milliards d'euros et on n pas les moyens de les supporter. Après, on a absolument rien sur les économies de dépenses publiques.

On a absolument aucune perspective. Mais ça veut pas dire qu'il y en a pas pour pour l'instant ça ne veut pas dire qu'il y en a pas. Mais j'ai pas tellement l'impression qu'il y ait des éléments structurants pour il y a quand même toute une partie du débat qui n'a pas lieu.

On se demande qui on va taxer, comment on va les taxer et comment est-ce qu'on va redistribuer de l'argent qu'on a' pas. C'est quand même à peu près les les s piternelles questions que l'on pose régulièrement. Est-ce que quelqu'un s'est demandé comment est-ce qu'on allait accroître le PIB ?

Comment est-ce qu'on allait accroître le taux d'emploi ? Comment est-ce qu'on allait peut-être essayer de répondre à nos enjeux par le fait qu'il y ait plus de gens au travail ? On a des bons rameurs en France mais on a on en a pas assez.

Ce qui fait qu'on a effectivement la durée de travail par habitant et par an la plus basse des pays de l'OCDE. Donc il faut plus de gens dans l'emploi que ce soit plus tard dans la vie, plus tôt dans la vie, en restant moins longtemps au chômage. Mais enfin les questions clés qui sont comment on s'en sort collectivement pour créer de la richesse ?

Aucune de ces questions n' Mais parce qu'ils n'ont pas de consensus et qu'ils attendent 202 question. Mais la question ne est jamais posée, elle n'est jamais dans le débat. la le la sortie par le haut d'une économie riche et vieillissante comme la nôtre, c'est d'accroître le PIB.

On continue à vivre dans l'idée qu'on va utiliser l'argent public pour financer de la demande et finalement une politique sans beaucoup travailler. Et on est encore sans sur sur l'idée du gâteau fini. Alors le gâteau fini, comme il ne grossit pas et ben il faut en prendre un peu à certains pour en donner à d'autres.

Mais c'est juste lunaire. C'est ce qui a présidé à la mise en place des 35 heur où de toute façon le marché du travail était fini. Non, tout ça peut grossir, peut se rétrécir mais peut grossir.

Ayons aussi ce type de débat. Compter le nombre d'heures à parler de la taxe Zucman et et le nombre d'heures à parler du taux d'emploi. Je pense que les vous avez raison.

L'arbitrage est assez vite fait. Assez vite fait. Christophe, c'est sa dernière chance à Sébastien Lecornu.

Là, il joue son vatou. Ah oui, puisque ce cette tactique là, elle va cadrer toute son entrée au parlement. le discours de politique générale, les premiers débats budgétaires, lutter contre une éventuelle motion de censure déposée par la France insoumise ou les écologistes, ça va se faire dans ce cadre-là.

Il a quand même là sorti sa cartouche maximale sur le fond. Les décisions vraiment à prendre, bah il le renvoie au parlement. Il est il est fermé à rien puisqu'il dit ça va être l'affaire des parlementaires.

Donc oui, c'est un tournant dans la méthode le cornu. On a en ligne avec nous Edvig Diaz, vice-présidente du RN, député de Gironde. Bonjour madame.

Alors cette cet abandon par le premier ministre du 493, comment vous jugez ça vous RNA ? Ben écoutez, moi je je suis comme l'immense majorité des Français, je ne suis pas une adepte du 493. Euh pour autant euh je n'oublie pas que monsieur le Cornu est un macroniste euh et que il peut peut-être avoir des arrières-pensées.

Moi ce que je veux juste vous dire c'est que s'il n'utilise pas le 493, ça veut dire que il compte sur les députés macronistes et LR pour siéger avec assiduité à l'Assemblée nationale pour repousser euh les délires en matière de fiscalité confiscatoire du Nouveau Front populaire. Et hélas, puisque je vais vous rappeler euh que l'année dernière, les amis de monsieur Atal ont littéralement déserté l'Assemblée nationale. Ce qui fait que euh si un budget NFP était passé euh l'année dernière, et bien ce seraiit les impôts qui auraient considérablement augmenté.

Parce que nous au Rassemblement national, vous le savez, nous sommes le groupe parlementaire le plus assidu en hémicycle, mais nous ne sommes hélas pas suffisamment nombreux pour bloquer tous les délires idéologiques de la de la gauche. Donc, j'espère qu'en disant cela, monsieur le Cornu va passer un message clair à au députés macronistes, c'est qu'il faut qu'il siège à l'Assemblée nationale, sinon ce sera un budget qui sera totalement confiscatoire en matière de pouvoir d'achat pour les Français. et Guillaume Ouda.

Madame Diaz, j'ai une question à vous poser. Durant ces 3 semaines, vous avez eu le temps de retourner en circonscription. Euh, très concrètement, qu'est-ce que vous disent vos électeurs euh à propos de monsieur le cornu renversé ?

Euh bah écoute, déjà en fait ce qui ce qui m'a interpellé euh c'est que euh les Français ne sont pas du tout dans l'attente d'un gouvernement. En fait, ils connaissaient pas les ministres d'avant. Il ils connaîtront certainement pas les ministres qui vont être nommés.

Monsieur le cornu n'est pas n'a pas du tout été identifié. Donc on a quand même l'impression euh de en fait de Français qui attendent précisément la rupture, l'alternance. Et en fait ce que les gens me disent sur le terrain, c'est vivement 2027, vivement Marine et vivement Jordane.

Merci beaucoup euh madame Diaz euh d'être intervenue en direct sur LCI. Euh merci à tous sur le plateau d'être venu commenter cette prise de parole en direct à depuis Matignon de Sébastien Lecornu. On va y arriver.

Je renonce au 40 notes 3. Discutez entre vous. Voilà ce que nous dit en substance le premier ministre.