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Podcast / conversationFrançois Ruffin (sur YouTube)· 23 avril 2025 2 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleSécurité

Rencontre avec Rodrigue Petitot

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueFait
    « Mais on a au moins 100 à faire ça, toutes les caisses sont bloquées, tu ne tournes pas. »
  • 0:12Invité politiqueFait
    « Ils nous ont envoyé les services, ils nous ont gazé, ils nous tapaient. »
  • 0:32Invité politiqueFait
    « Femmes, hommes, enfants, vieux, bébés dans les poussettes, garde à vue, rien à ma mère. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Mais pourquoi un pacte d'eau là-haut, il fait 10 ou 47, mais qu'il s'y fait 11 euros de mort ? »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « Mais sauf que la génération d'en est, on est une génération où on n'a rien à gagner, on n'a rien à perdre. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « Et la pression est en fortitude. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Et là, toutes les camions, on leur a dit, on monte toutes les télés, ouais, machin, ils ont brûlé, ils ont cassé. »

Temps de parole

  • François Ruffin100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François Ruffin

On était sur les centres commerciaux, sans violence, on remplit cet état-dit, on arrive à la caisse, on disait, oh, t'es pas, c'est très cher. Mais on a au moins 100 à faire ça, toutes les caisses sont bloquées, tu ne tournes pas. On se battait avec personne, on tapait personne, on cassait rien, on volait rien. Ils nous ont envoyé les services, ils nous ont gazé, ils nous tapaient. On leur a dit, mais vous, vous nous avez mis dans la vie. Nous, on a été au cœur du problème, dans les centres commerciaux. Donc, les gens n'ont pas eu la lecture de ça dès le départ parce qu'ils ne voyaient pas les choses comme il fallait. Ils ont eu le combat à la fin. Ils ont vu la fin du film et pas le début.

Mais on est resté un mois de mai à se faire taper le gazier. Femmes, hommes, enfants, vieux, bébés dans les poussettes, garde à vue, rien à ma mère. On a accepté pendant trop longtemps, on a dit oui, oui, oui, oui, on n'a pas dit non. C'est notre faute. On leur a dit non, on leur a dit non. Mais pourquoi un pacte d'eau là-haut, il fait 10 ou 47, mais qu'il s'y fait 11 euros de mort ? On leur a dit non. On n'a pas dit non. On les a habitués à accepter. Mais sauf que la génération d'en est, on est une génération où on n'a rien à gagner, on n'a rien à perdre. On est dans le jour. Une génération qui n'a rien à perdre, on est dans le jour.

Elle brûle la vue par les deux bouts, elle vit comme s'il n'y a pas de bain. Parce qu'il n'y a pas de bain. Donc, on a dit non. Et un mercredi après-midi avec les enfants, ils se sont rentrés au menton. Et la pression est en fortitude. Il gazer, il t'a. Si on ne s'est pas dit, c'est les tattis, c'est les tonton de tout le monde. Ça s'enflamme. Et là, toutes les camions, on leur a dit, on monte toutes les télés, ouais, machin, ils ont brûlé, ils ont cassé. Sans se dire, mais ça fait un mois une nuit pleine d'écout. Il faudrait peut-être qu'on parle de ça avant de dire qu'ils ont brûlé une voiture. Et là, on leur a dit, ah, maintenant que vous avez tapé, vous n'êtes pas à l'attaque.

Ah ben non, on va être à l'attaque. Et là, c'est comme ça que ça commence à arriver. Vous montez, vous montez, vous montez. Et qu'est-ce qu'ils se sont dit ? Comme toujours, ils se sont dit le mieux, c'est de couper la tête du monde. Je ne peux pas dire de couper la tête.

Rencontre avec Rodrigue Petitot — François Ruffin · Pourquijevote