Christophe Béchu : « Si chacun reste campé sur ses lignes rouges, ça n’est pas la démocratie »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Comment répondre à cette colère sociale avec un mouvement de grève annoncé ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut trouver un accord avec la gauche quoi qu'il en coûte ?
- 3:30OuverteRéponse partielle
Sur quels thèmes s'accorder avec le Parti socialiste ?
- 5:30RelanceRéponse directe
Êtes-vous prêt à faire tomber le totem de la hausse d'impôts pour les plus hauts revenus ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Le Parti socialiste souhaite une suspension de la réforme des retraites d'ici 2027. Êtes-vous prêt à faire un pas ?
- 11:30OuverteRéponse directe
Est-ce que cette fois la décentralisation sera une réalité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Christophe BéchuFait
« Il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour. Bonjour Christophe Béchu. Merci beaucoup d'être notre invité.
Vous êtes le maire d'Anger, secrétaire général d'horizon. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien l'écuiller de la Voie du Nord. Ravi de vous retrouver Julien.
Bonjour. Bonjour Oriane. Bonjour monsieur Béchu.
Bonjour monsieur l'écuer. Christophe Béchu. Demain c'est donc une journée noire qui s'annonce dans les transports, dans l'éducation nationale dans les hôpitaux avec un mouvement de grève qui s'annonce particulièrement suivi.
Comment on répond à cette colère sociale ? D'abord, je vais pas dire que c'est un rituel de rentrée, mais cette manifestation plus exactement ses journées, elles avaient déjà été annoncé depuis plusieurs semaines et on voit bien dans un moment où le pays a une sorte de croisée de chemin, on a un premier ministre qui est en train de consulter que c'est un moyen de faire pression sur ce que sera le cap de Sébastien Lecnu, du gouvernement qui va constituer, des discussions qu'il est susceptibles d'avoir avec la gauche. Ensuite, je pense qu'il y a dans le pays à la fois des gens qui sont exaspérés et puis il y a des gens qui sont exaspérés qu' y a des gens exaspérés.
Et au milieu de tout ça, il faut trouver un chemin dans lequel on est capable d'entendre les colères, les frustrations et bien mesurer que la priorité c'est quand même pas de bloquer un pays qui est bloqué. La vérité c'est que depuis la dissolution ratée de juillet de l'année dernière, on est dans une situation, on voit bien que la croissance économique, elle est pénalisée par le brouillard dans lequel nous sommes, que les ménages sont inquiets parce qu'il y a pas de visibilité sur ce que va être le cap fiscal, la réalité des allocations, du travail, des perspectives. Et donc au milieu de tout ça, il faut entendre et respecter les partenaires sociaux et ceux qui manifestent.
Mais il faut aussi écouter et entendre ceux qui manifestent pas et qui euh à l'inverse pensent que la solution c'est pas la grève. C'est de se retrousser les manches et c'est de faire en sorte de de construire une coalition qui soit suffisamment stable pour doter notre pays d'un budget. Vous appelez les syndicats la responsabilité ?
Non parce que je n'ai pas de doute que c'est globalement le mot d'ordre sur lequel ils sont. Moi, j'ai apprécié que la majorité des syndicats n'aillent pas soutenir un mouvement blocou qui lui ne s'inscrivait pas dans une démarche qui consistait à trouver un déboucher démocratique. C'était l'extension, j'allais dire, des értations de de monsieur Mélenchon pour expliquer qu'il fallait tout bloquer, prendre le pouvoir et cetera et cetera.
Ça ça débouche sur rien. Quand des organisations syndicales représentatives qui se présentent aux élections font elles en sorte d'expliquer que il faut un temps pour rappeler ce que sont les revendications d'une partie des salariés, je le respecte et je considère que ça s'inscrit dans un schéma de responsabilité. Et Sébastien le Cornu, nouveau premier ministre qui reçoit donc aujourd'hui les partis de gauche, est-ce qu'il faut trouver un accord avec eux quoi qu'il en coûte ?
Il faut trouver un accord. Le fond de ma pensée, il est assez simple, c'est que on a demandé aux électeurs il y a un an de faire preuve de responsabilité en disant si vous n'êtes pas capable de mettre de côté certaines de vos convictions, si vous ne vous réunissez pas pour construire un fond républicain, on va se retrouver avec les extrêmes au pouvoir. Quel spectacle donne la classe politique et en particulier les partis de gouvernement depuis cette dissolution ?
Que elle après avoir demandé aux électeurs de se montrer responsable et de dépasser une partie de ce que pouvait être leur conviction, les partis de gouvernement sont incapables de construire un front républicain budgétaire après avoir réclamé un front républicain électoral. Pas de budget, ça veut dire la fragilisation du pouvoir d'achat des Français. Ça veut dire la fragilisation de notre économie.
Ça veut dire des pertes de de création euh d'emplois. Ça veut dire des veut dire qu'il faut faire des concessions, des compromis avec la gauche. Mais bien entendu, mais pour une raison simple, je vais vous dire.
Quand vous n'avez pas la majorité absolue seule, c'est même pas une question politique, c'est une question arithmétique. Pour être capable de faire voter un budget, il vous faut les partenaires qui vous permettent d'avancer. Si chacun reste campé sur ses lignes rouges et dit "Moi, c'est mon programme, tout mon programme, rien que mon programme." Ça s'appelle pas la démocratie.
Mais vos positions sont quand même très éloignées encore avec le Parti socialiste. On a vu leur leur proposition à l'université de de Blois. Est-ce qu'il y a des mesures ou en tout cas des thèmes sur lesquels vous pensez qu'il y a quelque chose à faire et quelque chose sur lequel s'accorder ?
Monsieur Écuyer, je vais être aussi clair que je peux l'être. Il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget. La réalité c'est que l'absence d'accord, l'absence de stabilité, elle coûte à l'économie.
Elle coûte de manière indirecte aux français avec un appauvrissement du patrimoine global. Elle entraîne une dégradation d'image de notre pays, mais elle entraîne surtout des doutes sur notre capacité à rembourser notre dette. Et donc elle augmente les taux d'intérêt et elle a des conséquences directes sur les impôts de demain.
Il y a déjà un premier chemin entre les socialistes qui nous expliquent que pour eux le bon effort c'est 20 milliards et le gouvernement sortant ou monsieur Bairrou qui nous expliquait que c'était 40. On voit que, et je suis le premier à le dire, trouver un accord qui se fout entre 20 et 40 en allant pas jusqu'en 40, en regardant comment on est capable aux alentours de 30 de pouvoir se mettre d'accord sur ce que serait un effort. C'est un premier pas sur lequel on est capable d'avancer.
Ensuite, si vous voulez que cette discussion et que cette négociation fonctionne, il faut pas arriver sur les plateaux en disant "Voilà mes lignes rouges et si vous en sortez, il se passera rien." Il faut être capable d'entendre ce que sont les arguments des autres et regarder ce que vous achetez dans leur plateforme en contrepartie de ce que vous avez de ce que vous souhaitez valoriser dans la vôtre. Donc si je suis encore plus clair, pour avoir un accord avec le Parti socialiste, ça se passera pas uniquement leur expliquant que on va pas réintroduire les deux jours fériers qui étaient soitdit en passant de mon point de vue une bêtise en terme de de proposition.
Ça veut dire qu'il faut entendre que eux sont aussi les portees-paroles d'une demande de justice fiscale. Fiscale. Ouais. euh de sanctuariser un certain nombre de domaines que ça nécessite de négocier et de discuter avec reprendre votre terme, qu'est-ce que vous êtes prêt à acheter dans les propositions des socialistes ?
Si je réponds de manière euh directe à cette question, je fais l'exact contraire de ce que je viens de vous dire. Les négociations sont pas faites pour se placer sur les sur les plateaux. Et plus largement, ce que je crois c'est que la méthode de Sébastien Lecnu qui consiste à se donner le temps de discuter avec les uns et les autres pour ne présenter un gouvernement que quand on aura la perspective d'une non censure ou d'un pact de gouvernement est la bonne.
Et ça ça suppose. Mais sur quoi vous qu'est-ce qui dans leur proposition ferait que OK Horizon restera au gouvernement même si cette proposition est acceptée ? Notre sujet aujourd'hui, c'est de bien mesurer et d'entendre que nous n'arriverons pas à un accord si on ne fait pas des pas dans leur direction.
Il y a des pas qui sont lesquels, c'est la taxe c'est une autre manière de taxer les plus riches, c'est revenir sur la réforme des retraites. Ça veut dire qu'on ne peut pas avoir de tabous sur les questions de fiscalité, de répartition de l'effort. Ça veut dire que il faut qu'on soit capable d'être ouvert sur les domaines dans lesquels on fait porter les baisses de dépenses en priorité, sur la manière de faire.
Ensuite, il y a des sujets sur lesquels on a le droit, malgré la volonté de trouver un accord, malgré tout, de faire preuve d'un peu de bon sens la taxe Zucman qui connaît une sorte de bulle médiatique à l'heure actuelle et qui semble parfois quand on lit des articles en ce qui la concerne être la panée absolue pour arriver à une forme de justice fiscale. Quels sont les pays au monde qui ont mis en place des dispositifs comparables si c'est si formidable, si vertueux et si incroyable ? Et si ça n'existe nulle part, on a peut-être le droit de se dire qu'il y a quelques effets pervers qui dépassent de très loin la photo qu'on est capable d'en donner.
Si demain on se retrouve avec des gens qui au lieu de créer leur entreprise ici le font ailleurs parce qu'on invente un impôt qui oblige à vendre son entreprise pour être capable de le payer malgré les sommes un tout petit pourcentage des patrimoines monstrueux. La réalité de ce qui se passe entre les deux fait que euh la démagogie euh y compris sur ces sujet, il faut y prendre garde et de ce point de vue encore une fois regarder ce que font nos voisins. C'est souvent un bon moyen de se demander si si on est dans le vrai quand on suggère quelque chose.
Ce qu'on entend dans vos propos en creux, c'est que en effet pas de taxe Zucmane, mais vous êtes prêt à faire tomber le totem de la hausse d'impôts pour les plus hauts revenus ou pour les plus hauts patrimoines d'une autre manière. Le fond de ma pensée, monsieur l'écuiller, c'est qu'il faut remettre de l'ordre dans nos comptes et dans la rue et que notre pays ne souffre pas de pas avoir assez de fiscalité. Il souffre d'un trop haut niveau de dépenses publiques et de prélèvement obligatoire.
Le fait est que je pense ça, que nous sommes un certain nombre à le penser, mais que nous n'avons pas la majorité à l'assemblée. Hm. Et donc à partir du moment où on n' pas la majorité à l'assemblée, si on veut être capable de faire passer un budget en ayant comme préoccupation la défense des Français, la préservation de leur pouvoir d'achat et de la compétitivité des entreprises, on est obligé d'écouter ce que d'autres que nous, dont nous avons besoin pour être capable d'avoir une majorité nous disent.
Et les socialistes nous disent s'il n'y a pas d'avantage de fiscalité, d'avantage de justice fiscale, nous ne ferons pas de budget. et bien il faut qu'on discute et on peut pas rester sur une position et sur une posture qui à la fin aboutirait à ce que personne ne se mette d'accord qu'on retourne à une dissolution et qu'avec cette dissolution bah en gros après avoir discrédité le Front républicain à l'issue de la dernière dissolution, il y a une prime au candidats et Ren dans quelques mois et que les mêmes qui auront expliqué aux Français que il fallait prendre que les que les électeurs devaient prendre leur responsabilité pour éviter l'arrivée du RN au pouvoir en refusant de prendre leur responsabilité au parlement précipiteront le risque d'une forme de victoire du RN. H est-ce que dans les propositions du Parti socialiste, il y a notamment un retour sur la réforme des retraites ou tout du moins une suspension de la réforme borne.
Ça, vous seriez prêt à l'accepter ? Le sujet des retraites, il est d'abord démographique. Dans la quasi-totalité des pays qui nous entourent, tout le monde sait que plus on vit vieux, plus il est logique qu'on travaille longtemps.
Je je ne comprends pas le déni socialistes sur ce sujet qui est à rebour de la position de tous les sociaux-démocrates dans les pays qui nous entourent. Absolument partout. On est sur un totem, le fait de continuer à agiter quelque chose.
Mais les Français savent bien qu'on peut pas à la fois travailler moins longtemps dans la semaine, pas plus longtemps dans la vie et se retrouver à toucher pendant plus longtemps davantage d'allocation, le tout avec de moins en moins d'enfants qui naissent et donc une difficulté à remplacer les générations. On peut se raconter plein d'histoires mais je veux dire à la fin il y a quelqu'un qui devra payer et toutes les mesures que nous ne prenons pas, c'est comme si on transférait sur les enfants à nêtre une part de la dette qu'on refuse de regarder nous. Ça ça l'argumentation la on la connaît monsieur Béchu, on l'a eu pendant plusieurs années.
La question de d'Orian, c'est de savoir à l'heure actuelle le Parti socialiste souhaite à tout le moins une suspension de la réforme borne d'ici de de 2027, année où il s'agira de trancher peut-être he sur cette question définitivement. Est-ce que vous êtes prêt à faire un pas vers les socialistes sur ce point ? Notre sujet aujourd'hui, c'est de laisser le premier ministre discuter avec les sociaux-démocrates pour trouver avec eux un chemin.
Ça supposera les sociémocrates les socio-démocrates, pas le Parti socialiste, c'est différent. Si, je dis le Parti socialiste, mais vous vous mesurez que malheureusement aujourd'hui dans une partie de la gauche française, le le centre d'attraction, il s'est déplacé très à gauche par rapport à ce qui se passe dans les pays européens. interne qui pourrait justement contrecarrer la la volonté de de trouver un chemin de de passage.
Ce qui m'inquiète, c'est la manière dont face à un constat sombre sur le plan de nos finances publiques, pas catastrophique mais sombre dans un contexte mondial anxiogène avec un président des États-Unis qui au lieu de faire le gendarme du monde dans beaucoup de cas est celui qui allume les mèches de difficulté avec la situation à Gaza, avec ce qui se passe en Ukraine, avec la Chine qui est en train de de montrer ses aspirations et d'essayer de de sortir dire plus exactement de réunir une forme de coalition diplomatique au milieu de tous ces désordres que dans notre pays chacun reste dans son couloir que la moitié des députés LR soient capables de ne pas voter la confiance à un gouvernement dans lequel ils ont sep ministres que le parti socialiste qui a été associé aux responsabilités par le passé soit aujourd'hui en train d'essayer de d'hésiter que les écologistes qui dans la plupart des pays qui nous entourent parce qu'ils sont sincèrement attachés à la préservation de la planète participe à des coalitions avec la droite ici sont fascinés par LFI et en bré sur un parti qui n'a rien de démocratique dans son fonctionnement et qui donne des leçons à tout le monde. Donc au milieu de tout ça, je vais vous dire, moi mon inquiétude c'est le discrédit général de la classe politique par rapport à un spectacle où elle donne le sentiment de pas être capable de se hisser à la hauteur de la situation. Monsieur Béchu, vous vous le soulignez, il y a quand même des dissonances y compris au sein du socle commun.
Orian rappelait le nombre de votes en faveur de la défiance vis-à-vis du du premier ministre Han Bairou. Euh et Sébastien Lecorni disait lui-même qu'avant de discuter avec les oppositions, il il fallait de la clarté au sein du socle commun. Est-ce que concrètement il faudrait pas mettre déjà de l'ordre chez vous ?
Ça c'est ce que le premier ministre a déjà fait en faisant un petit déjeuner dès le lendemain de de sa nomination avec les principaux responsables du socle commun. Il a fait quelque chose qui ne s'est pas fait pendant des mois et et donc qui consiste d'abord à vérifier que le socle est soé pour ensuite être capable de pouvoir discuter avec pas François Bou ce que vous nous dites. Ah, il était pas le chef du socle commun.
Je ne peux que faire mien les propos du premier ministre au moment de la passation expliquant qu'il faudra davantage de de sérieux et de créativité dans le dialogue avec les oppositions. Je pourrais ajouter de sérieux aussi dans le dialogue avec la majorité. Il a pas fait le job François quand on vous entend.
Je pense que en tout cas la fin de l'histoire permet de mesurer que il a dû louper quelques sujet pour pour en arriver là. Un vote de confiance perdu au mois de septembre. Reconnaî la douceur enevine de la critique.
Un mot au maire d'Anger puisque dans son interview à la presse régionale notamment à Julien LCU et Sébastien Lecnou, il a promis un grand acte de décentralisation. On entend ça depuis 2017 de la part d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous dites cette fois c'est peut-être la bonne enfin ?
Je le crois. Je le crois parce que vous voyez d'abord sur le plan local, on sait travailler ensemble avec des gens qui partagent pas nos sensibilité. En entre guillemets ce que les Français donnent le sentiment de nous réclamer sur le plan national, c'est la réalité de ce qui se vit dans les départements, dans les communes.
Dans ma propre ville, j'ai une majorité qui va de la droite au centre gauche et avec des personnalités dans mon équipe, y compris qui ne votent pas comme moi sur le plan national. Mais parce qu'on est capable de se mettre d'accord sur le plan local autour de ce qui fait sens. De la même manière que dans mon intercommunalité, j'ai des vice-présidents écologistes, socialiste.
C'est simple. Ceux qui gagnent les élections dans leur commune participent à l'exécutif intercommunal. et cette capacité à parler ensemble, à pas aller faire des polémiques pour un rien du tout, à pas critiquer les mesures au motif que c'est pas vous qui êtes en responsabilité, ça participe aussi à la popularité des maires parce que les gens mesurent que bah on est dans le concret et qu'on n'est pas en train d'attendre la position officielle du parti pour savoir ce qu'on pense de tel ou tel sujet et que la question de la sécurité, de la préservation des plus fragiles, de ce qu'on mange dans les cantines, c'est pas d'abord des espèces de marotes nationales, c'est des réalités auxquelles on s'attache.
Je pense que c'est un sujet sur lequel on peut trouver des consensus. Pourquoi ? Parce qu'à l'exception du LFI et du RN qui n'ont quasiment pas de responsabilité dans les exécutifs locaux, il y a pour le coup à l'intérieur de l'Assemblée et plus encore du Sénat une majorité de gens qui souhaitent qu'on puisse renforcer les responsabilités des élus locaux parce que ça permet de rapprocher la décision du Monsieur Béchu, ça fait combien d'années que ce serpent de mer serpente dans les couloirs du du parlement comme le rappelait d'ailleurs André les Miel és délégué def les armoires sont pleines d'enquê et d'études sur la décentralisation jamais je dis pas le contraire ce que je dis que c'est que les circonstances politiques pourraient permettre de sortir ça des armoires.
Sur quel texte on va faire travailler le parlement si sur tous les sujets chacun est à frenversé ? Quel est le sujet sur lequel on peut trouver des compromis entre la droite et la gauche de manière naturelle parce que les positions des maires, des présidents de département ou des présidents de région, indépendamment de leur étiquette politique, la plupart du temps, converge vers le fait de constater que s'ils avaient certaines responsabilités, si on clarifiait les paniers de ressources, si on simplifiait les règles qui s'appliquent à eux, ils pourraient faire davantage. Là, on a des sujets où spontanément droite et gauche peuvent se mettre d'accord parce qu'on parle du réel et du terrain.
Donc le sujet c'est pas ce qu'il y a dans les armoires, c'est tout simplement le fait que la composition actuelle de l'Assemblée nationale permet là de trouver des majorité de fonds et de projets. Christophe, il y a quelques mois, vous étiez ministre de la transition écologique hier. La Cour des comptes a rendu son premier rapport annuel sur ce sujet.
Elle appelle le gouvernement à agir de manière urgente pour combler les retards. Le coût de la transition écologique est bien inférieur à celui de l'inaction. C'est ce que disent les sages.
Vous n'en avez pas fait assez ? D'abord, c'est très exactement la phrase que j'ai prononcé sur votre plateau il y a quelques années. Quand j'ai été ministre, je je suis venu ici à l'occasion d'une matinale et j'avais eu l'occasion de dire que dans ce débat sur l'écologie, parce que ce matin-là, on me chargeait en me disant "Mais le budget augmente de 7 milliards, vous rendez compte ce que ça représente et cetera." Je vous avais dit que la difficulté que nous avions en matière d'écologie en particulier, c'est que on regarde des coups de mesures mais on ne regarde pas ce que ça coûterait de ne rien faire.
Donc je me réjouis que sur ce coup de l'inaction on aille dire les choses. L'érosion du trait, la montée des océan par les premiers ministres et par Emmanuel Macron, pardon de vous le dire mais les années record d'un point de vue budgétaire sur les questions écologiques sont précisément celles où j'étais en responsabilité et ce sont les années où on a connu les plus fortes baisses d'émission de gaz à effet de serre avec les plus les - 5,4 en particulier. Bon, c'est un contexte de choses, un climat un climat qui était aussi favorable, mais des mesures qui ont été capables d'entraîner, un cap et des Français qu'on a été capable d'embarquer.
Le backlash plus exactement, je vais le dire avec français en bon français avec en bon français, le recul ou le retour en arrière sur un certain nombre de ces sujets, il a une conséquence budgétaire, mais il a aussi une conséquence psychologique. C'est que tout à coup, on se demande s'il faut continuer à faire ses efforts. Et et moi c'est davantage ça qui m'embête, c'estàd le signal qui consiste à dire que c'est optionnel, que c'est pas grave, que ça peut attendre avec une réalité en face qui commence à nous coûter.
Quand vous avez des jours de canicule, ça a un impact sur la santé des gens, ça a un impact sur on en parlait sur la compétitivité de notre pays, sur ce que vous êtes capable de faire quand vous avez la montée des océans et l'érosion du trait de côte. On sait qu'en fonction de ce qu'on va faire ou pas faire, on se retrouve entre 2000 et 500000 maisons qui sont concernées à la fin du siècle par cette montée des océans. Sur tous ces sujets, examiner d'un côté ce que ça nous coûte budgétairement d'aller mettre des crédits et de l'autre examiner ce que ça nous coûte de ne rien faire, ça permettrait d'objectiver le débat.
Bon, dans le lot, ça ne veut pas dire que tout ce qu'on a fait était bien. Ça veut dire qu'il y a des sujets sur lesquels dans un contexte budgétaire, il faut aussi avoir le courage de garder les dépenses qui sont immédiatement utiles et d'en différer certaines qui relèvent davantage du gadget. On termine par une question de fin un peu plus personnelle.
Est-ce que vous attendez un coup de fil Sébastien le Cordu dans les prochains jours ? Je serais ravi d'échanger avec le premier ministre. Si votre question c'est est-ce que j'attends une proposition de Sébastien Cornueu ?
La réponse est non. J'ai du respect. On reviendrait pas au gouvernement.
J'ai du respect pour le pour le Premier ministre. J'ai dit il y a quelques mois euh avant même que le résultat des élection législative soit connu le soir de l'annonce de la dissolution que je redeviendrai maire à l'issue de cette séquence. Je le suis, je suis bien décidé à le rester jusqu'au dernier jour de mon mandat au mois. sera candidat au municipal en mars.
J'ai pris ma décision, je la rendrai publique mais dans dans quelques semaines mais vous comprendrez que je réserve la primeure de cette annonce à la presse quotidienne régionale et aux habitants de ma ville plutôt qu'à votre plutôt qu'à vousquel je suis sensible. Hélas. Merci Christophe.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous. [Musique]
Christophe Béchu