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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 20 mai 2025 17 minPortrait personnelSécuritéJustice

Hommage à Aurélie Fouquet: les discours de Bruno Retailleau et Nicolas Sarkozy en intégralité

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Bruno RetailleauPromesse
    « j'ai décidé il y a quelques mois que nous puissions recruter par département dans la proximité, par milliers des policiers adjoints qui nous permettront précisément de renforcer les effectifs de la police nationale. »
  • 2:00Bruno RetailleauFait
    « la mort du Jelas, 14 ans, assassiné pour un téléphone portable, que celle de la petite Louise, 11 ans, poignardée dans un bois de longs jumeaux comme celle de la jeune Lauren, une lycéenne tuée il y a quelques semaines à Nantes, ne sont pas une succession malheureuse de fait d'hivers, mais dessin ces événements, les contours d'une société ensauvagé parce qu'elle est décivilisée. »
  • 4:00Bruno RetailleauFait
    « On ne rend pas justice en prononçant seulement des peines justes. On rend la justice aussi en disant des mots vrais. »
  • 8:00Nicolas SarkozyFait
    « La politique n'est pas qu'une affaire de programme, n'est pas qu'une affaire d'ambition, n'est pas qu'une affaire de cynisme. La politique, c'est de la fidélité avec des gens avec qui on est lié parce qu'on a partagé leur souffrance. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

dire, c'est que j'ai décidé il y a quelques mois que nous puissions recruter par département dans la proximité, par milliers des policiers adjoints qui nous permettront précisément de renforcer les effectifs de la police nationale. Mesdames, messieurs les maires, mesdames messieurs les élus locaux, chers familles, chers proches, chers amis d'Aurélie Fouquet, 15 années ont donc passé depuis la disparition d'Aurélie. 15 ans d'une absence et d'une douleur que le temps ne parvient pas ni à combler ni à calmer.

Oui, après tout ce temps, tout est toujours là. la lâcheté des criminels, des barbares, l'affliction d'une famille, le courage d'une femme, la dette aussi que nous avons envers elle et envers vous, vous saille, ses amis et ses proches. Cette dette, c'est d'abord celle de la fidélité à sa mémoire, à son exemple.

Les années passent mais l'exemple d'Aurélie demeure. Alerté par ses collègues de la police nationale, elle s'était avancé. Confronté au tir furieux des criminels.

Elle avait tenue. Elle n'avait pas reculé. C'était cela Aurélie Fouet.

Le sens du devoir, l'esprit du sacrifice. Des valeurs qui font plus qu'un engagement, des valeurs qui transcendent une existence. La sienne aura été mise tout entière au service des autres, le don de soi plutôt que le chacun pour soi.

La fidélité à sa mémoire, la fidélité aussi à ses proches. Je pense à sa famille, au jeunes Alexis, son fils saché aujourd'hui de 16 ans qui aura enduré ce drame, ce drame de grandir sans sa mère, loin de sa mère. Je pense à ses parents qui auront vécu la douleur de perdre un enfant.

Je pense à ses amis qui depuis 15 ans chérissent le souvenir d'une femme rayonnante, d'une femme passionnée. Je pense aussi de Villier sur Marices de France est resté vive. Tout comme le souvenir de Pitchun comme vous l'appeliez avec affection et rester vivace.

Ce souvenir, je sais qu'il accompagne quotidiennement Thierry Morau qui a vécu au côté d'Aurélie, l'enfer dont elle n'est jamais revenue et qui a assumé pendant des années ce terrible devoir. Oui. ce terrible devoir de rester par son choix, par sa promesse dans cette ville toute entière habitait pourtant des traces et des signes de sa présence comme une promesse à honorer, celle de ne jamais baisser les bras, de ne jamais céder un pouce de terrain parce que c'est ce qu'aurait voulu son ami, c'est ce qu'on aurait fait aussi certainement.

Rien ne pourra jamais soulager le chagrin d'avoir perdu une mère, une fille, une amie, une collègue. Mais en appréhendant ces bourreaux et en prononçant des peines implacables qu'il purge encore, la justice aura au moins mis un terme au sentiment d'impunité dont ces barbares jouissaient et au désespoir suscité chez les proches du relie. Justice a été rendue pour Aurélie Fouet.

Elle doit l'être aussi pour tous les autres, pour toutes les victimes comme elle de la barbarie, de la sauvagerie. Ces mots sont les vôtres. Monsieur le président de la République, cher Nicolas, ces mots, vous les aviez courageusement énoncé le 26 mars 2010.

Je l'ai fait. Hier, comme aujourd'hui, ils sont essentiels car on ne rend pas justice en prononçant seulement des peines justes. On rend la justice aussi en disant des mots vrais.

La justice elle-même n'est-elle pas dans la vérité des choses comme s'était interrogé un jour lointain Rousseau. Oui, envers les disparus et leurs proches, nous n'avons pas seulement une dette de fidélité, nous avons aussi et surtout une dette vérité. Cette dette, elle vous a imposé, monsieur le président, de dénoncer le degré de barbarie de l'acheter pour déclencher un tel déluge de violence.

Cette dette, elle nous impose aujourd'hui de dire que la mort, la mort du Jelas, 14 ans, assassiné pour un téléphone portable, que celle de la petite Louise, 11 ans, poignardée dans un bois de longs jumeaux comme celle de la jeune Lauren, une lycéenne tuée il y a quelques semaines à Nantes, ne sont pas une succession malheureuse de fait d'hivers, mais dessin ces événements, les contours d'une société ensauvagé parce qu'elle est décivilisée. Oui, dans une société qui brouille ses repères, qui affadis ses hiérarchies, qui déconstruit ses autorités, l'homme redevient un loup pour l'homme et la violence un moyen d'expression de ses envies comme un mode de résolution, de ses conflits, de ses frustrations. Dans cette société, certains ont déjà basculé et pour eux tout ce qui représente l'ordre et impose la loi comme les uniformes devient un obstacle, un obstacle à supprimer.

Vous avez dit un jour madame Fouquet que votre fille avait été abattue parce qu'elle portait Oui, votre fille a payé de sa vie d'incarner un monde que assassins ont déserté depuis longtemps. D'autres encore l'ont payé depuis. Je pense à Arnaud Garcia, à Fabrice Moello, ces deux agents pénitentiaires abattus abattus froidement par les complices d'Amra.

À chaque fois le même contraste. D'un côté la France qui s'engage, de l'autre la France une petite partie qui s'en sauvage. Notre place est résolument du côté de la première évidemment, elle est aussi au côté de ceux qui par leur engagement, leur dévouement empêche que notre monde se défasse totalement et nous donne une chance de le réparer entièrement.

Aurélie faisait partie de cela. Clarissa Jean-Philippe et Christophe Buissou aussi tous deux décédés en 2015 il y a 10 ans dans l'exercice de leur fonction tout comme et qui sont exposés partout à la même violence à la même délinquence que leurs collègues de la police. On sait pas.

Petit problème de son qu'on va régler évidemment dans un instant. On entendait à l'instant cette phrase justement euh forte de Bruno Retaillot, le ministre de l'intérieur he qui vient de prononcer ses mots à l'occasion de cet hommage à cette policière qui a été tuée il y a tout juste 15 ans. La France qui s'engage face à la France, une toute petite partie qui s'en sauvage alors qu'on a rétabli me dit-on la lison réécoute Bruno Retaillot.

Je pourrais continuer encore cette liste. C'est pourquoi monsieur le président de la République, cher Nicolas, nous avons décidé de mener à son terme la réflexion que vous aviez lancée au lendemain de la disparition d'Aurélie Fouquet sur le rôle des polices municipales, sur leur place dans la continuité, dans le continuum de sécurité qui est si important. Monsieur le maire du municipal, nous proposerons très bientôt dans quelques semaines tout juste des évolutions législatives sur la question des compétences, des équipements et des carrières.

Tenez municipaux. Oui. Les prérogatives et les moyens de concourir pleinement à la sécurité des Français.

C'est honoré la dette que nous avons envers Aurélie Fouet et envers tous ceux qui à sa suite se sont engagés pour la République, la République que nous servons et pour la France que nous aimons. Vive la police municipale, vive la police nationale, vive la gendarmerie nationale, vive la République et vive la France. [Applaudissements] Alors que vient de s'achever le la prise de parole de ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot après à l'occasion de cet hommage à cette policière assassinée il y a 15 ans.

On voit l'ancien président, il était président à l'époque, il va s'exprimer. On l'écoute. Monsieur le ministre d'État, cher Bruno, ce n'est pas le lieu des félicitations, mais peut-être que tu as senti ma joie et ma confiance.

Monsieur le maire, cher Jacalain, je t'ai écouté avec beaucoup d'intention. Et j'ai retrouvé ce caractère qui ne s'est pas affidi avec le temps. Dans ma bouche, c'est un compliment.

Merci cher Bruno. Quand chaquein veut quelque chose, mon Dieu que c'est dur d'être ministre l'intérieur. Je vous remercie d'avoir annoncé mon allocution.

Ce n'est pas une allocution. J'ai choisi de rompre le silence médiatique que je m'étais imposé pour une raison et une seule. Aurélie et sa famille.

C'est la seule raison qui fait que j'ai tenu à être ici. Cher Bruno, je me souviens de ce jour en arrivant, j'étais président de la République, je me demandais dans la voiture comment vous alliez m'accueillir. Je n'avais pas peur.

La peur n'est pas un sentiment naturel chez moi. Mais je m'interrogeais. Je me disais qu'est-ce qu'ils vont me dire ?

Car voyez-vous, le ministre de l'intérieur est responsable. On ne peut pas dire aux femmes et aux hommes qui dépendent de vous, interpellez ces criminels, ne laissez rien passer et considérez au moment d'un drame qu'on n'est pas soi-même responsable. Je me suis, je vous le dis bien en face, comme je vous l'ai dit il y a 15 ans, senti responsable de la mort de votre fille et de la mort de ta mère.

Quand je suis arrivé, je vous ai vu détruit par la douleur et je vous ai pris dans mes bras et on a partagé un moment d'émotion qui ne m'a jamais quitté. Je ne vous ai jamais oublié votre dignité, votre humanité et votre gentillesse alors que vous connaissiez un drame absolu. Voyez-vous, mesdames et messieurs, m'a beaucoup reproché dans le passé, cher Bruno, de surréagir à ce que les observateurs, c'est-à-dire ceux qui ne connaissent pas grand-chose à la vie, parce que par définition, ils ne sont pas des acteurs, appellent les événements l'actualité.

Pour vous, c'était pas l'actualité. C'était la mort d'une fille, la mort d'un collègue, la mort d'une mère et tout être humain, surtout s'il est responsable, doit être bouleversé. Et le fait qu'un ministre ou un président soit bouleversé devrait rassurer les Français.

Car le jour où vous ne serez pu bouleverser, mesdames et messieurs, les élus, chers monsieur le maire, par un drame de cette nature, alors il vaut mieux arrêter votre mandat et rentrer à la maison. Je revendique d'être bouleversé. C'est vrai, c'est ma troisème visite.

Bon, les autres, même si ton discours était très écuménique, je me suis pas toujours senti aussi bien accompagné qu'avec Bruno parce que les mêmes qui soutenaient avaient été les mêmes qui avaient critiqué. On peut avoir de la mémoire mais je voulais par ma présence dire à tous les policiers comme à toutes les familles de victimes, qu'en quittant l'Élysée, je ne vous ai pas quitté. Vous pourrez m'appeler jusqu'au bout, je serai toujours là.

Alex, en rentrant cette fois-ci, j'ai pensé à toi. Tu n'étais pas avec nous, tu avais un an. On t'avait protégé.

Ta famille avait choisi de t'épargner cela. Maintenant, tu es un homme, tu as 16 ans. Tu vois, Alexis, on n'a pas oublié ta mère.

Et si je n'étais pas venu, j'aurais vécu cela comme un abandon à votre endroit. La politique n'est pas qu'une affaire de programme, n'est pas qu'une affaire d'ambition, n'est pas qu'une affaire de cynisme. La politique, c'est de la fidélité avec des gens avec qui on est lié parce qu'on a partagé leur souffrance.

Et votre souffrance a nourrit ma colère. Je vous dois beaucoup et votre dignité a guidé mon action parce que vous êtes des gens dignes et droits. Alexis, je ne sais pas quelles sont tes convictions métaphysiques, spirituelles, mais moi, je crois que ta mère nous regarde et moi, je crois qu'elle continue à veiller sur toi et sur nous tous.

J'aimerais pouvoir t'en dire des certitudes, mais moi je veux te faire partager mon espérance. V ta vie d'homme. Sois fier de ta mère et pense qu'elle le sera de toi aussi.

C'est cela que je voulais venir partager avec vous. Bien sûr, je partage tout ce qu'a dit Bruno complètement sur l'armement, sur le soutien au travail magnifique que vous faites. Mais dites-vous bien une chose, ceux qui vous dirigent au plus haut niveau doivent être avec vous, pas simplement dans les textes, pas simplement dans les choix politiques, mais dans le cœur pour que vous-même sur le terrain, vous disiez "Mon ministre est derrière moi, mon maire est à côté de moi parce qu'on partage la même ambition. celle de ne pas se laisser faire.

J'ai toujours détesté l'injustice et l'injustice de te priver de mère à 1 an, je n'en connais pas de pire. On veillera sur toi. Tu as enno des amis et j'étais très heureux de partager ce moment avec un ministre d'État que j'apprécie. et en qui je mets toute ma confiance et un maire dont je suis tellement heureux que les demandes soient adressées à Bruno plutôt qu'à Nicolas.

Merci. io.