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interviewTMC / Quotidien (sur YouTube)· 20 janvier 2026 31 min

La conférence d'Emmanuel Macron au Forum économique de Davos 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci beaucoup excellence la garde ministre ambassadeur chef d'entreprise. Mesdames et messieurs, je suis particulièrement heureux d'être parmi vous aujourd'hui. Il fait bon être ici comme le dirait le en temps de paix de stabilité et d'imprévisibilité.

Alors, voyons ensemble quels sont les grands défis de ce monde dans les quelques minutes qui me sont impartis. C'est vrai que nous arrivons à un point de d'instabilité sans précédent, que ce soit au niveau de la sécurité, que ce soit au niveau de la défense, que ce soit au niveau économique, regardons où nous en sommes. Euh nous avons connu une transition vers l'autocratie plus de 60 guerres en 2024, un record absolu, même si j'ai bien si j'ai bien compris, certaines d'entre elles, certains de ces conflits ont été résolus.

Les profits se sont normalisés, hybridés. Ils se sont étendus à de nouveaux domaines, l'espace, le numérique, l'information, le cyberespace. une évolution vers un monde sans règle où le droit international et bafoué et où la seule loi qui semble compter est celle du plus fort.

Les ambitions impériales qui refont surface, la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine qui entrera dans sa 4e année le mois prochain. conflits qui se poursuivent au Moyen-Orient et en Afrique une évolution vers un monde sans gouvernance collectif qui fonctionne qui soit efficace et où le multéralisme est affaibli par des puissances qui l'entravent ou son détourne et où les règles de droit sont je peux multiplier les exemples de d'instances internationales qui ont été affaiblis ou ou que les grandes économies ont simplement quitté lorsqu'on regarde la situation aujourd'hui Oui, c'est une une situation qui doit nous inquiéter parce que nous sommes en train de détruire la structure qui peut nous aider. Sans la gouvernance collective, la coopération cède de la place à une concurrence acharnée.

Des États-Unis d'Amérique qui parlent le bia d'accord commerciaux qui à nos intérêts exige des concessions maximales et visent ouvertement à affaiblir et à subordonner l'Europe combiné à une accumulation sans fin de nouveaux droits de douane qui sont fondamentalement inacceptables. D'autant plus lorsqu'ils sont utilisés comme un moyen de pression contre la souveraineté territoriale, la concurrence de la Chine également où des capacité excédentaires massives et des pratiques de distorsion menace de submerger submerger des PS entiers des secteurs industriels et commerciaux. Les contrôles à l'exportation sont devenus des nouveaux de nouveaux outils dangereux déstabilisant le commerce mondial et les systèmes et le système international.

Et la la réponse c'est plus de coopération et construire de nouvelles approches. Plus de souveraineté économique, plus d'autonomie stratégique évidemment pour l'Europe. Donc dans ce contexte, il y a deux approches.

Première approche consisterait à accepter passivement la loi du plus fort, ce qui conduirait à une vassalisation et à une politique approcher une nouvelle approche coloniale n'a pas de sens. Tous les chefs d'état, gouvernement, chef d'entreprise qui seraient trop complaisant manqu aurait une immense responsabilité. La seconde consisterait à adopter une posture purement morale en nous limitant à des commentaires.

Cette voix nous condamnerait à la marginalisation et à l'impuissance. Et face à la brutalisation du monde, la France et l'Europe doivent défendre un multéralisme efficace car ils serent nos intérêts et ceux de tous ceux qui refusent de se soumettre à la loi du plus fort. ces deux réponses avec d'une part plus de souveraineté, plus d'autonomie pour l'Europe et par un multiratéralisme efficace qui permettrait de produire des résultats grâce à la coopération.

Et bien sûr, la France et l'Europe sont attachés à la souveraineté et à la dépendance des nations aux États-Unis et à sa charte. pas une manière à l'ancienne de vivre le multiréalisme. N'oublion pas ce que nous avons appris grâce à la seconde guerre mondiale et continuonsnous continu à nous engager pour le multilatéralisme.

C'est pour cette raisonl que nous avons décidé de nous joindre à l'effort pour le Groenland simplement pour venir en aide un allié d'un autre pays européen le Danemark. Donc face à cet ordre, face à cette nouvelle situation cette année la France à la présidence du G7 avec une ambition claire rétablir le G7 comme un forum de dialogue franc entre les grandes économies et de solutions collectives et coopératives. Les guerres commerciales, l'escalade de productionniste et la course à la surproduction ne feront que produire des perdants et ces l contre les déséquilibres économiques mondiaux est notre priorité.

Si l'on regarde la situation aujourd'hui, les déséquilibres actuels contiennent un certain nombre de phénomènes clés et nous avons tous agenda. Il y a d'abord la surpromotion américaine, la sous-consommation et le surinvestissement chinois. et le sous-investissement et le manque de compétitivité européen.

Ces déséquilibres se relèent également dans les écarts de développement. Nous ne pouvons plus nous contenter d'une aide qui ne donne jamais de résultats suffisants et ne permet pas au pays de sortir de la pauvreté. Donc donc notre objectif dans le cadre du G7 est de démontrer que les grandes puissances mondiales sont encore capables aujourd'hui de parvenir à un diagnostic commun de l'économie mondiale et de s'engager à prendre des actions concrètes.

Coopérer rejeter la faute sur l'ordre c'est assumer sa part de responsabilité et contribuer à trouver des solutions. L'objectif du G7, construire le un cadre de coopération afin de mettre en place les fondation et comprendre ce déséquilibre en essayant de restaurer une meilleure collaboration multilat multilatérale. Construire des ponts de de pont avec les les bricks, le G20 notamment.

Donc ça c'est l'agenda globale et puis nous avons aussi l'agenda européen. Je pense que l'Europe doit répondre à un certain nombre de problématiques. Le manque de croissance, le manque de PIB par habitant.

La croissance de PI par habitant et les trois piliers de notre stratégie pour mettre permettre une meilleure souveraineté, plus d'efficacité et plus de c'est la simplification, l'investissement. Le diagnostic est bien connu. La compétitivité européenne est à la train par rapport aux États-Unis et lorsque nous devons réagir également à l'approche chinoise.

Donc d'abord, il y a la protection. La protection ne signifie signifie pas protectionnisme. Je pense que les Européens sont aujourd'hui trop naïfs.

C'est un marché unique qui est ouvert à tout le monde. Personne ne peut accéder aujourd'hui au marché chinois comme d'autres pays ont accès au marché européen. Lorsque l'on regarde les États-Unis, le niveau de protection existe. est là pour les investissements, pour les échanges commerciaux.

Les Européens sont les seuls qui ne protègent pas leurs propres entreprises et leur propres marchés alors que les autres pays ne respecte pas cette règle fondamentale. C'est pour cette raisonlà que nous devons être beaucoup plus réalistes si nous si nous voulons protéger not nos nos industries de la chimie ou que ce soit le secteur automobile et beaucoup d'autres secteurs industriels parce qu'ils sont littéralement tués étouffés à cause de ce manque de respect d'un cadre normal. avec des règles partagées.

L'Europe a des outils solides. Nous devons les utiliser lorsque nous ne sommes pas respecté, lorsque les règles du jeu ne sont pas respectées. Le mécanisme anticoerci est un mécanisme puissant.

Nous devons pas hésiter à le déployer. Nous devons également mettre en place le concept de de préférence. Il y a une préférence nord-américaine qui existe.

Il n'y a pas de préférence. européenne. Nous sommes en train de la créer petit à petit dans les tout derniers documents et les toutes dernières décisions qui ont été prises.

Nous avons nous en avons les tout premiers exemples et c'est très bien. Nous sommes en train de nous aligner avec l'Allemagne pour mettre en place un cadre ambitieux et simple et c'est un process un processus décisif. Ce compte sur la commission pour continuer à avancer dès 2026 avec un niveau d'ambition particulièrement élevé pour mettre en place dans tous les secteurs ce principe de le près de l' d'une préférence européenne.

C'est une nécessité. Nous devons agir sur les importations en matière de protection donc et dans un contexte de tension commerciales accrues et de surcapacité asiatique, l'Europe doit renforcer ses instruments de défense les les mécanismes miroir par exemple, nous devons mettre améliorer la qualité, la valeur ajoutée des investissements directs étrangers en ciblant les projets à fort potentiel d'exportation. C'est essentiel pour le rééquilibrage avec la Chine.

La Chine est évidemment la bienvenue, mais ce dont nous avons besoin, c'est plus plus d'investissement chinois direct en Europe qui peuvent contribuer à notre croissance, au transfert de technologie aussi et simplement pas transférer des produits européens qui parfois ne répondent pas aux mêmes exigences ou reçoivent beaucoup plus de subvention là-bas qu'ici. Il ne s'agit pas de protectionnisme, il s'agit simplement de règles identiques pour tous. Nous avons nous devons avoir des clauses de sauvegarde, des clauses miroir, cette notion de préférence européenne, des encouragements.

Dans ce sens, cette stratégie est essentielle et en parallèle, nous devons protéger nos économies et cela demandera une stratégie résiliente tant pour les exportations que pour les exportations afin de réduire les risques liés aux chaînes d'approvisionnement. Je pense aux matières premières, je pense au terrar, au sem au semiconducteurs, au puces et l'importance de diversifier nos partenaires commerciaux. Le deuxème pilier de l'économie européenne et de la stratégie européenne doit être le pilier de la simplification.

Lorsque je parle de simplification, nous avons commencé avec la CS CSRD, la CS3D, mais il reste encore beaucoup à faire dans d'autres secteurs. Nous l'avons fait au cours des dernières semaines dans le secteur automobile, dans le secteur de la chimie, du numérique, de l'IA. dans le secteur bancaire et j'en passe.

Au cœur de cette simplification, il faut parfois se débarrasser de certaines réglementations qui ont désynchronisé les choses. L'Union européenne entre l'Union l'Union européenne et le reste du monde. Nous devons également par ailleurs accélérer le renforcement du marché unique dans tous les segments. 450 millions d'habitants, les 450 millions d'Européens consommateurs constituent notre marché domestique pour l'ensemble des entreprises européennes.

Cela devrait être le cas et ce n'est pas véritablement le cas à cause de trop de complexité. Nous devons donc respecter la neutralité technologique et le principe de non discrimination. C'est un autre pilier essentiel et qui permettra de simplifier les choses.

Une approche neutre en matière de technologie et de avec ce principe de non discrimination. Nous avons beaucoup de discrimination notamment je pense aux sources d'énergie. Cela est contreproductif pour les Européens eux-mêmes.

Les entreprises ont un rôle important à jouer et nous, vous nous devons agir ensemble. Vous devez nous aider à permettre d'identifier et concrètement nous aider à simplifier lorsque c'est nécessaire. Donc cet agenda de simplification n'est pas une discussion.

Il s'agit simplement aujourd'hui de mettre en œuvre, d'aller vite et de le faire à l'échelle. Le trè pilier de la stratégie européenne pour plus de compétitivité et plus d'autonomie également est basé sur l'investissement et l'innovation. Nous devons innover et investir beaucoup plus.

Le PIB par habitant est l'écart de PIB entre les Américains et les Européens est énorme. Entre 60 et 70 % de la de d'explication vient de l'innovation. Les États-Unis ont innové beaucoup plus grâce aux investissements publics et privés.

Donc dans notre budget pour les mois à venir, nous allons négocier beaucoup cette année en Europe. Nous allons devoir investir beaucoup plus dans les secteurs critiques où se trouve l'innovation, le quantique, la Greentech, l'IA, la défense, la sécurité. Notre budget n'est pas à la hauteur aujourd'hui.

Nous devons investir beaucoup plus d'argent pour être plus crédible et nous devons accélérer notre agenda d'innovation. En même temps, si vous regardez la situation aujourd'hui, nous n'avons pas suffisamment d'investissements privés et c'est une différence très importante. Nous avons l'épargne beaucoup plus qu'aux États-Unis, mais ces épargnes sont surinvesties dans des obligations et parfois dans des écoutismes et à l'extérieur de l'Europe. pour cette raisonlà que nous devons d'abord avoir un un programme de titrisation.

Il est préparé. Nous devons aujourd'hui en accélérer la mise en œuvre. Deuxièmement, les marchés de capitaux et plus précisément pour avoir plus d'intégration, plus de simplification et pour avoir un marché de capitaux qui soit efficace, une union des capitaux qui soit plus efficace, plus investir et utiliser lespargne pour investir dans l'innovation.

Donc cette agenda est une priorité que ce soit au niveau mondial, que ce soit au niveau européen. Cette agenda devra être mise en œuvre au cours des mois qui viennent. Et le mot clé, c'est l'accélération.

La France s'engage sur cet agenda. Nous travaillons en très étroite collaboration avec nos partenaires clés. En même temps, notre objectif pour la France est de stabiliser nos résultats, notre approche macro en restant le pays un pays attractif.

Nous sommes le pays le plus attractif depuis 6 ans en matière d'investissement et notre nous devons également consolider nos avantages et nos réformes. En plus de ce cadre, de ce cadre commercial, je souhaiterais insister ici que nous avons une nous sommes fournis grâce à de l'électricité à bas carbone avec des émissions extrêmement limitées grâce à notre industrie nucléaire. Nous avons des capacités de recherche que nous allons continuer à renforcer et nous avons l'une des l'un des meilleurs écosystème dans le domaine du de l'IA, du quantique, de la transition énergétique avec de nombreuses start-ups de licorne et également de de de grandes capes qui m'accompagnent d'ailleurs aujourd'hui ici à Davos.

Et puis pour terminer, j'aimerais insister sur la qualité de notre infrastructure, un grand marché avec un pouvoir d'achat fort et nous avons chez nous l'état de droit et continue à être être à la règle et je pense c'est quelque chose qui est très bien compris par le marché au-delà des investissements et de ce ce que les investissements permettent de faire au-delà des ambitions, avoir un lieu tel que l'Europe et je parfois l'Europe, je le reconnais peut-être trop lente et doit être réformée, il n'y a pas de doute mais en même temps en Europe, les choses sont prévisibles. Il y a une loyauté et en Europe, vous savez que la règle du jeu, c'est l'état de droit. Et à ce titre, l'Europe est un est un endroit où il fait bon investir aujourd'hui et demain.

Donc en 2026, nous allons essayer de continuer à mettre en place cet agenda pour essayer de réduire les déséquilibres mondiaux. Nous allons faire de notre mieux pour avoir une Europe plus forte, beaucoup plus forte, une Europe plus autonome basé sur les piliers que je viens d'évoquer devant vous. Nous en parlerons peut-être pendant le dialogue, mais nous allons nous engager en matière de défense, de sécurité.

Ces investissements sont aujourd'hui nécessaires. Nous sommes convaincus et je le dis aujourd'hui devant vous, nous pensons que nous avons besoin de plus de croissance, plus de stabilité dans le monde actuel, mais nous préférons le faire dans le cadre du respect. Nous préférons en respectant la science et nous préférons l'état de droit à la brutalité.

Nous vous souhaitons la bienvenue en Europe et bien évidemment la bienvenue en France. Monsieur le président, il une question que j'aimerais vraiment vous poser. Enfin bon, ce qui est important, c'est que vous venez de brosser ou de tracer un chemin économique pour la France et l'Europe.

Si vous aviez à prioriser la façon de transformer la France et l'Europe aussi vite que possible, alors vous dites "Oui, certes, nous sommes blancs et cetera, mais qu'est-ce qui peut être fait immédiatement pour accélérer les choses ou pour faire croître les économies européennes dont nous avons évidemment beaucoup de participants ? Est-ce qu'il y a une baguette magique qui permettrait d'accélérer d'un coup ? Je ne dirais pas qu'il n'y a qu'une seule baguette magique, mais je dirais qu'à très court terme, au vu de la situation dans certains secteurs critiques, la préférence européenne est une nécessité parce que il y a une désynchronisation, un découplage avec les autres et puis bien sûr désimplification.

Le 28e régime qui est en cours d'élaboration à la commission, l'approfondissement du marché unique sont des points clés. C'est pour ça que j'ai insisté aussi sur l'Union des marchés de capitaux. Je pense que si nous avons l'Union des marchés de capitaux et la préférence européenne, ce sont deux vrais game changers.

Oui. Alors, l'Union des marchés de capitaux en Europe, c'est un peu quelque chose qui retient qui retarde l'Europe par rapport aux États-Unis. Mais je dirais on a commencé l'année dernière mais là on y a plus d'accélération, plus d'entrée internationale vers l'Europe et c'est sans doute quelque chose qui va permettre d'accélérer les choses.

Et pour ce qui concerne les priorités, si vous deviez parler à la commission, leur demander d'être plus rapide dans la transformation de l'Europe pour qu'elle puisse concurrencer les États-Unis et voir dépasser la Chine et les États-Unis. Écoutez, je crois que c'est un débat qui est en cours avec la commission. Un sommet informel se déroulera en février qui sera consacré à ces sujets.

Tout a été assez largement exprimé dans les drapports Dragiy et l'État. Je dirais que la différence, c'est que le rapport Dragiy est sorti avant. euh les excédents chinois vis-à-vis de l'Europe.

Il ne faut pas négliger le fait que 2025 a été la toute première année où évidemment la Chine a un excédent euh 1/3 US 1/3 Europe 1/3 reste du monde. Et pour la toute première fois le déficit entre l'Allemagne et la Chine, le déficit commercial était au détriment de l'Allemagne. Ça c'est un peu quelque chose qui a changé les choses en Europe et c'est quelque chose qui va falloir résoudre.

Et puis deuxièmement, les droits de douane. Alors si je pouvais vous dire ce qui pourrait changer les choses pour nous pour nous tous dans l'année à venir, je dirais d'abord énormément de simplification avec ces paquets omnibus de la Commission, secteur par secteur, la préférence européenne, l'Union des marchés de capitaux et la fin des droits de douane entre les États-Unis et l'Europe. Parce que dans ce contexte, ce qui n'a pas de sens, c'est que des droits de douanes s'appliquent entre alliés.

Il faut résoudre la guerre en Ukraine. Il faut aider les Ukrainiens à résister et à trouver une paix durable. Il faut résoudre les problèmes de la prospérité dans la démocratie.

Et donc, quelle est la logique d'être divisé, d'avoir ces droits de douanes et d'être en plus menacé de droits de douanes supplémentaires ? Ce qui est fou, c'est qu'on peut se retrouver dans une situation où on utiliserait ce mécanisme anticoerci pour la première fois contre les États-Unis s'il rajoute des droits de douane. Imaginez un peu, c'est fou et je le regrette profondément mais c'est une conséquence de l'imprévisibilité et d'une agressivité inutile.

Ce qu'il faut faire, c'est tous rester très calme. Nous avons un agenda plein d'opportunités, plein de défis. Restons concentrés, pensons à la paix en Europe.

Tout le monde doit aider les Ukrainiens à trouver une paix durable. Règle du jeu équitable. résolution des problèmes et des déséquilibres avec la Chine parce que c'est un problème pour les Européens et pour les Américains.

Et troisièmement, pensons aussi à améliorer la compétitivité de l'Europe. Accélérons et c'est tout. Tout au long des séances du jour et de cette semaine, l'IA a été un point très important.

Alors, comment est-ce que l'IA est en train de se développer en Europe ? Je sais qu'il y a déjà un débat qui a été consacré, mais quelle est votre vision de LIA pour la France ? Alors, écoutez, nous nous croyons très nous y croyons très fortement.

L'année dernière, nous avons organisé un sommet de l'IA à Paris. Nous sommes un des écosystèmes les plus dynamiques en Europe. Nous sommes très fortement engagés dans le domaine de l'IA parce que nous sommes persuadisés persuadés que c'est un game changer, non seulement en terme de productivité et de croissance.

Mais c'est une véritable révolution. Nous avons les actifs, vous avez le réseau électrique, vous avez l'électricité, le réseau. Oui.

Et nous avons de l'électricité, de l'énergie bas carbone. Pas besoin de central à charbon, pas besoin d'extraire du pétrole pour apporter les capacités dont l'IA a besoin. C'est important.

Nous avons 90 TW qui sont disponibles pour plus d'activités dans l'IA. Nous avons un réseau électrique national super pilotable. Nous avons des capacités disponibles pour créer de nouvelles capacités de calcul, de nouveaux data center et nous sommes en train d'avancer sur l'agenda annoncé l'année dernière.

Donc ces capacités sont en train d'être renforcées et l'Europe avait pris du retard face aux États-Unis et d'autres. Nous avons les talents, nous avons d'excellents data scientistes, d'excellents mathématiciens. Nous sommes en train de booster nos programmes de formation, nos capacités à travers différents hubs que nous identifions et puis nous avons un écosystème critique avec des champions des LLM.

Nous avons aussi des start-ups dans l'IA et le cantique, je ne les oublie pas, qui sont présents dans tous ces différents domaines. Et la preuve en est de cette attractivité, de de ce dynamisme, c'est que Yan Lecun a décidé quand il a décidé de quitter Meta et de monter sa propre entreprise, il s'est installé en France il y a quelques semaines. Pour moi, c'est un signe.

Oui, c'est une belle victoire et on va l'aider à travailler. est une entreprise de dimension mondiale mais qui est installée en France. Donc nous disposons de tous ces actifs mais ce qui est important pour moi aujourd'hui c'est d'investir, d'aider les start-ups, d'aider les entreprises à en faire beaucoup plus dans ce domaine et de faire de mon mieux pour que leur marché national, leur marché domestique soit le marché européen et pas juste le marché français.

Et donc renforcer le marché unique, c'est ce qui permettra d'y parvenir parce que le marché domestique, c'est pas 68 millions d'habitants, c'est beaucoup plus 150 millions, enfin 450 millions. Et puis il faut aussi un réseau énergétique unifié en Europe, ce qui n'est pas le cas encore. Alors, il nous reste un petit peu de temps.

Est-ce que vous auriez un message à délivrer sur la fin de votre mandat ? Un message qui pourrait raisonner à la fois pour les Français mais aussi pour le reste du monde. Écoutez, je suis persuadé que nous vivons bien sûr une époque compliquée.

Vous avez parlé d'un certain nombre de défis, j'en ai parlé aussi et je crois qu'on n' pas été complet. sur cette liste de défis. Mais en même temps, on voit à quel point des investissements sont consentis dans ce monde et cette révolution qui est en train d'avoir lieu, révolution qui est sans comparaison avec ce qui a pu se passer dans les années voir les décennies précédentes.

Donc mon principal message serait de dire qu'il ne faut pas être timide, qu'il ne faut pas être divisé, qu'il ne faut pas accepter un ordre mondial qui serait décidé par ceux qui parlent le plus fort. et plutôt concentrons-nous sur les défis communs et les intérêts communs. Nous savons quels sont les problèmes à résoudre.

La croissance, la paix, le climat. Faut pas oublier le climat dans notre agenda pour l'avenir. Nous voulons la paix, la croissance et le climat.

Les investissements, l'innovation. Tout cela doit être consacré à la résolution de ces trois grands problèmes. Pour les résoudre, pensons aux investissements clés, aux innovations clé, mais aussi à notre capacité de coopération.

Soyons clair, Davos a été créé pour restaurer un dialogue mondial, un dialogue mondial entre les dirigeants d'entreprise, mais aussi les gouvernements et cetera. Un dialogue global, c'est un dialogue où chacun est respecté et où on peut apporter des améliorations, des avancées pour l'ensemble des des peuples du monde. C'est la seule façon dont ça peut-être durable.

Et je dirais que c'est comme ça qu'il faut faire. Et même si c'est moins présent dans le débat mondial aujourd'hui, il faut qu'on retrouve cette approche, plus de coopération et travaillons sur les grands défis pour apporter une paix, une prospérité et une décarbonation pour nos concitoyens. C'est ça notre devoir.

Notre devoir de dirigeant d'entreprise, de chef d'état et de gouvernement. Et nous avons tout ce qu'il faut pour y parvenir. Il faut simplement nous coordonner.

Il ne faut pas perdre du temps avec des idées dingue. Il faut pas ouvrir des boîtes de pandore sur de nouveaux sujets. C'est pas le moment où on n'est pas à une époque de nouveau colonialisme ou de nouvel impérialisme.

C'est une époque de coopération qui est nécessaire pour résoudre les problèmes de nos concitoyens. Voilà. Alors, nous n'avons plus de temps.

Je voudrais remercier le président de la République française, Emmanuel Macron, pour sa sagesse, mais aussi pour son humanité. Merci Larry. J'apprécie. suis