Budget 2025 : "On appelle les députés, en responsabilité, à voter ce budget", même s'il est "imparfait", appelle la CPME
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous espérez que le gouvernement va tenir ?
- 1:09OuverteRéponse partielle
C'est quoi l'état d'esprit de vos adhérents aujourd'hui ?
- 1:41OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous a étonné et est-ce que ça vous inquiète pour l'avenir ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Il faut continuer la politique de l'offre, c'est un des marqueurs de la politique d'Emmanuel Macron ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Vous disiez, Amir Reza Tofighi, budget imparfait. Dans ce budget, il y a notamment une surtaxe d'impôt sur les sociétés, mais pour les multinationales, les très grandes entreprises.
- 3:57OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous entendez aussi que le gouvernement dise 'Tout le monde doit participer à l'effort vu l'état des comptes publics ?'
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36InvitéFait
« Ce budget, ça fait des mois et des mois que les entreprises attendent. »
- 0:40InvitéPromesse
« C'est un budget qui est imparfait pour les entreprises. »
- 0:52InvitéChiffre
« Il y a des hausses de taxes, des hausses d'impôts, mais on a besoin de stabilité. »
- 1:09InvitéFait
« C'est un ras-le-bol. On a l'impression d'avoir deux mondes parallèles. »
- 1:26InvitéChiffre
« On n'a jamais eu autant de défaillance qu'au quatrième trimestre, le taux de chômage qui explose. »
- 1:30InvitéFait
« Ça, c'est parce que l'incertitude politique provoque une incertitude économique. »
- 1:52InvitéChiffre
« C'est l'équivalent de la ville de Besançon, en nombre de chômeurs supplémentaires. »
- 2:15InvitéFait
« Et là, on peut bien voir l'impact de toutes les discussions qu'il y a eu sur les aides à l'apprentissage. »
- 2:50InvitéChiffre
« Dans le pays au monde, on a le plus de prélèvements obligatoires. »
- 4:03InvitéPromesse
« Tout ce qui est temporaire ici, en général, sur les taxes, c'est toujours généralisé. »
Temps de parole
- Invité70 %
- Présentateur30 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à toutes et à tous. François Bayrou vient d'avoir recours au 49.3 pour faire passer le budget de l'État et celui de la Sécurité Sociale sans vote. Il s'expose ainsi à une motion de censure. On va savoir dans les jours qui viennent si le gouvernement tient, donc si le projet de loi de finances et la loi de finances de la Sécurité Sociale sont adoptées. En attendant, tout le monde attend, y compris les patrons et notre invité. Bonsoir Amir Reza Tofighi.
Bonsoir et merci pour l'invitation.
Vous êtes le nouveau président de la CPME, la Confédération des petites et moyennes entreprises. Vous, qu'est-ce que vous vous dites ce soir ? Est-ce que vous espérez que le gouvernement va tenir ?
Écoutez, ce budget, ça fait des mois et des mois que les entreprises attendent. Nous, on appelle les députés en responsabilité à voter ce budget. C'est un budget qui est imparfait pour les entreprises. Il y a des hausses de taxes, des hausses d'impôts, mais on a besoin de stabilité. On a besoin maintenant de passer à autre chose.
Donc concrètement, vous dites, il vaut mieux qu'il n'y ait pas de censure.
Bien évidemment. Aujourd'hui, on a vraiment besoin. Et d'ailleurs, les chiffres du chômage le montrent. On a vraiment besoin que les entreprises retrouvent de la stabilité et qu'on puisse enfin avoir une visibilité sur 2025.
Parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils vous disent, vos adhérents ? C'est quoi l'état d'esprit ?
C'est un ras-le-bol. On a l'impression d'avoir deux mondes parallèles. On a le monde réel, le monde des entreprises, des salariés qui travaillent dans les entreprises. Et on a un monde politique où certains peuvent jouer avec l'économie, peuvent jouer avec un risque de censure, peuvent jouer avec la survie de nos entreprises. On n'a jamais eu autant de défaillance qu'au quatrième trimestre, le taux de chômage qui explose. Ça, c'est parce que l'incertitude politique provoque une incertitude économique.
Pour y revenir sur ces chiffres de l'emploi, le nombre d'inscrits à France Travail, catégorie A, c'est-à-dire les personnes qui n'ont pas du tout travaillé, augmente de près de 4% au dernier trimestre 2024 par rapport au troisième. Double question, est-ce que ça vous a étonné ? Et vous y avez déjà un petit peu répondu, mais est-ce que ça vous inquiète pour l'avenir ?
C'est l'équivalent de la ville de Besançon, en nombre de chômeurs supplémentaires. Oui, ça nous inquiète. Pour deux raisons. La première, c'est que c'est exactement la conséquence de ce qu'on dit depuis des mois. C'est qu'on a besoin d'avoir un budget qui soit dans une logique de politique de l'offre, et surtout d'avoir un budget pour que les entreprises puissent savoir où elles vont. La deuxième inquiétude, c'est que le taux de chômage des jeunes, qui augmente de 8%. Et là, on peut bien voir l'impact de toutes les discussions qu'il y a eu sur les aides à l'apprentissage. Vous savez, les aides à l'apprentissage, c'est un investissement à l'avenir.
C'est un investissement sur la formation des jeunes. Et bien, tout le débat qu'il y a eu sur le fait de baisser les aides à l'apprentissage, il a provoqué quoi ? De la part des entreprises, une réticence, parce qu'on ne savait pas comment on allait pouvoir demain être accompagné, une réticence à embaucher des jeunes. Et bien, on voit 8% d'augmentation du chômage des jeunes.
Il faut continuer la politique de l'offre, c'est un des marqueurs de la politique d'Emmanuel Macron ?
C'est la seule politique qui montre aujourd'hui une baisse du taux de chômage, qui montre aujourd'hui un développement de l'activité économique. Vous savez, dans le pays, dans le pays au monde, on a le plus de prélèvements obligatoires. On a la dépense publique la plus importante. Je pense que la solution, c'est de baisser les dépenses publiques et de favoriser les entreprises pour qu'elles puissent investir, recruter et se développer.
Vous disiez, Amir Reza Tofighi, budget imparfait. Dans ce budget, il y a notamment une surtaxe d'impôt sur les sociétés, mais pour les multinationales, les très grandes entreprises. Vous avez entendu la colère d'un Bernard Arnault, du patron du MEDEF, Patrick Martin. Est-ce que vous partagez leur avis ?
Je partage leur avis. Moi, je n'oppose pas les petites entreprises et les grandes entreprises. Notre économie, elle a besoin de grandes entreprises et elle a aussi besoin des TPE et des PME qui irriguent tout le territoire, qui sont 99% des entreprises. Et si les grandes entreprises ne vont pas bien, ça se répercutera également sur les petites entreprises. Moi, je pense qu'il faut arrêter la machine à taxes. Vous savez, chaque année, on essaie de sortir des nouvelles taxes. À un moment donné, elles ne sont que sur les multinationales et puis finalement, on les étend à toutes les entreprises.
Moi, mon souhait, c'est qu'enfin, on réfléchisse à diminuer la dépense publique et favoriser les entreprises.
Là, il y a des réductions de dépenses et puis cette surtaxe dont on parle est temporaire. Elle vaut pour un an. Est-ce que vous entendez aussi que le gouvernement dise « Tout le monde doit participer à l'effort vu l'état des comptes publics ? »
Alors, tout ce qui est temporaire ici, en général, sur les taxes, c'est toujours généralisé.
Vous n'y croyez pas ?
Non, mais bon, on verra l'année prochaine si la promesse est respectée. On voit bien que c'est la promesse, par exemple, pour la CVAE. La diminution de la CVAE, ça fait trois ans qu'à chaque fois on nous dit que c'est reporté à l'année prochaine. Donc, très concrètement, nous, ce qu'on demande aujourd'hui, c'est des vrais engagements pour les entreprises. Donc, oui, c'est une taxe temporaire et oui, nous, on contribue tous les jours à l'effort. On contribue tous les jours en recrutant. On contribue tous les jours. On est quand même, aujourd'hui, les entreprises créent de la valeur.
Et donc, nous, ce qu'on demande, c'est qu'on écoute ceux qui créent de la valeur et pas toujours ceux qui créent du déficit.
On parle du budget 2025. Il va falloir bientôt préparer le budget pour 2026. Est-ce qu'il y a, vous, des mesures qu'il faudrait prendre ? Si c'était vous, si vous aviez une baguette magique, que feriez-vous ?
Premièrement, j'aurais un discours de vérité. Le discours de vérité, il est de dire qu'on ne peut plus continuer avec un déficit tel qu'on l'a aujourd'hui. Et donc, pour ça, la solution, ce n'est pas d'augmenter les taxes sur les entreprises, ce n'est pas d'augmenter les taxes sur les citoyens. C'est de faire une vraie réforme du coût de l'État et de l'action publique. C'est-à-dire ? C'est-à-dire ? On a des autorités indépendantes. On a le coût de la norme. C'est 80 milliards le coût de la norme. C'est également 80 milliards le coût de toutes les autorités indépendantes, de toutes les organisations qui gravitent autour du monde politique.
Et donc, on a un vrai effort à faire pour réduire les dépenses publiques. On a eu tout le sujet sur les trois jours de carence, par exemple, les trois jours de carence d'ordre public que la CPMU porte, trois jours de carence dans le privé et dans le public. On a des propositions pour diminuer la dette et c'est la mer des batailles. Parce que si on est un pays qui n'arrive pas à répondre à la problématique du déficit, demain, ça se répercutera sur les entreprises et sur nos citoyens.
Il nous reste une petite minute pour une question qui nous emmène outre-Atlantique. Vous voyez les premières décisions prises par Donald Trump, notamment en matière de droit de douane. Est-ce que la perspective de ces guerres commerciales inquiète le président de la CPMU que vous êtes ?
Toute guerre commerciale est négative. Et donc, forcément, aujourd'hui, quand on voit cette menace de nouvelles taxes, ça nous inquiète. Mais elle nous inquiète doublement parce qu'au-delà de ces menaces de nouvelles taxes, ce qu'on voit, c'est un pays, les Etats-Unis, qui est en train d'investir massivement pour ses entreprises, qui est en train d'avoir une politique de réduction de la dépense publique, alors que nous, on est complètement à l'opposé. Et donc, c'est un double danger pour nous. C'est un pays qui est en train d'investir pour réindustrialiser les Etats-Unis et qui, en plus, est en train de mettre potentiellement des taxes douanières.
Et donc, face à ça, il faut que l'Europe et la France soient fortes et qu'on réinvestisse dans l'entreprise, qu'on ait une vraie politique de réindustrialisation et qu'on sorte de ce schéma négatif, toujours, de sanctionner les entreprises.
Merci beaucoup Amireza Tofighi, président de la CPME. Vous êtes ce soir l'invité Éco de France Info.