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InterviewLCI (sur YouTube)· 13 juillet 2024 18 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

"Les Français ne veulent pas de l'ingouvernabilité" : Bernard Cazeneuve invité de Darius Rochebin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Votre regard d'ensemble sur le paysage politique post-dissolution ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    La gauche a-t-elle gagné relativement ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Le président devrait-il interroger la gauche pour former un gouvernement ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Un compromis entre modérés est-il possible ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les priorités pour un compromis ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Une coalition centre droit/centre gauche est-elle envisageable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Bernard CazeneuveChiffre
    « le rassemblement national a fait à peu près 11 millions de voix la gauche un peu plus de 7 millions le centre du président de la République un peu plus de 6 millions et la droite traditionnelle un peu plus d'un million »
  • 4:30Bernard CazeneuveFait
    « il est incontestable que la gauche parmi les composantes du Parlement est celle qui a le plus grand nombre de députés »
  • 7:30Bernard CazeneuveFait
    « la poursuite de l'effort de réindustrialisation qui a été engagé depuis 2012 et qui doit se poursuivre si l'on veut créer les conditions d'une croissance sobre »
  • 9:30Bernard CazeneuveFait
    « un gouvernement qui expédie les affaires courantes n'a pas les mêmes pouvoirs ni les mêmes prérogatives qu'un gouvernement de plein exercice »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Premier Ministre bonsoir bonsoir Bernard casen vous êtes ancien Premier ministre socialiste voix de modération dans ces temps agité certains vous voit d'ailleurs comme une un sage un des sages de conseil très nécessaires en ces temps troublés d'abord peut-être votre regard d'ensemble depuis le début de la soirée on voit l'état de désordre dans tous les camps politiques on peut dire sans risque de se tromper que le paysage politique est dévasté et que cette dissolution hasardeuse engendrée une situation politique difficilement maîtrisable avec trois blocs ce qui n'est jamais advenu sous la 5e République qui sont tous en situation de minorité relative et qui peinent à trouver les les voies et les chemins de de la raison pour essayer de rassurer les Français or ce qui compte aujourd'hui après que les Français avec beaucoup de de bon sens et de détermination ont apporté la démonstration de leur capacité à faire barrage au pire c'està-dire à l'extrême droite il ne faut pas leur donner le sentiment que le pire n'a pas permis d'éviter la catastrophe c'est-à-dire l'ingouvernabilité du pays est-ce qu'un camp a gagné plus que les autres relativement quand hier encore sur notre antenne Dominique de Villepin dit la la gauche en réalité a gagné relativement le pensez-vous la gauche a réaliser un score qui lui permet de prétendre jouer un rôle déterminant dans la composition du gouvernement et d'ailleurs si on jouait la logique parlementaire euh le président de la République devrait commencer par interroger la gauche sur la possibilité dans laquelle elle est de former un gouvernement de présenter un programme et d'avoir une majorité est-ce que vous le pensez est-ce que ce serait la bonne logique selon vous en tous les cas la bonne logique serait de la part du président de la République d'essayer d'engager des consultations qui permettent de sortir de l'extrême difficulté dans laquelle on se trouve et il est incontestable que la gauche parmi les composantes du Parlement est celle qui a le plus grand nombre de députés mais ça ne signifie pas pour autant que la gauche puisse gouverner seule puisque la gauche a exactement 193 députés elle en avait 199 lorsqu'elle a été batue en 1978 et elle est à 100 siège de la majorité absolue donc ça c'est la réalité on peut regarder les choses autrement le rassemblement national a fait à peu près 11 millions de voix la gauche un peu plus de 7 millions le centre du président de la République un peu plus de 6 millions et la droite traditionnelle un peu plus d'un million donc on ne peut pas aujourd'hui faire comme si les Français ne nous avaient rien dit les Français nous ont envoyé deux message le premier c'est nous ne voulons pas du rassemblement national et le deuxème dès lors que nous avons fait le geste par la volonté qui était la nôtre d'éviter le pire de voter quand on était de droite pour des candidat de gauche quand on était de gauche pour des candidats de droite parfois même si beaucoup de citoyens de gauche ont voté pour des candidats de gauche et de citoyens de droit pour des candidats droite le résultat et que les Français attendent que nous soyons à la hauteur de la situation responsable et que les forces politiques qui sont dans le champ républicain soient capable de constituer un gouvernement autour de quelques priorités est-ce que ça veut au-dessus des contingences de partis des ambitions personnelles manvres desons pour parvenir un compromis euh une forme d'union d'une manière ou d'une autre que ce soit une coalition sur un sur un texte précis ou autre est-ce que ça veut dire queon entrera dans un nécessaire compromis ça veut dire qu'il est absolument indispensable de réfléchir dès à présent à ce que sont les quatre ou cinq priorités qui correspondent à ce que sont les attentes des Français et qu'autour de ces quatre ou cinq priorités on parvienne à constituer un gouvernement qui réponde à leurs attentes et qui les rassure qui les rassure parce que les Français ne veulent pas de l'ingouvernabilité parce qu'ils savent que l'ingouvernabilité le Pact actuellement donné aboutit inéluctablement à ce qu'il redoutent le plus c'est dire le déclassement de leur pays et les Français en refusant le gouvernement RN ont témoigné de l'attachement qu'ils ont à leur pays à son identité à ses valeurs à la République et à la volonté de le voir rayonner encore autour de ce que l'on appelait l'universalisme français c'està-dire d'une certaine capacité de la France à porter une parole en Europe et dans le monde ça c'est ce qu'ils ont voulu faire en votant dimanche dernier et comme ils ont envoyé clairement ce message ils attendent maintenant conscients qu'ils sont des difficultés qu'il y ait un gouvernement qui soit capable par un compromis et autour de quelques priorités d'apporter la démonstration que la France demeurera fidèle à elle-même qu'elle ne déclinera pas qu'elle ne sera pas mon pr est-ce que ça peut être disons traduit par une union des modérés des modéré de centre droit et de centre gauche dans cette assemblée peuvent-ils se mettre d'accord il y a des groupes qui qui sont constitués ou qui vont se constituer à l'Assemblée nationale et ces groupes sont composés pour beaucoup de sensibilité ou d'hommes et de femmes qui ont l'expérience du gouvernement ou qui s'ils ne l'ont pas parce qu'ils n'ont pas été ministres ont parfois participer à des majorités qui soutenaient des gouvernements et qui ont suffisamment j'en suis convaincu l'amour de leur pays pour éviter que après le pire écarté nous ayons la catastrophe pour cela il faut qu'il est suffisamment d'hommes et de femmes responsables dans l'ensemble du paysage pour créer encore une fois les conditions d'un compromis alors qu'est-ce que c'est qu'un compromis ce sont des priorités autour desquelles on s'entend j'en vois pour ma part 5 trois autour des services publics la santé la lutte contre les déserts médicaux les Français ont eu le sentiment ils l'ont exprimé abondamment pendant la campagne électorale que ils n'avaient plus accès aux soins et que parfois il n'avaient plus accès au traitement qui n'avaiit plus accès à l'hôpital qui n'avaiit pas non plus toujours accès au médecin de vie il y a l'école parce que l'école et la promesse républicaine sont articulé l'une à l'autre et que c'est par l'école qu'on permet à ceux qui sont issus parfois de conditions difficiles de de connaître le progrès d'avoir accès à l'emploi de se construire un avenir pour eux-même il y a le service public de la sécurité et moi je souhaite que on est conscience du fait que sur ce sujet des dispositions sont à prendre en terme de moyens donnés à la police en terme de réconciliation de la police avec avec la population en terme de mise en évidence de principes déontologiques qui doivent présider au fonctionnement de la police en terme aussi de retour de l'autorité de l'État et du respect des principes de l'État de droit ça ce sont les trois premiers sujets il y a un deuxième sujet qui est le renforcement de l'appareil productif la poursuite de l'effort de réindustrialisation qui a été engagé depuis 2012 et qui doit se poursuivre si l'on veut créer les conditions d'une croissance sobre sur d'une R industrialisation du pays qui est la condition de sa souveraineté mais aussi de la nécessaire répartition la justice sociale et moi je serais très favorable à ce que ce compromis se fasse autour du de l'idée d'une réunion d'une grande conférence sociale permettant sur la question du pouvoir d'achat sur la question des services publics sur la question de la réduction des inégalités sur la question de la justice fiscale que nous puissions avancer avancer de façon responsable et puis le dernier sujet c'est celui de l'Europe de l'ordre international de de la guerre qui fait partourage de la nécessité de faire en sorte que le multilatéralisme le respect des principes du droit international l'emporte sur les logiques d'afront guerre et je suis convaincu qu'il y a autour de ces quelques axes suffisamment d'esprit lucide responsable partout dans l'hémicyclle pour faire en sorte que l'intérêt national l'emporte sur toute autre considération parce que finalement je termine par là ce qui compte par-dessus tout dans la période dans laquelle on est ce n'est pas de rendre tout impossible au motif qu'on a des ambitions pour soi-même ou qu'on est dans des combinaisons d'appareils dans la perspective de telle ou telle échéance ce qui compte et c'est là-dessus que les Français nous attendent c'est notre capacité à faire la démonstration que nous sommes déterminé à faire en sorte que l'intérêt de notre pays l'emporte sur toute autre considération vous avez été au gouvernement Premier ministre affaires européennes intérieur et cetera cette culture de gouvernement est-ce qu'elle peut maintenant rassembler pour être très concret dè socialiste euh des personnalités de ensemble et même peut-être un peu de centre- droit est-ce que cette coalition est possible d'après vous mais la question n'est plus de savoir si elle est possible ou pas la question est de savoir comment on l'a construit alors qu'il n'y a pas d'autres solution que de parvenir encore une fois autour de quelques priorités à réunir à travers un compromis solide le maximum de forces politique si on veut éviter l'ingouvernabilité l'ingouvernabilité dont bénéficieront d'ailleurs les forces extrêmes on m'a beaucoup reproché d'avoir pris une position au premier tour des élections législatives qui était ni l'extrême gauche ni l'extrême droite mais c'était précisément parce que j'avais conscience en anticipant ce qui se passe aujourd'hui que s'il n'y avait pas le maximum de républicains raisonnablees au sein de l'Assemblée nationale pour éviter que les logiques de confrontation ne nous fassent perdre de vue l'intérêt supérieur du pays alors nous serions dans l'impasse mais Bernard casen la LFI a ses propositions les noms les noms sont exprimés Monsieur bonpard Madame Panau madame guetté monsie Monsieur Mélenchon est-ce que c'est d'une d'une manière ou d'une autre possible comme premier ministre ça me paraît en tous les cas très difficile de réunir autour de ces noms une majorité stable à l'Assemblée nationale qui permett de gouverner le pays difficile pour impossible exactement et d'ailleurs ceux qui proposent ces noms le savent parfaitement pourquoi le font-ils alors et ils le font pour créer les conditions une fois de plus de la tension pour essayer de créer au sein de la gauche les condition d'une confrontation dont ils espèrent tirer profit parce que finalement quel est l'objectif de Jean-Luc Mélenchon ceux qui ne l'ont pas compris sont naïfs c'est d'être candidat à tout prix à l'élection présidentielle en transformant la gauche en un champ de bataille qui lui permette de sortir seul pour pouvoir s'opposer à Marine Le Pen ce qui d'ailleurs conduirait à l'élection de Marine Le Pen parce que après que nous avons fait la démonstration dimanche dernier de la détermination des Français à s'opposer à tout prix à l'avèement d'un gouvernement rassemblement national la seule chance euh pour le rassemblement national de gagner les élections présidentielles et qu'il se trouve opposé à Jean-Luc Mélenchon à ce moment-là les chances seraient réelles et par conséquent si on veut que cette perspective soit écartée il est absolument urgent de créer les conditions de la structuration d'une gauche de responsabilité de gouvernement qui puisse rassembler autour d'elle le plus grand nombre possible de français et au-delà de cette gauche de créer les conditions d'un rassemblement comme nous avons pu le faire à d'autres moments de notre histoire lorsque les institutions étaient affaibliesir de notre et des en jeu pour créer les conditions de l'évitement du pire c'est-à-dire d'un gouvernement RN pour cela ce ce n'est pas qu'une question de personne mais vous savez bien c'est aussi une question de personne est-ce que vous par exemple vous seriez prêt à travailler avec l'actuel camp présidentiel par exemple mais encore une fois je viens de vous répondre à cette question je ne vois pas d'autre solution que d'accepter tout en défendant les priorités auxquelles on croit moi je je je suis résolument de gauche et je comprends parfaitement qu'on veille sur la question des services public de la justi en se mettant d'accord sur un nom s que les priorités de la gauche soi prises en compte même qu'elle soit au cœur du projet gouvernemental par pour plus pr que vous à titre personnel à titre personnel on cite parfois d'anciens Premier ministre vous et d'autres qui pourrai être disons une sorte de comité des sages dans cette logique là est-ce que c'est une idée qui vous parle mais moi je n'ai jamais refusé de mettre de la sagesse là où il y a de la déraison et s'il faut le faire de façon je ser toujours prêt à cela parce que encore une fois dans cette affaire je suis totalement désintéressé ma seule préoccupation c'est de faire en sorte que le pays ne bascule pas dans le déclassement dans l'ingouvernabilité dans le n'importe quoi un gouvernement pardon une équipe même pour un temps mais qui qui porterait ce projet là est-ce que c'est possible ça n'est pas forcément jusqu'en 2027 mais qui au moins permett disons de faire le pont je ne sais pas si c'est possible cont tenu de ce qui est l'état d'esprit général qu'on voit s'exprimer jour après jour heure après heure ce que je sais en revanche c'est qu'il n'y a pas d'autre solution que d'essayer d'y parvenir quand on entend c'est encore au conditionnel mais que la semaine qui vient Gabriel hatal se verrait confier un un gouvernement qui n'est plus que d'affaires courante est-ce que c'est tenable selon vous est-ce que même jusqu'après les Jeux Olympiques jusqu'à l'automne un gouvernement d'affaires courant peut tenir dans des circonstance aussi euh d'ébullition je connais pas le concept de gouvernement d'affaires courantes je connais euh un gouvernement dont le premier ministre a démissionné avec le gouvernement dans son ensemble et qui expédie les affaires courantes constitutionnellement un gouvernement qui expédie les affaires courantes n'a pas les mêmes pouvoirs ni les mêmes prérogatives qu'un gouvernement de plein exercice et dans un contexte où nous pouvons être tout moment confronté à des difficultés des difficultés d'ordre publique des difficultés internationales je pense qu'il faut un gouvernement qui puisse le plus rapidement possible bénéficier de la totalité des prérogatives conférées au gouvernement par la constitution donc c'est difficile de tenir jusqu'en automne ah je pense que ce serait en tous les cas très priieux que de mettre la France dans cette situation là le danger existe n'est-ce pas on entend certains à gauche à Tou a raison dire pas de gouvernement de gauche pas de Jo sous-entendu on on mettra une tension telle que le gouvernement enfin Emmanuel Macron devra céder mais moi je ne suis pas du tout dans ces logique là parce que les Jeux Olympiques c'est un grand moment pour notre pays c'est un moment qui doit permettre à notre pays de rayonner au plan international de donner une belle image de lui-même de de rendre les Français euh fiers d'eux-même et d'ailleurs les Français vivent ce ce grand moment de cette manière-là et je pense que c'est une très mauvaise idée que de vouloir profiter de cet événement qui doit être un moment de pour pour le nos compatriotes de iser leur drapeau de dire la fierté de de leur pays en en l'abissant je comprends parfaitement que il y ait une volonté euh de faire en sorte que ceux qui euh sont arrivés en tête de ce scrutin la gauche puissent gouverner faire entendre ses principes et ses valeurs mais il faut le faire en jouant la logique des institutions surtout lorsque les institutions sont affaiblies lorsque les institutions sont affaiblies le rôle de ceux qui ont l'esprit de responsabilité et qui sont attachés à leur pays c'est de jouer les logique institutionnelle pour faire en sorte que le fleuve retrouve son lit c'est pas de jouer les logiques du pire les divisions du camp présidentiel éclatent aujourd'hui aujourd'hui même au grand jour quand on entend quand on lit plutôt monsieur daranin dire les élections au sein du groupe ne règle pas de problème majeurs il parle de faire la l'autocritique alors que Gabriel Atal est sur une autre ligne de quel œil regardez-vous cette division de ce qui était la majorité mais ce qui mine le paysage politique dans son ensemble les Français le sent etilleurs la raison pour laquelle ils sont à la fois en colère et inquiet c'est que tout ce qui bloque l'avènement d'une solution de sagesse ce sont les ambitions pour soi-même de tous ceux qui aujourd'hui manœuvre calcul combine ça a été tout tempsment soyons honnête ça a été de tout temps non il y a eu des périodes où c'était moin le cas voyez lorsque le général de Gaulle décide d'instaurer la 5e République et qu'il y a des grands barons autour de lui qui s'occupe de la réindustrialisation de la protection de de notre pays contre les dangers qui le menacent qui engage l'indépendance éner de Gaulle vous mettez la barre très très haut après ben voilà il y a tout le monde n'est pas de Gaulle ça non mais sans parler du général de Gaulle lui-même ni de ce moment particulier qui était l'avvénement des institutions de la 5e République sur lequel il y aurait beaucoup de choses à dire parce que ces institutions ont aussi leur faiblesse on peut quand même considérer qu'il n'est pas totalement absurde lorsqu'on est engagé en politique de faire en sorte que la barre soit mise le plus haut possible ne serait-ce que parce qu'on respecte les Français les Français attendent que la barre soit mise le plus haut possible et qu'on ait une haute idée de ce qu'est la politique qu'on a une haute idée de ce qu'est le pays et qu'on essaie d'éviter de sombrer dans les les pires travers de la 4e République parce que il nous a pas échappé que ce qui est en train de se passer c'est de la perversion des institutions de la 5e par l'esprit de la 4e mais sans les talents votre formule est très cruelle B je crois que c'est la réalité à laquelle nous assistons qu'est-ce qui reste du pouvoir du Président de la République François Hollande avec qui vous avez si abondamment travaillé é notre invité il y a quelques jours il disait c'est fini c'est-à-dire il disait le au fond Emmanuel Macron quoi qu'il arrive sera en cohabitation est-ce que vous il y a ce qui relève de la légitimité politique du président de la République après qu'il a pris des décisions qui ne lui ont pas permis d'atteindre le but qu'il se proposait d'atteindre et puis il y a ce que sont les prérogatives constitutionnelles qui lui sont données il est vrai que lorsque la légitimité est moindre la possibilité d'user pleinement de ces prérogatives constitutionnell est rendu plus difficile mais là c'est fidèle c'est fidèle même qui se divise à ce point oui mais je pense que et et on peut pas me soupçonner d'avoir toujours été complaisant avec le président de la République que la décision qu'il a prise était une décision hasardeuse mais lorsqu'on est dans un tel euh dans une telle confusion institutionnelle elle il faut quand même essayer de faire en sorte que les institutions et ceux qui les représentent puissent exercer leurs prérogatives normalement et il faut faire en sorte qu' suffisamment d'esprit responsable pour faire en sorte que cela soit possible parce que sinon tout peut s'effondrer on a vu vu que les partis étaient mortels les institutions et les pays peuvent l'être aussi donc il faut faire extrêmement attention à ne pas tendre les astique jusqu'au point où tout risque de se rompre Monsieur le Premier Ministre merci beaucoup d'avoir été notre invité merci