Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 9 septembre 2021 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileSécurité

L'invité de Bourdin Direct : Louis Aliot - 09/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Pourquoi liberté ? Est-ce que nous vivons en dictature ?

  • 0:54OuverteRéponse directe

    On a besoin de liberté ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Nationalisation des autoroutes, c'est bien beau, mais il va falloir les racheter.

  • 3:03FerméeRéponse directe

    Vous êtes favorable à cette taxe sur les camions à l'import ?

  • 3:21RelanceRéponse directe

    Alors, justement, l'entretien, encore faudra-t-il montrer que l'État est plus capable que le privé d'entretenir le réseau autoroutier.

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Privatisation du service public de l'audiovisuel. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00PrésentateurFait
    « Nationalisation des autoroutes, c'est bien beau, mais il y a des contrats. »
  • 2:21PrésentateurChiffre
    « Je crois que c'est autour de 50 milliards, le rachat des autoroutes. »
  • 4:54PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, on paye, je crois, 138 euros de redevance. »
  • 5:06PrésentateurChiffre
    « Ça libérerait ces 150 euros dans, je crois, 28 millions de Français qui le paient. »
  • 6:37PrésentateurFait
    « Je pense qu'en matière économique, en matière sociale, en matière de la sèche de sécurité, l'échec des gouvernements qui sont succédés pendant 40 ans en France n'est pas tant. »
  • 6:48PrésentateurFait
    « Et si l'électeur aujourd'hui se pose 5 minutes et réfléchit à la situation qu'on vit tous les jours dans nos villes, ils doivent quand même se dire les autres ont échoué sur toute la ligne. »
  • 10:04PrésentateurChiffre
    « À peu près 80% des gens qui sont arrêtés à la frontière et qui ne sont pas expulsés, par exemple, viennent d'Algérie ou du Maroc. »
  • 20:13PrésentateurChiffre
    « On va dire un petit millier de personnes qui ont contribué à l'installation des troupes et au développement de nos troupes sur le terrain. »

Temps de parole

  • Présentateur76 %
  • Louis Aliot24 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC, Bourdin Direct.

0:05
Louis Aliot

Jean-Jacques Bourdin.

0:09
Présentateur

Louis Alliot, bonjour. Bonjour.

0:10
Louis Aliot

Maire de Perpignan, nous allons parler du procédé terroriste du 13 novembre 2015, nous allons parler de l'Afghanistan, d'Éric Zemmour, des vaccins et du pass... Ça vous fait sourire quand je parle d'Éric Zemmour. Du vaccin et du pass sanitaire, des vaccins et du pass sanitaire. Je voudrais commencer avec Marine Le Pen qui lance sa campagne pour la présidentielle de 2022. Marine Le Pen qui quittera la présidence du Rassemblement National ce week-end, lancement de sa campagne présidentielle à Fréjus, première proposition dans le Figaro et l'affiche avec ce mot en grand, liberté au pluriel, premier slogan de campagne, liberté. Pourquoi liberté ? Est-ce que nous vivons en dictature ?

0:54
Présentateur

On a besoin de liberté ? Je pense que les Français ont l'impression d'être contraints dans tous les domaines, que ce soit dans leur voiture ou que ce soit par leur impôt ou dans leur vie personnelle. Je pense qu'il y a effectivement ce sentiment de contrainte, même si on n'est pas évidemment en dictature. Contrairement à ce que l'on peut lire ici ou là ? Il n'en demeure pas moins que les contrôles dans divers domaines, demandés aux commerçants, aux artisans, aux entreprises qui n'en peuvent plus, je pense qu'on aurait quand même intérêt à libérer un peu le monde économique, le monde industriel, la sphère publique aussi, pour permettre tout simplement l'épanouissement de l'être.

C'est bien de contrôler les choses, mais il faut savoir les contrôler à bon essai. Mais il faut des règles quand même. Rassurez-nous. Mais il y a toujours eu des règles. Les contraintes, les règles, ce sont des contraintes. Oui, mais il y a des contraintes qui peuvent devenir des barrages et qui expliquent quelquefois les difficultés que nous avons, par exemple, à nous réformer. Et de ce point de vue-là, la France a beaucoup à faire.

1:52
Louis Aliot

Bien. Alors, regardons les premières propositions faites par Marine Le Pen. Première proposition qui commence déjà à faire du bruit. Nationalisation des autoroutes. Alors, nationalisation des autoroutes, c'est bien beau, mais il y a des contrats.

2:05
Présentateur

Et ces contrats, il va falloir les racheter. Le propre de la nationalisation, c'est de racheter les contrats. Et oui. Qui courent jusqu'en 2030. Oui, mais les autoroutes sont de bonnes affaires. Et donc, ça coûtera un certain prix, je crois que c'est autour de 50 milliards, le rachat des autoroutes, à des entreprises qui, quand même, pendant 20 ans, se sont gavées. Oui. Quoi qu'on puisse en dire. Donc, les racheter, et ça permettra à l'État, ensuite de gérer, à profit, ces autoroutes, pour, j'allais dire, le bien de l'usager.

2:37
Louis Aliot

On a remboursé les 50 milliards, déjà, avant de faire du profit. Oui, mais c'est de l'investissement.

2:43
Présentateur

C'est de l'investissement. On est d'accord. Quand vous investissez 50 milliards, mais tous les ans, il y a une rentabilité. Et puis, vous pouvez aussi faire des péages ciblés. Vous savez, moi, je suis à Perpignan, on a l'axe le plus passant des marchandises d'Europe. Peut-être que la fameuse taxe sur les camions à l'import est quelque chose à étudier. Ça permettrait aussi...

3:03
Louis Aliot

Vous êtes favorable à cette taxe, d'ailleurs ?

3:04
Présentateur

Oui, de mettre de l'argent. À une éco-taxe pour les camions ? Pour les camions étrangers, qui utilise notre réseau, que les Français ont payé. Et je ne vois pas pourquoi, regardez la Suisse, une vignette, par exemple, serait une solution pour permettre de faire entrer de l'argent dans les caisses et assurer l'entretien et le développement des autoroutes.

3:21
Louis Aliot

Alors, justement, l'entretien, encore faudra-t-il montrer que l'État est plus capable que le privé d'entretenir le réseau autoroutier. Je vous dis ça parce que le privé, je ne suis pas là pour défendre le privé à tout prix, mais le privé entretient bien le réseau autoroutier français, qui est sans doute l'un des meilleurs du monde. Il l'entretient bien, mais il le fait payer cher. Oui, il le fait payer cher. C'est-à-dire qu'on peut entretenir mieux en ne payant pas, ou en payant beaucoup moins cher. Regardez l'Espagne, les autoroutes sont gratuites. Est-ce qu'elles sont aussi bien qu'en France ?

3:49
Présentateur

Franchement, je vous pose la question. Il paraît que le réseau routier français est le plus moderne, mais à charge pour l'État aussi de faire preuve de sa capacité à gérer les affaires publiques. Parce que déjà qu'on est en faillite dans un certain nombre de domaines, effectivement, si on continue sur cette lancée, on risque effectivement d'avoir des difficultés. Mais moi, je ne suis pas très inquiet sur les autoroutes. Je préférerais que l'État, en plus, finisse le tronçon Montpellier-Perpignan en ligne à grande vitesse, j'en profite, parce que l'Espagne a son TGV jusqu'à Perpignan. On est un foutu en France de construire ce TGV de Montpellier à Perpignan, ce qui est une honte.

Et plutôt que de déverser de l'argent à tort et à travers, moi, je propose à M. Castex et à M. Macron, mettez les 5-6 milliards de nécessaires à construire ce tronçon.

4:34
Louis Aliot

Bien, privatisation du service public, de l'audiovisuel. Pourquoi ? Pourquoi, à l'exception, je précise, de l'audiovisuel d'Outre-mer, d'Arte, de France 24 et de l'INA ?

4:47
Présentateur

D'abord, l'importance de l'Outre-mer. On est tenu quand même de maintenir, parce que la situation n'est pas facile, et ils sont très éloignés. Pour le reste, aujourd'hui, on paye, je crois, 138 euros de redevance. Mais pourquoi faire ? Les autres chaînes privées, l'audiovisuel privé, nous amène autant d'informations de qualité que l'audiovisuel public. Ça libérerait ces 150 euros dans, je crois, 28 millions de Français qui le paient. Et je pense que les chaînes en question ou les stations radio ne s'en porteraient pas plus mal, tout simplement. Et je pense que l'État n'a pas non plus agi... Diversité, je ne sais pas, moi, souveraineté culturelle. Mais c'est le pluralisme.

5:23
Louis Aliot

Création, l'audiovisuel public. Oui, mais ça, c'est pareil. Vous n'aimez pas l'audiovisuel public. Mais le privé... Quoi ?

5:28
Présentateur

Le privé fait mieux que le public ? Le privé fait autant, c'est ça qu'il faut regarder. Aussi bien ? Oui, aussi bien. Oui, aussi bien, mais... Le public ne fait pas plus mal. Mais ce n'est pas une question de plus mal. C'est de libérer un espace d'information et de redonner ce pouvoir d'achat aux Français. C'est ça aussi. Et je pense qu'aujourd'hui, au XXIe siècle, d'avoir des chaînes encore dont l'État est majoritairement actionnaire n'est pas la solution, tout simplement.

5:56
Louis Aliot

2,8 milliards d'euros rendus aux Français. C'est ce que dit Marine Le Pen avec la redevance. Bien. Marine Le Pen, qui va lancer donc sa campagne ce week-end, on est bien d'accord, qui va quitter la présidence du Rassemblement National, c'est sa dernière campagne ? Non, mais... Non, parce qu'elle va le vivre... Ça ne va pas être facile pour elle.

6:22
Présentateur

Écoutez, je ne sais pas, mais je pense que c'est surtout... Elle est mobilisée sur celle-là. Parce que plutôt que de penser à l'après, il faut gérer plutôt le présent et la manière... Qu'est-ce qui fait qu'elle peut gagner ? Qu'est-ce qui fait qu'elle peut gagner ? Là, je pense que toute la situation aujourd'hui... C'est-à-dire ? Je pense qu'en matière économique, en matière sociale, en matière de la sèche de sécurité, l'échec des gouvernements qui sont succédés pendant 40 ans en France n'est pas tant.

Et si l'électeur aujourd'hui se pose 5 minutes et réfléchit à la situation qu'on vit tous les jours dans nos villes, ils doivent quand même se dire les autres ont échoué sur toute la ligne, peut-être aujourd'hui, et je pense que c'est le schéma, faire confiance à la seule candidate et à la seule formation qui n'a jamais participé à la gestion des affaires publiques, alors que ça fonctionne. Dans nos villes, à Perpignan, on vit très bien et on vit de mieux en mieux même. Et je ne vois pas pourquoi on n'arriverait pas à faire à l'échelle de la France ce qu'on est capable de faire à l'échelle locale.

7:20
Louis Aliot

Pourquoi répéter sans cesse que la France est à la dérive ? Est-ce qu'on construit un succès sur des ruines ? Pourquoi est-ce que la France est à la dérive, est en ruines ?

7:29
Présentateur

La France est très abîmée. Il y a des gens qui s'en sortent bien. Il y a des gagnants de la mondialisation. Il y a des gagnants de cette situation. Mais il y en a beaucoup. Même dans votre ville, à Perpignan ? Bien sûr qu'il y en a beaucoup. Mais vous avez inversement, dans une ville qui a un taux de pauvreté l'un des plus élevés de France, des gens qui sont dans la misère totale. Où les services publics n'assurent plus leur mission. Où la police n'arrive plus à assurer les siennes. Où la justice est dans un état déplorable. Le palais de justice dans un état de délèbrement. Le commissariat dans un état de délèbrement. L'État est failli. Que fait-on à partir de là ?

Eh bien, il faut reconstruire un État républicain C'est cet État républicain qui est en train de disparaître sous nos yeux.

8:10
Louis Aliot

Le choix entre mondialisation et défense de la nation. C'est ce que dit aussi Marine Le Pen. Ça veut dire quoi ? Marine Le Pen ajoute Emmanuel Macron est le candidat décomplexé de la mondialisation. Je suis le candidat décomplexé de la nation. Mais la mondialisation... On ne peut pas passer à côté de la mondialisation. Personne ne veut passer à côté.

8:32
Présentateur

Mais comment fait-on ? La réguler. On n'est pas obligé de subir un certain nombre de concurrences déloyales que nous pourrions réguler dans tous les domaines. Que ce soit en matière d'agriculture, en matière d'industriel ou de services. Je regrette. On a enlevé des barrières aux frontières même de l'Europe. Et nos entreprises, nos industries et nos agriculteurs se retrouvent en compétition avec des gens qui ont comme salaire quelquefois un bol de riz ou des salaires absolument dérisoires ou même des produits fabriqués par des prisonniers ou des enfants. Comment voulez-vous que nous tenions ? C'est impossible.

9:09
Louis Aliot

Mais c'est l'Europe qui peut résister à la Chine. Est-ce que vous croyez que la France seule peut résister économiquement à la Chine ? Le problème, c'est que l'Europe est aujourd'hui une utopie. Donc plus d'Europe.

9:18
Présentateur

Vous demandez plus d'Europe. Déjà que l'Europe en revienne à ce pour quoi elle a été faite, c'est-à-dire défendre l'espace européen. Ce qu'elle ne fait pas. Voilà. Le problème, il est là. Et depuis le départ. Sauf qu'on a dépassé largement ce point de non-retout.

9:32
Louis Aliot

Donc pour défendre l'espace européen, il faut police européenne. Non ? Défense européenne ? Je ne sais pas moi.

9:39
Présentateur

Non, non, non. Rien de tout ça. Il faut une coopération entre États. Ça c'est vrai. Mais il ne faut pas remettre notre souveraineté à d'autres. Car on voit les résultats. Je prends un exemple que je vis au quotidien dans ma ville. L'immigration clandestine. L'Espagne aujourd'hui est une passoire. Les immigrés clandestins arrivent en masse à la frontière sont contrôlés mais ne sont pas renvoyés. Et aujourd'hui, vous avez une chose qui est extravagante. À peu près 80% des gens qui sont arrêtés à la frontière et qui ne sont pas expulsés, par exemple, viennent d'Algérie ou du Maroc.

Enfin, que la France ne prenne pas le taureau par les cornes et n'aille pas voir les Algériens et les Marocains pour leur dire écoutez, maintenant ça suffit. On ne peut plus accueillir les gens que vous nous envoyez ou que vous laissez partir. Ça paraît extravagant. Parce que chez nous, ça pose des problèmes incroyables. Ils sont victimes des mafias locales et du trafic de drogue. On est obligé, nous, d'avoir la police 24-24 en essayant de contrôler tout ça. C'est lamentable, humainement et c'est dangereux économiquement et je ne sais pas jusqu'où ça ira. Voilà un exemple concret.

10:40
Louis Aliot

Louis Alliot, le temps de parole d'Éric Zemmour va être décompté. Décision du CSA.

10:45
Présentateur

Logique ou pas ? Moi, je trouve que le CSA se mêle de ceux qui ne le regardent pas. Grand un. Et deuxièmement, c'est aussi à Éric Zemmour de se poser la question de savoir si, en annonçant qu'il est candidat, il peut aussi bénéficier de son statut de journaliste où il a quotidiennement une émission sur une chaîne conclure. Mais ça le regarde à lui et ça regarde sa chaîne. Et je trouve que le CSA qui vient s'immiscer là-dedans, ça me paraît qu'elle est suspect.

11:12
Louis Aliot

Mais le CSA a pris la même décision pour Michel Barnier, pour Arnaud Montebourg

11:16
Présentateur

et pour Anne Hidalgo. Très bien, parfait. Leurs temps de parole sont décomptés. Le CSA aussi a critiqué une chaîne pour dire qu'elle n'avait pas assez de pluralisme sur les plateaux. Ce que je trouve quand même extravagant quand vous savez que dans l'audiovisuel public pour le coup et notamment la radio, vous avez des stations radio qui sont l'antichambre des parties de gauche dans toutes leurs nuances. France Inter, par exemple. France Inter, pour moi, est une radio de gauche et pourtant c'est une radio d'État et par ma redevance je paye France Inter. Je trouve ça scandaleux.

11:47
Louis Aliot

L'oualio, j'en reviens à Éric Zemmour. Donc, logique, pas logique la décision du CSA. Appliqué à Barnier,

11:55
Présentateur

Montebourg et Hidalgo mais on ne l'appliquerait pas à Zemmour. La seule question c'est est-il candidat oui ou non ? C'est tout. Est-ce que vous pensez qu'il sera candidat ? Moi, je pense qu'il sera candidat sinon il n'agirait pas de la sorte. Je pense qu'il sera candidat, oui. Pourquoi faire ? Parce qu'il doit penser que c'est le moment pour lui. Qu'est-ce qu'il le guide selon vous ? Vous le connaissez. Oui, je le connais. L'oualio, vous le connaissez bien. Qu'est-ce qui le guide ? Il pense très certainement qu'il est un candidat qui a son mot à dire pendant l'élection présidentielle. Mais ça, vous n'empêcherez pas les ambitions. Vous n'empêcherez pas les gens de se présenter à l'élection.

L'important, c'est de savoir qui peut gagner et pourquoi gagner. Mais est-ce qu'il peut faire perdre Marine Le Pen ? Il y a des scénarios où on peut imaginer effectivement qu'il soit le principal responsable d'un affaiblissement du camp national au bénéfice de quoi ? Du système qu'il prétend qu'il a. Vous lui demandez de ne pas se présenter ? Je lui demande de bien réfléchir, moi. Je pense que sa parole est importante. Le polémiste, l'historien qu'il est, les émissions à caractère culturel... Vous partagez tout ce qu'il... Non, pas tout, évidemment. Qu'est-ce que vous ne partagez pas ? Je pense que sur un certain nombre de sujets... Lesquels ?

Sur l'islam, par exemple, qui est un problème quand il est politique, mais on ne peut pas accuser tous les musulmans d'être des dangers en puissance. Parce que, voilà, moi je suis maire de la ville, j'ai quand même dans ma ville des Français musulmans qui sont des gens totalement intégrés, totalement assignés, qui ne posent aucun problème. Je lui rappelle que les anciens combattants français, notamment les harkis qu'on a laissés crever dans des camps, eux, malheureusement, et dont on devrait s'occuper encore aujourd'hui, eux, leurs enfants, tout ça, voilà, on ne peut pas d'un trait de plume rayer tout ça.

Il y a la République, il y a la France, ces valeurs françaises, il faut les défendre, et c'est aux gens qui viennent chez nous de s'y adapter. C'est là où, en revanche, il est d'accord avec nous, et pas nous d'accord avec lui, parce que je rappelle quand même que nous menons ce combat depuis près de 40 ans. Les étrangers qui viennent chez nous pour s'installer sont tenus de respecter nos règles et de ne pas faire prévaloir leurs préférences religieuses ou culturelles. Il commet une erreur ? Franchement, s'il est candidat,

14:07
Louis Aliot

est-ce qu'il commet une erreur ?

14:08
Présentateur

Moi, je pense qu'il commet une erreur. Voilà. Je le dis franchement. Je pense qu'il commet une erreur parce que lui et d'autres ont un combat intellectuel. Mais c'est quoi ? C'est un combat anti. Tout le monde a compris que Marine Le Pen ne gagnera jamais. C'est ce qu'il répète sans cesse. Oui, mais d'accord. Mais il serait en situation de le dire si lui-même pouvait gagner. Or, je regrette, dans les enquêtes d'opinion, à 7%, il n'est pas non plus en situation de gagner. En revanche, il peut être un caillou dans la chaussure de Marine Le Pen. Et c'est pour ça que je dis, voilà, c'est maintenant il faut dialoguer, il faut se rencontrer. Ils vont se rencontrer là ?

14:41
Louis Aliot

Vous demandez ? Parce que Robert Ménard, ici même, vous l'avez peut-être vu, c'était vendredi dernier, Robert Ménard,

14:48
Présentateur

ici même, proposait cette rencontre. Je pense qu'il faut qu'il dialogue. Oui. Mais qu'à ce stade... Marine Le Pen est prête ? Oui, il n'y a pas de souci. Vous savez, elle a déjà rencontré. Mais de débattre, ça ne servirait pas à grand-chose aujourd'hui. Je pense qu'il y a des débats beaucoup plus importants à mener contre nos adversaires politiques. Contre Macron et le système, contre la droite parlementaire, Mme Pécresse ou M. Bertrand, qui sont des jumeaux politiques et dont on se demande bien qu'est-ce qui va les différencier à l'arrivée. Bref, tout ça, voilà. Il faut qu'on batte sur des idées, sur des valeurs, sur un programme et pas sur des querelles de personnes.

Et moi, c'est vrai, je préférerais qu'il y ait un dialogue, qu'il y ait même un accord et qu'Éric Zemmour soutienne la candidature de Marine Le Pen à l'élection de 2022.

15:33
Louis Aliot

Bien, Louis Alliot, ouverture hier du procès des terroristes présumé du 13 novembre 2015, première journée. Dans les médias, ça m'a frappé hier. On a autant parlé d'Abdeslam que des victimes. Est-ce qu'il est en train de faire la promotion de l'islamisme, du terrorisme

15:54
Présentateur

et de l'extrémisme ? Il a compris que c'était une excellente tribune. Et là, ce qu'il me paraît totalement démesuré, c'est que les médias se fassent le relais de cette propagande. Parce que les victimes, ce que l'on a vécu, ce qu'ont vécu les familles de victimes et les victimes, c'est absolument incroyable de voir effectivement qu'il n'y en a que pour lui. Or, c'est quelqu'un dont on ne devrait pas parler, dont on devrait combattre les idées et l'idéologie qu'il véhicule. Et très honnêtement, on perd énormément de temps avec des gens comme ça qui n'en valent pas la peine et qui ont une influence sur beaucoup de conscience en France.

16:27
Louis Aliot

Alors, arrêtons d'en parler. Parlons du procès en lui-même. Dites-le à vos confrères. Je ne vais pas me poser en juge de quoi que ce soit, mais la justice, là, a un rôle important à jouer. Il faut savoir, dans une démocratie, Louis Elio, est-ce qu'il faut savoir juger comme ça les actes barbares, les barbares, les criminels ? Il y a des lois. Il y a des lois.

16:47
Présentateur

Il y a un procès. C'est ça, l'état de droit. Il va se dérouler. C'est la force de l'injustice et la force de la démocratie. Oui. Dans ce cas-là, j'espère que la peine sera exemplaire et qu'on s'y tiendra. Mais dans la justice, au quotidien, malheureusement, je vois tous les jours des policiers qui arrêtent des gens pour des faits graves et malheureusement, la justice qui remet en liberté un certain nombre de délinquants parce que soit elle n'a pas les moyens, soit par idéologie, soit par idéologie.

Et le problème, il est là et encore une fois, il y a une grande réforme de la justice à faire et de la réforme pénale notamment en aidant ce milieu de la justice très abîmé et aussi quand même, qu'on le veuille ou non, la police qui est quand même le garant de notre État républicain. Et je peux vous dire qu'aujourd'hui, la police, elle est elle aussi très abîmée. Or, si vous n'avez plus la police, si vous n'avez plus la garantie de la justice, je pense qu'il peut y avoir des dérives graves au sein de notre population avec des débordements que personne ne contrôlera à l'avenir.

17:46
Louis Aliot

L'Afghanistan, il y a 20 ans, le 9 septembre 2001, le commandant Massoud était assassiné. Son portrait sur une bâche sera affiché tout à l'heure. Tout à l'heure. Tout à l'heure, sur la façade de l'hôtel de ville de Perpignan. Mais quel est le message ?

18:02
Présentateur

Le message, c'est que vous savez, nous avons le festival international du photojournalisme Visa pour image. Il y a des reportages sur la misère du monde. Et c'est de dire, et j'ai fait un discours d'ailleurs à l'inauguration de ce festival. Oui, allez-y. Pas de négociation avec les talibans. Quand j'ai vu que M. Le Drian a dit qu'on peut imaginer que peut-être les talibans seraient plus inclusifs dans leur gouvernement et leur politique, il a eu la réponse rapidement. Hier, il y a des journalistes qui se sont fait tabasser. Il y a des femmes aujourd'hui qui se font durement réprimées. Il faut arrêter. On ne discute pas avec les talibans. On les combat. Et la figure... On les combat, oui.

Et la figure... On les combat comment ? Mais même idéologiquement. On les combat, voilà. On les combat, oui. On renvoie des troupes en Afghanistan, oui. On essaye de verrouiller tout ce qu'ils peuvent faire et de montrer au monde ce dont ils sont capables. Et on fait pression aussi sur les états qui les aident. Je rappelle que les chefs talibans qui sont revenus au pays, ils étaient hébergés où jusqu'à présent ? Au Qatar. Tant qu'on ne fera pas pression sur les monarchies pétrolières, eh bien justement, on lui dit que s'ils continuent à aider des pays comme ça, il y aura des sanctions économiques contre le Qatar. Pas de Coupe du Monde de football, par exemple ? Exactement.

C'est un scandale en soi pour plein de raisons. La maltraitance des ouvriers qu'on construit les stades, etc. Bref, voilà des sujets importants et notre diplomatie, encore une fois, est totalement assente. Ce sont les Américains qui créent les problèmes à l'origine, qui créent les problèmes à l'arrivée et c'est nous, Européens, qui sommes en train d'appuyer le... Mais lui, Aliot,

19:27
Louis Aliot

c'est très bien. Le commandant Massoud, formidable, il y a 20 ans, il a donné sa vie. C'est un symbole. C'est un symbole. Oui, c'est un symbole. Ça veut dire quoi ? Mais tout n'est pas parfait. Ça veut dire que vous êtes prêts à accueillir à Perpignan les commandants, les soldats du commandant Massoud ou les soldats du Panjshir qui sont réfugiés, qui seraient réfugiés à Perpignan. Non. L'asile, le droit d'asile.

19:48
Présentateur

Il serait bon déjà d'accueillir le plus rapidement possible tous ceux qui ont aidé la France sur le terrain lorsque nous étions présents. Justement, ce n'est pas ce que dit Eric Zemmour. Oui, mais moi, je vous dis que les 600 personnes, on doit les accueillir pour ne pas en faire noirquie. On a déjà eu l'expérience douloureuse d'avoir abandonné des gens qui ont choisi la France et qui sont des Français à part entière. Ce n'est pas pour recommencer cela 60 ans après.

20:10
Louis Aliot

Tous ceux qui nous ont aidé en Afghanistan doivent être accueillis.

20:13
Présentateur

Oui, mais ça a été chiffré. Vous savez, on va dire un petit millier de personnes qui ont contribué à l'installation des troupes et au développement de nos troupes sur le terrain. Ceux-là méritent, oui, d'être rapatriés et d'être protégés et d'être accueillis.

20:27
Louis Aliot

Dernière question. Fin du remboursement des tests Covid le 15 octobre. C'est une bonne décision ou pas ?

20:35
Présentateur

Je pense qu'il va y avoir là aussi beaucoup de surprises car les gens ne s'y attendent pas. Moi, j'ai permis à des laboratoires d'avoir mon espace pour faire du test PCR gratuit, ce qui a bien marché. Je pense que ça va... Gratuit. Enfin, gratuit. Pas gratuit pour tout le monde. Pas gratuit pour vous, moi ou pour tous les Français puisque c'est la Sécurité Sociale qui paye. Oui, de toute façon, ce n'est pas gratuit. Nos cotisations. À partir du moment où c'est la Sécurité Sociale, c'est gratuit pour personne. Oui, pour personne.

Là, ça aura peut-être le mérite de réguler un certain nombre d'abus mais j'espère que ça ne pénalisera pas toujours ceux qui en ont besoin et j'attends de voir les mesures d'application et les effets de cette mesure car je ne suis pas persuadé que ce soit la meilleure mesure dans l'instant que nous vivons aujourd'hui.

21:21
Louis Aliot

Voilà. Merci, Louis Elio, d'être venu nous voir ce matin à 8h55.

L'invité de Bourdin Direct : Louis Aliot - 09/09 — Louis Aliot · Pourquijevote