Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewC dans l'air (sur YouTube)· 9 octobre 2025 10 min

La gauche à Matignon si la réforme des retraites est suspendue ? - reportage #cdanslair 08.10.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

S.Lecornu a jusqu'à ce soir pour négocier pour faire passer un budget. Sa reconduction à Matignon, la possibilité de supprimer la réforme des retraites...

La gauche ferme toute participation à un gouvernement macroniste. - Depuis ce matin, les forces de gauche se bousculent au portillon de Matignon. Le prochain gouvernement pourrait être de gauche.

Le PS fait tout pour. Il met la pression sans concession. O.Faure y croit et pose déjà ses conditions. - O.Faure: Je vais couper court à toutes les élucubrations d'un gouvernement commun avec la Macronie.

C'est inimaginable. Ce que nous voulons, c'est changer en profondeur ce budget. - B.Vallaud: Nous avons dit notre disponibilité pour exercer les responsabilités et engager un changement de cap politique. - Après sa démission lundi, S.Lecornu a reçu une 2e mission donnée par E.Macron.

Chercher des solutions, tenter d'ultimes négociations pour éviter une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale. Ce matin, il semblait optimiste après avoir rencontré la droite et le centre hier. - S.Lecornu: J'ai une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année.

Cette volonté de créer un mouvement et une convergence qui éloignent les perspectives de dissolution... - Ce qui aurait séduit une partie de la gauche serait un renoncement de la réforme des retraites.

E.Borne lance l'idée dans une interview au "Parisien". ... - Suspension mais pas abrogation.

Le PS redoute un leurre, un piège politique, mais l'effort est tout de même remarqué. - O.Faure: Je ne peux pas moi-même avoir plaidé, jour après jour, et ne pas entendre qu'aujourd'hui, celle qui a été l'initiatrice de cette réforme dit qu'elle doit être suspendue.

C'est un réveil tardif, mais positif. - Un réveil qui pourrait coûter cher. C'est l'avis de R.Lescure, proche d'E.Macron.

L'éphémère ministre démissionnaire des Finances confirme travailler sur ce scénario de suspension. - R.Lescure: Ca va coûter des centaines de millions en 2026 et des milliards en 2027.

Je suis là pour éclairer les négociations. - Il y a urgence. Le budget doit être déposé avant le 13 octobre et doit être débattu au Parlement.

Devant ces tractations à Matignon, La France insoumise accuse le PS de sauver la Macronie. ... - Les insoumis veulent avant tout la chute d'E.Macron. - Nous lui proposons de démissionner ou d'être destitué.

C'est ça qui est en question. - A l'extrême droite, on préfère une nouvelle dissolution. M.Le Pen est elle-même déjà en campagne auprès des éleveurs en Auvergne.

Le RN en toute confiance, bien placé dans les sondages. - M.Le Pen: Sachez que je ne ferai pas de demi-mesure.

Je censure tout. La plaisanterie a assez duré. On fait courir les Français derrière des baballes pour gagner du temps.

C'est inadmissible. - Après 2 jours de tractations, S.Lecornu doit s'exprimer ce soir.

La balle serait plutôt dans le camp de l'Elysée. Démission, dissolution ou nomination d'un nouveau Premier ministre, à E.Macron de décider. - C.Roux: En termes de calendrier, c'est des heures.

Ce soir, prise de parole de S.Lecornu au 20h de France 2. Réunion ensuite des LR. - C.Barbier: Restitution auprès du président de l'interview du 20h.

Demain, R.Badinter. Pause.

Grande leçon donnée à tous les politiques...

La différence entre un politicien et un homme d'Etat...

Ca permet aussi à E.Macron de faire passer des messages. Vendredi, on rentre dans le dur.

Il faut décider. Est-ce qu'un nouveau Premier ministre est nommé? Est-ce que c'est un homme de centre gauche?

Est-ce que c'est quelqu'un qui appartient à la Macronie avec charge de s'entendre avec les LR? Il faudra une réponse dans le week-end. Si, dimanche soir, on n'a pas de réponse, le navire sera quand même un bateau ivre. - C.Roux: S'il ne se passe rien jusqu'à dimanche? - D.Rousseau: Le gouvernement démissionnaire, et donc intérimaire, a une date butoir, le 13 octobre.

C'est le dépôt du budget. Je pense à la date limite pour le dépôt du budget devant l'Assemblée nationale afin de respecter le délai de 70 jours d'examen du Sénat et de l'Assemblée nationale. Un Premier ministre qui expédie les affaires courantes peut déposer un budget. - C.Roux: C'était par rapport au budget que je parlais de la vacance du pouvoir.

Vous avez évoqué des hypothèses. Il y a celle évoquée par le patron de Renaissance, G.Attal.

Il plaide en coulisse pour un duo de négociateurs, L.Berger et J.-L.Borloo, afin de négocier la sortie de crise politique. - C.Barbier: Négocier quoi avec qui?

Si S.Lecornu se retire du jeu et n'arrive pas à trouver un point d'équilibre, en quoi d'autres interlocuteurs pourraient faire que les socialistes diraient qu'ils veulent travailler avec les macronistes? J'ai du mal à voir ce qu'un négociateur extérieur...

Ils sont quand même dans la vie publique. J'ai du mal à penser à l'apport réel que ça pourrait avoir. - F.Guinochet: Ce n'est pas sûr que L.Berger accepte.

S'il négocie, il sera juge et parti. Il a quand même combattu la réforme des retraites. - C.Roux: Il a clairement démenti.

Il a refusé de participer. Ca n'a pas dû l'amuser. - D.Rousseau: L'idée d'un facilitateur n'est pas totalement absurde. - C.Roux: Quel est le profil d'un facilitateur? - D.Rousseau: Un sage.

Jean-Marc Sauvé? Il est président du Conseil d'Etat. Il pourrait avoir comme mission de réunir autour d'une table ceux qui sont prêts à travailler ensemble.

Qui est prêt à travailler ensemble aujourd'hui, d'après ce qu'on a entendu? Les communistes, les écolos, les socialistes, une partie de Renaissance, une partie des MoDem...

On sait que LR, E.Ciotti et le RN, non. Horizons?

Liot, ça pourrait être dans le jeu. Tout ça ne conduit pas à avoir 289 députés contre. C'est jouable sur le papier.

Après... - C.Roux: Vous nous dites que ça se fait en Belgique? - D.Rousseau: Ca se fait dans beaucoup de pays européens.

Le chef de l'Etat désigne un non-politique pour essayer de mettre d'accord des groupes parlementaires, des partis, qui peuvent rédiger ce fameux contrat de gouvernement. Ils ont mis 3 mois en Allemagne. - F.Guinochet: C'est ce qu'a essayé de faire F.Bayrou autour du conclave des retraites.

C'était pour essayer de mettre d'accord patronat et syndicats sur la réforme des retraites. Ca a échoppé de très peu. Certains disent que les discussions n'ont pas été inutiles, mais on n'a pas réussi. - C.Roux: Question. - F.Guinochet: C'est décalé.

C'est mettre sur pause la réforme des retraites. La réforme portée par E.Borne, c'est de passer dans le privé de 62 à 64 ans à raison d'un trimestre de plus à travailler par an.

Là, on est à 62 et 3 trimestres. Ce sera 63 ans l'année prochaine, au mois de septembre. Derrière, certains disent que l'idée est de stopper à 63 ans...