Réforme de l'AME - Question de Chantal Jourdan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Défensif 90 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Allez-vous revenir sur cette réforme très dommageable pour des hommes et des femmes déjà dans une très grande précarité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 500 professionnels de santé dénoncé la réforme de l'aide médicale d'état comme une triple faute morale économique et sanitaire »
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« cette réforme soumet les personnes en situation irrégulière à un délai de neuf mois entre le dépôt de la demande d'un émeu et l'accès à certaines opérations ou soins de ville considérée comme secondaire »
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« les professionnels de soins les associations nous le répètent les démarches doivent se faire au plus près des demandeurs pour lutter contre le non recours massif »
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« cette réduction des droits fondamentaux va entraîner des privations de soins pour des personnes déjà au parcours difficile »
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« la non assistance à personne en danger ne fait pas partie de l'adn de notre pays »
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« on ne pourrait pas considérer une seconde de façon raisonnable qu'une personne malade se présentant devant un hôpital ou devant un médecin se verrait renvoyées chez elles sous prétexte qu'elles n'auraient pas les bons papiers »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ma question s'adresse à monsieur le ministre des solidarités de la santé le 16 février dernier 500 professionnels de santé dénoncé la réforme de l'aide médicale d'état comme une triple faute morale économique et sanitaire par décret le gouvernement s'est engagé dans la dégradation d'un mécanisme destiné à soigner les plus précaires concrètement cette réforme soumet les personnes en situation irrégulière à un délai de neuf mois entre le dépôt de la demande d'un émeu et l'accès à certaines opérations ou soins de ville considérée comme secondaire de plus les demandeurs ne peuvent plus déposer leur dossier auprès de leur commune des services sociaux départementaux ou d'une association mais doivent passer par l'assurance maladie par un hôpital ou par une permanence d'accès aux soins un lieu qui aujourd'hui peut se trouver très éloigné de son lieu de résidence donc ces mesures ont plusieurs conséquences déplorables premièrement les professionnels de soins les associations nous le répètent les démarches doivent se faire au plus près des demandeurs pour lutter contre le non recours massif et ainsi ne pas laisser ces populations sans accès aux soins de proximité second point confié aux services de santé ces démarches c'est oublier que les services hospitaliers les permanences d'accès aux soins et l'assurance maladie aujourd'hui et d sont aujourd'hui débordé et cela d'autant plus avec la crise de lakovic 19 faire reposer donc ces démarches sur des services publics sous tension ces atteindre aussi directement à la santé des sans-papiers 3e point cette réduction des droits fondamentaux va entraîner des privations de soins pour des personnes déjà au parcours difficile atteintes de pathologies nécessitant souvent une prise en charge rapide et qui pourrait pourtant se faire auprès de soignants de proximité donc monsieur le ministre je vous pose la question allez vous revenir sur cette réforme très dommageable pour des hommes et des femmes déjà dans une très grande précarité je vous remercie merci la parole est à monsieur olivier ferrand ministre des solidarités de la santé madame la députée pour vous répondre en une phrase la non assistance à personne en danger ne fait pas partie de l'adn de notre pays ne fait pas non plus partie de l'adn de nos blouses blanches et il n'est certainement pas partie de l'adn de notre majorité soyez donc rassurés quant à notre volonté notre détermination à faire en sorte que quelle que soit la situation rencontrée une personne qui a besoin de soins recevra les soins quelle que soit sa nationalité quel que soit son statut social quelles que soient ses origines quelles que soient sa profession et on ne pourrait pas considérer une seconde de façon raisonnable qu'une personne malade se présentant devant un hôpital ou devant un médecin se verrait renvoyées chez elles sous prétexte qu'elles n'auraient pas les bons papiers auquel n'aurait pas le bon certificat qu'elle n'aurait pas vu le bon guichet de telle ou telle administration une fois qu'on s'est dit ça madame la députée on peut déjà être rassuré et ensuite on peut réfléchir à comment ont évolué les démarches en matière d'accès à l'aim vous avez cité un point qui est un qui est important et qui fait débat avec les associations et j'en discute avec elle notamment le fait que lorsqu'une personne va faire une demande d'aller mieux on lui demande d'être présente physiquement pour faire cette demande elle peut être accompagnée par un responsable associatif on lui demande d'être présent ce n'est pas je dirais la contrainte massive que vous aviez l'air de redouter dans votre question même si elle est pas mal intentionnés je ne prends pas comme tel votre question je sais que ça fait couler beaucoup d'encre et mon engagement comme parlementaire est aujourd'hui qu'au ministre et l'engagement de mme après nécessaires pour faire de la m e un outil de protection sociale le plus à la fois généreux le plus adapté possible n'est pas à démontrer madame la députée s'il vous fallait des preuves sur l'intention du gouvernement regardait ce que le ségur de la santé nous nous fêtons aujourd'hui les un an du lancement a proposé pour les populations les plus précaires développement de lits de haltes de soins de suite développement d'équipements mobiles qui vont dans les quartiers les plus populaires auprès des publics précaires développement des fameuses passes sanitaires pour pouvoir améliorer l'accueil des personnes en situation dirrig irrégulière qui n'ont parfois même pas accès à la et me croyais à notre très très grande vigilance sur le maintien de l'accès au droit et l'accès aux soins pour toutes les personnes qui en ont besoin sur notre territoire national
Chantal Jourdan