Vautrin : "Il n'y a pas des monceaux d'argent public en banlieue"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Exemple à Grigny avec Philippe Rio et le plan banlieue abandonné par Macron ?
- 2:00OuverteRéponse directe
L'autorité à l'école et la violence des parents, lien avec les quartiers ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le Service Militaire Adapté comme solution pour les jeunes des quartiers ?
- 6:00FerméeRéponse partielle
Faut-il supprimer les allocations pour les parents des quartiers ?
- 8:00OuverteÉludée
Avez-vous failli être à Matignon et cela aurait changé les choses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Chiffre
« il y a à peu près 5 millions d'habitants qui habitent dans les quartiers dit politiques de la ville dans le budget de la Nation ça représente 500 millions d'euros »
- 6:00Chiffre
« nous parlons de 8 euros par mois par habitant »
- 6:00Chiffre
« un revenu médian dans ces quartiers de 13000 euros par an »
- 6:00Chiffre
« le taux de chômage est deux fois plus important »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
écoutez je vais vous donner un exemple il y a une semaine j'étais à Grigny chez Philippe Rio à la Grande Borne quartier s'il en est Philippe Rio qui a participé vous étiez justement précisément là pour ça avec Jean-Louis Borloo avec qui vous avez souvent travaillé Philippe Rio qui avait et co-écrit ce plan banlieue que Jean-Luc Borlo avait proposé avait même sur la demande d'Emmanuel Macron réalisé plan banlieue qui a quand même été jeté aux oubliettes alors on va revenir sur Jean-Louis Borlo dans une seconde avec toute la fiction toute l'affection qui est la mienne pour Jean-Louis Borloo et toute sa connaissance du terrain parce qu'il ne faut jamais oublier que quelque part quand Jean-Louis Borloo a mis en place l'Agence nationale de rénovation urbaine ça paraît la préhistoire c'était il y a 20 ans c'était la loi de 2003 il y aura 20 ans le premier août pour être précise immédiatement après qu'est-ce qui arrive le plan de cohésion sociale j'étais à l'époque son ministre délégué et qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là pourquoi le plan de cohésion sociale parce qu'on voit bien les piliers il y a d'un côté effectivement l'urbain qui est travaillé sur ces quartiers dans lesquels vivent 5 millions d'habitants et rappelons-nous à l'époque dans quel état était tous ces immeubles et de l'autre côté l'aspect humain les internats d'excellence les programmes de réussite éducative parce que bien évidemment on fait tout ça pour les familles à l'intérieur des quartiers et quelles réponses apportons-nous de façon à aider effectivement la réussite et l'accompagnement dans ces quartiers et pourquoi je parlais de Philippe Rio et Grigny et j'y reviens à un instant la semaine dernière à la Grande Borne nous regardions les travaux qui ont été faits et surtout on était avec des associations et des parents en quoi les parents se sont-ils mobilisés ils se sont mobilisés pour qu'il y ait une ligne de transport la 402 qui permet de traverser le quartier parce que l'une des difficultés de ce quartier c'était qu'il n'était pas desservis par les transports publics la mobilisation des parents a permis qu'il y ait un des transports publics deux des transports sécurisés et trois que le quartier soit quand on vous écoute quand on écoute tous ces mers hier matin à ce même micro c'était le maire de L'Haÿ-les-Roses qui disait à la fois sa détresse évidemment face à la violence qui s'est abattualité à lui-même et sa famille donc sur son sur son domicile jusqu'à son domicile mais qui pour autant lui-même il a grandi dans ses quartiers il disait je suis un des enfants des HLM de la ville il disait il y a quand même quelque chose qui a changé aujourd'hui ça nous échappe et je reviens donc sur cette question de l'autorité il racontait notamment que dans une dans un des collèges de sa ville il y a un jeune qui a frappé une professeur ce jeune est exclu pendant une semaine mais le père vient et crache sur la directrice et il dit en fait on est dans un dans une situation où en même temps on me dit pas de vague est-ce que cette question de l'autorité on y revient pas aussi là mais bien sûr le fait qu'on ait dit pas de vagues on sait pas trop comment faire on ne laisse plus les enfants redoubler parce qu'on s'est dit qu'il fallait qu'ils avancent mais il dit il dit cette expression le maire de lives il dit il traverse l'école plutôt qu'il n'acquiert vraiment des compétences est-ce que tout cela est lié moi je trouve que c'est non seulement lié mais que ces sont très justes et donc la question d'après c'est que faisons-nous si j'avais une boîte magique et des solutions ça serait et je les aurais utilisés pour autant je crois qu'il faut qu'on regarde un certain nombre de dispositifs et je vais vous donner un exemple il y a un dispositif qui est pas forcément très connu en métropole qui est le Service Militaire Adapté je vous dis pas qu'il faut mettre tout le monde au service militaire mais on a là une capacité non seulement à accueillir un certain nombre de jeunes à les aider à se recadrer à la fois sur le savoir-être parce que un des grands sujets vous le trouvez d'ailleurs quand vous discutez avec les entreprises qui embauchent certains nombre de jeunes qui vous disent le premier boulot c'est déjà le savoir-être avant même l'acquisition des compétences et donc on voit bien le savoir-être mais c'est tout simplement de vous lever de vous laver de dire bonjour de d'être en capacité d'écouter de vous exprimer correctement sans univer des choses de base qui normalement étaient typiquement du ressort de la famille qui aujourd'hui malheureusement ne sont pas acquises par tout le monde ça entraîne deux questions une question sur pour une fois la responsabilité parentale je vais y revenir et les aides qui pourraient être coupées mais aussi j'y reviens ce fameux plan Borlo je rappelle l'effet lorsque Emmanuel Macron est élu président lors du premier mandat il mandate Jean-Louis Borloo comme étant justement une des personnalités qui connaît le mieux la question de la politique de la ville la question du développement des quartiers et il lui demande de rassembler un certain nombre de maires à l'appel du maire de Grigny notamment pour mettre en place un plan banlieue et le jour de la présentation de ce plan bio Jean-Louis Borloo est à l'Elysée et devant Jean-Louis Borloo Emmanuel Macron d'une manière qui a été considérée à l'époque comme très méprisante jette en quelque sorte ce plan aux oubliettes et à cette phrase il dit ce n'est pas à nous de mal blanc de dire ce qu'il faut faire résultat il n'y a pas eu de plan banlieue ça a été abandonné à posteriori vous vous dites quand même ça a manqué incontestablement ça a été un moment très difficile on va pas se mentir ça a été très compliqué derrière il y a eu un deuxième sujet que je vais ajouter qui a été une situation compliquée pour l'Agence nationale de rénovation urbaine qui avait fini son premier programme qui n'avait pas les financements du deuxième et qui s'est trouvé dans une situation où il faut bien le reconnaître la situation dont vous parlez et de 2018 et l'Agence nationale de rénovation urbaine de 2017 à 2021 a été sur une situation de faux plat qui n'a pas non plus aidé Jean-Louis Bordeaux dont on connaît la détermination à continuer puisqu'il a commis cet ouvrage qui s'appelle l'alarme qu'il a adressé au Président de la République dans le contexte des élections présidentielles de 2022 avec là une vision extrêmement intéressante et plus large puisque elle à peu près systématique qui vont de la justice en passant par les quartiers en passant par l'emploi et qui est évidemment sur le changement climatique il y a un certain nombre d'éléments notamment de la larme qui ont été repris depuis puisque les a pas échappé que l'année dernière Jean Castex encore Premier ministre s'est mobilisé avec l'ensemble du gouvernement sur la rénovation urbaine et on a permis de mettre en place le fameux nouveau plan de rénovation urbaine qui concerne 453 quartiers et qui permet de continuer cette démarche qui est un point important parce que quand on touche au logement mais quand on relie l'alarme puisque vous y faites référence qui est vraiment ce c'est une sorte de SOS que lançait Jean-Louis avec des vrais propositions en disant quand on lève le capot de la voiture on se rend compte qu'à l'intérieur il y a pas grand chose qui fonctionne et que tous ces dégradé il parlait de la question des services publics il parlait de la question des territoires et il parlait de la question des quartiers il disait ça couvre au fond sous le capot puisque je reprends son tout à fait sa métaphore quel gâchis quand même bien sûr qu'il y a un gâchis je vais pas vous dire le contraire bien sûr que il y a des propositions extrêmement concrètes je prends un exemple très simple je revenais sur la formation il y a quelques minutes minutes et je parlais du rôle des principaux de collège Jean-Louis dit par exemple il est extrêmement important que dans les quartiers on est une capacité à mettre en place un campus des métiers tout simplement parce que il y a à la fois l'attractivité on l'a bien vu avec l'Agence nationale de rénovation urbaine pour laquelle nous mettons en place des heures d'insertion les heures d'insertion c'est intéressant effectivement mais pour autant ça n'est pas parce que vous habitez dans un quartier que vous avez forcément envie d'aller dans le bâtiment et donc il faut qu'on ouvre le champ des possibles de manière beaucoup plus importante si vous avez capacité à amener ces jeunes vers des formations concrètes attractives on est là dans une situation complètement différente parce que on commence à ouvrir les perspectives d'un futur d'un emploi et puis il faut aussi qu'on ait la lucidité et le courage de se dire et Jean-Louis Borlo dans la larme le met également en avant il y a aussi tout l'aspect sécuritaire qu'on le veuille ou non tant que aujourd'hui dans un certain nombre de quartiers en étant guetteur vous gagnerez mieux votre notre vie qu'en allant travailler dans une activité normalement reconnue par la République là aussi vous avez un sujet de modèle de code et ça c'est une vraie difficulté des quartiers français aujourd'hui Catherine Vautrin est-ce qu'il faut supprimer les allocs les allocations le RSA les aides pour les parents les aymetiers de ces derniers jours alors déjà je crois qu'il est important qu'on se pose deux secondes sur les aides parce qu'on entend beaucoup de choses sur les aides et qu'on entend et prenons le cas de la politique de la ville on se redit très simplement les choses concrètement aujourd'hui en France il y a à peu près 5 millions d'habitants qui habitent dans les quartiers dit politiques de la ville dans le budget de la Nation ça représente 500 millions d'euros pour reprendre des chiffres à peu près ronds ça veut dire que concrètement nous parlons de 8 euros par mois par habitant peut-être qu'on arrête aucun fantasme autour de l'idée de vous raconter que il y a des monceaux d'argent public oui il y a de l'argent public mais d'un autre côté on a un revenu médian dans ces quartiers de 13000 euros par an 13000 euros par an j'ai tout à l'heure je pars faire un catalogue de chiffres j'ai donné une idée du nombre de familles solo le taux de chômage est deux fois plus important donc la question c'est une question aussi de formation d'accompagnement vers l'emploi à un moment où on est en France quoi dire en situation de plein emploi sauf justement dans ces quartiers parce que deux sujets je finis juste là-dessus si vous me permettez une seconde parce que là aussi c'est un élément important de reconnaissance c'est celui de l'accès au stage de l'accès à comment je sors de mon quartier et comment quand j'ai réussi j'ai envie de rester dans le quartier parce que c'est une chaîne sans fin les gens qui réussissent s'en vont mais est-ce qu'on en doit punir les parents pour les actes des enfants en tout cas on doit avoir des parents qui incontestablement s'occupe de leurs enfants et très concrètement quand un parent et le parent d'enfants qui cause des troubles dans l'immeuble on ne peut pas accepter que ce soit les autres habitants de l'immeuble qui déménage parce que une famille pose le problème et ça c'est une vraie difficulté aujourd'hui est-ce qu'il y a des moments Catherine Vautrin ou vous vous dites quand même quand même j'ai failli être à Matignon ça aurait été différent vous savez on ne refait jamais d'histoire madame borne est quelqu'un d'extrêmement courageux je pense qu'elle a accumulé un nombre de crises tout à fait important et aujourd'hui ce qui est important j'ai la chance d'être la présidente de la communauté urbaine du Grand Reims une petite France elle toute seule à la fois urbaine et rurale et mon engagement aujourd'hui il est aussi avec l'Agence nationale de rénovation urbaine d'apporter la part d'expérience qui peut être la mienne et si le président vous rappelle je n'ai jamais fait de politique fiction je vais pas commencer même avec vous Catherine votre remercie d'être venu ce matin vous êtes donc présidente en effet du Grand Reims et de la rue l'agence donc de rénovation urbaine il est 8h52 sur RMC BFM TV [Musique]
Catherine Vautrin