DES MILLIONS DE JEUNES SACRIFIÉS : LA CATASTROPHE EST DÉJÀ LÀ !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la situation sanitaire a créé cette situation pour les jeunes ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour sortir les jeunes de la pauvreté ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Que prévoit exactement le projet Hercules ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Faut-il rembourser la dette ou l'annuler ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous et merci de nous rejoindre sur cette édition spéciale de notre émission l'instant échos nous accueillons thomas porcher économiste membre des économistes atterrés est désormais chroniqueur aux médias où il s'exprimera une fois par semaine dont jours thomas aujourd'hui nous avons compte trois sujets la génération du baby-boom de l'an 2000 est elle une génération sacrifiée la question se pose quand on observe la détresse psychosocial chez les jeunes la catastrophe de la gestion des universités lors de la crise sanitaire l'explosion des suicides chez les plus jeunes et le désarroi des étudiants privés de liens sociaux le démantèlement d'edf projet vertement critiquée par les syndicats ainsi que de nombreuses personnalités politiques attachés au service public en effet le géant français de l'électricité subit les pressions de la commission européenne avec son projet hercules qui prévoit de le démanteler en trois sociétés une partie nucléaire une autre hydraulique et une dernière consacrée aux énergies renouvelables faut-il annuler la dette pour marine le pen président du rassemblement national la réponse est non en effet le 21 février dernier elle déclaré dans un entretien sur l'opinion qu'il fallait rembourser la dette puisque et je la cite à partir du moment où en état souverain fait appel à une source de financement sa parole se doit d'être des reins mais avant tout quelques images du désarroi de ce qu'on appelle la génération sacrifiée en tout cas d'une grande partie de la jeunesse française qui plonge peu à peu dans la détresse et la précarité [Musique] ces images cette file d'attenté assez impressionnante c'est quelque chose qui est inédit ça illustre la précarité aujourd'hui des étudiants c'est terrible ce qui se passe maintenant c'est tes rêves oubliés du baby sitting pour pouvoir me permettre de vivre un peu parce que du coup mais pas moi ils m'ont pas du tout à donner de sous pour vivre ici après une paye le loyer donc c'est déjà ça mais il faut que je me débrouille tout seul donc c'est vrai que paris y avait des moments où j'étais un peu en mode alkio faire mais pas du tout ça c'est pratique parce que j'ai bien une semaine sur deux les semaines où j'ai pas mon baby sitting comme ça c'est dans la résidence universitaire jussieu à villeurbanne qu'un jeune homme a sauté d'une fenêtre du cinquième étage ce vendredi soir actuellement hospitalisé avec un pronostic vital engagé personne n'a pu anticiper l'acte de détresse de cet étudiant en première année de master de droit à l'université lyon iii c'est un sujet qui inquiète après ces images terribles de ces jeunes étudiants une détresse mise en lumière par la crise sanitaire que nous traversons et moi j'ai une question thomas est ce que on peut dire que c'est cette situation sanitaire qui a créé cette situation pour les jeunes où il y avait des signes avant coureurs alors quand on regarde le contexte macroéconomique on se rend compte que cette génération a vécu la majeure partie de sa vie dans la crise la réalité c'est ça on a eu la crise de 2008 qui était une crise financière qui nous des états unis qui s'est transformée rapidement en crise de la zone euro à cause de mauvais choix de politique économique et qui a fait qu'on a perdu quasiment une décennie pour se remettre de cette crise c'est à dire que des jeunes qui ont 20 ans aujourd'hui ont vécu de 10 à 20 ans dans une économie qui est en déficit d'emplois ça fait dix ans après la crise de 2007 en 2017 avait toujours 1,5 million de chômeurs en plus par rapport à 2007 donc ces jeunes ont grandi dans une france en crise est là la crise sanitaire arrive qui arrête complètement l'économie avec les drames qu'ont qu'on a vu dans votre reportage il va y avoir ensuite la réponse à cette crise sanitaire et moi j'ai bien peur qu'on nous refasse le coup de 2008 en faisant un tournant osterrieth hertz qui replongeraient l'économie dans dix ans d'une croissance morose ou d'une crise supplémentaire ça veut dire que les jeunes auront vécu des jeunes qui auront trente ans dans dix ans auront vécu 20 ans de leur vie dans la crise donc ça c'est le contexte macro-économique maintenant quand on regarde la situation actuelle des jeunes qui est dramatique il va falloir trouver des des mesures à mettre en place pour sortir ces jeunes de la pauvreté et là il ya un certain nombre de possibilités il ya par exemple le déploiement du rsa pour les jeunes qui sont au chômage en dehors des étudiants je parle c'est une mesure qui coûterait 5 milliards donc là je parle vraiment des jeunes qui perdent leur emploi 1 c'est un tiers des jeunes qui ne sont pas en études qui ont perdu leur emploi et puis après on pourrait créer une allocation universelle aussi pour les jeunes étudiants idem de manière provisoire ça coûterait jedir donné aujourd'hui 400 euros 400 euros à tous les étudiants après on peut moduler sa donner plus à ceux qui sont plus pauvres et moins à ceux qui ont des parents riches qui peuvent subvenir à leurs besoins mais en moyenne 400 euros aux 2,7 millions d'étudiants que compte la france eh bien c'était c'est une enveloppe de 12 milliards 12 milliards sur un plan de relance à 100 milliards 12 milliards c'est à peu près l'équivalent de la baisse des impôts de production qu'on a offert aux entreprises dans un contexte de crise je pense pas que ce soit le moment de négocier ça peut être un moment on aurait pu le faire mais là ce n'est pas le moment vous donniez ça à des étudiants avouent leur permettrait d'avoir un souffle supplémentaire pour éviter qu'ils aillent à l'aide alimentaire donc il y avait des choses à faire qui n'ont pas été faites le baby boom des années 2000 finalement un script pour quelque chose dans cette crise pas du tout alors certes le vrai problème c'est que la démographie a augmenté très fortement la démographie augmenter très fortement elle a continué à augmenter ce qui est plutôt une bonne nouvelle moi je pense parce qu'il ya beaucoup de pays en europe qui vieillissent comme l'allemagne qui ont un vrai problème aujourd'hui de renouvellement on va dire de leur population nous on n'avait pas ce problème là mais l'économie n'a pas suivi en pib par habitant vous avez encore aujourd'hui des zones qui sont plus pauvres qui a 10 ans c'est à dire qu'un enfant grandit dans les hautes france ou dans le grand est a grandi dans un environnement économique plus pauvres en réalité que dix ou quinze ans avant donc non non c'est pas c'est pas une question démographique c'est vraiment une question de choix économiques et là encore une fois je reviens un peu sur ce que j'ai dit c'est ce plan de relance c'est en fait un plan de compétitivité qui s'adresse qu'aux entreprises vous avez seulement 0 8% du plan 0 8% qui s'adresse aux ménages les plus pauvres vous avez pratiquement rien pour les étudiants alors il ya un plan jeunes qui a été fait par le gouvernement qui donne 6 milliards mais qu'ils sont pareils des mécanismes de base et sur la formation sur le fait qu' on va permettre aux jeunes de trouver un emploi dans les entreprises mais ça ce n'est pas valable dans une économie qui a perdu plus d'un million d'emplois je vous le dis il aurait fallu peut-être 15 milliards pour pour des pour 17% de la population a les autres 17% entre entre 15 et 29 ans donc aller encore encore moins de sa 17 milliards pour des gens qui se sont sacrifiés aujourd'hui qui ont fait sociétés qui ont accepté de jouer le jeu pour que les personnes les plus âgées n'avaient pas en réanimation c'est une réalité aujourd'hui les jeunes tout le monde le cerveau - en réanimation dont qu'ils ont ils ont joué le jeu et rien ne leur a été accordé et ça c'est un vrai problème alors qu'ils ont un taux de pauvreté un taux de précarité et un taux de chômage plus élevé que les autres parties de la population donc là il ya un vrai problème pour moi il ya clairement eu un arbitrage qui a été fait en faveur des entreprises plutôt qu'en faveur de ces jeunes des investissements publics aurait dû être fait pour éviter justement cette crise alors déjà en amont oui ça c'est clair ça que les dix dernières années si on a vu des investissements publics peut-être qu'aujourd'hui l'université serait dans un meilleur état mais aujourd'hui quand il ya une crise comme ça qui vous tombe dessus qui était pas prévu crise sanitaire aubaine pour moi il faut aller à l'essentiel il faut aller à ceux qui sont le plus impacté par cette crise et alors là le gouvernement nous dit qu'il savait pas que les jeunes étaient impactés par cette il y avait des gros problème structurel depuis longtemps les chiffres étaient là un avant même la crise ils étaient plus affectées par le chômage et par la pauvreté que lors de la population c'était déjà le cas et il fallait pas être un génie pour se rendre compte que quand l'économie est à l'arrêt et ben étudiants ne peut plus faire un job à mi-temps ou quelqu'un qui ne fait plus d'études mais qui est jeune et qui a déjà du mal à trouver un emploi va être encore plus dans une situation de difficulté rappelons d'ailleurs que en mars 2020 36 % des étudiants salariés ont perdu leur emploi chaque année 700 mille jeunes entrent sur le marché de l'emploi avec ce contexte de crise sanitaire notre économie est ce qu elle peut soutenir ces jeunes là alors déjà ça c'est intéressant ce que vous dites vous avez raison de le rappeler à sept cent mille jeunes qui rentrent sur le marché de l'emploi chaque année hélas le plan jeunes du gouvernement c'est de faire en sorte voilà que ces jeunes-là par la formation par des mécanismes mis en place pour favoriser les entreprises qui embauchent ces jeunes faire en sorte que ces jeunes trouvent un emploi pourquoi pas sauf que là aujourd'hui avec ses 700 mille jeunes qui arrivent sur le marché de l'emploi vous avez eu en 2020 à plus d'un million d'emplois qui ont été détruits donc il arrive dans une dans un contexte dans une conjoncture économique qui détruit des emplois qui n'en crée pas pour les acceptez donc faire des mécanismes incitatifs ça ne sert absolument à rien à ce moment là donc là de manière temporaire il faut soutenir faut qu'ils survivent sous on accepte de laisser comme ça allait dans les aides alimentaires ou faire n'importe quel emploi à n'importe quel prix et on va se retrouver avec des gens et c'est déjà le cas qui ont fait 5 ans d'études ou quatre ans d'études qui vont travailler en des mcdo face et ne sait pas on peut pas avoir cet avenir là pour pour un jeune doc il faut pour réarmer justement cette force de travail face aux offres d'emploi et pour faire en sorte qu'elle puisse survivre leur donnait temporairement de l'argent c'est tout un pistolet par le rsa pour ceux qui n'ont pas d'emploi mais c'est pas encore suffisant le rsa c'est un peu plus de 500 euros le seuil de pauvreté c'est 80 % du revenu médian ses 1000 euros donc là c'est pas suffisant mais c'est déjà mieux que rien et cette allocation aussi destiné aux étudiants c'est mieux que rien pour qu'il puisse survivre voilà 400 euros en plus je pense qu'aujourd'hui tous les étudiants seraient contents de les avoir enfin 10 kg en tous les cas les plus précaires et aujourd'hui on refuse de faire ça parce qu'on dit ah bah si on fait ça en valait j'entendais le le pas de patron du medef qui disent à sion fait ça on les incite à la paresse d'un attendez on est dans une crise là tout est à l'arrêt il ya des millions d'emplois qui ceux qui se sont arrêtés la première année il ya tous les jours vous avez des dizaines de milliers de personnes qui sont jetés dans la précarité donc là je pense que chaque euro compte voiliers et c'est pour ça que le plan de relance là où j'en veux à la majorité il a fait un plan marketing plan de compétitivité en mettant un peu de vert la question écologique elle est très importante moi je les ai toujours défendu mais là aujourd'hui c'est la fin du monde tous les soirs pour un certain nombre d habitants en france donc le plan en premier lieu doit être un plan social un plan de relance sociale et moi j'aurais fait un plan en deux temps plan de relance sociale pendant la crise sanitaire dès qu'on sort de la crise sanitaire plan de relance économique et écologique alors que la priorité devrait être d'investir dans le secteur des énergies renouvelables cela ne semble pas être le cas de la commission européenne avec son projet hercules qui préfèrent investir dans le démantèlement du service public ce projet inquiète notamment parce qu'en grande-bretagne pays érigé en modèle de privatisation du secteur de l'énergie l'état actuel des choses n'est pas rassurant j'ai une question thomas que prévoit exactement le projet recule alors le projet hercules pour moi s'inscrit dans une longue tradition de démantèlement de nos industries en france un défendue par la commission européenne donc là qu'est ce qui se passe il faut faut rappeler que nos énergéticiens ce sont des des monopoles publics à la base verticalement intégrée c'est-à-dire qu'ils produisent et distribuent l'énergie c'est ça au départ et vous aviez edf gdf parce qu'au début les deux est ensemble qui produisait de l'énergie et qu'il distribue aux français tout ça a été intégré puis la commission européenne a dit alain mêmes monopoles et public sont deux choses qui nous qui vont pas il faut que ce soit plutôt la concurrence et du privé donc il faut démanteler ces monopoles publics c'est énergéticiens avec cette idée que ça profite aux consommateurs parce que les prix diminueront c'était ça l'idée de départ donc on a scindé edf et gdf on a mis gdf d'un côté qu'on a quasiment entièrement privatisé alors qu'on a dit qu'on est jamais le faire un sarkozyste engagé à pas le faire ou ne viendra pas à la privatisation c'est clair simple note il n'y aura pas de privatisation d'edf de base de france puis on avait eu des f qu'on a cassé en entités juridiques on a fait en sorte que la production d'énergie face d'un côté que la distribution se fasse de l'autre c'est comme ça que ça a commencé et là on nous explique qu'on va prendre edf et qu'on va en faire une partie publique qui gérera grosso modo le nucléaire est une partie privée qui s'occupera des énergies renouvelables donc on est toujours dans cette même idée qu'il faut créer des entités comme ça homogène avec une holding puis à la fin se séparer des entités les plus fragiles ou faire en sorte que ce soit le public qui récupère les plus fragiles ou celles qui ont le plus de dette et puis celles qui sont les plus rentables iront au privé c'est toujours comme ça que ça s'est passé alors on dit oui mais oui mais c'est très bien que ça se passe comme ça puisque quand le privé gère et qui est de la concurrence par les prix diminuent sauf que le bon exemple de la commission européenne qui était le royaume uni à l'époque qui avait libéralisé à marche forcée c'est énergéticien en cassant ses monopoles publics mais les prix ont augmenté les prix ont tellement augmenté que même le règle de régulateur anglais a demandé une enquête pas ce qui s'est dit pourquoi les prix autant augmenter chez nous la libéralisation qu'on a eu à fait aussi augmenter les prix je veux dire dans les années 2000 les politiques audi allait arrêter les tarifs réglementés de l'énergie allons sur les prix de marché ils ont dit ça ils ont dit aux gens faut y aller parce que les prix de marché vous êtes plus faible alors tu as tous ceux qui croient à la mondialisation et qui regardent trop la télé qui ont été conduits en valais sur les prix de marché les prix - est moins cher sauf que les prix on était plus cher donc l'état l'aller on dit bah on va faire des tarifs réglementés provisoire va permettre aux gens qui ont été dans les tarifs de marché de revenir au tarif réglementé d'eau pendant dix ans plutôt que de se concentrer sur la transition énergétique de lutter contre la précarité énergétique ben non aux fonctionnaires et nos dirigeants ont fait en sorte de boucher les problèmes de la libéralisation des marchés de l'énergie en créant toujours des lois qui permettent en fait de revenir au règlement tecan le tarif de marché mais ne ne marche pas et ainsi de suite donc là il ya un nom il faut s'interroger sur la finalité de ce projet vous dire là on est dans l'idéologie claire et nette en se disant que quand on libéralise ça va mieux alors ça n'a jamais été mieux nulle part et donc la vraie question aujourd'hui qui tourne autour d'edf c'est attention à quel moment on fait d'une entreprise publique un vecteur de la transition énergétique et pour ça il faut qu'ils aient une vision stratégique faut qu'ils aient un état stratège et pour qui un état stratège choc à la tête de l'état ya un stratège ce qui est loin d'être le cas donc ça c'est une vraie question puisque aujourd'hui l'état ne fait rien n'est défini juste actionnaires mais un état pour tous flare qui récupère son pognon là dessus je pense qu'il faut s'opposer le projet recul c'est un projet qui date des années 90 en réalité dans dans son fonctionnement donc il faut s'y opposer il faut s'y opposer et il faut défendre un service public de l'énergie qui s'oriente sur la transition énergétique et sur la précarité énergétique or aujourd'hui le seul but de hercules c'est de casser ce monopole public et d'en faire une entreprise qui ressemble plus à une entreprise de l'économie de marché même si l'efficacité a été prouvée on peut imaginer que les citoyens demandent un référendum sur le démantèlement d'edf je pense que ce serait une bonne chose et moi je pense quand même il faut aller plus loin il faudrait un moment bien encadrés que ça ressemble pas aux débats de la delà de la convention climat là qui étaient plus ou moins organisés les demander au citoyen quel avenir il veut sur l'énergie et à quel prix mais de manière réelle pour qu'il tranche savez 75% de l'inera de l'électricité en france c'est du nucléaire d'accord nos réacteurs arrivent à 40 ans dans les années 2030 à peu près là on a le droit de les faire vivre dix ans de plus avec un coût qui se chiffre en milliards mais dix ans plus tard on devra se poser encore la question du démantèlement toute cette question doit être ne doit pas être que technocratique elle doit être aussi posée aux citoyens est ce que vous les gars du nucléaire avec avec le coup que ça peut avoir ou même les risques que cela peut avoir ou est ce que vous voulez passer au renouvelable avec d'autres coûts et aussi d'autres risques enfin des not in my backyard je veux pas dans mon jardin avoir une éolienne et ainsi de suite il va falloir poser ce débat parce que là on arrive vraiment un carrefour de décision est-ce qu'on continent nucléaire ou est-ce qu'on change de voie le débat fait rage à droite comme à gauche faut-il rembourser la dette nous avons reçu récemment nicolas dufresne initiateur d'une tribune demandant son annulation en tout cas la part détenue par la banque centrale européenne de nombreuses personnalités politiques avait déjà évoqué cette éventualité et c'est désormais au tour de marine le pen de surgir dans le débat via un entretien accordé à l'opinion regardons pistes extrêmes marine le pen prend position dans le débat contre l'annulation de la dette publique avec deux arguments d'abord l'argument de souveraineté elle considère que qui paye ses dettes s'enrichit autrement dit elles estiment que la france doit rembourser ses dettes pour ne pas dépendre de ses créanciers internationaux et puis le deuxième argument très nouveau chez elle l'argument moral la france a non seulement intérêt mais elle a aussi le devoir de rembourser parce qu'elle a donné sa parole c'est ce qu'elle expose dans sa tribune et ça c'est une conception qu'on entend plutôt dans les partis libéraux d'europe du nord et d'allemagne c'est extrêmement nouveau au rassemblement national d'où la surprise que ce site ce revirement thomas que faut-il penser de cette sortie de marine le pen et faut-il ou pas annuler la dette alors il faut déjà rappeler d'où vient le front national parce que sur la question économique je crois que la seule constante qui a eu ce parti c'est le combat contre l'immigration et j'irai même plus loin le combat contre une partie de français qui aurait des origines étrangères c'est la seule constante qu'ils ont en réalité sur l'économique au début c'était plutôt sur la ligne reagan thatcher et puis après comme une partie de la gauche a théorisé l'abandon des classes populaires via terra nova faut jamais l'oublier un jospin il a eu beaucoup de mal à prononcer le mot ouvrier peut-être que dans cette année jeune il a procédé la dent quand il est en tous les cas à la présidentielle 2002 il a très peu prononcé et donc quand ils ont abandonné les classes populaires marine le pen par pure ambition électoraux électorale a été recherché les classes populaires en reprenant une grosse partie des idées de la gauche notamment sur le protectionnisme la critique de l'union européenne et la critique du libre échange voilà qui avait été complètement abandonné par une partie de la gauche et qui revient aujourd'hui dans le débarras clairement donc c'est voilà ce qui s'est passé et la marine le pen qui était qui était vent debout en 2017 contre l'euro et d'ailleurs qui s'est pris les pieds dans le tapis au débat un et on l a vu qu'elle maîtrisait pas trop ça elle revient sur une île mainstream c'est la ligne du grand patronat c'est la ligne libérale c'est la ligne de droite voilà il faut rembourser la dette et vous regardez toute l'extrême droite européenne a fait sa salle vinyle étaient vent debout contre fonctionné contre l'euro contre contre l'europe vent debout dès qu'il a été au gouvernement ils pouvaient rien faire il avait très peur donc il s'en est pris à l'immigration très fortement et puis aujourd'hui il met votre la confiance à draghi qui l'a critiqué tout le temps qu est le plus grand prix européen de la terre donc voila quoi c'est donc marine le pen ce sera ça là aujourd'hui elle va rester dans l'euro l'europe va bien tout va bien on va taper fort sur l'immigration et les gens qui sont français mais d'origine étrangère donc elle va elle va faire ça donc je pense qu'elle a elle a voulu montrer maintenant que économiquement le le grand patronat les dirigeants peuvent être tranquilles et mainstream et moi je pense que la dette aujourd'hui d'une fois ce débat-là aura on va dire ruisseler via les éditos médiatique intérêts intellectuels parisien la perception du public risque d'en être dangereuse et je le vois déjà aujourd'hui c'est pour le public aujourd'hui ne s'agit plus d'annuler une partie de la dette de la belgique d'annuler la dette donc déjà le débat était transformé transposer et ça ça risque d'enfermer encore une fois on va dire la gauche dans cette position utopie ce machin etc alors non seulement ça ne répond pas à l'urgence moi je trouve aujourd'hui qui est basée sur la relance et deuxièmement ça télescope des débats très compliqué qui risque d'être mal perçue par le public c'est la fin de cette édition spéciale de notre émission l'instant échos si elle vous a plu n'hésitez pas à la partager sur vos réseaux sociaux pour soutenir le média devenez sociaux fait teindre aux médias et à bientôt chaque jour l'espace de nos libertés se rétrécit aux habitudes ce que nous considérions comme noah qui sont brutalement remise en cause dans la période de doute que nous vivons plus que jamais la liberté d'informer est un enjeu essentiel qu'il nous faut défendre pour garantir toutes nos libertés les médias installés ne cache même plus leur haine de la contradiction il est important de questionner leur légitimité dès lors qu'ils répondent sans honte une propagande gouvernementale stigmatise divise pour permettre à leurs maîtres de mieux régner indigéniste islamistes il est de notre devoir de dévoiler les préjugés de ceux là pour qui un manifestant n'est qu'un des l'interet du maquillage vous rassure du sang sur un visage rien que de la peinture un réfugié un problème à effacer si je retourne au soudan est-ce que je vais pouvoir rester en vie ou est-ce que je vais mourir notre engagement c'est de vous donner la parole à vous citoyens pacifiques ou en colère syndicaliste activistes indignés opprimés oubliés de la république penseurs et intellectuels libre c'est même la finalité de la démocratie que de réviser ses propres instituts donc si on a une force armée qui les défend contre tout changement c'est plus la démocratie vous tous qui avait une parole à défendre parce que vous portez des valeurs un idéal commun si le gouvernement français nous avait écoutés on serait pas là aujourd'hui pour cédric je viens cela fait trois ans que nous avons décidé de construire une alternative aux médias des milliardaires trois ans qu'en dépit de tout grâce à votre volonté du tenons journalisme indépendant hyper important à genlis le progressiste et humaniste féministes écologistes on les appelle les socios mais ce sont surtout des citoyennes et des citoyens qui chaque mois et à hauteur de leurs moyens donne de l'argent de leur temps devait dans les manifestations je prends des images les gens joie aux médias au travers de nos enquêtes et de nos reportages de nos articles ce sont leurs voix que l'on porte sans eux nous n'existons pas le média ben vous le savez ne vit que des cotisations des croquenots dès notre création la question de la mise en adéquation de notre structure avec notre modèle et notre manifeste a été au centre de notre réflexion nous avons réussi ce pari fou aujourd'hui nous faisons le pas qu'il fallait faire nous devenons une skik une société coopérative d'intérêt collectif associant sociétaires bénévoles salariés et partenaires par ce choix nous réaffirmons notre refus d'être mis au service d'une personne ou d'une ambition et nous remettons entre vos mains ce que nous avons construit et défendus au prix de nombreux combats rejoignez nous dans ce combat contre les certitudes du maquereau nisme triomphant et de ses relais médiatiques qui fracturent notre pays les gens qui nous dirigent et ça je dis ça avec la plus grande gravité sont des ignorants complet rejoignez nous pour consolider un média coopératif au service de l'intérêt général et par en bas se battre on va te lever rejoignez le média en devenant sociétaire de la première coopérative audiovisuelle de france [Musique]