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interviewBFM TV (sur YouTube)· 3 décembre 2025 19 min

Budget 2026, labellisation de l'information, natalité...L'interview de Maud Bregeon en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h28 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Maud Bréjean, merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes la porte-parole du gouvernement, ce budget, ce fameux Le budget, le budget de la France, le budget de la Sécurité sociale.

Honnêtement, au moment où on se parle, c'est quand même assez mal barré. Il y a peu de chances vraiment qu'on en ait un avant Noël, non ? Écoutez, moi je constate que la deuxième partie du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, celle qui porte sur les recettes, a trouvé une majorité à l'Assemblée nationale.

Je constate que depuis plusieurs semaines, les députés discutent. Alors oui c'est long, oui c'est exigeant, oui c'est technique, mais sur un certain nombre de sujets, ils arrivent parfois à s accorder. Et donc, nous, vous savez, on a 1049-3 de côté, on s'est engagé à ne pas l'utiliser, nous ne l'utiliserons pas.

Et c'est désormais...

Vous nous redites ce matin, Maud Bréjot, que vous n'utiliserez pas le 49-3. Il n'y Il n'y aura pas de 49-3. Utiliser le 49-3, ça revient à acter l'échec des discussions parlementaires.

On est en train de vivre un moment historique avec un budget extrêmement important, le budget de la sécurité sociale, avec une Une nécessité absolue de réduire le déficit et de s'accorder pour prendre des mesures sérieuses qui permettent de garantir le maintien de ce système dans la durée. Moi, je veux croire qu'on trouvera une majorité à l'Assemblée nationale pour permettre cela. Donc, vous préférez pas de budget qu'un 49-3 ?

C'est-à-dire au risque qu'il n'y ait pas de budget, vous n'utiliserez pas 49-3 ? C'est sûr ! Voter le budget, ce n'est pas voter pour ou contre le gouvernement.

C'est permettre de réduire le déficit pour l'année prochaine. C'est permettre d'augmenter par exemple le budget de l'hôpital. Il y a des mesures dedans extrêmement concrètes, mais pour qu'elles rentrent dans la vie des gens, concrètement, par exemple la suspension de la réforme des retraites, il faut que les parlementaires votent ce budget.

Donc vous pensez que les socialistes le voteront ? Mais il y aurait une incohérence de la part des socialistes à ne pas voter ce budget, pourquoi ? Parce qu'il aurait fait quand même pas mal de concessions, donc si ensuite à la fin ce serait un grand.

Dans ce budget, il y a la suspension de la réforme des retraites. Ce n'est pas nous qui avons demandé la suspension de la réforme des retraites, moi pour ma part je suis attaché à cette réforme, je pense qu'elle était nécessaire. On a fait ce compromis, on a fait cette concession au nom de la stabilité Il serait quand même pour le moins curieux, et c'est un euphémisme, que les socialistes ne votent pas ce budget.

Pourquoi ? Parce que s'ils ne le votent pas, la suspension de la réforme des retraites ne pourra pas être appliquée. Parce que ce budget ne sera pas adoptée.

Vous comprenez bien qu'on attend face à ces compromis et face à cette concession, qui était une concession importante, qui était une concession douloureuse, une cohérence dans les votes des uns et des autres. Ça c'est les socialistes Vous l'avez vu du côté du socle commun, on peut encore parler de socle commun ? Moi je continue à parler de socle commun parce que je pense qu'il y a davantage de choses qui nous rassemblent, quelque chose qui nous sépare.

Avec Horizon, avec les Républicains, ça fait un an et demi qu'on travaillent ensemble, qui auraient pu penser ça en 2022 ou 2023. Au moment où on se parle quand même, Maude Bréjean, vous avez d'un côté les socialistes qui vraisemblablement, en tout cas si on vous écoute, s'apprêtent à voter ce budget et ceux qui sont censés être les plus proches de vous, c'est-à-dire Horizon, qui ne le voteront pas. Édouard Philippe qui a annoncé hier que les députés Horizon ne voteraient pas le projet de loi de finances de la sécurité sociale.

Donc ce que vous avez gagné d'un côté, vous l'avez perdu de l'autre. Édouard Philippe a dit deux choses. D'abord il y a quelques semaines, il a dit qu'il était convaincu de la nécessité de doter la France d'un budget.

Je suis convaincue que c'est encore le cas aujourd'hui. Il a effectivement, semble-t-il, dit hier, quand l État, il ne pouvait pas le voter. Mais il nous reste plusieurs jours de discussion.

Il reste, je crois, environ 50 heures de débat à l'Assemblée nationale sur le budget de la sécurité sociale. Et donc, nous verrons. On sait qu'il y a par exemple un sujet auquel...

Auquel Édouard Philippe est très attaché, c'est la question du déficit. Eh bien, la différence entre voter le PLFSS et ne pas voter le PLFSS, c'est 10 milliards de déficit supplémentaire. Nous, on a un objectif de déficit à 20 milliard dans ce projet de loi, ce qui est déjà beaucoup.

Si on ne vote pas ce projet de loi de finances de la Sécurité Sociale, le déficit s'élèvera à 30 milliards. Ça signifie qu'en deux ans, on aurait doublé le déficit de la Sécurité sociale qui pourrait aujourd'hui avoir confiance dans un système qui reposerait essentiellement sur la dette avec un déficit qui partirait complètement dans le décor. Et donc moi je dis aux députés aujourd'hui, aux députés Horizon, aux députés LR, aux députés socialistes, à l'ensemble des parlementaires et des 577 députés qui composent l'Assemblée Nationale, nous avons une responsabilité majeure.

La différence entre le vote du budget et l'absence de vote, c'est 10 milliards de déficit supplémentaire. Le vote de mardi prochain, c'est un vote à 10 milliards. C'est un vote à 10 milliards, mais quand je vous écoute, je ne sais pas si vous êtes dans le déni ou dans la méthode Coué.

Ou un peu des deux. Moi, je vois les débats à l'Assemblée nationale. Je n'ai pas à être optimiste ou pessimiste.

Non, je vous demande juste d'être réaliste. Notre rôle, mais notre rôle, on l'est depuis le départ, c'est d'éclairer les débats, c'est de faciliter les discussions, c'est de faciliter le compromis. Parfois ça marche, parfois c'est difficile et on le sait. mais enfin pardonnez-moi quand on dit ça on se parle un peu à nous-mêmes moi je rentre dans ma circonscription tous les week-ends, j'entends des gens qui nous demandent de nous accorder j'entends des français qui ne veulent pas retourner dans une crise politique j'entends des français qui veulent passer les fêtes de Noël, pouvoir se projeter vers des perspectives nouvelles l'année prochaine.

Pas de nouveau revenir en janvier avec des discussions budgétaires qui seraient interminables. Est-ce que vous vous préparez à une possible motion de censure ? Est-ce que ce scénario vous commence à y travailler ?

Vous savez, nous on est dans la main, si je puis dire, des 577 députés qui composent l'Assemblée nationale et on le sait depuis le départ. Il y a eu une motion de censure étudiée il y a quelques semaines de ça, elle a été rejetée. Pourquoi ?

Parce qu'il y avait une majorité absolue de députés à l'Assemblée nationale qui refusait le désordre et qui voulait que le débat puisse se tenir. Nous avons avancé depuis, je pense que c'est toujours le cas. Vous espérez que c'est toujours le cas ?

Il y a un point qui devait être discuté. J'arrive pas très bien à savoir si finalement il sera l'ordre du jour ou pas. C'est la question de la CSG sur les revenus du patrimoine.

Voilà un point auquel sont très attachés les socialistes et dont ne veulent pas entendre parler les LR et Horizons. Vous allez trancher en quelle faveur ? Les socialistes y sont attachés moins philosophiquement que pour une logique de rendement.

Dit autrement, il faut bien qu'il y ait de l'argent dans la partie recette qui entre pour pouvoir compenser certaines dépenses. On sait que le groupe Horizon, que le groupe LR, ils sont extrêmement défavorables. Nous, on n'est pas particulièrement attachés à cette mesure.

Ce qu'on dit, c'est que si on la retire et si on la modifie, il faut qu'on puisse compenser en face. Pour reprendre cette expression que j'aime bien de mon collègue Roland Lescure, face à chaque plus, il faut un moins et face à chaque moins, il faut un plus. C'est assez simple à comprendre.

Nous, on est ouvert, encore une fois, à la discussion et sur l'ensemble des mesures. Donc vous n'êtes pas favorable personnellement à la CSG sur les revenus du patrimoine. Ce qu'on dit, si vous pouvez y échapper, ce qu'on dit, c'est que si on retire cette mesure-là, il en faut une autre pour compenser en face parce que si ce n'est pas le cas, on laisse filer le déficit.

Avez-vous des pistes où on en discutera durant la discussion parlementaire ? Il y a par exemple un sujet qu'il faut regarder en face et avoir la lucidité d'aborder de façon courageuse, c'est la question du gel des retraites. On a proposé en entrée de match, si je puis dire, il y a quelques semaines un gel complet.

Vous vous souvenez, c'était l'année blanche. L'Assemblée nationale a fait le choix de revenir entièrement sur cette mesure et de dégeler l'intégralité des retraites. Le Sénat a proposé il y a deux semaines un entre-deux qui me semble intéressant en disant on gèle une partie des retraites, celles qui sont supérieures à 1400 euros et une partie des minima sociaux.

Laurent Wauquiez l'année dernière avait mis la barre à 1700 euros. Voilà des discussions intéressantes. Vous avez l'air de dire que c'est une piste possible.

C'est une piste possible évidemment mais on l'a déjà dit. Et ça les socialistes seraient ok ? Les socialistes seraient ok ?

Vous leur demanderez, on verra pendant les débats mais enfin quand on est attaché à la justice fiscale et sociale, on ne peut pas demander aux actifs de supporter seul l'effort qui sera demandé l'année prochaine. Que les retraités, ceux qui le peuvent, contribuent également. Ça me semble, au fond, là aussi une forme de justice.

Taxer davantage l'épargne, même le livret A, le Haut Conseil aux Revenus et au Prélèvement le recommande, est-ce que ça pourrait aussi faire partie des taxes qui vont commencer à apparaître ? Le livret A, on parle de l'épargne, encore une fois, des classes moyennes, que les gens qui nous écoutent aujourd'hui ont. Notre priorité, ce n'est pas de mettre à contribution, encore une fois, les classes moyennes et les classes populaires.

Notre priorité, c'est de demander à ceux qui le peuvent le plus de contribuer à hauteur de leur moyen et en parallèle de réduire les dépenses. Et là encore, pardonnez-moi, je reviens sur le budget de la sécurité sociale, la question des franchises médicales. On est seul à les défendre aujourd'hui.

Mais moi je le redis, le tout gratuit pour tous en matière de santé n'est ni possible, ni tenable. Je vais revenir dans un instant sur les questions de santé, sur les questions de médecins. On va trouver un point d'atterrissage équilibré.

Et sur les questions très concrètes de médecin, de natalité, voir si à un moment ou à un autre la politique a des effets concrets. Mais à l'instant Bruno Retailleau appelle Sébastien Le Cornu, je cite, a assumé le 49-3. C'est un peu facile.

C'est un peu facile. Pourquoi est-ce que nous aurions peur du débat parlementaire ? Bruno Retailleau a des députés, il est président du groupe LR et je le dis avec toute l'amitié que j'ai pour lui, il a été mon collègue au gouvernement.

Le groupe Les Républicains mené par Laurent Wauquiez aujourd'hui s'investit dans les débats, s'investit dans les plutôt que le 49 .3, qu'il vote ce budget quoi ? Bien sûr, et donc nous irons au vote, au bout, ce sera mardi 9 décembre, ce sera une journée importante et les uns et les autres pourront prendre position.

Puis les Français regarderont qui a choisi la réduction du déficit et qui a refusé d'avancer vers un budget. Vous disiez à l'instant, Maude Bréjon, qu'il fallait quand même qu'à un moment ou à un autre, les décisions politiques puissent se transformer en faits concrets pour les Français. Ce matin, la Cour des comptes alerte sur la dénatalité et sur ces conséquences.

Ils disent qu'au fond, parce qu'on ne fait pas assez de bébés, soit il faut qu'on renonce à notre modèle social, soit il faudra qu'on paye davantage, qu'on travaille davantage. Et j'ai regardé cette histoire de réarmement démographique. Vous vous souvenez de cette fameuse expression d'Emmanuel Macron.

Grand discours en janvier 2024, ça va faire deux ans et depuis rien. Mais quand je dis rien, c'est-à-dire rien du tout. J'ai regardé tout le déroulé de ces annonces.

C'est le symptôme de cette politique qui ne se transforme en aucun fait. Il y avait un rapport qui a été demandé en 2022 sur les raisons de la dénatalité. Ce rapport a été remis en 2023.

Le grand discours d'Emmanuel Macron, il a été prononcé en 2024. On est bientôt en 2026. Et rien de tout cela n'est devenu concret.

Quand je dis rien, c'est-à-dire par exemple le plan fertilité, ça n'est qu'un mot. Il n'y a rien de concret. Les pistes, elles sont encore étudiées au moment où on se parle par la Haute Autorité de Santé.

C'est-à dire des grands mots, des grandes promesses. Aucune traduction concrète. On est sur un sujet qui est extrêmement complexe et qui nécessite à mon avis de sortir des caricatures.

Quand on essaie de comprendre les raisons de la baisse de la natalité, on voit que d'abord elles sont extrêmement plurielles et elles dépendent de la classe sociale dans laquelle vous vivez, du lieu géographique dans lequel vous évoluez. Ce n'est pas ça que je vous dis. Je ne vous dis pas que ça n'a pas eu de fait sur le nombre de bébés.

Je dis juste que les promesses, par exemple l'accès plus facile pour les familles aux cliniques de fertilité, rien. C'est-à-dire que c'était des mots, il n'y a pas eu une seule mesure. Ce que moi je vous Ce que je vous dis, c'est que sur ce sujet-là, personne ne peut prétendre avoir de baguette magique.

Non mais quand vous annoncez des mesures, pourquoi vous ne les faites pas ? Ni nous, ni nous, ni les autres. Quand vous dites que rien n'a été fait, c'est faux, c'est un mensonge.

Quand par exemple, je vous prends un exemple qui moi me tient beaucoup à coeur, c'est le passage de 14 à 28 jours du congé paternité. Quand on voit l'évolution des structures familiales, que ce n'était pas dans le grand plan, c'est nous qui l'avons fait. Oui vous l'avez fait mais pas dans ce grand plan.

Ce grand plan avait promis par exemple un congé plus long, mais il arrivera peut-être en 2020. Vous le savez bien pour l'instant. Quand vous soutenez le pouvoir d'achat des Français face aux crises, ça joue quand vous travaillez à plus d l'écologie, à préserver la planète et quand vous savez à quel point ça touche les jeunes et ça touche les jeunes femmes aujourd'hui, vous travaillez aussi en ce sens.

Quand vous essayez d'avancer sur la question du logement, vous travaillez en ce sens. Quand vous permettez aux femmes de mieux concilier leur vie personnelle et leur vie professionnelle là aussi vous accompagnez les familles en fait ce que je ne comprends pas et je terminerai avec un dernier exemple quand vous portez le plan des 1000 premiers jours qu'a fait Adrien Taquet lorsqu'il était au gouvernement vous accompagnez aussi les parents, mais personne je le redis, personne n'a de baguette magique d'ailleurs, les parlementaires se sont de nouveau saisis de ce sujet, il y a une mission qui est en cours à l'Assemblée Nationale alors qu'il y avait déjà un rapport qui a été commandé en 2022 et on refait une Mais les parlementaires, et c'est leur choix ? Ils sont souverains ?

Ce n'est pas le gouvernement qui leur donne ce rapport. Ce n'est pas le gouvernement qui a été payé, qui leur donne des ordres. Vous menez de nouveau des auditions pour essayer d'avoir de nouvelles propositions.

Moi je vous dis qu'on a là un sujet vous avez raison d'en parler non mais moi je suis désolée que j'ai l'impression de passer ma vie à parler des rapports que vous commandez c'est en fait quand on regarde ces rapports je viens de vous donner je viens de vous donner un certain nombre d'exemples qui répondent à votre question je vous dis que si des choses ont été faites mais que non personne n'a de baguette magique et on a là et je suis j'en suis personnellement convaincue vous n'avez absolument pas répond à ma question moi je vous parlais des contenus de ce discours un sujet de ce discours il y avait un plan fertilité qui n'était pas du tout toutes les mesures que vous me dites qui sont toutes des mesures très intéressantes mais qui ne font pas partie de ce plan fertilité pardonnez-moi qui n'a jamais été traduit de fait qu'elle soit dans un plan ou à côté d'un plan l'important c'est qu'elle s'applique dans la vie des gens l'important c'est qu'elle s'applique dans la vie des gens l'important c'est qu'elle s'applique dans la vie des les gens et encore une fois je ne nie pas l'importance de ce sujet parce que je suis convaincue que je parle du problème de la concrétisation des promesses que c'est pour l'avenir et pour le présent par ailleurs un sujet absolument racine quand on parle des retraite, qu'on parle du financement du grand âge, qu'on parle de la sécurité sociale, quand on parle d'immigration de travail et bien tout ça c'est lié à la question de la natalité. Il y avait un autre dispositif qui avait été annoncé. C'était le dispositif Un médecin près de chez vous.

Et là encore, grandes annonces et très petits effets. On a mené l'enquête sur RMC. Il y a au moment où on se parle 250 médecins qui ont répondu à l l'appel. 250 médecins volontaires dans tout le pays.

On continue à travailler, prenez l'exemple des maisons France Santé annoncées par le Premier ministre qui sont en train de se déployer dans tous les départements qui dépendent d'ailleurs du budget de la Sécurité sociale. On revient toujours là. Si on n'a pas de budget de la sécurité sociale, on n'aura pas de déploiement des maisons France Santé.

Et donc, je le redis, ce qui se passe dans les prochains jours, ça répond à cette problématique-là. Une question sur les propos de Sophie Binet, de la CGT. Elle avait dit à propos des patrons que les rats quittent le navire.

Elle est mise en examen pour ces propos. Est-ce que quand on est syndicaliste, on ne peut plus dire une phrase comme « les rats quittent le navire » Madame Demanton, je crois, a porté plainte. Oui, c'est elle qui avait porté plainte et cette plainte a donc été reçue.

Et c'est son droit de porter plainte. La justice a été saisie. Moi, ce que j'ai à dire, c'est que je préfère la CGT et les organisations syndicales lorsqu'elles sont avec nous autour de la table.

Et je pense que, encore une fois, les vrais enjeux auxquels on doit répondre, ils se jouent dans les semaines à venir. Il y a une conférence travail-retraite et d'ailleurs j'invite Sophie Binet à y participer parce qu'aujourd'hui la CGT refusent d'y participer, ce sont les vrais enjeux. Les vrais enjeux c'est ça mais quant à la question de la phrase qui a été prononcée écoutez j'ai assez peu de remarques à faire.

Non mais la judiciarisation c'est-à-dire des propos, des déclarations est-ce que ça c'est quelque quelque chose qui vous inquiète ? Non. Encore une fois, la justice s'est saisie et c'est parfaitement légitimé à le faire.

Par ailleurs, attention, parce que je remarque aussi un climat de violence qui est extrêmement rude dans le monde politique. Vous commentez régulièrement des démissions d'élus locaux, des maires qui ont de plus en plus de mal à avancer dans leur mandat et dans leurs responsabilités. Rappelez-vous de ce qui s'est passé à mon de ce qui est arrivé à mon collègue Vincent Jambrun, ministre aujourd'hui de la ville, dont la maison avait même été ciblée par les émeutiers.

Vous pensez aussi à l'œuf sur Jordan Bardella ? Je pense évidemment à l'œuf sur Jordan Bardella, pardonnez moi j'aurais dû le citer, sans encore une fois revenir sur les propos, les rats quittent nous le navire. Je ne mets pas tout ça sur un même pied d'égalité.

Mais j'invite les uns et les autres, je sais que le mot n'est pas très à la mode, mais à faire preuve de bienveillance, en tout cas de respect dans les échanges et les mots qui peuvent se tenir ici ou là. Est-ce que je suis labellisée ou pas ? Enfin bon...

Vous me le donnez le label ou pas écoutez, c'est pas à moi de le dire ça vous fait rire ? Oui, ça me fait rire parce que vous reprenez là encore une fois pardonnez-moi une énorme fake news Apolline de Malherbe, vous savez bien que l'Etat ne va pas donner de label, il n'y a Il n'y a pas de label d'État et je ne suis pas ministre de la vérité. Est-ce que c'était le rôle d'Emmanuel Macron de rentrer dans cette histoire ?

Ce n'est pas lui qui a soulevé le sujet. C'est la patronne, la directrice précédente du groupe Ebra qui lui en parlent, dans une discussion qui est publique, que chacun peut revoir, qui se tenait dans les Vosges il y a une ou deux semaines de ça. Le président de la République répond en évoquant une idée, encore une fois, qui a été soulevée par des patrons de médias, qui a été relevé dans les états généraux de l'information et il dit lui-même jamais le gouvernement n'aura à faire ça, ce n'est pas le rôle du gouvernement et l'inverse...

Mais qui déciderait de ceux qui pourraient donner le label. C'est-à-dire même si c'est corporatif. Mais ce n'est pas à nous de le dire, en fait.

Ce n'est précisément pas à nous de le dire. Nous n'avons pas à mettre nos mains là-dedans. Et le Président de la République...

Est-ce que vous regrettez pas Le Président de la République l'a redit en ses mots hier au Conseil des ministres et j'ai eu l'occasion d'expliquer et de rappeler ce qu'il a dit en Conseil des ministres lors de mon compte-rendu. En revanche, faire dire au Président de la République l'inverse de ce qu'il a précisément dit. Laisser entendre et véhiculer l'idée qu'il y aurait un label d'État et qu'il y aurait un ministère de la Vérité en création, pardon, mais c'est extrêmement grave.

Mais vous n'avez pas de regrets, vous ne vous dites pas. On s'est mêlés d'un sujet dont on n'aurait pas dû se mêler. On ne s'est pas mêlés d'un sujet duquel on n'aurait pas dû se mêler.

Le président de la République a répondu à une question posée par une de vos consoeurs d Et il répond en disant que ce n'est pas le rôle du gouvernement que de poser tel ou tel label sur des médias. Donc pour vous c'est clair ? C'est extrêmement clair !

Merci Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement d'avoir répondu à mes questions de journaliste. Il est 8h47 et vous êtes bien sur RMC BFM TV.