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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 8 avril 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Jean-Philippe Tanguy : "Ursula von der Leyen a proposé la soumission totale !" (TF1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteÉludée

    Vous êtes inquiet ce matin de voir ce yo-yo sur les marchés boursiers ?

  • 1:22OuverteRéponse partielle

    Vous nous dites quoi ce matin ? A quoi on doit se préparer ? A une inflation partout ? A des économies massives ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Donc qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Est-ce que la réponse pour vous elle est stricto sensu française ?

  • 3:53RelanceRéponse partielle

    Il ne vous a pas échappé que Donald Trump a refusé l'idée qu'il y a zéro droit de douane, c'était un piège ?

  • 4:32OuverteÉludée

    Dans ce contexte-là, Jean-Philippe Tanguy, dans ce contexte de désordre international, vous imaginez toujours censurer ?

  • 5:17RelanceRéponse partielle

    On ne va pas, a priori, administrer l'Irlande à la place des Irlandais, comme vous disiez tout à l'heure.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « Ce qui m'inquiète c'est l'absence de préparation des économies européennes et en particulier de la Commission européenne qui était au courant du programme de M. Trump depuis des mois et qui visiblement n'a strictement rien préparé, rien anticipé. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « Or je suis à la Commission des finances et ça fait plusieurs mois qu'on nous annonce une dégradation du déficit. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « Mais M. Sarmatin ment, parce qu'en réalité, Mme Vordelayen, elle n'a pas proposé des mesures agressives. »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « Elle a proposé la soumission totale en faisant un accord commercial sans taxe douanière sur tous les produits industriels pour favoriser encore et toujours l'Allemagne. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Et il y a déjà un vieux projet, parce que tout ça, c'est pour balader les Français. Ça s'appelait le TAFTA, depuis plus de 10 ans, cet accord économique transatlantique qu'on avait réussi à enterrer. »
  • 5:10Invité politiqueChiffre
    « L'Irlande a, à certaines années, 80 milliards d'excédents budgétaires. C'est plus que l'Allemagne, c'est deux fois plus que l'Italie, et c'est dix fois plus que la France. »
  • 5:57Invité politiqueChiffre
    « On a commencé à être entendu, c'est vrai qu'on est les seuls à parler de ce problème, de cette facture de 300 milliards d'euros qui nous prépare, dont 23 centimes de taxes sur le carburant en plus avant 2027. »
  • 6:46Invité politiqueChiffre
    « Donc lui, il a volé 60 milliards au moins aux Français. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy65 %
  • Présentateur28 %
  • Présentateur 27 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Adrien Jardin, votre invité ce matin est Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour messieurs. Donald Trump exclut toute pause sur les droits de douane et pourtant ce matin les bourses asiatiques se reprennent. Après une journée de dégringolade hier, on avait vu des moins 13% en Hong Kong, même en Europe d'ailleurs quasiment moins 5% à Paris. C'était du jamais vu depuis 2022. Vous êtes inquiet vous ce matin de voir ce yo-yo sur les marchés boursiers ?

0:23
Jean-Philippe Tanguy

Non, pas spécialement. Ce qui m'inquiète c'est l'absence de préparation des économies européennes et en particulier de la Commission européenne qui était au courant du programme de M. Trump depuis des mois et qui visiblement n'a strictement rien préparé, rien anticipé. Donc tout cela est la faute de la Commission européenne, pas Donald Trump ? Mais ce n'est pas le problème M. Jardin. Bah si, c'est quand même un sujet. Mais non, mais M. Trump a été élu par les Américains. Donc moi je ne suis pas Américain, je n'ai pas du tout envie de l'être, je suis Français. Donc maudire M. Trump, le critiquer, ça n'a aucun intérêt autre que se faire plaisir.

Et à faire croire aux Français qu'on a quelque chose à proposer alors qu'on ne s'est pas préparé. Donc moi je ne suis pas là pour insulter les dirigeants du monde entier. Je suis là pour savoir si les intérêts des Françaises et des Français que je représente en tant que député sont bien défendus par ceux à qui on a délégué la politique commerciale depuis 50 ans, à savoir la Commission européenne. Donc la politique française et la défense des intérêts français, elle n'est pas dans les mains de M. Trump, en tout cas je ne l'espère pas. Elle est normalement soit dans le gouvernement français qui n'a rien préparé à peur planifié, soit la Commission européenne qui a la politique commerciale.

1:22
Présentateur

Alors quand vous dites qu'on n'est pas préparé, est-ce que ça veut dire que comme la porte parle du gouvernement qui était à votre place hier, vous dites on va vers une récession dans tous les pays, c'était sa formule. Elle interrogeait même l'objectif de croissance du gouvernement pour cette année en France, 0,9%, elle reconnaissait que ça allait être plus compliqué. Vous nous dites quoi ce matin ? A quoi on doit se préparer ? A une inflation partout ? A des économies massives ? A des impôts massifs ? A quoi vous attendez ?

1:43
Jean-Philippe Tanguy

J'attends à une réaction de la Commission européenne. Ce n'est pas parce qu'il y a une journée de dégradation des marchés financiers qu'on est voué à la récession. En fait je pense que Mme Prima et le gouvernement, en l'entendant avec M. Lombard qui a annoncé déjà un déficit, veulent utiliser ce qui se passe pour justifier leur mauvaise politique. Or je suis à la Commission des finances et ça fait plusieurs mois qu'on nous annonce une dégradation du déficit. Donc une fois plus, ils utilisent un fait extérieur pour justifier leur mauvaise politique. Donc vous y voyez un prétexte ? Ouh là c'est un prétexte. Voilà, ça pourrait se dégrader évidemment.

Si ça continue, non mais il y a deux choses différentes. Si ça continue, s'il n'y a pas de réaction, s'il n'y a pas de relance au sein du continent européen, et en particulier en France, ça pourrait se dégrader. Mais ce n'est pas parce que vous avez une journée ou même une semaine de mauvaise décision aux Etats-Unis que vous avez une dégradation française.

2:26
Présentateur

Donc qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Est-ce que la réponse pour vous elle est stricto sensu française ? Est-ce qu'elle est européenne ? Est-ce que c'est plutôt le bras de fer ou plutôt la négociation ? Qu'est-ce que vous feriez vous si vous étiez aux responsabilités ?

2:35
Jean-Philippe Tanguy

Il faut imposer à l'Union Européenne qu'elle défende des intérêts précis. Par exemple, les quelques taxations sur l'alcool américain, en particulier le bourbon, qui n'est presque pas consommé en Europe, va dégrader fortement, a déjà dégradé. Vous connaissez que c'est exactement ce que la France fait dire. Ne taxons pas le bourbon américain, réservez nos champagnes spiritueux. Vous avez raison M. Gérard, mais nous ça fait 6 ans qu'on le dit, parce que ça avait déjà été le cas sous le précédent mandat de Trump.

2:58
Présentateur

On a eu raison avant tout le monde, mais vous n'êtes pas au pouvoir.

3:01
Jean-Philippe Tanguy

Vous ne pouvez pas faire le match à chaque fois, vous n'avez pas remporté les élections.

3:04
Présentateur

Je le regrette, mais ça vous met en colère. Quand le ministre aujourd'hui en charge, Laurent Saint-Martin, ministre du Commerce extérieur, dit qu'on pourrait avoir une réponse extrêmement agressive. D'ailleurs, le commissaire européen Stéphane Céjourné parle même de bazooka économique. Il prend des exemples. Il dit qu'on pourrait aller au gel de l'accès au marché public européen, au blocage d'investissement. Est-ce que ça vous dites ? Très bien, allons-y.

3:27
Jean-Philippe Tanguy

Très bien, nous on le propose depuis des années. Excusez-moi, désolé de vous le redire, mais nous proposons le blocage des marchés européens depuis très longtemps pour qu'il y ait des débouchés naturels pour les entreprises françaises et européennes. Mais M. Sarmatin ment, parce qu'en réalité, Mme Vordelayen, elle n'a pas proposé des mesures agressives. Elle a proposé la soumission totale en faisant un accord commercial sans taxe douanière sur tous les produits industriels pour favoriser encore et toujours l'Allemagne.

3:53
Présentateur

Il ne vous a pas échappé que Donald Trump a refusé l'idée qu'il y a zéro droit de douane, c'était un piège ?

3:56
Jean-Philippe Tanguy

Non, il n'a pas refusé, il a dit que ça ne suffisait pas. Donc il l'a pris et il veut autre chose, notamment nous refourguer encore son gaz de schiste et d'autres matières.

4:04
Présentateur

Donc ça, il ne faut pas l'acheter, il ne faut pas céder et dire qu'on achète de l'énergie américaine.

4:07
Jean-Philippe Tanguy

Et on était déjà contre les contrats que Mme Vordelayen a signés sur le gaz américain, qui est 50% plus cher que nos approvisionnements traditionnels. Jean-Philippe Tanguy. Et il y a déjà un vieux projet, parce que tout ça, c'est pour balader les Français. Ça s'appelait le TAFTA, depuis plus de 10 ans, cet accord économique transatlantique qu'on avait réussi à enterrer. Eh bien, il nous le ressort à cette occasion. Donc en fait, on ressort les vieux projets de l'Union européenne, qui ne sont pas du tout la défense des intérêts des Français, mais au contraire, notamment sur l'agriculture.

4:32
Présentateur

Dans ce contexte-là, Jean-Philippe Tanguy, dans ce contexte de désordre international, vous imaginez toujours censurer ? C'est toujours une menace qui est d'actualité. Ah mais ça n'a rien à voir. Ah bah ça n'a rien à voir. Non, ça n'a rien à voir. Il y a déjà beaucoup de désordres internationaux, ça rajouterait des désordres internationaux ?

4:44
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais ça n'a rien à voir, puisque la politique de M. Bérou, si elle continue, est très mauvaise et nous affaiblit plus qu'autre chose. Donc ça ne change rien pour vous ? Nous avons des chevaux de trois au sein de l'Union européenne, qui sont sous influence américaine, en particulier un certain nombre de paradis fiscaux, comme l'Irlande, contre lequel l'Union européenne ne fait rien. C'est la porte d'entrée de tous les GAFAM américains, et c'est aussi la porte de sortie d'un certain nombre de multinationales qui font des mauvaises affaires, notamment la pharmacie, avec les États-Unis. Vous dites Jean-Philippe Tanguy. L'Irlande a, à certaines années, 80 milliards d'excédents budgétaires.

C'est plus que l'Allemagne, c'est deux fois plus que l'Italie, et c'est dix fois plus que la France.

5:17
Présentateur

On ne va pas, a priori, administrer l'Irlande à la place des Irlandais, comme vous disiez tout à l'heure.

5:20
Jean-Philippe Tanguy

Mais c'est intéressant ce que vous dites, parce qu'en fait, il faudrait qu'on critique M. Trump pour rien, parce que ça ne sert à rien de le critiquer, ça ne fait pas avancer le chenubic, mais par contre, il ne faudrait pas qu'on règle nos propres problèmes au sein du marché européen.

5:30
Présentateur

Non, non, je faisais juste une remarque sur la cohérence de votre argumentaire entre les États-Unis et l'Irlande.

5:33
Jean-Philippe Tanguy

C'est-à-dire que l'Irlande fait partie du marché commun, sauf erreur, les États-Unis, pas encore, sauf si Mme Verdeleyen et le gouvernement français signent un traité avec les États-Unis, encore un.

5:41
Présentateur

Une question à titre personnel, pour justifier une éventuelle censure, vous avez beaucoup parlé d'énergie ces dernières semaines. Il se trouve que le Premier ministre a dit qu'il y aura un débat à l'Assemblée courant avril, qu'il y aura un vote au mois de juin sur une proposition de loi venue du Sénat. Donc vous avez été entendu, donc toute raison de faire la censure.

5:54
Jean-Philippe Tanguy

On a commencé à être entendu, c'est vrai qu'on est les seuls à parler de ce problème, de cette facture de 300 milliards d'euros qui nous prépare, dont 23 centimes de taxes sur le carburant en plus avant 2027. Si on laisse passer cette mauvaise politique énergétique, blablater c'est bien, nous on veut un vote. Parce qu'il n'y a pas de majorité aujourd'hui à l'Assemblée. Il y a donc un vote en juin sur une proposition de loi. Oui, voilà. Donc vous avez été entendu. Merci à Marine Le Pen de s'être mobilisée sur ce sujet. Pas de raison de censure sur ce point. On n'a pas entendu la gauche.

6:20
Présentateur

Marine Le Pen qui tenait un meeting, enfin avec le Rassemblement National, un meeting de soutien suite à sa condamnation pour détournement de son public dimanche. Au même moment, Gabriel Attal de Renaissance lui lançait « Tu voles, tu paies ». Qu'est-ce que vous lui répondez ?

6:33
Jean-Philippe Tanguy

C'est très bas de gamme pour un ancien Premier ministre. Donc on lui a répondu, et il a eu raison, M. Chenu, « Tu ruines, tu dégages ». Voilà, puisqu'il est sur ce ton-là, on lui répond avec amabilité. Donc M. Attal, comme d'autres, a ruiné la France et donne des leçons. Voilà, donc lui, il a volé 60 milliards au moins aux Français.

6:49
Présentateur

Donc on n'est pas tout à fait encore dans la ligne de conduite pacifique de Martin Luther King, dont Marine Le Pen se revendiquait ce week-end.

6:55
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais on est très pacifique. Je vous rappelle que certains avaient annoncé un capitole, une sédition, qu'on allait prendre l'Assemblée Nationale, enfin n'importe quoi, faisant peur. D'ailleurs, à beaucoup de gens qui auraient sans doute voulu venir, mais qui avaient peur que leur famille soit confrontée à l'extrême gauche ou à d'autres formes de racailles. C'est pour ça qu'il n'y avait pas autant de monde qu'espéré, parce que les gens ont eu peur. Mais bien sûr qu'il y a des gens qui ont eu peur, mais on a eu quand même beaucoup de monde. On a eu 10 000 personnes, très importants meetings. Oui, plutôt moitié moins d'après certaines sources policières.

Eh bien, officiellement, la préfecture de Paris, c'est 7 000. Donc la gauche revendique 15 000, la police 5 000.

7:26
Présentateur

Il n'y a pas de communication officielle, mais juste un mot sur Marine Le Pen. Maintenant que le meeting est passé, que la condamnation est passée, retour à la normale ? Elle reprend sa vie comme si de rien n'était ?

7:35
Jean-Philippe Tanguy

Pas du tout. Retour à l'offensive politique, proposer de défendre les Françaises et les Français, puis défendre la démocratie. Et Marine Le Pen, plus offensive que jamais. On peut être très fier d'elle, parce qu'une fois plus attaquée comme elle est attaquée, toujours avoir non seulement les mains propres, mais la tête haute, et continuer à se battre pour les Françaises et les Français, ça fait ma grande admiration.

7:54
Présentateur

J'ai remarqué votre croix de Lorraine. Vous êtes gaulliste ? Nous sommes gaullistes dans ma famille, depuis toujours. Dans votre famille, la famille Tanguy, donc ? Oui. D'accord. Je l'ai toujours eu, ce n'est pas nouveau. Non, mais ce n'est pas la ligne de conduite de 100% des partis, du mouvement. C'est la conduite de Marine Le Pen, qui a beaucoup cité le général de Gaulle dimanche. Très belle citation. De Gaulle, Martin Luther King. Ce n'est pas la même famille, mais c'est la dignité de l'homme. On s'adapte à vos nouvelles références. Merci beaucoup, Jean-Philippe Tanguy.

Jean-Philippe Tanguy : "Ursula von der Leyen a proposé la soumission totale !" (TF1) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote