Stéphane Ravier invité de Public Sénat (21/07/2015)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:10OuverteRéponse directe
Pensez-vous que Jean-Marie Le Pen peut aller au bout de cette candidature dissidente ?
- 1:24OuverteRéponse directe
Le conflit qui oppose Marine Le Pen à son père échappe-t-il à la direction du parti ?
- 2:18OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'elle est prête à affronter son grand-père ?
- 2:37RelanceRéponse directe
Il va peut-être amener à affronter son grand-père, s'il se présente.
- 2:56OuverteRéponse directe
C'était la meilleure candidate, en PACA ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Vous ne regrettez pas cette candidature de Marion Maréchal-Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« Avec Jean-Marie Le Pen, on peut s'attendre à tout. Il nous l'a démontré tout au long de sa carrière politique. »
- 0:21Invité politiqueFait
« Et j'aurais aimé qu'il termine sa carrière, car sa carrière se termine, quoi qu'il puisse en penser, sur une autre note plus digne. »
- 0:42Invité politiqueFait
« à qui profite l'agitation et à qui pourrait profiter le crime que de monter des listes dissidentes à nos adversaires »
- 0:49Invité politiqueFait
« M. Estrosi, M. Castaner, et au système que Jean-Marie Le Pen a pourtant combattu depuis tant d'années. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Carle Lang, Jean-Claude Martinez, Jacques Bompard. Il ne manque plus que Bruno Maigret dans cette galerie des ancêtres. »
- 1:14Invité politiqueFait
« Des sortes de papys flingués qui voudraient à leur tour devenir des papys flingueurs. »
- 1:30Invité politiqueFait
« C'est assez difficile à suivre, puisque Jean-Marie Le Pen s'était opposé à la direction du parti »
- 1:45Invité politiqueFait
« et avait souhaité, pour ne plus être candidat en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, que cela soit Marion. »
- 2:01Invité politiqueFait
« Elle est prête à mener la bataille contre son grand-père ? Elle pourrait même gagner. »
- 2:12Invité politiqueFait
« eh bien, cela me chagrine, parce qu'il fait un petit peu comme les hommes politiques qu'il a sévèrement combattus. Il ne tient pas ses promesses. »
- 2:24Invité politiqueFait
« Marion Maréchal-Le Pen n'affronte pas son grand-père. Elle affronte l'UMPS, ou le RPS, ou l'ERPS, ça dépend comment on le prononce »
- 2:40Invité politiqueFait
« Mais son grand-père ne combat pas pour la même chose. Il s'oppose au Front National. Il s'oppose à Marion Maréchal-Le Pen »
- 2:58Invité politiqueFait
« Qui est la mieux placée. Alors peut-être que ça chagrine un petit peu, Jean-Marie Le Pen, de constater que Marion, finalement, non seulement fait aussi bien que Jean-Marie Le Pen »
- 3:10Invité politiqueFait
« Cette candidature parasite ne peut servir que le système en place. »
- 3:23Invité politiqueFait
« Il est prêt à, si j'ose dire, pardonnez-moi l'expression, à tout faire sauter, y compris la victoire du Front National dans cette région »
Temps de parole
- Stéphane Ravier84 %
- Présentateur16 %
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Stéphane Ravier, sénateur Front National des Bouches-du-Rhône, est avec nous sur ce plateau. Bonsoir. Alors on vient de l'entendre, Marion Maréchal-Le Pen ne veut pas croire que son grand-père se présente contre elle. Elle refuse, je cite, d'être une victime collatérale. Pensez-vous que Jean-Marie Le Pen peut aller au bout de cette candidature dissidente ?
Avec Jean-Marie Le Pen, on peut s'attendre à tout. Il nous l'a démontré tout au long de sa carrière politique. Et j'aurais aimé qu'il termine sa carrière, car sa carrière se termine, quoi qu'il puisse en penser, sur une autre note plus digne. Car ceux qui sont en train de soutenir cette agitation, cette démarche, que de gêner Marion Maréchal-Le Pen, car vous l'avez annoncé dans votre sujet, à qui profite l'agitation et à qui pourrait profiter le crime que de monter des listes dissidentes à nos adversaires, M. Estrosi, M. Castaner, et au système que Jean-Marie Le Pen a pourtant combattu depuis tant d'années.
Donc j'observe que tous ceux qui soutiennent Jean-Marie Le Pen aujourd'hui sont ceux qu'il a, en d'autres temps, méprisé, condamné, guillotiné, Carle Lang, Jean-Claude Martinez, Jacques Bompard. Il ne manque plus que Bruno Maigret dans cette galerie des ancêtres. Des sortes de papys flingués qui voudraient à leur tour devenir des papys flingueurs. Alors moi, voilà, la situation, elle est là, elle est contrôlée.
Finalement, le conflit qui oppose Marine Le Pen à son père est en train un peu d'échapper à la direction du parti.
C'est assez difficile à suivre, puisque Jean-Marie Le Pen s'était opposé à la direction du parti et avait souhaité, pour ne plus être candidat en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, que cela soit Marion. C'était un souhait de sa part, voire même une exigence. Eh bien, le parti a répondu favorablement à cette demande, ce qui a contenté d'ailleurs tous les militants et les électeurs, puisque Marion est quand même annoncée en tête au soir du premier tour. Ce n'est qu'un sondage. Elle est prête à mener la bataille contre son grand-père ? Elle pourrait même gagner.
Donc aujourd'hui, quand j'observe que Jean-Marie Le Pen revient sur sa promesse qu'il a faite à Marion, au-delà du parti, eh bien, cela me chagrine, parce qu'il fait un petit peu comme les hommes politiques qu'il a sévèrement combattus. Il ne tient pas ses promesses.
Est-ce qu'elle est prête à affronter son grand-père ? Ou est-ce que ça pourrait l'amener à renoncer à cette candidature pour les régionales en PACA ?
Marion Maréchal-Le Pen n'affronte pas son grand-père. Elle affronte l'UMPS, ou le RPS, ou l'ERPS, ça dépend comment on le prononce, dans cette région de Provence-Saint-Côte d'Azur.
Il va peut-être amener à affronter son grand-père, s'il se présente.
Mais son grand-père ne combat pas pour la même chose. Il s'oppose au Front National. Il s'oppose à Marion Maréchal-Le Pen, ce qui, évidemment, déstabilise nos électeurs, mais qui reste quand même soudée, unie derrière Marion Maréchal-Le Pen, qui est la mieux placée.
C'était la meilleure candidate, en PACA ? C'était la meilleure candidate, justement ?
Qui est la mieux placée. Alors peut-être que ça chagrine un petit peu, Jean-Marie Le Pen, de constater que Marion, finalement, non seulement fait aussi bien que Jean-Marie Le Pen, mais peut et va faire mieux, car elle peut gagner cette région. Et cette candidature parasite ne peut servir que le système en place. Donc, il y a d'un côté Marion Maréchal-Le Pen qui incarne le dynamisme, c'est la dynamique, et Jean-Marie Le Pen, c'est plutôt la dynamite.
Il est prêt à, si j'ose dire, pardonnez-moi l'expression, à tout faire sauter, y compris la victoire du Front National dans cette région, qui serait un signal fort pour les élections présidentielles à venir, et bien pour que les caméras soient braquées à nouveau sur lui. L'enjeu est trop important. Je crois qu'il faut rester uni derrière le Front National, sa présidente et la représentante. Et vous ne regrettez pas, finalement, cette candidature de Marion Maréchal-Le Pen,
un temps où vous étiez peut-être, vous m'avez évoqué, pour mener la tête de liste dans cette région.
J'avais fait savoir que j'étais à la disposition du mouvement, et j'ai été très heureux, et je le suis toujours, bien sûr, que Marion ait accepté de nous représenter, de représenter le Front National et le Rassemblement de la Marine, car elle est, encore une fois, la mieux placée. Les sondages le disent, elle est en tête au premier tour, elle peut être en tête au premier tour, et vont même ravir la région au second tour, si Jean-Marie Le Pen ne met pas en application ces menaces.
Merci beaucoup Stéphane Ravier d'avoir accepté notre invitation ce soir. 24h Sénat, tout de suite le débat.
Stéphane Ravier