Le nouveau protégé de Marine Le Pen - C à Vous - 26/02/2019
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:35OuverteRéponse directe
Pourquoi faire du scrutin européen un référendum pour ou contre Macron ?
- 1:23OuverteRéponse directe
L'objectif est-il de faire de Marine Le Pen la première opposante à Macron ?
- 2:50RelanceRéponse directe
Pourquoi avoir changé d'objectif : référendum immigration vs Macron ?
- 3:22OuverteRéponse directe
Quel est le bilan des eurodéputés RN sortants ?
- 3:34RelanceRéponse directe
Pouvez-vous donner des exemples prouvant que ce bilan n'est pas nul ?
- 4:21OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous la débandade des membres du RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11Invité politiquePromesse
« Le soir du dimanche 26 mai, je veux que Castaner ait les larmes aux yeux en voyant arriver les résultats des bureaux de vote au ministère de l'Intérieur. »
- 0:21Invité politiquePromesse
« Le soir du dimanche 26 mai, mes amis, je veux que Macron, mais aussi que Juncker, que Merkel comprenne que c'est fini, que le peuple, que les peuples font de repous. »
- 1:04InvitéChiffre
« Selon le sondage le plus vaste réalisé donc la semaine dernière par Ipsos, auprès de 10 000 Français, deux listes semblent en mesure de retrouver leur score de la présidentielle et d'écraser la concurrence. »
- 6:53InvitéFait
« « Est-il normal qu'un migrant fraîchement débarqué puisse toucher davantage qu'un retraité modeste qui a travaillé et cotisé toute sa vie ? » »
- 7:20Invité politiqueFait
« Oui, je crois que dans notre pays, aujourd'hui, un migrant qui arrive gagne parfois plus qu'un Français qui a du mal à boucler les fins de mois. »
- 7:30Invité politiqueChiffre
« Il touche 200 euros d'aide, ce qu'on appelle l'ADA, l'aide aux demandeurs d'asile. »
- 8:20InvitéChiffre
« Le minimum vieillesse, vous le savez, c'est 868 euros par mois. »
- 8:25InvitéChiffre
« Un demandeur d'asile, au plus, il peut toucher 426 euros par mois. »
- 9:31Invité politiqueChiffre
« L'immigration coûte énormément d'argent, M. Cohen. L'immigration coûte énormément d'argent chaque année. »
- 9:34Invité politiqueChiffre
« Il y a un milliard d'euros qui s'en va dans l'aide médicale d'État. »
- 9:36Invité politiqueChiffre
« Il y a deux milliards d'euros qui s'en va dans la prise en charge des mineurs isolés. »
Temps de parole
- Invité56 %
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23 ans et tête de liste du Rassemblement National pour les Européennes, crédité de 20% des intentions de vote, intronisé le 23 janvier dernier et coaché depuis par Marine Le Pen.
Le soir du dimanche 26 mai, je veux que Castaner ait les larmes aux yeux en voyant arriver les résultats des bureaux de vote au ministère de l'Intérieur. Le soir du dimanche 26 mai, mes amis, je veux que Macron, mais aussi que Juncker, que Merkel comprenne que c'est fini, que le peuple, que les peuples font de repous.
Jordan Bardella veut faire du scrutin européen du 26 mai prochain à référendum pour ou contre Emmanuel Macron. Il est ce soir notre invité. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir. C'est à vous.
Nous sommes donc à trois mois des élections européennes et pour vous, la bonne nouvelle est que le Rassemblement National est le seul mouvement qui se hisse au niveau du parti majoritaire. La mauvaise nouvelle, c'est que si ces chiffres se confirment, ça ne devrait pas faire pleurer Christophe Castaner. Selon le sondage le plus vaste réalisé donc la semaine dernière par Ipsos, auprès de 10 000 Français, deux listes semblent en mesure de retrouver leur score de la présidentielle et d'écraser la concurrence. LREM avec 23% d'attention de vote et le Rassemblement National 21 ou 19,5 en cas de liste gilet jaune.
Ça confirmerait sans doute Marine Le Pen comme la première opposante à Emmanuel Macron. C'est l'objectif ? L'objectif, c'est de convaincre un maximum de Français. Vous savez, les sondages, ça va, ça vient. Moi, je suis assez vacciné contre les sondages. On verra. On est encore à trois mois des élections. On a trois mois pour faire campagne. Je crois que ça va être trois mois de débat aussi sur le projet européen, sur la politique nationale. Moi, je crois beaucoup que cette élection sera aussi la première élection depuis l'élection d'En Marche à la tête du pays. Et donc, l'occasion pour Macron de rendre des comptes et l'occasion pour les Français de juger la politique de Macron.
Donc, je veux dire, parfois, des sondages nous mettent en tête, parfois, des sondages nous mettent deuxième. Je crois l'opinion que... En gros, la physionomie, elle est la même. C'est ça. Avec deux listes qui dominent le paysage. Je pense vraiment qu'on est au bout de cette recomposition. Même si 22% des Français pensent que Marine Le Pen ferait mieux qu'Emmanuel Macron si elle était à sa place, c'est-à-dire président de la République. Oui, mais je pense que, si vous voulez, on est au bout de la recomposition. C'est-à-dire que depuis des années, c'est peut-être l'un des seuls points d'accord qu'on a avec Macron, c'est qu'il y a deux pôles aujourd'hui dans la vie politique.
Vous avez le pôle qui s'est rassemblé derrière En Marche, c'est-à-dire tous ceux qui ont échoué dans notre pays depuis 30 ans, qui veulent encore plus d'immigration, qui veulent encore plus d'ouverture de nos frontières, à la concurrence déloyale, à l'immigration, qui veulent transférer nos pouvoirs à l'Union européenne. Et puis nous, ceux qui défendons le bon sens, la paix fiscale, je crois que les partis traditionnels ont disparu. On a vu d'ailleurs M. Bellamy tout à l'heure indiquer qu'entre Macron et Le Pen, il était plus proche de Macron. Donc je crois que ça participe encore une fois de clarification. On va reparler de l'immigration parce que c'est l'axe de votre campagne.
Et Anne-Elisabeth disait tout à l'heure que vous voulez que ce soit un référendum pour ou contre Emmanuel Macron. Il y a quelques mois, vous ne disiez pas ça. Vous disiez que ça doit être un référendum pour ou contre l'immigration. C'est ça que vous voulez faire de cette émission ? Oui, parce que c'est un référendum sur beaucoup de questions en réalité. Mais je crois que c'est un référendum sur la politique que mène M. Macron en matière d'immigration, en matière de justice sociale, en matière de fiscalité. Et les Français qui se mobilisent nombreux dans les rues du pays depuis la mi-novembre devront maintenant le juger sur le terrain politique aux élections de 26 mai.
Alors il faut quand même rappeler que le but de l'élection, c'est d'abord et quand même de désigner des députés européens. Pourquoi faire s'agissant du Rassemblement national ? Et d'abord, quel est le bilan de vos eurodéputés sortant ? Tous les observateurs européens disent que ce bilan est nul. Mais les observateurs qui défendent la politique de M. Macron ? Vous allez nous donner des exemples pour nous montrer que ce bilan n'est pas nul. Ça fait depuis 2014 qu'on a un groupe nombreux au Parlement européen, qu'on a constitué des alliances avec des gens qui sont arrivés au pouvoir dans beaucoup de pays. Je pense à Salvini en Italie, je pense à nos aînés du FPO aujourd'hui qui gouvernent.
Et ce qui nous fait dire qu'aujourd'hui, le courant d'idées qu'on incarne en France est un courant d'idées qui arrive au pouvoir dans de nombreux pays d'Europe. On n'est pas resté à côté du radiateur à regarder l'horloge tournée. On se bat contre les traités de libre-échange, on se bat contre la relocalisation des migrants qui ont été votés notamment par les républicains. Parce qu'en réalité, c'est eux les sortants. Groupe nombreux, avez-vous dit, en 2014. Ce groupe, c'est un champ de ruines aujourd'hui. Florian Philippot, vous étiez son protégé, il est parti. Sophie Montel, parti. Jean-Marie Le Pen, parti. Bernard Monod, parti chez Dupont-Aignan. Emeric Choprade, parti chez Poutine.
Comment vous expliquez cette débandade ? Vous savez, la vie politique, c'est fait de recomposition. Vous avez des gens qui décident à un moment de quitter le mouvement. Vous avez des gens qui décident de nous rejoindre. Et d'ailleurs, je me félicite que dans le cadre de cette élection, il y ait des anciens ministres comme Thierry Marigny qui ont fait le choix de nous rejoindre, des anciens députés, des magistrats comme Jean-Paul Garot qui ont aussi fait le choix de nous rejoindre, qui viennent des républicains. Donc je vous dis, voilà, c'est une grande clarification. Vous, vous n'avez pas été tenté de rejoindre, de suivre Florian Philippot ? Non, parce que moi, j'ai rejoint en 2012.
Non, je partage les positions de Marine Le Pen. Moi, j'ai rejoint, vous savez, en 2012 à l'âge de 16 ans, le Front National à l'époque. J'ai plus rejoint Marine Le Pen, en réalité, puisqu'on sortait de l'élection présidentielle. Vous savez que les élections présidentielles se font essentiellement autour d'une personne, autour d'un projet, plus qu'autour d'un parti. Et voilà, j'ai cette fibre sociale. J'ai grandi en banlieue, en Seine-Saint-Denis, dans une famille d'origine modeste. J'ai eu l'occasion de dire à plusieurs reprises que ces dernières semaines, c'est aussi en voyant ma mère finir le mois avec 15 euros, que je me suis engagé en politique.
Et je crois qu'aujourd'hui, il y a de nombreuses souffrances dans le pays auxquelles Macron n'apporte pas de réponse, malheureusement. Les alliances au futur Parlement européen. Vous avez cité l'Italie avec la Ligue du Nord, évidemment. Qui gouverne aujourd'hui. Qui gouverne le FPO en Autriche. Mais à côté de ça, les Hongrois de M. Urban, ils ne veulent pas de vous. Les Polonais ne veulent pas de vous. Ah, mais nous verrons. Les Allemands de l'AFD ne veulent pas de vous. Et ils trouvent que vous êtes un peu sulfureux, un peu cerné par les affaires. Non, je ne crois pas. Nous verrons, vous savez, les questions d'alliance.
Je rappelle, en mémoire, 14 mis en examen dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Oui, je vois que vous faites juge avant d'être journaliste. Mais vous savez, il y a en France... Non, ce serait des mises en examen. Oui, bien sûr. Il y a en France ce qu'on appelle la présomption d'innocence. C'est une mise en examen. Vous savez que le Parlement européen a déclaré une guerre à l'ensemble des partis, d'ailleurs, qui contestent son idéologie et qui contestent l'Union européenne fédérale. En réalité, je suis très à l'aise avec ça. Je suis confiant dans la justice de mon pays.
Et, si vous voulez, il ne faut pas que ces affaires qui sont intentées de manière politique viennent gâcher le débat. Ça a été un peu le cas pendant la présidentielle. Si vous voulez, on a parlé des costumes et des affaires de Fillon pendant six mois. Et où, en fait, on a privé les Français d'un débat de fonds qu'on paye aujourd'hui. Parce que, finalement, Macron a été élu sur rien. Il y a un temps où le Front National faisait campagne sur l'honnêteté de ses dirigeants. Oui, on va continuer de faire campagne sur ce thème.
Et, oui, je pense que si les Français nous jugeaient négativement, je ne pense pas qu'ils nous placeraient en tête ou en seconde position des élections européennes selon les différents sondages. Je le disais, l'un des axes de votre campagne, l'un des leitmotifs, c'est l'immigration. Et, argument déjà répété dans d'autres campagnes, Marine Le Pen, dimanche dernier, a dit ceci. « Est-il normal qu'un migrant fraîchement débarqué puisse toucher davantage qu'un retraité modeste qui a travaillé et cotisé toute sa vie ? » Et, encore une fois, cette affirmation est fausse. Et ma question, c'est pourquoi vous sentez-vous obligés de faire campagne en racontant n'importe quoi ?
Le traité de Marrakech va provoquer une subversion migratoire. Le traité d'Aix-la-Chapelle va vendre l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. Comme j'attendais cette question, vous voyez, j'ai ramené mes chiffres. Oui, je crois que dans notre pays, aujourd'hui, un migrant qui arrive gagne parfois plus qu'un Français qui a du mal à boucler les fins de mois. Vous voyez, quand un migrant arrive et qu'il dépose une demande d'asile, il touche 200 euros d'aide, ce qu'on appelle l'ADA, l'aide aux demandeurs d'asile. Il touche une aide au logement qui peut aller parfois jusqu'à 500 euros. Il a l'aide médicale d'État, c'est-à-dire l'ensemble...
C'est une subvention qui a été plantée dans un rapport sénatorial. Il ne touche pas 500 euros. Il est logé. Ah oui, d'accord. Merci d'abonder en mon sens. Effectivement, il est logé gratuitement, ou du moins sur une hauteur de 500 euros, ce qui n'est pas forcément le cas d'un retraité. Les clandestins dans notre pays ont aussi l'aide médicale d'État, c'est-à-dire l'ensemble des soins qui leur sont offerts gratuitement à l'heure où vous avez un Français sur trois qui n'a plus les moyens de se soigner correctement. Vous avez dans la région de M. Wauquiez, par exemple, un système de gratuité pour les transports pour les migrants. Donc, vous voyez, quand je vois tout ça...
Vos comparaisons ne tiennent pas... Quand je vois tout ça... Vous voyez, moi, j'apporte les chiffres, M. Wauquiez.
Attendez, on n'entend plus rien. Donc, laissez Patrick répondre et vous pourrez réagir.
Le minimum vieillesse, vous le savez, c'est 868 euros par mois. Un demandeur d'asile, au plus, il peut toucher 426 euros par mois. Oui, mais l'aide à la demande d'asile, c'est une aide sociale. Bon, le minimum vieillesse, ce n'est pas une aide sociale. C'est une avance qui sera remboursée ensuite sur la succession. Ça ne vous permet pas de dire qu'un migrant fraîchement débarqué en France... Si je le dis, nous le dirons encore pendant toute la campagne. Parce que moi, vous voyez, ce week-end, on était en meeting dans le Nord. On était en meeting en Haute-Marne. Et il y a cette inquiétude chez beaucoup de Français que parfois, l'État fait plus pour les autres que pour les nôtres.
Voilà, aujourd'hui, on a 10 millions de pauvres dans notre pays. On a 6 millions de chômeurs. Et moi, je fais un choix que j'assume, qui est de réserver les aides sociales, qui est de réserver la solidarité nationale à nos compatriotes et à nos propres pauvres. Parce qu'aujourd'hui, il y a des millions de Français qui sont dans la souffrance. Vous avez des milliers de retraités aujourd'hui qui ont 600, 700, 800 euros de retraite et qui n'arrivent plus à boucler les fins de mois. Voilà, qui n'arrivent plus à aller au restaurant, qui n'arrivent plus à prendre leur voiture pour aller chez leurs petits-enfants le dimanche. Et ça, vous voyez, moi, ça me révolte.
Et je me dis que gouverner, c'est choisir. Que quand on gouverne, on a des choix budgétaires à faire. Et moi, je préfère couper les soins gratuits pour redonner cet argent à nos compatriotes. C'est le seul moyen d'augmenter le minimum vieillesse. C'est de couper les vivres aux demandeurs d'asile et aux étrangers. C'est de les choisir comme bouc-émissaire et les désigner à la vindicule. L'immigration coûte énormément d'argent, M. Cohen. L'immigration coûte énormément d'argent chaque année. Il y a un milliard d'euros qui s'en va dans l'aide médicale d'État. Il y a deux milliards d'euros qui s'en va dans la prise en charge des mineurs isolés.
Et des milliards et des milliards d'euros, aujourd'hui, s'en vont. Vous avez eu le cri d'alarme, d'ailleurs, des départements qui n'arrivent plus à faire face à des clandestins qui se font passer pour des mineurs et qui bénéficient de l'aide sociale à l'enfance. Vous êtes moins rigoureux sur l'argent public quand il s'agit de l'assistant parlementaire du Front National. En tout cas, je suis un peu plus rigoureux que vous sur les chiffres. Les chiffres, je vais les répéter. 426 euros par mois pour un demandeur d'asile. 868 euros par mois de minimum vieillesse. Vous pouvez tourner les chiffres dans tous les sens.
Auxquels s'ajoutent les soins gratuits, auxquels s'ajoutent l'aide au logement, dont on a parlé juste avant. Les soins gratuits dont bénéficient aussi
ceux qui en ont besoin, les Français qui en ont besoin.
Absolument, par la CMU. Oui, sauf que les clandestins qui viennent dans notre pays ne cotisent pas et ne payent pas d'impôts. Ce ne sont pas des clandestins, ce sont des demandeurs d'asile. Encore une fois, M. Coët. Pendant la durée de l'instruction de la demande d'asile. Je veux bien qu'on joue au professeur à l'élève, mais il y a énormément de Français qui, aujourd'hui, ont le sentiment, à juste titre d'ailleurs, et je l'ai rappelé que l'État n'est pas là pour eux, mais l'État est souvent là pour les autres. Et moi, ce que je dis, ça me semble être du bon sens.
Je crois qu'il y a une majorité de Français dans notre pays qui considère aujourd'hui qu'on accueille beaucoup trop d'étrangers dans notre pays. Je ne parle pas d'opinion, je vous parle de fait. Et que, je vous parle de fait, et qu'il faut aujourd'hui réserver les moyens de l'État à nos compatriotes, plutôt les réserver aux autres. Moi, je me souviens que Macron, fin d'année 2017, nous avait dit, à la fin de l'année, vous allez voir ce que vous allez voir, il n'y aura plus un seul Français qui dormira dans la rue. Et bien, force est de constater qu'aujourd'hui, vous avez encore 143 000 personnes qui dorment dehors.
Occupons-nous de ces personnes avant de déployer des moyens pour la terre entière. Moi aussi, j'ai un cœur, mais, encore une fois, gouverner, c'est choisir. Et on ne peut pas, si vous voulez, offrir les moyens de l'État à la terre entière. Alors qu'on a, encore une fois, des gens qui sont en souffrance de notre pays. Pardon, mais ça me semble être du bon sens, encore une fois. Antoine. Les élections européennes n'ont pas encore eu lieu. Qu'on peut déjà, au moins, en tirer un enseignement. Et cet enseignement, c'est le renouvellement, Jordan Bardella, renouvellement des têtes de liste. C'est vrai. Certaines des têtes de liste. François-Xavier Bellamy, 33 ans pour les Républicains.
Manon Aubry, 29 ans pour la France Insoumise. Et vous, donc, 23 ans pour le Rassemblement National. 23 ans, cela fait d'ailleurs de vous le plus jeune des candidats. Et cela ferait de vous, si vous êtes élu, c'est bien parti, le plus jeune député européen de l'histoire. Jeune, très jeune, donc. Un angle d'attaque, d'ailleurs, pour vos adversaires politiques. Exemple avec le républicain Brice Hortefeux. Parler de François-Xavier Bellamy, il incarne la jeunesse, ce qui est un élément positif, mais pas la jeunesse qui ne sait rien. Ça, c'est pour le Front National. Mais il incarne le Rassemblement, je suis en train de la République.
Ça, c'est pour le Front National, qui choisit un candidat de 23 ans, qui n'a pas d'expérience universitaire, pas d'expérience professionnelle, je ne pense pas à d'expérience familiale, en tout cas, pas d'expérience de la vie tout court. Ça, c'est un très mauvais signal qui est adressé par Marine Le Pen. On envoie à l'Europe quelqu'un qui ne sera incapable de défendre les intérêts... Personne le connaît, il a été battu d'un législatif. ... incapable de défendre les intérêts de l'Europe. Bon, des intérêts de la France en Europe. Pas d'expérience, dit l'ancien ministre de l'Intérieur. Alors, vous allez répondre dans quelques instants... On peut rappeler qu'il a été condamné par la justice, M.
Orteffard. Vous allez répondre dans quelques instants... Et on en parlait, M. Cossé. ... peu d'expérience, en réalité, car cela fait quand même 7 ans que vous êtes membre du Rassemblement National. Vous le rappeliez tout à l'heure, vous avez vite grimpé les échelons, repérés notamment par Florian Philippot, mais pas seulement, secrétaire départemental à 19 ans, membre du Bureau National et porte-parole du parti à 22 ans. Vous êtes aussi conseiller régional d'Île-de-France, une ascension qui a quand même connu deux échecs, aux dernières départementales et aux dernières législatives. Ce parcours donne de vous parfois une image d'apparature chic, notamment aux yeux de certains dans votre parti.
Vous êtes encore étudiant, vous avez mis vos études entre parenthèses. Un parti d'ailleurs qui est agité de quelques remous depuis votre désignation des cassiques estiment que vous manquez de densité pour mener une campagne nationale. Ils auraient vu d'autres personnalités à votre place. D'autres disent même que vous avez pris le melon en raison de votre présence dans les médias. C'est off, on dit beaucoup de choses. 28 apparitions à la télé pour le mois de décembre, une forte présence médiatique remarquée, notamment par Jean-Marie Le Pen. « Tel que je le vois à la télévision, en tous les cas, il est tout à fait disère et tout à fait apte, je crois, à défendre le programme.
Maintenant, sera-t-il capable de répondre aux attaques sur les sujets strictement européens, comme c'est un jeune homme ? Mais enfin, honneur à la jeunesse, c'est confiance. » La confiance, honneur à la jeunesse, dit Jean-Marie Le Pen, qui, se le dit, aurait préféré Bruno Gollnich à la tête de la liste du Rassemblement National. On est loin de la jeunesse, loin, bien loin donc, du choix fait par Marine Le Pen. Pour elle, vous incarnez le renouvellement. Donc c'est d'ailleurs, soit dit en passant, la première fois qu'une liste nationale du FN ou RN aux européennes n'est pas conduite par un membre de la famille Le Pen.
Marine Le Pen, qui vous a pris sous son aile, on la voit souvent avec vous dans les meetings, elle vous y accompagne tout le temps, elle vous fournit des éléments de langage, elle parle beaucoup avec vous, elle vous conseille aussi, on dit notamment, de ne pas sortir après 21h le temps de la campagne. Elle vous coache, Marine Le Pen, au quotidien pendant cette campagne ? Oui, parce qu'elle est la chef du mouvement, moi j'ai beaucoup appris auprès d'elle, j'ai beaucoup appris de sa robustez, j'ai beaucoup appris de sa pugnacité. De son expérience aussi.
De son expérience, bien sûr, c'est ce que je voulais vous dire en train de me dire, c'est que j'apprends énormément de son expérience, on fait énormément de déplacements ensemble, c'est vrai qu'elle a fait un choix d'espoir, elle a fait un choix d'espérance, parce que le Rassemblement National, en l'occurrence, a toujours donné cette chance à la nouvelle génération. En 2012, on a fait élire Marion Maréchal, qui a été la plus jeune députée, David Rachin, le plus jeune sénateur en 2014, on a beaucoup de jeunes maires, je suis même le Benjamin du Conseil Régional d'Île-de-France, où je siège depuis 2015, vous le rappelez.
Maintenant, derrière moi, beaucoup de gens d'expérience, Thierry Mariani qui a été ministre en troisième position, Nicolas Beck est expert des dossiers européens en septième position, dont beaucoup de gens d'expérience, donc si vous voulez, cette liste, c'est un peu la force des équilibres. On a entendu, je le disais, quelques critiques dans votre camp, quelques critiques aussi de vos adversaires politiques, qu'est-ce que vous leur répondez ? Oui, mais si vous voulez, moi j'ai répondu... Ils vous appellent, oui, oui,
ils vous surnomment, oui, oui, au Rassemblement National.
J'ai répondu à M. Hortefeux qu'avoir grandi en banlieue, qu'avoir grandi dans une cité HLM de Saint-Denis, je pense que ça valait peut-être plus que des années d'expérience planquées dans les ministères d'Oré de la République. Maintenant, je ne réponds pas sur la forme, si vous voulez, ça va être cette occasion de... Enfin, cette campagne, ça va aussi être l'occasion... C'est sur votre âge et votre expérience. Oui, mais si vous voulez, je pense que... Effectivement, il n'y a pas beaucoup de jeunes qui s'engagent chez les Républicains et qui seraient aux portillons pour être élus chez les Républicains.
Si vous voulez, LR est devenu un espèce de syndicat d'élus locaux qui ne produit plus rien, qui ne produit plus d'idées, qui ne produit plus d'ocrine... Non, mais c'est au sein du Rassemblement National que vous êtes parfois contesté. Non, non, c'est au sein du Rassemblement National. Je vous rassure, tout va très bien. Qui répète avec beaucoup d'assiduité les éléments de l'engagement. En l'occurrence, je suis venu répondre à vos questions. On a l'occasion durant cette campagne... Voilà, moi j'ai l'occasion aussi, j'ai déjà eu l'occasion en tant que porte-parole du Rassemblement National, d'élus, de faire beaucoup de réunions publiques partout en France. Les banlieues, justement.
Et de me rendre compte que ce que j'avais vécu dans le 93, ça trouve un écho partout. J'ai une petite archive, les banlieues, justement, c'était l'un de vos premiers passages télé... Ah non ? Ah, dites-moi, non, mais... Pour douter un truc là, une casserole, quelque chose... Non, non, mais c'est des casserole. Non, mais c'est Florian Philippot qui réapparaît parce qu'il vous confie en 2015 la mission de fédérer dans le cadre d'un... Je ne sais pas quoi... C'était des collectifs. Un truc, un collectif qui s'appelle Banlieue Patriote. Oui, tout à fait. Voilà, on va voir cette archive. Banlieue Patriote, c'est le nom du collectif que Jordan Bardella animera après les régionales.
C'est Florian Philippot dont il est proche qui lui a confié cette mission. La Seine-Saint-Denis sera le département test. Le sens de ce collectif, c'est de démontrer que le Front National peut se positionner sur tous les sujets. L'idée vraiment concrète de ce collectif, c'est de déconstruire un peu le mythe qui consiste à opposer le Front National et Banlieue, très clairement. Nous ne voulons plus, mes chers amis, de cette banlieue black-blanc-beurre que les élites qui nous dirigent tentent de nous imposer depuis 30 ans. Nous voulons une banlieue bleue, une banlieue blanc, une banlieue rouge, une banlieue bleue-blanc-rouge. Florian Philippot, vous l'avez vraiment effacé de la photo.
Non, mais si vous voulez, à l'époque, Florian Philippot gérait les collectifs, c'est-à-dire ces boîtes à idées autour du Rassemblement National. Moi, j'ai été très intéressé par la question des banlieues parce que je considère que les banlieues sont les problèmes de la France à la puissance. et une fois que vous avez trouvé les solutions aux problèmes des banlieues, en fait, vous avez trouvé une réponse à une grande partie des problèmes qu'on vit aujourd'hui dans le pays en termes de communautarisme, en termes de fractures territoriales.
Donc, c'est vrai que j'ai eu l'occasion de travailler avec lui comme j'ai travaillé beaucoup de cannes, mais si vous voulez, je me suis toujours défini comme proche de la ligne politique de Marine Le Pen.
Merci Jordan Bardella. Vous restez avec nous.
Marine Le Pen