Le président du groupe socialiste au Sénat est l'invité de la matinale de Franceinfo.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Caner. Bonjour madame. Après l'échec du conclave sur les retraites, les socialistes déposeront une motion de censure qui sera débattue mardi.
Vous vous lâchez François Baïou. Est-ce que c'est nous qui lâchons le Premier ministre ou c'est lui qui n'a pas été jusqu'au bout de sa demande et de l'initiative qu'il avait prise ? Le conclave, ce n'est pas une idée des socialistes ou de la gauche en général.
C'est une idée de monsieur Beirou exposé le 19 décembre 2024. J'étais présent à cette réunion, il a dit "Mais voilà, il faut reprendre, je reprends son expression, il faut reprendre le chantier des retraites parce que c'est un chantier qui bloque le pays." Oui.
Mais c'est son échec ou c'est celui des partenaires sociaux ? Alors, c'est son échec politique. Euh, échec, attendons 17h, puisque il a annoncé hier au Sénat que à 17h, il prendrait une initiative.
Est-ce que c'est pour constater qu'il y a eu malgré tout un bout d'accord ou est-ce qu'il prend une autre initiative ? le nous le verrons. J'en profite puisque vous ouvrez.
Ça veut dire que éventuellement si à 17h François Baou annonce un accord partiel ou un accord global, ce qui serait une grosse surprise, est-ce que vous pourriez retirer faire marche arrière avec votre motion de censure ? Ce que nous demandons à monsieur Beou, c'est de considérer qu'il y a eu des avancées pendant le conclave sur la pénibilité, sur les carrière aché des femmes notamment, sur la décote et donc d'abaisser l'âge de la retraite àelin euh sans décôte de 67 à 66 ans. Il y a eu des avancées et donc nous lui disons mais faisons la politique des petits pas, prenez ces avancées et transformez-les en loi pour que ce soit le parlement qui aboutisse à décider finalement.
Donc ce que vous dites, ça veut dire ce qui a été ce qui n'a pas été acté mais ce qui a été mis sur la table par les syndicats. Vous demandez à François Boyot de reprendre à son compte et d'en faire un texte de loi. Écoutez, moi j'ai eu Marie Lise Léon à la fin de la semaine dernière et je salue son courage, la présidente, la patronne de la CFDT.
Je dis madame Léon a fait un effort incroyable avec la CFTC, avec aussi la CGC. Ces avancées, il faut les prendre en considération. Cette réforme était mauvaise en 2023.
Il y a une politique des petits pas à prendre en considération. Allons-y, on y va. On les met en œuvre.
Et monsieur Berou, je pense a été sensible, il m'a répondu hier à la séance de la question d'actualité au gouvernement que c'était une hypothèse qu'il n'écartait pas finalement. Donc et bien qu'il ait le courage politique de dire au patronat qui a été irresponsable dans cette affaire et bien moi je vais aller dans le sens du progrès. Et ça n'empêchera pas la censure.
Le dépôt de la motion de censure c'est lancé. La procédure est engagée et vous l'avez dit vous-même, elle sera débattue mardi. Mais la question du parlement est peu de choses face aux millions de Français qui ont besoin de voir améliorer leur situation de vie aujourd'hui.
Vous vous saluez le le courage de Malis Léon, c'estàd la patronne de la CFDT. Euh mais elle elle n'a plus fait du totem des 64 ans, c'est-àdire que ça a été écarté des discussions. Elle a eu effectivement du courage.
C'est un syndicat réformiste euh qui a fait sa révolution quand même sur ce sujet-là. Euh on a le sentiment que les socialistes ne l'ont pas fait. Vous êtes pourtant un parti dit de gouvernement.
Comment est-ce qu'aujourd'hui vous pouvez dire il faut une retraite à 62 ans ? Vous savez quand on a négocié en janvier 2024 25 pardon la non censure du gouvernement sur sa déclaration de politique générale ou sur son budget parce qu'il fallait donner un budget à la France. Nous avons été très responsables.
Nous n'avons jamais abandonné l'idée de faire baisser l'âge pivot de de part à la retraite de 64 à 62 ans en disant qu'il faut trouver des recettes nouvelles pour équilibrer le système. Et on les avait trouvé ces recettes nouvelles avec notre collègue Jérôme Gedge par exemple à l'Assemblée nationale. Monsieur Beou n'en a pas voulu.
Nous nous disons que le juge de paix, ce sera l'élection présidentielle de 2027, mais d'ici 2027, nous prenons toutes les victoires qui peuvent être utiles aux français et madame Léon avec ses autres partenaires syndicaux a porté des solutions nouvelles et je dis au patronat, vous voulez quoi ? Vous voulez le chaos ? Vous voulez le bien des Français, y compris dans un équilibre financier assumé ?
Avec cette motion de censure, Jean-Luc Mélenchon euh salue ce qu'il appelle votre retour à la raison. Euh ça veut dire que c'est à nouveau la lune de miel entre les socialistes et les insoumis. Vous savez quand monsieur Mélenchon parle de raison euh ça fait sourire dire euh parce qu'on sait que c'est un homme déraisonnable euh dans son expression et dans ses objectifs.
Donc nous n'avons aucune leçon à recevoir de monsieur Mélenchon. Monsieur Mélenchon fait partie de ce courant historique qui est l'extrême gauche dans notre pays. Tout à fait respectable.
Est-ce que monsieur monsieur Mchon arrivera un jour au pouvoir ? La réponse est non. Et donc nous nous savons nous la gauche de responsabilité, la gauche de gouvernement diront certains, que nous devons aboutir à des situations de réforme et non pas de révolution hypothétique qui ne servit pas jamais les in.
Donc c'est pas un rabibauchage cette motion. Alors pas tout à fait commune, on va pas rentrer dans les détails, mais enfin tout le monde, toute la gauche semble unie pour déposer donc pour pour soutenir une motion de censure. Donc c'est pas un nouveau socialiste et insoumis dans la main de censure lancée par les socialistes et là pour constater l'échec et pour dire au patronat fait n'importe quoi dans cette négociation.
C'est pas un signal pour les insoumis pour dire bah voilà c'est le le la la lune de miel effectivement est de retour. ne vous a pas échappé même s'il y a des nuances que nous considérons aujourd'hui qu'un accord avec LFI est plus improbable dans les écéances politique à venir y compris des législatives anticipées parce que Olivier Fort c'est pas tout à fait cette ligne il a été réélu lui il a une forme d'ambiguïté vis-à-vis des en tout cas moi je n'ai pas l'ambiguité je considère que nous n'avons plus à avoir à négocier avec la France insoumise qui porte son discours politique qui parfois d'ailleurs convainc une partie non négligeable de nos concitoyens Nous devons avoir une ligne spécifique, la ligne de la réforme et de la responsabilité. Alors, on a vu hier Donald Trump triomphant s'afficher au sommet de l'OTAN, s'autoilicité de ce qu'on appelle désormais la guerre de 12 jours en Iran.
Un pays effectivement affaibli avec un programme nucléaire qui a été atteint. Avec Israël, ils ont fait le sale boulot pour emprunter les mots du chancelier allemand Fredich Mers. Je sais pas si Israël et et les États-Unis ont fait le seul boulot.
En tout cas, ils ont au moins retardé au moins retardé la capacité de l'Iran de se donner de de se loter de l'arme nucléaire. Vous savez que pour avoir de du nucléaire civil, il nous faut que 3 ou 4 % d'enrichissement de l'uranium. Ils étaient à 400 kg enrichis à semble-t-il plus de 60 %.
Il faut 90 % d'enrichissement pour pouvoir aboutir à une bombe. Donc vous saluez l'intervention Donald Trump. Emmanuel, je salue le fait que l'Iran est un pays totalitaire, dangereux pour la région, dangereux pour le monde, qui ne doit pas avoir la bombe nucléaire.
Emmanuel Macron a tenu une ligne extrêmement prudente. Il semblant il semblait presque soutenir les frappes du du bout des lèvres allant jusqu'à évoquer leur illégalité. Est-ce qu'il a tenu son rang Emmanuel Macron ou est-ce qu'il a manqué de vision ?
Je vais vous dire, je je pense que la France et l'Europe en général est out. Nous sommes out par rapport à ce qui s'est passé au Proche Orient. Et moi, je réclame une Europe puissance euh dotée aussi de sa capacité militaire, de son organisation militaire pour pouvoir peser sur des événements aussi dramatiques que ceux que nous avons connu au Moyen-Orient il y a quelques jours.
Donc, on ne peut pas laisser la paix du monde dans les mains d'un seul homme. Ce n'est pas possible aujourd'hui. Et c'est pour ça que le succès de l'OTAN à LaE hier, c'est de dire que tout le monde va se doter d'environ 5 % de force militaires dans le cadre du PIB.
C'est ça. 5 % du PIB chaque pays européen d'ici à 2035. Les dépenses en France, c'est à peu près 2 % aujourd'hui tout juste.
On doit donc passer à 3,5 % l'année prochaine. C'est énorme. Comment on fait quand on doit par ailleurs trouver 40 milliards sur le prochain budget ?
Il faut le faire déjà, il faut le faire. Il faut le faire. D'abord, c'est un engagement maintenant international donc il faut y parvenir.
Nous sommes loin aujourd'hui de la capacité financière de pouvoir atteindre cet objectif. Ce qui signifie qu'il faudra donc jouer sur bien sûr peut-être la maîtrise et même certainement de la maîtrise des dépenses publiques mais sur des recettes nouvelles. C'est tout l'enjeu du budget 2026.
Et moi la question qui sera posée, je suis à Ber à 9h pour une grande réunion avec monsieur Lombard. La question qui est posée, c'est est-ce que vous serez prêt à demander un effort bien sûr aux français, mais aussi surtout aux Français les plus aisés, ceux qui ont le plus bénéficié de vos largesses fiscales depuis 2017, c'est la fameuse taxman par exemple sur le haut patrimoine. En tout cas, c'est les recettes nouvelles pour équilibrer les moyens dont le pays a besoin dans les années à venir.
Merci beaucoup Patrick Caner.
Patrick Kanner