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DébatC à vous (sur YouTube)· 14 décembre 2021 8 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Marine Le Pen coincée entre V. Pécresse et É. Zemmour? Avec Sébastien Chenu - C à Vous - 14/12/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Dans l'ambiance dégagiste, Marine Le Pen n'est pas une candidate neuve, est-ce un handicap ?

  • 2:59OuverteRéponse partielle

    Ce que vous lui reprochez, c'est d'avoir sabré dans les budgets et les postes de fonctionnaires ?

  • 5:50RelanceÉludée

    99% des médias ont soutenu Macron, vous en êtes sûr ?

  • 6:11RelanceRéponse directe

    Les médias français organisent des espaces démocratiques, pas ceux de la Hongrie ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a refusé de critiquer la loi hongroise anti-LGBT+, est-ce un soutien ?

  • 7:36OuverteRéponse directe

    Vous pensez à la PMA pour toutes pour ce moratoire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueChiffre
    « Depuis qu'il est question de ma candidature, elle a perdu 12 points. »
  • 0:37Invité politiqueFait
    « Elle n'a jamais rien géré, elle n'a jamais gouverné, elle n'a aucune chance de jamais de gagner l'élection présidentielle. »
  • 5:44InvitéChiffre
    « 99% des médias ont soutenu, roulé, défendu, valorisé Emmanuel Macron. »
  • 7:38Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai voté contre la PMA pour toutes. »

Temps de parole

  • Invité75 %
  • Invité 27 %
  • Présentateur6 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %

6,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Marine Le Pen, votre candidate qui est assez malmenée, de droite comme de gauche, les critiques ne manquent pas. Ce pays n'est pas d'extrême droite, contrairement à ce que vous croyez. Alors c'est clair que les thèmes de la sécurité et de l'immigration, dont on nous a rebattu les oreilles, comme vous avez banalisé Mme Le Pen pendant 10 ans non-stop, alors maintenant il y a encore plus fou qu'elle. À tous les Français, l'asset des paroles sans lendemain, exaspéré de l'impuissance publique, est tenté par Marine Le Pen ou Éric Zemmour. Nul besoin d'être extrémiste pour être offensif.

0:35
Éric Zemmour

Depuis qu'il est question de ma candidature, elle a perdu 12 points. Elle n'a jamais rien géré, elle n'a jamais gouverné, elle n'a aucune chance de jamais de gagner l'élection présidentielle.

0:45
Invité

Aucune chance de gagner l'élection présidentielle, dit Éric Zemmour. C'était l'analyse d'Éric Zemmour et son pari au début c'était je serai devant les Républicains, devant Marine Le Pen et c'est moi qui vais réunir tous ces gens-là. Bon, force est de constater qu'aujourd'hui son pari n'est pas en passe d'être tenu. Éric Zemmour, si on croit les chiffres, moi je suis très précautionné avec tout ça, a priori il est quatrième dans la majorité de sondages et son pari d'être devant tout le monde n'est pas tenu. Ce qui est sûr c'est que Valérie Pécresse elle est devant Marine Le Pen, ça c'est une surprise.

Là c'est le dernier sondage, elle bénéficie je crois d'un effet de nouveauté qui donne un petit coup de booster. Rappelez-vous, Zemmour, l'effet de nouveauté, il lui avait donné un sacré coup de booster aussi. Donc c'est sûr que nous on ne bénéficie pas de cet effet de nouveauté parce que Marine Le Pen n'est pas une candidate neuve, elle est une candidate d'expérience, on ne peut pas avoir les avantages et les inconvénients. Mais ce n'est pas un handicap ?

1:30
Présentateur

Non, alors je ne crois pas du tout. Dans l'ambiance que vous connaissez bien, dégagiste qui fait qu'on a envie de nouvelles têtes à chaque élection ?

1:37
Invité

Je vais vous dire, je pense exactement l'inverse. Moi je pense que dans ce moment où la France a quand même des défis devant elle qui sont importants, et c'est probablement aussi les défis qu'a pas réussi à relever Emmanuel Macron, réunir le peuple français, le défi du chômage, le défi de l'immigration et de la sécurité, le défi des services publics, avoir une femme d'expérience qui a une certaine forme de solidité. Non, quand j'entends Éric Zemmour dire que Marine Le Pen n'a jamais...

Marine Le Pen, ça fait 20 ans qu'elle est élue, tout de même, elle a été parlementaire, parlementaire européen, elle est députée, elle est conseillère régionale, elle est conseillère départementale, elle a été conseillère régionale. Elle n'a pas géré de collectivité... Non, mais je pense qu'elle a cette expérience de l'appareil d'État, elle le connaît. Ah bon ? Quelle expérience de l'appareil d'État ? En étant parlementaire, elle discute avec l'État. Vous savez que lorsqu'on est parlementaire, on contrôle l'action de l'État. Donc par conséquent, elle est en commission, donc elle sait ce que c'est que l'appareil d'État. Et je crois que c'est un mauvais procès.

En tout cas, c'est un procès que ne peut pas lui faire Éric Zemmour, pour le coup, qui a pendant des années... Et que pourrait lui faire Valérie Pécresse ? Valérie Pécresse a une forme d'expérience. Le problème de Valérie Pécresse, c'est qu'on l'a vu, elle, aux responsabilités... Moi, je l'ai vu Valérie Pécresse, j'étais même à l'UMP à l'époque. Je l'ai vu sabrer dans le budget des Français pour faire baisser de 12 500 le nombre de policiers dans le pays. On l'a vu à la tête de la région Île-de-France faire des choix qui ne sont pas ceux que nous considérons être opportuns pour le pays. Il y a un problème de sincérité chez Valérie Pécresse.

Sincèrement, moi, je ne lui fais pas le reproche de ses convictions à Valérie Pécresse. Je pense qu'elle est parfaitement sur la ligne du président de la République. C'est une femme qui est libérale en économie, qui est européiste. Ce n'est pas un drame d'être tout ça. Moi, je ne crois pas du tout à ça. Je ne me situe pas là-dedans. Mais Valérie Pécresse, elle est vraiment Macron-compatible. Ça marche bien ensemble. Elle pourrait être Premier ministre, d'ailleurs, une ministre, je crois, du président de la République. Elle a dit que Valérie Pécresse pourrait être très bien Premier ministre. Donc, je pense qu'il n'y a pas de différence. Il n'y a pas de différence de nature.

Elle ne tient plus discours. Oui, d'accord. Donc, c'est bien un problème de sincérité. Oui, mais je pense qu'elle peut tenir un discours plus à droite qu'Éric Zemmour, plus à gauche que Jean-Luc Mélenchon. Enfin, je veux dire, je pense que Valérie Pécresse, il n'y a pas de souci.

3:37
Présentateur

Ce que vous lui reprochez, justement, d'avoir sabré dans les budgets, dans les postes de fonctionnaires, ça fait partie, c'est au cœur de son programme. C'est vrai, mais c'est vrai.

3:45
Invité

C'est probablement aussi ce qui nous différencie. Valérie Pécresse est une femme qui est libérale. Elle reprend le logiciel de François Fillon, moins, je crois, 150 000 fonctionnaires. Nous, on ne croit pas du tout à ça. Moi, je crois que le service public, et peut-être, docteur Marty en parlera-t-il tout à l'heure, mais que ce soit les hôpitaux, que ce soit l'école, que ce soit la justice, sincèrement, notre service public français, notre modèle social français, il a besoin d'être restauré, retapé, plutôt qu'être encore abîmé. Pierre. Le 26 octobre dernier, Marine Le Pen a rencontré le Premier ministre hongrois, Victor Orban. Un mois avant, c'était Éric Zemmour, mais lui plus discrètement.

En revanche, pour la visite de Marine Le Pen, Victor Orban a organisé un déjeuner officiel et une conférence de presse. Quand on est à la droite de la droite, sur les chiquiers européens ou français, c'est une visite, une étape importante, Budapest, aujourd'hui ? Je ne sais pas si on est à la droite de la droite, d'ailleurs. Mais il se trouve que, comme le président de la République vient de rencontrer Victor Orban, je pense qu'il n'est pas si infréquentable que ça. Tout le monde, finalement, va voir un jour ou l'autre Victor Orban. Tout le monde, un jour ou l'autre, est allé voir Victor Orban, et visiblement, tout le monde, il va un jour. Donc, je crois que...

Il n'a pas croix à commencer par rendre visite à des opposants. Oui, mais aujourd'hui, la presse expliquait qu'il y avait beaucoup de points de convergence avec Victor Orban, que finalement... C'est un adversaire politique, un partenaire européen. Voilà, bon, voilà. Un jour, c'est peut-être l'inverse, d'ailleurs. Ce que je crois, c'est que Victor Orban... Drôle de façon de voir les choses, quand même. Voilà, mais ce que je crois, c'est que Victor Orban, il a un modèle, qui est celui de la défense de la nation, face à l'espèce de monstre technocratique de l'Union européenne.

Là où il est différent, par exemple, d'Emmanuel Macron, Emmanuel Macron, par exemple, il voit l'immigration comme un projet, quand Victor Orban le voit comme un danger. Et nous, nous considérons qu'effectivement, l'immigration est un danger. Victor Orban voit la nation comme un refuge et comme un atout quand Emmanuel Macron trouve le concept de nation ringard.

5:35
Présentateur

Il voit la presse comme un ennemi aussi.

5:37
Invité

Ça fait partie des problèmes démocratiques que pose aujourd'hui le pouvoir hongrois. M. Cohen, rappelons-nous, il y a cinq ans, les élections présidentielles, 99% des médias ont soutenu, roulé, défendu, valorisé Emmanuel Macron. 99%, vous êtes sûrs de ce chiffre ? Bon, allez, 98, je veux bien qu'on discute. Non, c'est caricatural, Sébastien. Des médias qui ont soutenu, défendu, valorisé, je ne dis pas simplement accueillis, soutenu, défendu, valorisé la connaîture de Marine Le Pen, j'aimerais qu'on m'en cite quelques-uns. Si vous voulez, on ne peut pas donner des leçons à des pays comme la Hongrie quand chez nous, c'est si caricatural parfois.

6:11
Présentateur

Non, les médias français organisent des espaces démocratiques qui ne sont plus aujourd'hui en Hongrie. Je vous invite à aller voir ce qui se passe précisément pour la presse hongroise. Mais je ne pense pas qu'il y ait 99% des médias qui soutiennent Orban en Hongrie.

6:25
Invité

Au cours de la visite en Hongrie, Marine Le Pen a refusé de critiquer la récente loi hongroise anti-LGBT+. C'est un des aspects de la politique de Viktor Orban qu'elle soutient ? Non, je crois que Marine Le Pen, et elle l'a redit, elle ne rentre pas dans la politique des États-nations. C'est-à-dire que les Hongrois ont fait des choix, ils ont porté démocratiquement Viktor Orban à la tête de leur pays. D'ailleurs, j'ai cru comprendre que l'opposant à Viktor Orban était beaucoup plus radical et encore plus opposé sur ces sujets-là LGBT à Viktor Orban. C'est même le titre du Figaro ou du journal Opinion aujourd'hui en disant « L'opposant de Viktor Orban obsédé par les sujets LGBT ».

Donc Marine Le Pen ne rentre pas là-dedans. Sur les sujets de société, pour ramener ça à la position de Marine Le Pen, Marine Le Pen l'a dit, elle est favorable à un moratoire sur les sujets de société. On ne reviendra pas sur le mariage. Moi, j'ai été un militant du mariage pour tous. Et quand je suis arrivé au Front National de l'époque, j'étais même venu sur votre plateau il y a six ans, jour pour jour, le raconter, je n'avais pas renoncé à cela. Et je pense qu'aujourd'hui, les choses sont installées, on ne reviendra pas là-dessus.

En revanche, sur les sujets de société, un moratoire, je pense qu'il n'est pas utile de bousculer, de fragiliser, de fracturer le pays sur d'autres sujets de société. Vous pensez à la PMA pour toutes, par exemple ? Moi, j'ai voté contre la PMA pour toutes. Je pense que c'est un mauvais signe qu'on envoie pour l'avenir. Ce n'est pas une question d'incapacité à élever un gamin. Je veux dire, moi, je n'ai pas de problème sur le fait qu'un couple de même sexe puisse très bien élever un enfant. Ce n'est pas une question de parentalité. Ce n'est pas une question liée à la conjugalité. C'est une question liée à la filiation. Donc, on pourrait refaire le débat.

Moi, je crois que ça ouvre la porte, évidemment, à la GPA. Et ça, ça me heurte profondément. Et je pense que ça peut heurter beaucoup de nos compatriotes. Mais simplement, je pense que le jour où un sujet de société aura besoin d'être tranché, l'utilisation du référendum qu'on utilise si peu dans notre pays peut avoir du sens. Merci d'avoir regardé cette vidéo !