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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 28 novembre 2023 11 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsJustice

Gérald Darmanin va "proposer" la dissolution de trois groupuscules d'ultradroite dont la "Division M

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Dans ce climat, les faits sont plus importants que jamais. Le 18 novembre à Crépole, y a-t-il eu ou non des actes commis au nom d'un racisme anti-blanc ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Nos confrères de France Info ont trouvé plus que les noms. Ils ont trouvé les adresses, également les noms des membres des familles, des suspects dans l'affaire Thomas, dans les téléphones de certains de ces militants d'ultra-droite. C'était donc une expédition punitive ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Diriez-vous, Gérald Darmanin, que ces individus cagoulés, munis de barres de fer et prêts à faire justice eux-mêmes, diriez-vous de ces individus qu'ils sont ensauvagés ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Éric Zemmour a retweeté, vous le savez, les prénoms et les noms des 8 agresseurs supposés dans l'affaire de Crépole, en reprenant une indiscrétion du Figaro, Gérald Darmanin. Il a accompagné son tweet de la mention suivante : "Gérald Darmanin a voulu cacher ses noms, chacun comprendra pourquoi." Étiez-vous embarrassé de cette succession de prénoms arabo-musulmans ?

  • 7:32OuverteRéponse directe

    Alors, cette loi immigration, justement, Gérald Darmanin est débattue depuis hier en commission des lois à l'Assemblée nationale après avoir été adoptée, mais nettement durcie par le Sénat. Plus le texte se droitise, plus vous perdez, en tout cas, moins vous avez de chances d'avoir avec vous les voix de la gauche, du centre et d'une bonne partie des macronistes, plus il revient au projet initial et plus la droite vous lâche. Toute la presse a sorti sa calculatrice. Ces derniers jours, est-ce que c'est le compte impossible ?

  • 9:28RelanceRéponse directe

    La calculette, elle est indispensable pour faire voter ce texte, Gérald Darmanin.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueFait
    « Et il porte personnellement la loi immigration examinée à l'Assemblée nationale. »
  • 0:19Invité politiqueFait
    « « Ce soir-là, des jeunes de cité se sont comportés comme des prédateurs et sont venus pour planter des blancs. »
  • 0:25Invité politiqueFait
    « Pour le Parti communiste, l'extrême droite qui crie vengeance est en train de nous mener vers l'autoroute de la guerre civile. »
  • 2:03PrésentateurFait
    « Et c'est pour ça que j'ai été extrêmement ferme avec les policiers et les gendarmes, pour qu'ils puissent interpeller. »
  • 2:18PrésentateurFait
    « Et je pense que c'est important parce que la France a évité un scénario à l'irlandaise. »
  • 3:36PrésentateurFait
    « J'étais le ministre de l'Intérieur qui a proposé au président de la République qu'il a accepté la fin de Génération identitaire. »
  • 3:46PrésentateurFait
    « un groupuscule, la division Martel, rien que le nom, évidemment, nous fait peur. »
  • 5:04PrésentateurChiffre
    « Il y a eu 13 attentats, 13 projets violents, qualifiés comme tels par le parquet antiterroriste d'ultra-droite depuis 2017, qui ont été déjoués. »
  • 5:15PrésentateurChiffre
    « plus de 40 attentats islamistes déjoués. »
  • 5:25PrésentateurChiffre
    « il y a 1300 personnes en France qui sont fichées S pour ultra-droite. »
  • 7:02PrésentateurFait
    « Nous régularisons les étrangers qui travaillent et on expulse les étrangers délinquants. »
  • 8:07PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui, on met trois ans pour répondre à quelqu'un qui demande de l'asile en France. »
  • 8:19PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui, nous appliquons les 15% des arrêtés de reconduite à la frontière. »
  • 9:03PrésentateurChiffre
    « C'est un texte voulu par 75% des Français qui prévoit fermeté et intégration. »
  • 10:49PrésentateurFait
    « vous êtes bénéficiaire à 100% au bout de 9 mois d'irrégularité sur le territoire. »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • Gérald Darmanin22 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Sonia de Villers, votre invitée ce matin, est ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.

0:05
Gérald Darmanin

Et il porte personnellement la loi immigration examinée à l'Assemblée nationale. Il doit répondre également aux politiques qui surenchérissent après le meurtre du jeune Thomas, lors d'une rixe dans la Drôme. Pour le président du Rassemblement national, je cite, « Ce soir-là, des jeunes de cité se sont comportés comme des prédateurs et sont venus pour planter des blancs. Pour le Parti communiste, l'extrême droite qui crie vengeance est en train de nous mener vers l'autoroute de la guerre civile. » Bonjour Gérald Darmanin. Bonjour. Dans ce climat, les faits sont plus importants que jamais. Le 18 novembre à Crépole, y a-t-il eu ou non des actes commis au nom d'un racisme anti-blanc ?

0:42
Présentateur

Alors les faits, c'est le procureur de la République qui les établit dans une République qui a un état de droit. Les policiers et les gendarmes ont fait leur travail. Ils ont interpellé en moins de 48 heures neuf personnes qui doivent répondre à leurs actes, dont sans doute le criminel, celui qui a tué Thomas. Et en effet, c'est un drame ignoble qui touche toute une famille, un village, le pays. Tout le monde a été extrêmement touché de voir cet adolescent mourir dans cette fête de village. Encore une fois, c'est le procureur de la République qui fait le travail de l'enquête. Et on va le laisser faire son travail sereinement.

1:13
Gérald Darmanin

La presse raconte néanmoins que neuf témoins auraient entendu des propos hostiles aux blancs. Alors je vous dis ça parce qu'il y a ce drame ignoble et il y a ce qu'il a engendré depuis.

1:22
Présentateur

D'abord, il y a ce drame ignoble. Et encore une fois, ce n'est pas la première fois que l'on voit des drames ignobles qui touchent chacune et chacun. Là, la petite Lola, ailleurs, effectivement, dans une fête de village, des coups de couteau donnés. Mais c'est aussi le drame de cette femme qui est violentée par son mari, de ses enfants qui ont été tués par leur père. Il y a malheureusement, on le sait, une multiplicité d'actes extrêmement violents, pas simplement dans notre pays, mais dans notre société occidentale. Et il y a à rappeler l'ordre, il y a à rappeler l'autorité, il y a à rappeler la force de la loi, la force des policiers et des gendarmes.

Et puis il y a aussi les réactions, vous avez parfaitement raison, de milices d'extrême droite en l'occurrence, qu'il faut absolument condamner. Et c'est pour ça que j'ai été extrêmement ferme avec les policiers et les gendarmes, pour qu'ils puissent interpeller. Ça a été le cas à Romance-sur-Isère, où deux unités de forces mobiles avaient été mobilisées, les CRS, qui ont pu interpeller des militants d'extrême droite et qui ont été condamnés à des peines importantes. Et je pense que c'est important parce que la France a évité un scénario à l'irlandaise. La France, parce qu'elle a été ferme, a évité un scénario de petite guerre civile. Et je pense qu'il faut rappeler...

2:30
Gérald Darmanin

Ils étaient connus des services de police...

2:31
Présentateur

Pour une partie d'entre eux, parler des militants d'extrême droite, pour une partie d'entre eux, hier encore à Lyon, neuf interpellations ont eu lieu, à ma demande par la préfète. Et je ne laisserai aucune milice, qu'elle soit d'extrême droite ou de n'importe quel courant radical, faire la loi à la place des procureurs de la République et des policiers et des gendarmes.

2:47
Gérald Darmanin

Nos confrères de France Info ont trouvé plus que les noms. Ils ont trouvé les adresses, également les noms des membres des familles, des suspects dans l'affaire Thomas, dans les téléphones de certains de ces militants d'ultra-droite. C'était donc une expédition punitive ?

3:01
Présentateur

Là encore, il y a une enquête qui est ouverte, et puis certains sont déjà condamnés. Ce qui est certain, c'est que le drame ignoble de Thomas, les interpellations de ces personnes qui doivent répondre à leurs actes, et j'espère aux plus fortes condamnations, ne doit pas permettre que quelqu'un d'autre s'érige au nom de l'État pour faire justice. Et aujourd'hui, je crois qu'il y a dans l'ultra-droite une mobilisation qui va nous faire basculer, en effet, comme l'a dit M. Roussel, dans la guerre civile. Et c'est pour ça que la force de l'État est là, pour rappeler que personne ne va remplacer l'État. Juste dire quelques mots, ces groupes d'extrême-droite, on les combat depuis très longtemps.

J'étais le ministre de l'Intérieur qui a proposé au président de la République qu'il a accepté la fin de génération identitaire. Je vais proposer la fin d'un groupe qui s'appelle, un groupuscule, la division Martel, rien que le nom, évidemment, nous fait peur. Et puis de deux autres, je ne peux pas évoquer les noms puisque nous rentrons dans le contradictoire, mais qui sont directement liés aux mobilisations, on va les appeler comme ça, d'extrême-droite. Vous allez proposer leur dissolution ? Oui, il y a un contradictoire, il y a un État de droit, donc le ministre de l'Intérieur, il propose. Et après, avec le président de la République, au Conseil des ministres, il y a des dissolutions.

Sur la quarantaine de dissolutions que j'ai proposées depuis que je suis ministre de l'Intérieur, deux ont été retoquées par le Conseil d'État. Et je constate que tous les groupuscules d'ultra-droite ont été dissous lorsque je les ai proposées au président de la République.

4:17
Gérald Darmanin

Diriez-vous, Gérald Darmanin, que ces individus cagoulés, munis de barres de fer et prêts à faire justice eux-mêmes, diriez-vous de ces individus qu'ils sont ensauvagés ?

4:26
Présentateur

Oui, bien sûr. Mais l'ensauvagement, il touche beaucoup de gens. Il touche évidemment ceux qui vont dans une fête de village donner coup de couteau à un adolescent. Il faut évidemment combattre cela avec la première force. C'est ce que font les policiers et les gendarmes dans un monde où ils sont un peu seuls, face à la crise de l'autorité, autorité qui manque à l'école, autorité qui manque chez les parents, autorité qui manque dans la rue.

C'est certain, j'ai rappelé et je rappelle l'importance de cette autorité pour une société vive bien, mais également, bien sûr, l'ensauvagement de ces milices, qui, une fois, vont faire des ratonnables, vont taper des arabes, vont attaquer des gens qui ont des couleurs de peau différentes, et écrient leur nostalgie du Troisième Reich. Évidemment, vous savez, il y a eu 13 attentats, 13 projets violents, qualifiés comme tels par le parquet antiterroriste d'ultra-droite depuis 2017, qui ont été déjoués. Alors évidemment, ça n'a rien à voir avec la proportion d'attentats islamistes, qui est la première menace, plus de 40 attentats islamistes déjoués.

Enfin, 13 attentats d'ultra-droite, c'est évidemment très important, et l'État français regarde, surveille, arrête, et il y a 1300 personnes en France qui sont fichées S pour ultra-droite.

5:29
Gérald Darmanin

Éric Zemmour a retweeté, vous le savez, les prénoms et les noms des 8 agresseurs supposés dans l'affaire de Crépole, en reprenant une indiscrétion du Figaro, Gérald Darmanin. Il a accompagné son tweet de la mention suivante, Gérald Darmanin a voulu cacher ses noms, chacun comprendra pourquoi. Étiez-vous embarrassé de cette succession de prénoms arabo-musulmans ?

5:51
Présentateur

D'abord, j'ai pris les propos de M. Zemmour comme une insulte raciste personnelle à mon encontre. Il le sait, vous savez pourquoi il le dit. Mon deuxième prénom, c'est Moussa, je suis petit-fils de combattants français qui viennent d'Algérie, il ne le fait pas par hasard. Les influences de l'extrême droite sont toujours bien pensées par des gens aussi intelligents qu'Éric Zemmour. Moi, je m'enorgueille d'avoir un deuxième prénom qui s'appelle Moussa. Mais oui, mes deux grands-pères viennent de l'autre côté de la Méditerranée. Pourtant, je pense être patriote, profondément français, et ils ont fait un petit-fils qui sert à la République. Donc d'abord, les insinuations de M.

Zemmour, je les laisse dans le côté doséabond de sa pensée. Deuxièmement, ce n'est pas moi, jamais, en aucun cas, ça fait 4 ans que je suis ministre de l'Intérieur, et ça n'était le cas d'aucun des ministres de l'Intérieur de la République qui donne les prénoms, les noms, les adresses des personnes. Encore une fois, c'est le procureur de la République. Dans l'interpellation qu'ont fait les gendarmes, de personnes supposées qui ont commis cet acte ignoble contre Thomas, il y avait 8 Français et un Italien. Et que veut dire M. Zemmour ? On classe les Français selon les grands-parents, les quarts de grands-parents, ça se rappelle des régimes politiques que la République a toujours combattus.

Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas le prénom de la personne, c'est est-ce qu'il a commis ou pas un acte délictuel. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas cette personne étrangère ou non, est-ce qu'elle a commis un acte délictuel. Le projet de loi que je porte, par exemple, aujourd'hui, ce n'est pas contre les étrangers. Nous régularisons les étrangers qui travaillent et on expulse les étrangers délinquants. On ne juge pas les gens en France pour ce qu'ils sont, mais pour ce qu'ils font. Je ne suis pas essentialiste. Moi, je pense que les gens sont libres et qu'ils sont capables de pouvoir dépasser un certain nombre de choses, ce qui est leur éducation, leur influence, leur milieu. M.

Zemmour, comme tout extrait droite, met des gens dans des cases et ne les sortent pas. Il pense qu'ils sont délinquants parce qu'ils sont étrangers ou qu'ils sont meurtriers parce qu'ils s'appellent Moussa. Ce n'est pas ma conception de la République.

7:32
Gérald Darmanin

Alors, cette loi immigration, justement, Gérald Darmanin est débattue depuis hier en commission des lois à l'Assemblée nationale après avoir été adoptée, mais nettement durcie par le Sénat. Plus le texte se droitise, plus vous perdez, en tout cas, moins vous avez de chances d'avoir avec vous les voix de la gauche, du centre et d'une bonne partie des macronistes, plus il revient au projet initial et plus la droite vous lâche. Toute la presse a sorti sa calculatrice. Ces derniers jours, est-ce que c'est le compte impossible ?

7:58
Présentateur

Alors, quand on est mis à l'intérieur, ce qui est intéressant, c'est l'intérêt général. Est-ce que ce texte est bon pour les Français, pour la France ? Oui. Oui, il est bon. Il va simplifier drastiquement les procédures. Aujourd'hui, on met trois ans pour répondre à quelqu'un qui demande de l'asile en France. Il faudrait mettre six mois, huit mois, neuf mois pour lui dire vite oui, pour qu'il puisse s'intégrer, ou vite non, pour qu'il puisse repartir. Aujourd'hui, nous appliquons les 15% des arrêtés de reconduite à la frontière. Est-ce que c'est important de faire beaucoup mieux ?

Bien sûr, ce texte va permettre, par une simplification drastique de ces procédures, est-ce qu'on peut expulser des étrangers délinquants ? Parce qu'aujourd'hui, on ne peut pas le faire. La loi, et notamment la loi portée par la droite, jadis, il y a 20 ans, empêche de le faire. Oui, c'est très important pour protéger les Français. Est-ce qu'on doit intégrer dans notre vie de tous les jours la femme de ménage qu'on croise tôt le matin et qui n'a pas forcément ses papiers parce qu'elle a un patron indélicat ? Oui, parce que cette femme est courageuse. Donc ce texte, il est important pour les Français. Et au bout d'un moment, vous savez ce qui compte ? C'est l'intérêt général.

Donc à la fin, le gouvernement prendra ses responsabilités. Après avoir longuement travaillé, longuement discuté, longuement cherché un compromis, il proposera le texte au Parlement. Et le Parlement décidera, c'est ça la démocratie. C'est un texte voulu par 75% des Français qui prévoit fermeté et intégration. Est-ce qu'on est d'accord qu'en France, désormais, comme tous les pays européens qui nous entourent quasiment, on a le droit d'exiger des étrangers qui passent un examen de français pour rester longtemps sur le sol français ? La réponse est oui.

Donc vous savez, les calculettes, ça n'a pas beaucoup d'intérêt quand il y a des femmes, des hommes, des enfants qui soient en France, qui voudraient venir en France, qui veulent s'intégrer en France.

9:28
Gérald Darmanin

La calculette, elle est indispensable pour faire voter ce texte, Gérald Darmanin. Non, chacun prendra ses responsabilités. Et tous les députés de France et de Navarre racontent comment, justement, vous mouillez la chemise. Personnellement, vous allez les voir les uns après les autres, justement.

9:40
Présentateur

Mais moi, je suis élu local, je suis parlementaire. Mais oui, mais je reçois évidemment, je reçois les députés, quel que soit leur bord, pour pouvoir discuter avec eux quand ils me demandent un rendez-vous. Je suis moi-même en commission, matin, midi et soir, ce que font rarement les ministres. Mais vous savez, il y a trois mois, on m'a expliqué que le texte ne passerait pas au Sénat. Et encore moins qu'une mesure de régularisation. Il est passé au Sénat, ce n'est pas un texte parfait au Sénat, mais avec une mesure de régularisation. Il y a une semaine, on m'a dit jamais la majorité ne serait réunie derrière ce texte.

On a regardé hier, vous avez vu, il n'y a pas eu un amendement, pas un article du gouvernement qui a été retoqué. Et on m'a dit les LR ne voteront pas ce texte. Je constate qu'il y en a 17 qui y sont discutés.

10:11
Gérald Darmanin

Et la suppression de l'aide médicale d'État qui est très symbolique et qui a fait couler beaucoup d'encre qu'ont réclamé les sénateurs et qu'ont voté les sénateurs. Vous allez lâcher sur cette suppression de l'aide médicale d'État ?

10:21
Présentateur

Alors, il n'y a pas une suppression de l'aide médicale d'État dans le texte du Sénat. Il y a une transformation de cette aide médicale d'État. J'ai toujours dit qu'il ne fallait pas que ce soit dans ce texte-là. Ce texte-là ne prévoit pas de mesures de santé pour les étrangers. Il y a des questions qui se posent autour de l'aide médicale d'État. C'est tellement vrai que la première ministre elle-même a commandé un rapport à M. Stéphanie et M. Évin qui sera rendu le 4 décembre. Je ne pense pas qu'il faille toucher personnellement le panier de soins.

Je pense qu'il y a une des questions de l'aide médicale d'État qui est que vous êtes bénéficiaire à 100% au bout de 9 mois d'irrégularité sur le territoire. Je pense que ça devrait être l'inverse. C'est au début que vous devez être protégé et soigné et ensuite, lorsqu'on vous dit de repartir chez vous, de pouvoir avoir moins accès à cette médicale d'État. Mais ce n'est pas dans ce texte-ci. Nous supprimerons l'aide médicale du texte et il y a un rapport qui sera rendu le 4 décembre. On en tirera toutes les conséquences dans un texte budgétaire parce que l'aide médicale d'État, c'est avant tout, pour les raisons que l'on connaît, des questions budgétaires. Merci Gérald Darmanin. Merci à vous.

Et merci Sonia de Villers.