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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 15 janvier 2025 26 min

8h30 Astrid Panosyan Bouvet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour astrri panoan Mouv bonjour le compte n'y est pas pour les socialistes les annonces de François Baayou hier sur les retraites ne vont pas assez loin on le rappelle 3 mois de négociation par les partenaires sociaux et si pas d'accord entre eux la réforme ne bouge pas Olivier fort le patron du PS a donc posé un util un ultimatum hier soir au Premier ministre CIT sur TF1 moi ce que je demande au Premier ministre c'est qu'il soit clair et qu'il disent que qu'il y ait accord ou pas accord le Parlement sera saisi de la question des retraites sur la base des propositions qui auront été faites par les uns et par les autres à cette conditionl effectivement il y aura un vrai changement marqué par rapport à l'époque précédente nous censurerons sauf si nous avons une réponse claire vous avez donc une réponse claire à donner à Olivier fort ce matin bah moi j'ai envie de reprendre un peu j'ai fait le tour hein des organisations syndicales et patronnales hier après la déclaration de politique général du Premier ministre et le retour que j'ai de la plupart des organisations c'est que l'ouverture a été créé par les politiques et maintenant le temps de la négociation le le travail des partenaires sociaux est est est ouvert quoi mais ce qu'il dit ce qu'ils craignent c'est que cette négociation soit biaisée parce que si elle échoue on en revient à la réforme d'éisabeth B c'est quand même fou que des socio-démocrates et moi je pense que Olivier fort Boris valallot Jérôme Gedge et d'autres sont des socio-démocrates sincères puissent s'imaginer que le dialogue social est pipé d'avance moi je pense qu'il faut quand même saluer d'abord cette ces annonces d'abord une confiance qui consiste à dire on remet les choses sur le tapis sur la table en redonnant toutes les clés aux partenaires sociaux avec la seule règle d'or qui est le retour à l'équilibre dans dans un dans un horizon raisonnable une méthode fondée aussi sur une forme de transparence où on dit très clairement pour la première fois que la réforme de 2023 est perfectible qu'elle crée des anxiétés avec un diagnostic partagé de la Cour des comptes et un point qui n'a peut-être pas été suffisamment soulevé dans les commentaires une volonté par le Premier ministre que les Français se saisissent aussi des conclusions de la Cour des comptes sur le sujet de la soutenabilité financière et enfin encore une fois tous les sujets y compris l'âge sont sur la table à condition que les les les règles voilà d'équilibre soient respecté je pense que ce sont des choses qui doivent quand même être salués c'est pas un peu hypocrite de tenir ce discours là sachant que le MDEF vous le savez sur les sources de financement avec les syndicats ils ne sont pas du tout mais alors pas du tout sur la même ligne donc l'accord va être impossible vous en êtes conscient là aujourd'huif comme la CPME comme UDP ont également conscience que se joue aussi une forme de stabilité auquel à laquelle ils sont très attachés fin fin décembre il y a quand même eu un appel de quasiment l'ensemble des organisations syndicales à l'exception de la CGT l'ensemble des organisations patronnales appelant à un sens de la responsabilité venant des partenaires sociaux et appelant à la stabilité parce que tous les acteurs qu'il soi syndicaux qu'ils soient aujourd'hui patronaux ont besoin de stabilité queiv Olivier qui dit dismoi j'ai toute confiance dans les partenaires partenaires tellement puis dit sil y a échec donc moi j'ai envie de dire a échec oui parce que c'est possible ça il faut pas mettre de côté cette possibilité là donc s'il y a échec et d'ailleurs le premier ministre a dit s'il y a échec il lui aussi lui-même l' l'envisagé la réforme reste telle quelle ce que dit Olivier fort c'est s'il y a échec qu' a échec ou pas faut que ça revienne du côté de la de la représentation nationale et qu'on puisse en discuter pourquoi c'est non de votre côté moi je je parce que je pense que ça c'est c'est biaiser forcément de penser qu'il y aura échec çaà direire que c'est comme on est un peu dans un phénomène de de de de de prophétie autoréalisatrice je pense qu'il faut jouer la confiance je pense très franchement et j'étis une des premières à le dire je me rappelle pendant la réforme de 2023 quand je débattais avec Laurent Berger je disais oui il y a des vrais sujets aujourd'hui d'amélioration sur la question de la pénibilité sur la question de la retraite des femmes on avait lancé avec Michel Barnier une concertation sur ces questions et il faut aussi prendre prend en compte je le dis aussi les préoccupations du patronat vous avez quand même 28 % de vos salaires à vous deux euh il compris le mien qui part en financement de la retraite de base et complémentaire aujourd'hui pour quelque chose donc vous ne savez pas tout à fait très honnêtement si dans 20 30 ans vous serez à même de pouvoir en bénéficier aussi donc il y a à la fois un sujet qu'il faut comprendre côté patronat et de compétitivité et de soutenabilité financière tout en prenant le sujet de la justice sociale sur la question encore une fois de la pénibilité parce que ça crée de l'an on va y revenir he sur ce qui peut être négocier ou pas sur le l'ultimatum que donne Olivier fort le patron du PS aujourd'hui vous risquez la censure donc he vous l'assumer il dit dans 2 jours il y a pas de nouvelles on censure en tout cas il y aurait une censure du Parti socialiste mais moi je je je j'ai envie de dire mais que que que qu'Olivier fort se rapproche aussi et je sais qu'il le fait des organ anisation syndicale réformiste qui ont envie que ça marche qui ont envie que ça marche qui partent qui ne partent pas avec la même présomption qu'il y aura un échec et je pense que c'est c'est pr comprz pourquoi il va aussi loin parce que lui il attendait le mot suspension dans ce discours ou oui mais c'est pas tout à fait la suspension c'est pas la suspension c'est on remet les choses sur le tapis c'est pour ça que moi en tant que ministre du travail en tant que député avant d'être nommé ministre je suis tellement tellement attachée au dialogue social parce que les partenaires sociaux sont beaucoup plus je le pense ancrés dans la réalité économique et sociale et sont capables beaucoup plus qu'on le croit au compromis alors cette négociation elle est censée elle est censée commencer après-demain à Matignon c'est ce qu' a annoncé le Premier ministre hier il se trouve qu'il y a quelques minutes euh la numéro 1 de la CGT Sophie Binet a dit que la réunion prévue après-demain euh n'aurait pas lieu apparemment c'est pas de son fait elle dit nous n'avons pas de nouvelle date est-ce que vous nous confirmez ce matin que cette réunion est reportée vient de d'échanger avec Sophie Binet avant d'arriver dans le studio pour lui dire que une lettre une invitation serait envoyée vendredi parce qu'on peut pas non plus convoquer les personnes en moins de 72 he hein on comprend que les responsables syndicaux et patronaux de notre pays ont aussi des agendas chargés et moi je n'ai pas encore à date la la la la la la date de d'invitation ça ce sont des ch pr un quart d'heure c'est ça euh oui voilà parce que c des choses qu'on a appris aussi voilà les choses se font un petit peu en direct donc moi j'ai simplement souhaité parce qu'ils m'ont demandé très concrètement est-ce que quand est-ce que ça a lieu vendredi pour pouvoir dégager l'agenda donc une une invitation sera envoyée vendredi pour une réunion très prochaine avec l'ensemble des partenaires sociaux pour fixer précisément les règles du jeu ça veut dire quand même que on est sur cet agenda de 3 mois qui nous amène grosso modo à la mi-avril à la mi-avril alors il y aura d'abord comme l'a dit le Premier ministre cette mission flash confiée à la Cour des comptes pour qu'il y ait vraiment parce que ça aussi c'est un des enseignements de 2023 où on a eu beaucoup de débats au Parlement sur les hypothèses sur déficit ou non qu'il y ait vraiment un diagnostic partagé sur la réalité financière de de régime de de répartition pour qu'ensuite une fois cette mission flash est réalisée il y ait 3 mois négociation mais les chiffres on les a le Conseil d'orientation des retraites ça fait des années qu'il produit des chiffres sur le déficit des des différents régimes qu'est-ce que vous allez apprendre que vous ne sachiez déjà parce qu'on est dans un système dynamique les chiffres sur la natalité qui sont sortis hier montre qu'il y a une dégradation on voit qu'il y a une très forte sensibilité aussi des équilibres liés à la question du taux d'emploi pas confiance au Conseil d'orientation des retraites ça c'est un choix du Premier ministre de confié à la Cour des comptes qui est le contrôleur en chef des finances publiques et moi je n'imagine pas la Cour des comptes ne ne se ne s'appuyant pas aussi sur l'expertise très précise du Conseil d'orientation des retraites précisément sur des paramètres qui peuvent avoir un impact considérable sur les les tendances et les projections financières productivité taux d'emploi taux de croissance je vous pose la question parce qu'on a été surpris par on en parlera de la natalité mais on a été surpris par les chiffres que François Baayou a annoncé hier à à à produit hier devant l'Assemblée nationale le Premier ministre dit qu'on emprunte chaque année plus de 45 milliards d'euros pour financer les retraites or si l'on se fit au au chiffre des des régime de base chaque année on est autour en 2023 de 2,6 milliards 6,2 milliards en 2024 c'estàdire très très très loin des 45 milliards dont tu as parlé François Baou c'est quoi le parle la même chose François berou fait référence à une étude qu'il a faite quand il était président du il était au commissaire plan voilà qui lui se base sur l'ensemble des régimes en fait de retraite y compris ceux de la fonction publique là où le corps est sur concerne en fait les salariés privés hein 21 millions de personnes en notre pays où effectivement on prévoit si rien n'est changé aujourd'hui à 2030 un déficit 14 milliardur et c'est quoi l'objectif c'est de frapper les esprits c'est sans doute de frapper les esprits effectivement sur le sujet de la soutenabilité de notre régime de retraite sur le fait que on s'en dette aujourd'hui non pas pour investir mais pour des dépenses de fonctionnement avec un un coût du modèle social qui impacte et le coût du travail mais aussi le salaire net et le pouvoir d'achat de nos de nos de nos salariés comme comme de nos agents donc c aussi et ça c'est vraiment un point qu'il faut souligner une volonté qui a été indiquée par le Premier ministre de saisir à l'occasion de cette mission flash l'ensemble des Français sur la la soutenabilité financière et la confiance qu'on peut avoir dans le régime des retraites alors justement dans la renégociation pas de tabou pas même l'âge de départ à la retraite c'est ce qu'a dit François baayerou hier mais avec une exigence vous l'avez dit garder un équilibre financier une règle d'or question l'équilibre financier doit se faire au sein même de la réforme des retraites ou alors les partenaires sociaux peuvent trouver des financements ailleurs je pense que tout est ouvert voilà c'està direire que il a dit le Premier ministre et je trouve que c vraiment une bonne une bonne logique de négociation chaque organisation peut mettre à l'ordre du jour un sujet qui lui est cher donc donc quand la CGT dit on peut financer les retraites en taxant davantage les très très hauts patrimoinees peut aller voilà bah écoutez voilà il faut ensuite qu'il y ait cette discussion comme je sais que la CPME est attachée à pourquoi pas la constitution d'un 2e ou 3e pilier qui serait celui de la capitalisation collective gérée par les partenaires sociaux mais je vais vous donner pour reprendre la la la la la la la la première question et notamment la remarque d'Olivier fort on a un exemple très précis où les partenaires sociaux sont en capacité aujourd'hui de trouver des compromis et de gérer un régime euh sans qu'il y ait les sbressau c'est l'agir Carco hein c'est quand même le deuxè ouair par enc une fois de nos salariés du seeur privé 21 million de no concitoyens qui nous écoutent en allant au bureau la radio et bien ils le font ils font le job donc donnons-nous un peu les chances aujourd'hui en 3 mois pour voir si tous les sujets peuvent être mis sur la table et s'il peut y avoir des compromis si est là on voit bien pan BV la volonté du gouvernement d'écarter les politiques de cette renégociation de la réforme des retraites la réunion dont on parlait à l'instant qui est pas encore calé mais dont les invitations vont être envoyées vendredi la run la réunion sera animée par un expert du sujet pas par un politique c'est ce qu'annonce ce matin votre Ministre de tutelle Catherine Vautrin ce sera qui alors ça c'est encore à déterminer ça c'est un tiers de confiance alors soit ça peut être un expert soit ça peut être un garant de la négociation il s'agit pas d'écarter les politiques je pense pour avoir discuté du sujet avec Fran soit berou on veut quand même aussi créer des passerelles régulières hein pour que les politiques que ce soit les responsable de parti que ce soit les présidents mais qui va jouer l'arbitre à quel profil vous pensez je je ne veux pas indiquer de nom je ne veux pas indiquer de nom parce que c'est aussi quelque chose qu'il faut voir avec les partenaires sociaux et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai demandé aux partenaires sociaux aussi en toute transparence de donc il faut que ce soit quelqu'un qui soit validé par les partenaires sociaux syndicat comme MDEF il faut que ce soit un tiers de confiance donc quelqu'un qui puisse effectivement créer susciter la confiance et des syndicats et du patronat et donc c'est pour ça aussi que j'ai demandé aux uns et aux autres de me proposer quelques nom que je pourrais soumettre avec Catherine vauterin au Premier ministre l'idée c'est de gagner en en crédibilité c'est ça le message sur cette sur cette négociation mais c'est de montrer et Dieu sait que j'y suis très favorable la la place la place que peut avoir le dialogue social dans la capacité à créer du compromis et à trouver des réponses dans une forme d'apaisement on a besoin et de stabilité et je pense qu'on a besoin d'apaisement encore beaucoup de questions à vous poser astret panossi en Bouvet ministre délégué au travail et à l'emploi invité de France Info ce matin on vous retrouve après le fil info 8h47 Maurine Suignard nous allons faire un effort historique de baisse des dépenses publiques Martel ce matin la ministre des comptes publics Amélie Montchalin dévoile la structure du budget 2025 32 milliards d'euros de baisse des dépenses et 21 milliards de en recette en plus mais pas d'impôt supplémentaires pour les C les classes moyennes 3 mois de négociation entre les partenaires sociaux sur la réforme des retraites c'est ce qu'a annoncé François baayerou hier le Premier ministre ne suspend pas le texte pour ceux qui s'apprêtent à partir à la retraite il n'y a pas de changement on conserve la réforme pour le moment précise sur France Info le directeur général de la Caisse nationale d'assurance vieillesse en novembre Pr prochain l'âge de départ passera donc à 62 ans et 9 mois pour la génération née en 1963 la consommation de cocaïne explose en France on compte plus d'un million d'usagers en 2023 c'est quasiment deux fois plus en un an l'offre est plus importante et cette drogue se banalise aussi dans différentes professions où les conditions de travail sont difficiles et puis ils sont des milliers au sable d'Olonne là pour applaudir Johann richum qui a Fran franchi ce matin la ligne d'arrivée après 65 jours en mer il termine 2è du vent des globes le tour du monde à la voile en [Musique] solitaire France Info le 830 France Info Jérôme chapui Salia Braca et la ministre déléguée au travail et à l'emploi àtrd panocian Bouvet vous évoquez la natalité les derniers chiffres de l'INC avant le fil info le taux de fécondité est au plus bas dans notre pays depuis 1919 chiffres qui sont donc sortis hier est-ce que la Démocr mographie française vous inquiète notamment pour le le financement des retraites qu'on évoquait il y a un instant mais elle m'inquiète mais bien au-delà de la question des retraites alors on bien un régime de répartition il est forcément assis sur les équilibres démographiques et sur la capacité des actifs à à contribuer pour pour pour les pensionnés d'autant que la longévitéesérance de vie il faut il faut s'en félicité continue à à s'allonger mais ça dit quelque chose d'un pays ça dit quelque chose C de de l'espérance qu'on projette un chiffre qui n'est pas suffisamment indiqué quand même c'est que il y a un décalage quand on parle aux femmes entre le nombre d'enfants et voilà le nombre le taux de fécondité et le nombre d'enfants souhaités et il y a il y a un le nombre d'enfants souhaités est supérieur donc c'est pas comme si il y avait il y avait une Enie mais il y a une incapacité à réaliser cela et je pense que c'est vraiment une priorité au aujourd'hui de tous les instants au-delà de la question des retraites que de pouvoir réaliser cette envie et ce décalage il est pas lié à aux questions du travail justement donc vous avez la charge alors je pense que une des choses quand même qui qui le travail n'est pas l'en le travail des femmes n'est pas l'ennemi de la fécondité à condition voilà ça c'est on a un cas réel d'expérience de comparaison entre la France et l'Allemagne où quand on met en place les systèmes de garde et bien les femmes peuvent continuer à travailler et peuvent continuer aussi avec leurs conjoint à avoir une vie familiale qui leur permett de se projeter et donc je pense que ces sujets sont aussi liés à la question du système de garde à la question du logement pr un droit opposableour moi je moi vous savez la question du droit opposable je moi moi plus plus que le droit opposable je crois au au droit effectif HM voilà le droit opposable ça veut dire que euh je le vois aujourd'hui si au niveau du logement où effectivement en tant que élu on peut ensuite écrire au préfet en disant voilà au titre de de droit opposable et cetera et on s'en lave les mains la question c'est vraiment le droit effectif et c'est tout le travail aujourd'hui que conduit Catherine vautin euh qui est comment est-ce que on remet la question de la politique de la petite enfance au service et euh des des des femmes au service des familles et au service du taux d'activité des femmes mais il y a aussi les conditions de travail àr panoan Bouvet hier le Premier ministre a parlé d'une concertation sur le travail et les et les salair qu'est-ce que c'est de quoi il s'agit alors il y a d'abord quelque chose sur lequel on travaille pour le coup c'est le Modot de c'est c'est le cas de le dire avec les partenaires sociaux sur le sujet de la santé et des conditions de travail j'avis une discussion extrêmement intéressante lundi soir avec les différentes Directeurs de Ressources Humaines de l'Association nationale des DRH le sujet de la santé au travail que ce soit la question de la santé physique et notamment et là on revient à la question des seniors du maintien en activité de nos senior mais également le sujet de la santé mentale au travail sur l'intensification des rythmes du fait d'avoir à faire plein de choses tout le temps enfin vous le voyez en tant que journaliste ou votre métier de journaliste aussi a changé a un impact et ça permet en objectivant les choses et j'aimerais donc lancer le projet c'est de lancer une conférence au mois de mars sur la question avec les partenaires sociaux les chercheurs une comparaison aussi avec l'Allemagne pour proposer des solutions et sortir de ce débat qui est jour de carence absentéisme et voilà et de voir comment est-ce que aujourd'hui les conditions de travail la santé au travail la médecine la prévention les organisations de travail les pratiques managérial favorise ou non la question de la santé du bien-être au travail l'actualité également qui nous reste quelques minutes et c'est important d'en parler elle est marquée par tous ces plans sociaux ces défaillances d'entreprise notamment dans l'industrie est-ce que vous partager les inquiétudes et même les chiffres que nous donnait l'autre jour sur ce plateau encore Sophie Binet de la CGT 160000 emplois directement menacé par ces plans sociaux aujourd'hui en France moi je je je partage l'inquiétude il y a une inquiétude d'abord au niveau européen fait les mêmes estimations c'est ça ma question les estimations moi ce que je peux vous dire en tout cas sur le passé c'est qu'on a une augmentation d'un tiers aujourd'hui des PSE homologués on augment oui des PS des plans sociaux d'ailleurs comme on parle beaucoup des plans sociaux mais également des licenciements économiques dans les entreprises de moins de 10 salariés pour reprendre cette expression de François Asselin qui est le président de la de des CPME de de ces de ces licenciements de ces plans sociaux à bas bruit on voit une augmentation de 18 % sur un an des inscriptions à France travail de personnes licenciées pour des raisons économiques donc oui le sujet est un sujet d'attention très forte lié à la fois une dégradation du contexte européen mais qui est plus marqué en France baisse de l'investissement sujet autour de l'innovation toujours des vrais sujets autour des compétences et de la productivité r non non non non justement il faut il faut avoir une nuance dans les parce qu' il y a toujours une une forme de d'embauche soutenue qui sont moins fortes que l'année dernière mais qui reste soutenue mais vous avez effectivement l'accélération de la restructuration d'un certain nombre de secteurs dont on parle l'automobile la grande distribution la chimie euh et également euh voilà il faut faut aussi dire les choses c'estàdire que la la la situation politique et l'instabilité politique qu'on sait nous-même créé bah crée une forme d'attentisme où les investisseurs les recruteurs les acheteurs et bien euh voilà lèv le stylo en attendant de voir si on peut effectivement avoir un budget un point par exemple je vous donner un exemple très concret très très concret de l'impact aujourd'hui j'étais dans l'aviron la semaine dernière du fait qu'on n pas de budget ni PLFSS ni PLF il y a des négociations sur les salaires qui n'ont pas pu commencer dans les entreprises parce que les entreprises attendent d'avoir un atterrissage sur les fameuses allègements généraux et les charges pour les entreprises parce que ça va avir un impact sur les compes d'exploitation très très concrètes oui c'estàd qu'il faut à un moment donné réapporter de la la stabilité à nos entreprises comme à nos salariés en ont besoin depuis le 1er janvier ASR je Bouvet Comand on parlait de France travail les bénéficiaires du RSA sont aussi inscrits à France travail ils doivent aussi se soumettre à une activité de 15 à 20h par semaine vous vous parlez d'accompagnement mais pour nombre d'allocatair c'est du travail forcé qu'est-ce que vous leur répondez vous sentez le malaise ou pas je sens le malaise je sens le malaise je sens le malaise mais mais mais je pense qu'il faut encore une fois se réinscrire dans le réel et le réel c'est qu'il y a eu une désexpérimentation dans 49 départements très différents urbains ruraux qui a concerné 70000 bénéficiaires du RSA qui montre que ces fameuses 15h c'est pas du travail forcé du travail gratuit et on convoque voilà la Déclaration des droits de l'homme et cetera c'est quoi très concrètement il aurait fallu que vous m'accompagniez voilà à la Réunion que j'ai eu justement dans dans l'Avon avec France travail et des bénéficiaires de l'expérimentation c'est de l'aide au CV c'est de l'aide à l'expression orale et écrite quand effectivement on a été bénéficiaire du RSA et qu'on finit par manquer de confiance en soi et qu'on est cassé par par par cette expérience c'est de voir des choses très concrètes on revient sur la question des femmes sur le sujet de la garde d'enfants dans les zones rurales c'est le la question des transports voilà donc c'est pas du tout du travail forcé c'est comment est-ce qu'on accompagne mieux parce que dans le système précédent si si vous voulez revenir dans le système précédent faut quand même rappeler que bah les B il y a 18 % des bénéficiaires du RSA qui le reste pendant 10 ans il y en a 42 % des bénéficiaires du RSA qui le reste durablement pendant 7 ans ça c'est pas satisfaisant non plus une dernière question qui concerne un sujet qui a été évoqué là encore hier par le Premier ministre l'immigration vous devez publier à la fin du mois de février l'actualisation de la liste des métiers en tension dans lesquels les travailleurs sans papier peuvent être régularisés sur quel critère est-ce que vous allez faire cette cette sélection est-ce qu'il y aura des changements par rapport à la situation actuelle alors là aussi moi je me base sur le réel donc on a demandé aux régions à la fois sur en partant des besoins de main d'œuvre qui sont inscrits à France travail d'un dialogue avec les partenaires sociaux donc là on est par région parce que les besoins main d'œuvre peuvent être différents selon les régions et les départements et la réalité économique pour nous faire remonter les métiers en tension il y a des métiers effectivement qui ont évolué on voit je discutais avec Thierry Marx en charge de de l'hôtellerie restauration je discutais également avec le président de la FNSEA des besoins croissants euh dans l'ensemble de départements sur la question des métiers en tension et c'est ces sujets que l'on va avoir en discussion avec Bruno retaillot il pourrait y avoir plus de de régularisation que l'année précédente je pense en tout cas qu'il faut répondre aux besoins des entreprises il y a un deuxième sujet quand même qui est de toujours travailler sur la meilleure la la la meilleure formation professionnelle de de nos salariés on a commencé la concertation sur l'apprentissage en lien avec les métiers en tenstion et les compétences dont les entreprises ont besoin et un troisième point dont il faut parler qui est que pour les chômeurs qui sont d'origine étrangère qui sont inscrits à France travail parce qu'ils ont travaillé parce qu'ils sont éligibles il y a un sujet dont il faut parler parce qu'on est pas très bon en France par rapport à l'Allemagne et par rapport aux pays du Nord c'est l'apprentissage du français en langue é qui est un frein aujourd'hui à l'emploi et sur lequel il faut qu'on on s'améliore très considérablement merci beaucoup donc des décisions pour la fin du mois de février à panoan Bouvet ministre délégué au travail et à l'emploi invité de France Info ce matin merci d'avoir été avec nous je vous laisse en compagnie de Sal braclia et Renaud d pour les informé dans quelques minutes [Musique]

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