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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 février 2026 25 min

Olivier Paccaud : « Nous devons regagner l’électorat qui est parti au Rassemblement National »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Olivier Pacourci beaucoup d'être notre invité sénateur de Loise. On va évidemment revenir avec vous sur la déclaration de candidature du président de votre parti Bruno Retaillot et ses conséquences politiques. Mais d'abord on regarde les unes de la presse régionale.

On en a sélectionné trois. La une du télégramé chocolat viande de bœuf pèseent de plus en plus lourd dans le budget des Français. La deuxième une, c'est celle de l'Est républicain sur le déclin historique de l'automobile.

L'industrie automobile française qui s'essouffle en 13 ans. La filière doucement transformé par l'électrique a perdu un/ers de ses emplois et vu ses ventes chuté de 20 %. Alors, est-ce que le virage électrique peut apporter un nouvel espoir ?

C'est la question en une du journal. Et puis la dernière une, c'est celle du courrier Picard. C'est l'enduro du Touquet ce weekend.

Les entreprises Picard au rendez-vous. Cinq cours sur 3 jours, des milliers de passionnaires rassemblés, 700000 spectateurs attendus. C'est la 50e édition de la mythique compétition qui démarre aujourd'hui.

De quelle avez-vous envie de nous parler ? Alors en dépit du fait que vous ayez eu la gentillesse de me présenter le courrier Picard et l'endurau du Toukem fait penser à un maire de loise formidable qui s'appelle Romual Sel qui était motard. Non, je vais choisir le déclin historique de l'automobile parce que la France est un des pays de l'automobile historiquement. on a eu et on a encore des marques extraordinairement réputées pour la qualité de leur production et aujourd'hui effectivement c'est un secteur économique qui se porte mal, qui compte beaucoup de sous-traitants et il y a eu un rapport sénatoriel il y a peu de temps hein produit notamment par mon ami Alain Cadeec qui montre qu'effectivement on a pris du retard et notamment dans le domaine de l'électrique et ça vous inquiète ou bien sûr que c'est très inquiétant parce que ça emploie énormément de gens et c'est un domaine dans lequel on a toujours un savoir-faire remarquable et c'est vrai que la volonté européenne de mettre fin au thermique entre guillemets en 2035 s'est révélé une erreur historique qui est corrigée mais qui a fait du mal.

On va parler de l'actualité politique qui concerne votre parti. Le président de votre parti Bruno Retaillot qui s'est donc déclaré hier officiellement candidat à la présidentielle. Vous y attendiez ?

Alors, c'était un petit peu dans les tuyaux. Maintenant, il y a, je crois qu'il y a eu une annonce, je ne dirais pas précipitée, mais peut-être un petit peu accéléré. Bruno a son timing.

Alors, colline après Coline. Ça y est, il a franchi la première colline. Je m'en C'est pas le bon calendrier.

Je ne sais pas. C'est trop tôt. Écoutez, c'est trop tôt.

L'avenir le dira. Mais faire ça à un mois des municipales, ça interroge. Est-ce que quelque part c'est pas un peu une forme d'affront pour les candidats à l'air qui sont sur le terrain en campagne à essayer de gagner ou de conserver des villes ?

Valait mieux le faire un mois que 15 jours avant certainement. Donc là, pour l'instant, le les municipales battent leur plein au cœur des communes et peut-être que les candidats qui sont effectivement en pleine campagne sont moins intéressés par l'actualité nationale. Maintenant, est-ce que ça fait pas un peu président de parti qui la joue perso, qui pense à son avenir présidentiel plutôt que de penser à la campagne des candidats et à aller les soutenir ?

Euh écoutez, l'élection présidentielle ayant dans notre système de la 5e République une telle importance euh tout découle de la présidentielle, on peut dire malheureusement, mais c'est comme ça. Euh il était peut-être temps de effectivement euh marquer non pas seulement les esprits mais marquer son temps politique. Et euh c'est le choix qu'a fait Bruno Ailloto.

Il vous avait prévenu, il avait prévenu les sénateurs puisqu'ils siègent au sein du groupe Al, il nous avait pas dit puisque nous l'avons vu mardi matin en réunion de groupe où nous avons évoqué certaines problématiques. Il n'avait pas dit "Je vais me déclarer mais nous savions que il y avait des réflexions." Mais vous avez pas prévenu qu'il allait le faire jeudi sous quelle forme ?

Vous attendiez pas ce que ce soit hier ? Personnellement, moi non. Vous le regrettez qu'il est pas plus consulté ?

On l'a vu hier juste un mot sur la forme. Il s'est présenté seul face à un pupitre, personne autour de lui. Est-ce que du coup c'est le candidat d'un parti ou c'est le candidat lui-même ?

Alors c'est vrai que la forme aujourd'hui prend beaucoup d'importance. Vous avez Jupiter avec ses rébanes, vous avez Jacques Viller avec son col. Voilà.

Et là on avait quelqu'un de beaucoup plus classique. Je suis tout à fait d'accord. Mais euh la présidentielle, c'est le rendez-vous d'un homme avec un peuple alors qu'il y ait un drapeau tricolore, un fond bleu et quelque chose de peut-être un petit peu austère et sobre qui correspond à la personnalité de Bruno Rotaillot.

Ça me choque pas du tout. Non, mais lui qui prenne le rassemblement, est-ce que ça fait pas euh déclaration de candidature un peu isolée ? Il y aura euh D'autant plus si vous nous dites que il vous avait pas prévenu, pas consulté, enfin, il a pas besoin de me consulter ou de consulter.

Je suppose qu'il avait consulté des gens. Maintenant, le temps de la campagne viendra et je ne doute pas qu'il sera entouré de la plupart de ses amis politiques. Et vous savez, un chef est fait pour cheffer mais aussi pour rassembler et donc il va effectivement rassembler le plus largement possible, je l'espère.

Bruno Rota c'est le retour du gaolisme. Moi, c'est ce qui m'a frappé dans sa déclaration de candidature que j'ai relu attentivement, que j'ai suré. Euh c'est une déclaration très gauliste et qui m'a beaucoup plu.

C'est le retour d'une certaine idée de la France, d'une certaine idée de l'État. C'est le candidat du courage, le candidat de la clarté, le candidat des convictions. Et il a insisté beaucoup sur un mot, la vérité. il est pas là pour effectivement raconter tout et n'importe quoi, avoir des postures théâtrales comme il dit, mais pour effectivement dire des choses qui peut-être parfois vont déplaire mais qui sont indispensables pour le redressement du pays.

Exemple, le travail, il ose dire que si on veut retrouver la prospérité, faudra travailler plus. Et dans notre société où on nous fait croire qu'on peut et on est le seul pays au monde euh maintenir notre système de retraite en en revenant éventuellement à 60 ans à l'âge de départ, et bien au moins lui il a du courage, il dit bah oui non, il faut travailler plus, il faut aussi peut-être pour moins imposer fiscalement que nos entreprises soient plus compétitives et ça passe par un aménagement des normes, par effectivement plus de travail aussi. C'est le candidat du courage.

Il dit que il a redit que l'immigration n'est pas une chance pour la France. Est-ce que vous vous approuvez cette phrase ? Alors euh il a pas dit uniquement ça, hein, mais il a dit "Est-ce que est-ce que cette phrase vous l' prouvez ?" Disons que quand elle est développée, oui, je l'approuve effectivement aujourd'hui, l'immigration parce qu'elle n'est pas encadré, parce qu'elle aboutit à une déstabilisation du corps social, effectivement, il y a eu trop d'immigration incontrôlée.

Et dans votre question d'ailleurs, il y a presque un problème pour y répondre parce que on se sent presque attaqué. Vous semblez presque dire que cette phrase sous-entend un relan de racisme. Mais pas du tout.

Non, pas du tout. Il dit l'immigration n'est pas une chance pour la France. Est-ce que vous vous diriez la même chose aujourd'hui ou est-ce qu'il aurait dû la nuancer ?

Mais il l'a nuancé en fait. Mais mais oui, la la l'immigration aujourd'hui incontrôlée n n'est pas une chance pour le pays. Bien sûr.

Est-ce que c'est pas aussi une manière de draguer les électeurs du ARN que de dire ça ? Draguer, je ne sais pas. Mais ne nous racontons pas d'histoire, surtout quand on est à droite.

Une bonne partie de notre électorat est partie du côté du Rassemblement national. Peut-être parce qu'il l'avait senti dans la famille LR moins de courage dans ses expressions, moins de fermeté. Oui, bien sûr.

Vous pensez pouvoir les ramener chez les LR ces électurs ? On a un modèle, on a un modèle électoral, c'est 2007. Euh Nicolas Sarkozi, qu'on ne peut pas qualifier de raciste ou de fasciste, avait réussi à ramener énormément d'électeurs qui en 2002 en au premier tour avaient voté pour Jean-Marie Le Pen.

Alors 2007 et 2027, il y a 20 ans d'écart. Il y a beaucoup de choses qui se sont passé et surtout il y a 5 ans de sarcosisme. Est-ce que le bilan de son quinquena justement ne va pas faire dire à ses électeurs OK Nicolas Sarkozi il avait ce discours de campagne mais qu'est-ce qu'il a fait en 5 ans ?

Bah ce qu'il a fait en 5 ans c'est le travailler plus ou regagner plus. Moi j'en suis très fier et je pense que c'était une peut-être la meilleure mesure politique de ces 30 dernières années. Voilà donc le bilan de Nicolas Sarkozi on n pas à en rougir.

Alors lui a pas permis d'être réélu. C'est une évidence. c'est quand on est battu par François Hollande, c'est qu'il y a un petit problème quand même.

Mais sur la philosophie de Nicolas Sarkozi, moi j'adère à 100 %. Sur le fond comment on départage, Bruno Retaillot hier, il va tout droit vers 2027, il parle pas de primaire. David Lissard par exemple, lui qui est aussi dans votre partie, il appelle à l'organisation d'une primaire.

Comment on départage tous ces candidats ? Alors, il y aura au sein du mouvement lui-même les LR parce que le vrai problème, c'est pas les LR, c'est les LR et leurs alliés potentiel d'horizon. Bon euh au sein des LR, il y aura effectivement un mode de désignation très probablement par les militants.

Bon après si quand il y aura un seul candidat LR, il y aura peut-être Édouard Philippe d'un côté, il y aura peut-être Gérald d'armin et il faut à l'arrivée qu'il n'y en ait qu'un seul parce que s'il y a une multiplicité de candidatures, c'est l'échec assuré pour ne pas arriver au sec. Et là, comment vous voulez départager les candidats du bloc central ? Alors personnellement, je n'ai pas de méthode moi, mais euh il faut qu'il se parle éventuellement qu'ils aillent vers une primaire ouverte.

Je ne sais pas où qu'il trouve un une modalité. Alors, on parle des sondages en disant voilà celui qui est en tête dans les sondages, tout le monde va se ranger derrière lui. Euh c'est bien gentil mais les sondages peuvent bouger.

Donc celui qui est numéro 2 pourra dire "Mais dans 3 semaines, je serai numéro 1." Donc euh il faut trouver la bonne méthode, il faut faire Mais pour vous, il faut un candidat d'Edouard Philippe à Bruno Retaillot, il faut un seul candidat. Je dirais même de Gérald d'armin à Édouard Philippe à Bruno Retaillot en passant par Édouard Philippe.

Oui mais mais ça s'arrête à Bruno Retaillot. Vous vous dites pas comme Laurent Voquier ça doit aller jusqu'à Sarah Knafo. Alors Sarah Knafo je la mets un petit peu à part mais en tous les cas n'ira jamais jusqu'à jusqu'à Marine Le Pen puisque le Rassemblement national est un parti socialiste au niveau économique.

Ils ne l'ont démontré jour après jour. Bon donc mais Sara Knafo Oui, Sarah Knafo c'est un OVNI politique. Elle est particulièrement habile.

Elle sait faire bouger les lignes et j'avoue que par moment je je la situe pas bien. On va voir puisqu'on le disait cette déclaration de candidature, elle se situe à un mois des municipales. On va aller chez vous dans Loise à Compienne.

Bonjour Vincent Gérard, merci beaucoup d'être avec nous. euh directeur de Wazebdo. Et Vincent, vous avez-vous une question sur l'enjeu pour les républicains des prochaines échéances électorales ?

Oui. Bonjour monsieur le sénateur, bonjour public sénat. Je suis inquiet pour vous monsieur le sénateur.

Je suis inquiet pour votre prochaine réélection. Alors peut-être pas spécialement votre réélection mais l'élection de votre liste, vous aviez passé de sénateurs. Les élections municipales vont désigner le corps électoral des grands électeurs qui votent pour les sénatorial.

Alors, il vous aura pas échappé que dans l'Oise, il y a six députés Ren sur 7 et que des villes importantes comme Noyon, Chambli, Compienne, Crépillon, Valois 70 risque de tomber aux mains du RN que Bové risque de tomber à gauche. Est-ce que vous êtes inquiet que cette nouvelle donne laisse passer un sénateur RN pourloise et que votre bloc de droite et de centre risque de perdre un siège ? Merci Vincent Gérard.

Alors euh Vincentard est toujours gentil avec moi. Il pense que je vais toujours perdre les élections en en 2023 au sénatorial. Il il pensait que je serais pas élu.

J'ai fait deux deux sièges sur moi. Donc merci Vincent. Alors euh non je rassure une presse complaente mais voilà.

Ah oui alors non. Wazd m'a jamais fait de cadeaux mais mais j'aime beaucoup Vincent Gérard qui qui a une vraie connaissance du terrain. Sauf que sauf que mon cher Vincent Gérard, vous parlez effectivement de la puissance du Rassemblement national dans l'Oise et c'est une évidence.

Ils ont six députés sur 7. Ils ont énormément d'électeurs. Par contre, ils ont une difficulté incroyable à créer des listes aux élections municipal.

Il voulait me faire des listes dans toutes les villes de plus de 3500 habitants. Ils ont dû rabattre leur ambition à toutes les villes de plus de 9000. Il y en a une quinzaine et ils ne seront présents que dans la moitié.

Que dans la moitié. Vous avez cité sans lis, monsieur Gérard. Il y a un candidat tête de lis RN à 100 lis.

Je pense qu'il y a pas de lisse pour l'instant. Je pense qu'il y a pas de liste. Et alors pour être très clair, à mon avis, les élections municipales d'loise vont aboutir à une relative stabilité du corps sénatorial.

Il y a il va pas y avoir de grands changements. J'en souhaite hein. Je souhaite que CR quitte le le le marécage socialiste.

Mais euh je n'en suis pas totalement sûr. Et vous parlez de Bovet, je je ne suis pas sûr que Bovet va repasser sous la bannière rose. Vincent.

Très bien. Ben merci. Très bien.

Merci. Vous aurez rassuré vos électeurs de Loise. Merci.

Merci Vincent Gérard. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Directeur de Wisebdo.

On regarde la une de Wisebdo. Merci beaucoup Vincent d'avoir été là. On passe au reste de l'actualité et le gouvernement dévoile aujourd'hui sa feuille de route énergétique jusqu'en 2035, la PPE programmation pluriénuelle de l'énergie.

D'abord avant de parler du fond, un mot sur la forme. Elle va être publiée par décret aujourd'hui. Elle ne sera donc pas débattue au Parlement.

Les débats ont largement eu lieu a dit Sébastien Lecornu à la presse régionale. Il a tort. Évidemment.

Non, mais Sébastien Lecornus était présenté comme le chanentre du parlementarisme, souvenez-vous-en. Plus de 493, le euh gouvernement proposera euh "Nous débattrons, vous voterez." Ah oui mais et là qu'est-ce qui se passe ?

Donc euh le sénateur Stéphane Piéno a posé une question d'actualité à ce sujet et sa conclusion c'était "De quoi avez-vous peur ?" Bon, on n'a pas compris effectivement sur la forme. À l'arrivée, il a peur de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale en fait.

Bah, il a toujours peur en fait. Donc et il a peur d'être de devoir éventuellement céder une nouvelle fois aux partis socialiste ou peut-être aux écologistes, je ne sais. La feuille de route en elle-même ne me choque pas.

Cette réaffirmation de la primauté, de la nécessité de la primauté du nucléaire, c'était une évidence. Euh, ça ne l'était pas du côté de Manuel Macron qui est le roi de la volte face hein qui nous a dit il y a 6 ans, bah écoutez, on va revenir sur le nucléaire puis qui final PPE, pardon, la prédé qui prévoyait la fermeture de 14 réacteurs Ouais. Programmation plus grand annuel de l'énergie.

Exactement. Mais oui, le nucléaire c'est une chance française qu'on a gâché pendant quelques années à cause de François Hollande et des écologistes. Emmanuel Macron a hésité et puis aujourd'hui effectivement on a une ambition nucléaire qui est renouvelée.

Je m'en félicite. C'est une énergie décarbonée. C'est une énergie propre.

Peut-être par contre que sur les énergies renouvelables et notamment sur l'éolien terrestre, on a manqué euh d'ambition entre guillemets pour un retour en arrière ou un moratoire parce que je fais partie d'un territoire où dans certaines communes, dans certains secteurs à 360° vous avez des éoliennes avec donc un rachat de l'électricité à un coût délirant. Juste sur le le nucléaire, on va écouter ce qu'en dit le sénateur écologiste de Paris, Yannick Jado. Il est au micro de Gaspar Bunet.

Sur le fond, on voit bien qu'il y a une obsession nucléaire dans notre pays qui devient totalement déraisonnable puisque les derniers chiffres sur les projets de 6 EPR, c'est plus de 100 milliards. Donc on est sur des chiffres absolument astronomiques que les contribuables et les consommateurs vont payer. Qu'est-ce que vous lui dites, Olivier ?

Je lui dis très cher Yannique que tu es meilleur quand tu parles de foot. Euh le nucléaire c'est la souveraineté. Pardon ?

C'est pas très gentil ça. C'est ce que je pense. Non, mais j'aime beaucoup Yannick Jado.

Mais le nucléaire c'est la souveraineté industrielle énergétique française. Et dans un monde où nous n'avons pas beaucoup de production de de matière fossile, où il faudrait acheter du pétrole ou du gaz à des pays qui ne veulent pas forcément du bien, cette indépendance, elle est plus que précieuse. Et il parle du coût effectivement, c'est un coû le nucléaire.

Mais l'importation de ces produits, on avait vu le le prix du gaz atteindre des taux délirants, c'est une bonne chose, non ? Et le rachat des énergies renouvelables à des prix totalement déraisonnables, c'est une bonne chose. Faire produire des panneaux photovoltaïques en Chine, des pâles éoliennes en Chine ou en Inde, c'est une bonne chose ?

Non, juste monsieur Pacin, un dernier mot, est-ce que le fait que ce soit publié par décret, ça vaut censure ? Est-ce que les députés LR vont déposer une motion de censure ou s'associer à celle du Rassemblement national ? Écoutez, les députés LR sont censurophobe.

Voilà. Et puis ils ont déclaré avec leur président qu'il ne censurerait pas dès l'automne 2025 et donc monsieur le corn peut dormir sur ses deux oreilles. Vous le regrettez ?

Ah oui, je pense qu' se sont lié notion de censure surtout sur le budget. surtout sur le budget beaucoup plus non ? Parce que là euh la feuille de route en elle-même, elle n'est pas euh si mauvaise que ça.

Mais euh à partir du moment où on avait dit "On ne censurera pas, on ne sert plus à rien." Voilà. Euh Olivier Fort lui a pu être maître chanteur parce qu'il a fait peser la menace du de la censure et on va et il a obtenu ce qu'il souhaitait.

Parler du budget ou tout du moins de la polémique autour de la nomination de celle qui a porté le budget. C'est la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la cour des comptes et la polémique Quentin, elle a été vive cette semaine. Vous allez nous refaire le feuilleton.

Ouais, effectivement, la nomination est officielle depuis mercredi midi, le conseil des ministres qui se tenait à l'Élysée, elle sera effective qu'à partir du 23 février. On a donc vu Amélie Monchalin si en séance au Sénat avant-hier. Elle est arrivée comme ça, on le voit ici au palais du Luxembourg.

Depuis 4 jours, l'opposition dénonce cette décision du chef de l'État. C'est une première sous la 5e République qu'un ministre passe directement de ses fonctions au budget à la Cour des comptes notamment un chargé d'évaluer les politiques publiques en matière de finance les allers au Sénat qui sont donc interrogés qui ont interrogé le gouvernement à ce propos. Écoutez mercredi le sénateur LR Raymond Hugonis.

Jean Rand, même si on ne s'étonne plus de rien en ce bas monde, confier le contrôle du budget à la personne qui l'a élaboré semble tout de même une option assez hard. De là à parler de verrouillage eu égard au caractère inamovible de la charge ou bien même de défiance vis-à-vis des magistrats de la rue Cambon. Il n'y a qu'un pas que je ne saurais franchir bien sûr.

Voilà l'extrait de cette question de Jean-Raymond Hugonet. À ce moment-là, on a vu euh Orian Améine de Montchalin rester impassible sur son siège, les bras croisés, semblant ignorer la polémique. C'est la porte-parole du gouvernement qui a répondu, évoquant la collégialité de la prise de décision à la Cour des comptes.

Écoutez mot de Brégon, c'est précisément C'est précisément cette collégialité, pardonnez-moi, c'est précisément cette collégialité qui fonde l'impartialité de la Cour des comptes. Améie de Montchalin sera et a été nommée aujourd'hui première présidente de la cour des comptes mais elle sera entourée de sep président chambre. C'est une juridiction, chacun porte serment.

Je ne m'en rappelle pas personnellement mais François Mitteran avait en son temps nommé Pierre Jocs qui en 4 jours est passé du ministère de la défense à la Cour des comptes sans que sans que sans que ça sans que ça pose sans que ça pose de difficulté, d'indépendance ou d'impartialité. Voilà, cette question dénomination à un an à un an de l'élection présidentielle est particulièrement sensible, d'autant que d'autres désignations doivent intervenir dans les prochains mois. La présidence du Conseil d'État en mai également et bien qui sera à la tête de la Banque de France, on le sera en juin.

Alors Olivier Paco ses nominations c'est du ressort du président de la République sans sans le contrôle du parlement, c'est dans la constitution. Pourquoi vous en offensez ? parce que certaines personnalités effectivement posent un petit peu problème.

Alors vous ne l'avez pas cité mais je pense que la nomination de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel c'était déjà le pompon. Mais alors, on a Cherry the Cake, voilà la cerise sur le gâteau, c'est Amélie Montchalin qui va effectivement passer directement de du ministère des comptes publics à l'instant chargé justement de vérifier, de critiquer, de légitimer les décisions du ministère des comptes publics. Euh sauf que pardon, la la nomination de Richard Ferrand, elle était soumise au contrôle du parlement.

Oui. Et validé validée grâce à l'abstention bienveillante du Rassemblement national. il me semble joué une voix et ben voilà alors concernant Améline Monchalin je pense qu'elle a les compétences soyons honnêtes hein mais qu'elle passe immédiatement de l'un autre il aurait fallu un sas de décompression parce que là on ne peut pas approuver cette nomination sans y voir le fait du prince et la volonté effectivement de verrouiller c'est le non pas le recage c'est la République des copines là et et c'est très gênant c'est très très gênant alors qu'est-ce que vous répondez aux arguments de la porte-parole du gouvernement Ça s'est déjà passé par le passé et également la Cour des comptes travaille en collégialité.

Il y a c autre président. Ben je lui réponds que il y a un président de la République qui s'appelait Nicolas Sarkozy qui a mis en place d'autres systèmes un peu plus vertueux. Par exemple la direction de la commission des finances par l'opposition.

Je suis à la commission des finances. Nous avons un président socialiste qui s'appelle Claude Renal avec lequel nous travaillons très bien et il y a un rapporteur général LR. C'est une bonne mesure.

Donc comme quoi un président de la République n'est pas forcément dans le recage et dans le verrouillage. Faut avoir un tout petit peu de vertu dans la façon d'agir. Oui, c'était ma question suivante cette question du verrouillage.

Il y a selon vous la question la volonté de verrouiller certaines institutions à un an de l'élection présidentielle. Le président de la République qui comme ça essaierait de placer ses proches aussi pour sauver son bilan. Vous le croyez ?

Sauver son bilan, il va avoir du mal parce que les Français ont un tout petit peu de mémoire. Ils savent compter et ils voi que il y avait eu quelques petites choses entre 2017 et 2022. 2022 2027, c'est le néant ou la nullité.

Donc non, les les Français sont très sévères. Après, la volonté de de verrouiller, d'empêcher peut-être certaines mesures d'être prises, notamment, je prends le cas du Conseil d'État ou du Conseil constitutionnel. C'est une évidence.

C'est une évidence. Et pour revenir à la candidature de Bruno Retaillot, il est évident qu'il va falloir faire évoluer notre constitution pour que certaines instances et peut-être moins de pouvoir et que le référendum, par exemple, puisque Bruno Retaillot en parle, puisse être utilisé beaucoup plus facilement. Et que ce soit le peuple français, une vraie démocratie c'est la parole au peuple et ne pas avoir peur de recourir à la parole populaire.

Mais à quelles institutions vous voulez donner moins de pouvoir ? Bah par exemple au Conseil constitutionnel, on a trop d'exemples de décisions qui ont été retoquées, d'amendements qui ont été déclarés cavaliers par le Conseil constitutionnel. Bah oui, je le dis clairement.

Et bon l'avait aussi dit à l'époque. J'ai une dernière question. Est-ce que vous direz que la Cour des comptes aujourd'hui est affaiblie par cette nomination ?

Vous savez quand madame Monchalin va venir devant nous pour nous tenir un discours peut-être inverse celui qu'elle a tenu 3 mois avant, effectivement elle va prendre une salve de Kaatyoucha. Donc oui, elle est affaiblie mais elle a l'habitude parce que elle nous a souvent changé de discours d'une semaine à l'autre sur le budget. Ça a été assez extraordinaire sur certains impôts qui devaient disparaître et qui finalement ont réapparu avec un appel extraordinaire.

Elle a toujours su justifier la position du gouvernement. Elle le fera la cour des comptes mais nous ne serons pas des bénisoui pour louanger son action. Merci Olivier Paco.