« Mon livre est un témoignage » : Jordan Bardella sur France 2 (Quelle époque !)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Pourquoi écrire une autobiographie à même pas 30 ans ?
- 0:12OuverteRéponse partielle
Est-ce un livre au programme pour 2027 ou le journal intime d'un jeune loup de la politique ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on n'a pas dit sur ce livre depuis des semaines et des semaines ?
- 1:43OuverteRéponse directe
L'élection de Donald Trump, Jordan Bardella, entre Donald Trump et Kamala Harris. Vous n'auriez pas hésité la victoire de Trump ? C'est une bonne nouvelle à vos yeux ?
- 2:54RelanceRéponse partielle
Vous dites qu'il va retirer son aide à l'Ukraine, il l'a dit, Donald Trump. Ça veut dire que les Européens doivent faire quoi ? Aider encore plus les Ukrainiens ?
- 4:03RelanceRéponse directe
Mais il faut continuer ou pas à aider les Ukrainiens ? Ce n'est pas clair.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:56Invité politiqueFait
« Donald Trump défend l'intérêt des États-Unis d'Amérique. »
- 2:09Invité politiqueFait
« Moi j'aime les dirigeants politiques qui font passer l'intérêt de leur pays, de leur nation avant celui des autres. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Et j'aimerais qu'on prenne conscience que la France restera la France au XXIe siècle si elle est capable de défendre ses intérêts et de les faire prévaloir sur la scène internationale. »
- 2:36Invité politiqueFait
« Et je pense que sur le plan industriel, sur le plan économique, mais aussi sur le plan militaire, parce qu'on sait que le président Trump va probablement désengager ses forces et son soutien à l'Ukraine. »
- 3:36Invité politiqueFait
« Le président Zelensky, lui-même, quelques jours avant la violation de la souveraineté territoriale de l'Ukraine, avait des doutes sur l'intention réelle de Vladimir Poutine d'envahir l'Ukraine. »
- 3:59Invité politiquePromesse
« Je pense qu'il faut la préférence européenne dans les marchés publics. Je me suis battu pour cela pendant la campagne. »
- 7:31Invité politiqueFait
« Je suis moi très mal à l'aise de venir ce soir devant vous et devant nos compatriotes à qui on vient dire il n'y a plus d'argent pour l'hôpital, il n'y a plus d'argent pour les services publics, il n'y a plus d'argent pour baisser les impôts et vous allez devoir cette année accuser un pays qui est le pays où les taux de prélèvement obligatoires sont toujours plus importants et de l'autre dire on va abonder de milliards en milliards un conflit qui depuis deux ans est paralysé. »
- 12:49Invité politiqueFait
« J'ai grandi dans une cité HLM de Seine-Saint-Denis. »
- 17:00Invité politiqueFait
« Le parti socialiste à Saint-Denis est le parti politique le plus à droite. »
- 24:35Invité politiquePromesse
« J'entends être le premier ministre de tous les français. »
- 24:40Invité politiquePromesse
« Je suis candidat si les français m'accordent leur confiance au poste de premier ministre. »
- 26:35Invité politiqueFait
« La situation que je découvre est cataclysmique. »
- 28:33Invité politiqueFait
« Il y a beaucoup de Français qui ont des doutes et qui ont peur de bonne foi du Rassemblement National. »
- 29:25Invité politiqueChiffre
« Il a fallu choisir 1154 candidats. »
- 29:28Invité politiqueChiffre
« 2 tiers de nos candidats étaient déjà prêts. »
- 31:15Invité politiqueFait
« On peut potentiellement se retrouver à Matignon. »
- 33:11Invité politiqueFait
« Ma mère a voté Nicolas Sarkozy en 2007. »
- 41:11Invité politiqueChiffre
« On a fait 34% des voix en 2017 et 41% en 2022. »
- 41:22Invité politiqueChiffre
« On est passé en 2 ans de 6 à 143 députés. »
- 41:27Invité politiqueChiffre
« On fait 11 millions de voix, il n'y a aucun parti politique dans aucune démocratie occidentale qui n'est arrivé à des niveaux aussi élevés. »
Temps de parole
- Jordan Bardella60 %
- Présentateur27 %
- Invité9 %
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Mais d'abord, c'est le livre dont tout le monde parle des semaines qu'il suscite polémiques, fantasmes, avant même sa sortie. Ce que je cherche, c'est le titre du premier livre de Jordan Bardella. Pourquoi écrire une autobiographie à même pas 30 ans ? Est-ce un livre au programme pour 2027 ou le journal intime d'un jeune loup de la politique ? Le président du Rassemblement national s'exprime pour la première fois depuis la sortie de son livre. Aujourd'hui, il a choisi quelle époque ? Merci d'accueillir Jordan Bardella. C'est prêt notre invitation pour parler de ce livre. Qu'est-ce qu'on n'a pas dit sur ce livre depuis des semaines et des semaines ?
Dans ce livre, vous écrivez « Je prépare durant des heures, de façon quasi maniaque, chacune de mes prises de parole dans les médias ».
Sauf celle-ci.
Ah, ce que j'allais vous dire, vous avez bossé combien de temps avant de venir ici ?
J'ai bossé plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour écrire ce livre. Mais c'est la première fois qu'on ne va pas faire d'interview politique et donc ça ne se prépare pas de la même manière.
Oh, il y aura de la politique quand même !
Donc je vais tâcher de vous répondre sincèrement et avec beaucoup d'enthousiasme. Parce que je suis très heureux qu'on puisse enfin parler du fond ce soir.
Vous êtes président du Rassemblement national depuis deux ans. Vous avez été réélu député européen aux dernières européennes avec plus de 31% des voix. Après la dissolution, c'est vous qui avez conduit la campagne de votre parti aux législatives. Une élection où le Rassemblement national est finalement arrivé en troisième position, après le nouveau Front populaire et le camp macroniste. Et pourtant vous vous y êtes vu, Premier ministre, c'est ce que vous racontez dans ce livre. Ce que je cherche, qui sort donc chez Fayard aujourd'hui même. On va en parler longuement, mais d'abord je ne peux pas ne pas vous interroger évidemment sur le fait politique majeur de la semaine.
L'élection de Donald Trump, Jordan Bardella, entre Donald Trump et Kamala Harris. Vous n'auriez pas hésité la victoire de Trump ? C'est une bonne nouvelle à vos yeux ?
Ça dépend de là où on se place. Du point de vue américain, on a là un président de la République qui a réalisé l'un des plus grands comebacks de toute l'histoire de la vie politique. Donald Trump défend l'intérêt des États-Unis d'Amérique. Moi j'aime les dirigeants politiques qui font passer l'intérêt de leur pays, de leur nation avant celui des autres. Mais je crois que c'est une alerte profonde pour la France et pour l'Europe. Parce que moi je vois toutes les grandes puissances qui réussissent dans la mondialisation défendre leurs intérêts.
Et j'aimerais qu'on prenne conscience que la France restera la France au XXIe siècle si elle est capable de défendre ses intérêts et de les faire prévaloir sur la scène internationale. Et je pense que sur le plan industriel, sur le plan économique, mais aussi sur le plan militaire, parce qu'on sait que le président Trump va probablement désengager ses forces et son soutien à l'Ukraine. Ça met aujourd'hui l'Europe au pied du mur et on doit maintenant remettre au centre du jeu l'autonomie, l'indépendance et questionner notre propre souveraineté.
Vous dites qu'il va retirer son aide à l'Ukraine, il l'a dit, Donald Trump. Ça veut dire que les Européens doivent faire quoi ? Aider encore plus les Ukrainiens ? Vous en parlez de l'Ukraine dans ce livre-là. Il faut continuer à les aider ? Parce que vous dites dans le livre qu'il faut continuer à les aider, que Poutine se trompe. Vous parlez même de la naïveté des Français et notamment de votre camp, du Rassemblement national, de Marine Le Pen, sur Vladimir Poutine.
Je dis que le reproche qui nous a été fait de naïveté à l'égard des intentions et des ambitions de Vladimir Poutine était en fait un reproche qu'on peut faire à toute la classe politique. Parce que vous vous souvenez que lorsqu'Emmanuel Macron est élu président de la République, il reçoit Vladimir Poutine en grande pompe au château de Versailles. Il va le recevoir à Brégançon, notamment sur son lieu de vacances. Le président Zelensky, lui-même, quelques jours avant la violation de la souveraineté territoriale de l'Ukraine, avait des doutes sur l'intention réelle de Vladimir Poutine d'envahir l'Ukraine. Donc moi, je dis une chose.
L'essentiel des hausses de budget depuis maintenant deux ans en matière militaire, dans les différents pays européens, notamment pour aider l'Ukraine, se sont fait quasi exclusivement au bénéfice des entreprises américaines. Je pense qu'il faut la préférence européenne dans les marchés publics. Je me suis battu pour cela pendant la campagne.
– Mais il faut continuer ou pas à aider les Ukrains ? Ce n'est pas clair.
– Si, mais j'ai toujours été prudent parce qu'on sait ce que veut dire l'escalade sur le sol européen. Et la Russie est une puissance nucléaire. Et je pense qu'il faut être extrêmement vigilant. La paix est peut-être l'un des acquis les plus fragiles de notre époque. Et je pense qu'il ne fait jamais bon, dans le temps que nous vivons, dans les temps très incertains que vit le monde, que deux puissances nucléaires se regardent face à face. Donc aider l'Ukraine, oui, bien sûr. Apporter à l'Ukraine les moyens de sa défense, oui, bien sûr. Mais attention au risque d'escalade direct avec la Russie parce que je pense que Vladimir Poutine est capable de tout.
– Mais est-ce que quand on dit une phrase, pardonnez-moi, est-ce que quand on dit une phrase, avec des choses très intéressantes que vous dites, et puis tout d'un coup on dit « mais », est-ce que tout ce qu'on a dit avant « mais », compte ? Parce qu'on dit « d'accord, il faut les aider ». Oui, on doit continuer. Oui, on doit livrer. Mais, attention, donc à partir du « mais », ça paraît être le plus important. Donc tout ce que vous dites avant, vous, comme tout le monde, pardon, mais le mot « mais », est-ce que ça n'efface pas le début de la phrase ?
– Ce n'est pas un match de foot. Ce n'est pas deux équipes de football qui s'affrontent. La réalité de la guerre, elle est extrêmement complexe. Le front progresse très peu depuis maintenant deux ans. – Elle est complexe cette guerre, Jean-Dame Mardela ? Elle est complexe ? – En tout cas, les armes continuent. – Oui, mais est-ce que la guerre est complexe ? – Évidemment que la guerre est complexe. – Celle-ci en particulier. – Mais toutes les guerres sont complexes. On a multiplié les initiatives de paix. On a tenté de dialoguer.
Le président de la République lui-même, d'ailleurs, en début de conflit, a essayé pendant très longtemps de maintenir un lien diplomatique avec l'Ukraine et de maintenir un lien diplomatique avec la Russie. Mais il est vrai que la Russie doit être appréciée aujourd'hui au regard de nos intérêts. Et il est vrai que la Russie constitue aujourd'hui une menace multidimensionnelle pour l'Europe. On l'a encore vue il y a quelques mois, d'ailleurs.
– Vous écrivez dans ce livre, c'est vrai, je l'ai souligné, vous écrivez « Il faut mettre Poutine en échec ». Vous n'avez pas toujours dit ça au Rassemblement ancien, mais vous écrivez « Il faut mettre Poutine en échec ». Demain, il y a un président américain qui s'appelle Donald Trump qui va faire une alliance avec Poutine. Il va y avoir un axe, on le sait, il l'a dit, il va y avoir un axe Poutine, Trump avec en Europe Victor Orban. Est-ce que vous êtes à l'aise ? C'est votre famille politique, celle-là ?
– Orban, oui. – Notre objectif, ça doit être la paix. L'objectif prioritaire… – Ça ne veut rien dire. – Mais s'il y avait une solution magique et qu'il suffisait de dire « On arrête, Poutine retire ses troupes », je pense que ça fait très longtemps que les dirigeants occidentaux auraient réussi à conduire Vladimir Poutine en échec. Je dis juste qu'il faut faire comprendre à Vladimir Poutine qu'il n'y a rien à gagner, qu'il n'a plus rien à gagner aujourd'hui en Ukraine, le pousser à retirer ses troupes. – Et qui va lui dire ça. – Évidemment que si c'était simple, et il faut sortir aussi de cette forme de naïveté qui consiste toujours à apprécier les conflits au regard d'intérêts moraux.
Il y a une grande partie des pays du monde qui continue à commercer avec la Russie, et je me suis permis aussi de nuancer ma position parce qu'il est vrai que les sanctions économiques, notamment sur la Russie, ont renchéri le coût des matières premières et sont venus aussi peser avec beaucoup de douleurs sur le pouvoir d'achat de nos compatriotes. – Non mais c'est vrai que sur l'Ukraine… – Et il y a une forme d'hypocrisie qui consiste à ne plus faire venir de pétrole de Russie et acheter ce pétrole qui transite et qui nous est revendu beaucoup plus cher, notamment par l'Inde ou par d'autres pays. – On ne va pas faire toutes les missions sur l'Ukraine,
mais c'est vrai que sur l'Ukraine vous avez beaucoup évolué et dans le livre… – Parce que la situation évolue. – Oui mais on a du mal, c'est vrai, à comprendre votre position, c'est-à-dire qu'il y a deux mois au Parlement européen, il y a eu une résolution pour voter plus d'aide à l'Ukraine, vous avez voté contre.
– C'était une aide financière.
– Oui mais il fallait les aider.
– Parce que, si vous voulez, je suis moi très mal à l'aise de venir ce soir devant vous et devant nos compatriotes à qui on vient dire il n'y a plus d'argent pour l'hôpital, il n'y a plus d'argent pour les services publics, il n'y a plus d'argent pour baisser les impôts et vous allez devoir cette année accuser un pays qui est le pays où les taux de prélèvement obligatoires sont toujours plus importants et de l'autre dire on va abonder de milliards en milliards un conflit qui depuis deux ans est paralysé. Donc il faudra à un moment donné se mettre autour de la table et faire comprendre à Vladimir Poutine qu'il n'a plus rien à gagner en Ukraine.
Je pense que la France aussi qui a pendant très longtemps entretenu des liens notamment avec les pays des Balkans doit continuer de travailler son architecture de sécurité à l'est de l'Europe et cela on doit le faire évidemment avec nos alliés de l'OTAN. – Précisément, il y a quelques années, je sais que vous avez changé de ligne mais Marine Le Pen disait que ce serait bien un Poutine pour la France, ce genre de dirigeant, est-ce que vous diriez que c'est bien un Trump pour la France ?
– Mais Trump il a une personnalité qui ne peut s'apprécier qu'au regard du débat américain avec évidemment des outrances, des excès de langage mais ça correspond au style américain et quand vous regardez, d'ailleurs moi j'ai suivi les débats entre Trump et Harris, enfin quand on est français, quand on aime la politique, quand on aime la métapolitique, quand on aime la grande politique, c'est vrai qu'il y a quand même une différence.
Moi je veux un dirigeant en France qui défend les intérêts de la France et qui arrête la naïveté, je pense que toutes les grandes puissances qui réussissent et qui réussiront dans la mondialisation au XXIe siècle seront des puissances, défendent aussi leurs intérêts.
– Donc quand vous regardez le débat, pour répondre à la question, quand vous regardez le débat, on ne vous dit pas que vous êtes américain mais on essaye de comprendre votre ligne politique parce que c'est ça aussi ce que vous cherchez.
– Non, mais en fait vous voulez me faire dire que je suis un fanatique de Trump alors que moi j'essaie peut-être d'apprécier ça, on regarde les intérêts français.
– Mais vous seriez américain, en vrai si vous êtes honnête, sur l'immigration, sur le protectionnisme, c'est votre ligne.
Vous voteriez plus Trump que Harris, soyons honnêtes. – Sur le contrôle de l'immigration ou sur le protectionnisme, évidemment que sur ce sujet-là je me sens plus proche de sa ligne politique que de Kamala Harris qui pendant la primaire il y a encore quelques années proposait quasiment la suppression de la police aux Etats-Unis.
– Vous validez ces outrances, je vous pose la question, vous seriez américain. Aujourd'hui vous avez le choix entre ces deux-là. Si vous êtes honnête, vous nous dites, j'aurais plutôt voté Trump.
– Je ne vous le dirai pas parce que ça vous ferait trop plaisir.
– Et finalement, qu'est-ce qui vous dérange chez Donald Trump ? Qu'est-ce qui vous dérange chez lui ? Quelque chose doit vous déranger, puisque vous dites que vous n'adhérez pas complètement. – Sur le réchauffement climatique par exemple. – Oui, par exemple.
– Par exemple, moi je pense que c'est l'un des grands défis, et je le dis d'ailleurs dans le bouquin, c'est l'un des grands défis de notre génération. Mais il est vrai que les Etats-Unis, par exemple, et la Chine à eux deux, c'est un tiers des émissions mondiales, la France c'est 0,6%. Donc il est vrai que la forme de laisser-aller qui peut exprimer à l'égard du climat s'explique au regard des intérêts économiques des Etats-Unis. Mais voilà, encore une fois, moi je n'aime pas cette manière de prendre le débat aux Etats-Unis, de le mettre en France.
On a des sociétés qui sont très différentes, et il est vrai qu'il a contribué au réveil d'une forme de fierté américaine, et peut-être, moi je terminerai par là, moi je veux que les Français puissent être fiers de leur pays, qu'ils puissent être fiers de leur drapeau, qu'ils puissent le dire, le revendiquer, et l'exprimer. Et je pense d'ailleurs, et je cite, peut-être qu'il me le pardonnera, Jean Dujardin qui l'autre jour était sur RTL, et il dit, j'aime beaucoup Jean Dujardin, il dit le drame de notre pays et le drame de la France, c'est que ce pays ne s'aime pas assez, ne s'aime pas suffisamment, et je pense qu'il a raison.
En tout cas, je vous ai vu arriver tout à l'heure en loge avec une casquette rouge, avec écrit un truc en anglais, ça vous allait super bien.
Alors, vous écrivez que vous avez...
Je précise que c'est faux, mais...
Vous écrivez que vous avez hésité à l'écrire ce livre, j'ai 29 ans, vous en conviendrez, le temps des mémoires n'a pas encore sonné, et pourtant vous sortez donc cette autobiographie sur votre courte vie. C'est pas une autobiographie. Ah, c'est présenté comme ça, il faut quand même... Pas du tout. Partout se présenter comme votre autobiographie. Il faut quand même avoir sacrément confiance en soi, et c'est pas un défaut, pour, à 29 ans, estimer qu'on a suffisamment vécu de choses, qu'on a suffisamment d'expérience à raconter, pour écrire un livre sur soi-même, de 300 pages. Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose d'un peu présomptueux, un peu mégalo à 29 ans ?
Non, mais d'abord, quand on a 29 ans, normalement, on n'est pas président du Rassemblement National et candidat au poste de Premier ministre. Donc, vous êtes hors norme, vous nous dites ? Non, au contraire, d'ailleurs, j'explique dans ce bouquin que je me retrouve aujourd'hui dans une situation singulière, parce que normalement, quand on a mon âge, on ne se retrouve pas tous les jours sur des plateaux de télé à parler de politique.
J'ai rencontré le président Zelensky au Parlement européen il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion d'échanger à plusieurs reprises avec le président de la République comme chef de parti, et c'est vrai que je me suis retrouvé très tôt plongé dans le grand bain de la vie politique. Et c'est pas une autobiographie. En fait, j'en ai assez d'être attaqué, d'être poussé un peu dans mes retranchements dans le débat public, sur des idées qui ne sont pas les miennes.
Et je pense que mon mouvement politique, mes idées, comme la situation de notre pays, on arrive aujourd'hui à la croisée des chemins, et je pense que pour réconcilier les Français avec la politique, il faut donner de soi, et moi j'ai voulu leur faire comprendre modestement avec beaucoup d'humilité que je reste l'un des leurs, et que même si effectivement mon parcours est un petit peu spécial, parce qu'encore une fois je n'ai que 29 ans, j'ai voulu leur dire que j'ai un parcours qui est un parcours de vie qui puise ses racines dans un quotidien ordinaire.
J'ai grandi dans une cité HLM de Seine-Saint-Denis, et comme beaucoup de Français, j'ai été confronté avec ma mère au fin de mois difficile, à l'insécurité dans la rue.
Un appartement ?
Oui, un appartement, un HLM.
Plutôt sympathique votre passé, d'ailleurs, vous racontez une période de l'histoire française qui est très agréable, avec toutes les nationalités mélangées, que vous avez même appris, ce que j'ignorais, à des réfugiés afghans, enfin en tout cas à des... J'ai donné des cours de français quand j'étais adolescent,
des travailleurs étrangers.
Oui, alors ça vous avait un petit peu changé, mais en tout cas, vous avez fait ça bien, c'est bien, mais ce n'est pas vraiment une autobiographie, il a raison, parce que ça parle beaucoup du futur aussi. Bien sûr. Ce n'est pas une autobiographie, c'est presque un programme, presque voilà qui je suis pour le futur, vous allez être des centaines de milliers à nous rejoindre, on n'est pas passé loin, on s'est un peu fait avoir. La gauche, alors vous dites des trucs parfois un petit peu abruts, par exemple, par exemple sur la police, je l'ai noté quelque part, la gauche traite nos policiers de barbares, insulte la police qui tue. Mais quelle gauche ? Quelle gauche ?
La gauche qui a mangé les modérés.
Non mais quelle gauche dit la police ? Vous dites la gauche, il n'y a pas la gauche qui dit la police tue.
Si, dans le programme de la France insoumise, c'est en tout cas derrière Jean-Luc Mélenchon que tout le monde s'est rangé, et même si d'ailleurs certains, alors je fais effectivement le procès de la gauche parce que je trouve cette idéologie aujourd'hui, évidemment il y a des Français qui ont le cœur à gauche, qui se sentent à gauche, qui parfois sont un peu déboussolés par les prises de position de certains, mais on a vu pendant la campagne européenne, moi je me souviens de Raphaël Glucksmann qui a essayé d'être le porte-voix d'une gauche plutôt modérée et qui aux élections européennes, ce parti socialiste a été contraint de se mettre derrière Jean-Luc Mélenchon.
Donc la gauche radicale excessive, par ses outrances aujourd'hui, à manger les modérés. Et quand on a en ce moment sur le débat budgétaire, je veux dire la gauche qui pratique le sadisme fiscal à l'Assemblée nationale, qui va inventer des taxes sur les bouteilles d'eau, sur les animaux, enfin c'est interminable. Moi je ne veux pas de ce pays-là parce que je pense que c'est un enfer social et un enfer économique. Je me permets de rebondir, vous avez, et merci, c'est pas une autobiographie, c'est-à-dire que c'est ni une autobiographie, ni un livre programme, c'est un témoignage. J'ai voulu raconter aux Français ce que je pense et pourquoi je le pense.
Et j'ai voulu modestement leur dire, en vous racontant d'où je viens, en vous racontant l'environnement dans lequel j'ai grandi, en vous racontant que l'immeuble dans lequel j'étais était cerné par le trafic de drogue, par l'insécurité, le communautarisme, vous comprendrez peut-être ma vision de la société, mais aussi, c'est vrai, je suis très fier de cette expérience, d'avoir donné des cours de français à des travailleurs étrangers, parce qu'on peut être critique de la politique d'immigration sans vouloir délibérément cibler des individus. Je ne suis pas du tout là-dedans.
Vous écrivez que vous répondez à ce qu'on dit de vous, à ce que certains disent de vous, vous ciblez notamment complément d'enquête qui vous avez consacré à un portrait.
Un procès.
Un portrait. Un portrait. Je le dis un... C'est un travail journalistique, une enquête journalistique. Et vous dites, je veux leur répondre, ce livre c'est ma réponse à ceux qui disent que je suis un cyborg, froid, calculateur, machiavélique et avide de pouvoir, une coquille vide qui ne travaille pas, qui ne lit pas, qui n'est pas compétent, qui n'a pas de fond. Ça, c'est ma réponse à eux. Et c'est vrai que quand on lit le livre, c'est un livre très personnel, vous le dites, moi je n'y ai pas vu un programme politique.
On apprend des choses sur vous, donc vous avez donné des cours de français aux Afghans, on apprend votre famille, qui est 100%, pas une goutte de sang français, puisque votre père est italien, 100%, votre mère est cabile et italienne. Un peu d'alsacien,
mais en gros,
il n'y a pas beaucoup de sang français. On apprend, on découvre votre famille, c'est un hommage.
De ne pas avoir une goutte de sang français.
Non, c'est pas honteux, ce n'est pas moi qui vais vous dire ça. Votre enfance à Saint-Denis, le divorce de vos parents, votre premier vote, on découvre, premier vote, quand vous avez 18 ans, c'est pour un socialiste ?
Oui, mais il faut expliquer pourquoi. C'est un vote municipal ? Oui, et puis à Saint-Denis, moi j'ai grandi dans la ville de Saint-Denis qui est à gauche depuis la Seconde Guerre mondiale, en fait, le parti socialiste à Saint-Denis est le parti politique le plus à droite.
C'est-à-dire que vous avez, c'est ce que j'appelle l'amicale brejnévienne, en fait, vous avez l'amicale soviétique, c'est-à-dire que vous avez 50 listes de gauche, 50 nuances de gauche, de rouge, et le parti socialiste fait figure de parti entre droite et il n'y avait pas de liste Front National à l'époque, j'avais 18 ans, et donc mon premier vote, j'ai dû le faire pour le candidat le moins à gauche et je me suis porté sur Mathieu Annotin qui était mon dealer à l'époque.
Donc voilà, je n'ai pas voté socialiste, mais c'est vrai que c'est le seul, d'ailleurs, et d'ailleurs c'est le seul qui dans sa profession de foi mentionnait le mot sécurité, pour vous dire l'état de la gauche aujourd'hui, cette fameuse gauche en fait de l'heure.
Et c'est une parenthèse, mais c'est vrai que quand on lit votre livre et tout ce que vous dites sur Saint-Denis, on apprend vos débuts en politique, c'est très générationnel, vous êtes très fort sur les réseaux sociaux parce que sur les réseaux sociaux et ça va vous parler, cher Gaspard, on ne parle que de soi, c'est très je, je, je, je et c'est vraiment ça, c'est écrit vraiment à la première personne, vous racontez que vous travaillez trop, que vous ne dormez pas assez, que vous aimez bien vous habiller, vous racontez que vous êtes gourmand, ce sera, et je suis sûre, un très beau cadeau de Noël pour vos fans nombreux dans un mois.
C'est une belle promesse.
Mais à titre personnel, on referme le livre et on se dit quelle est la vision de cet homme ? Quelle est sa vision pour la France ? Vraiment, je vous pose la question parce que c'est vrai que je m'attendais à en savoir plus sur votre pensée politique, sur vos idées politiques, sur là où vous voulez emmener la France. Vous êtes président du Rassemblement national, vous nous avez expliqué pendant toute la campagne législative que vous êtes prêt à être Premier ministre, vous n'avez que 29 mois et je me suis dit tiens, on va avoir une vision. Vous voyez, moi j'ai souvent reçu Éric Zemmour pour ses livres, on pense qu'on veut d'Éric Zemmour mais il y a une vision idéologique.
Il dit voilà ce que je veux pour la France. Et vous, chez vous, il y a beaucoup de vous et pas vraiment de la France.
J'ai parlé de la France pendant toute la campagne des élections européennes, pendant toute la campagne des élections législatives en réalité. Et je pense que peut-être le travers dans lequel je suis tombé mais parce que le temps médiatique est comme ça. Je pense qu'écrire un livre aujourd'hui c'est la revanche du temps long. C'est-à-dire que ça fait 5 ans, allez ça fait 10 ans, un peu plus, ça fait 12 ans que je fais de la politique. J'ai commencé très tôt, j'ai commencé à l'âge de 16 ans. Ça fait 5 ans que je suis en première ligne et vous m'aviez reçu d'ailleurs sur France Inter à l'époque. J'avais 22 ans, 23 ans. J'ai été plongé par Marine Le Pen dans le grand bain de la vie politique.
Ça fait 5 ans que je me retrouve très régulièrement chaque semaine à commenter la vie politique, à essayer d'offrir un horizon au pays et de dire aux Français ce que vous vivez c'est la conséquence de choix politiques. Moi je viens vous dire qu'en tournant le volant on peut vous offrir un autre horizon. Et ils ont été très nombreux à voter pour le Rassemblement National. Mais je pense que les gens choisissent aussi des personnes, ils choisissent aussi des personnalités, ils choisissent aussi des caractères. Et il est vrai que dans ce livre je peux donner mon avis, mon opinion sur un certain nombre de choses et je le fais au travers de ce livre.
Mais je pense que les Français ne le connaissent pas assez. Et ce livre il s'adresse aussi aux gens qui ne votent pas encore pour le Rassemblement National parce que quand vous avez tous les 4 maintenant c'est une comme celle-ci. C'est un livre politique. C'est ce que j'ai dit. Quand vous avez Non mais tout est politique ça
on est d'accord. Et quand vous avez
Il dit c'est pas un livre politique je suis content je fais pas d'interview politique. Depuis le début c'est un interview politique.
C'est vous qui va être les questions mais quand vous avez Et il y a cette histoire de publicité pardonnez-moi
sur les 7h. Non attendez, t'en termines. Vous avez passé la une de l'offre, le piège Bardella. Quand vous avez toute la journée les Français qui sont abreuvés de ce type de documents le piège Bardella, le cyborg, le vrai visage de l'extrême, etc. Ils en sont tous là.
Tous ceux qui font la politique ont la même chose Jordan Bardella. Il y a la même chose Vous voulez que je vous sorte les unes sur Emmanuel Macron ou à l'inverse les unes de Valeurs Actuelles sur vous qui vous mettent en valeur ?
Oui mais ce que je veux
Vous êtes pas le seul politique.
Pardon, je veux bien qu'on établisse un équilibre mais je pense que si on regarde le spectre médiatique aujourd'hui il est plus à l'avantage d'Emmanuel Macron qu'à mon avantage. Il y a évidemment maintenant des groupes de médias plus libres qui cassent la pensée unique qui émergent et heureusement parce que ça fait partie de la diversité et de la richesse de notre démocratie. Mais je dis juste je cite personne mais
Les groupes de médias c'est qu'ils vous publiez le livre parce que vous publiez tirer à 155 000 exemplaires
parce qu'il y a beaucoup de maisons d'édition qui n'ont pas voulu me publier aussi.
Qui n'a pas voulu publier votre livre ?
Je ne vais pas donner de nom mais le monde de l'édition reste aujourd'hui une citadelle. Quand vous voyez qu'il y a aujourd'hui des mobilisations de la part de syndicats d'extrême gauche pour m'empêcher de faire la publicité de mon livre notamment à la SNCF alors que des dirigeants politiques comme Ségolène Royal Nicolas Sarkozy Ils n'étaient pas en action
à ce moment-là.
Mais ils le sont redevenus. Non mais ça n'existe pas. C'est pas la tête du client. C'est pas lui qui a le droit de publier son livre. Non mais il n'était pas en action politique. Il n'a pas publié son livre.
Mais vous avez raison. Vous avez raison. Mais sauf qu'à l'époque ces gens qui ont été publiés par la SNCF et par la régie j'ai regardé parce que sinon je ne me permettrais pas de vous le dire ils n'étaient pas en action politique. Vous avez entendu les syndicats de M. De Chavane. Non mais je m'en fous. Il y a un article dans la régie qui dit que il n'y a pas pardonnez-moi en tout cas ce que je vous dis c'est que les hommes politiques qui ont été en publicité à la SNCF n'étaient pas en action à ce moment-là
et vous l'êtes. Mais ce n'est pas vrai. M. De Chavane les syndicats ils disent quoi ? Ils disent Bardella doit pas être diffusé à la régie de la SNCF on ne doit pas faire la publicité de ce livre parce qu'on ne veut pas de ses idées. Ils disent pas il est encore en activité Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal n'était pas en activité. Donc voyez bien qu'il y a une gauche aujourd'hui qui a la nostalgie des régimes totalitaires et qui considère qu'il y a des gens qui ont le droit d'être publiés dont on a le droit de faire la publicité et d'autres qui n'ont pas le droit.
Et j'ai été exposé c'est vrai depuis quelques semaines à une forme de censure de la part de ces syndicats qui font pression sur des grandes entreprises comme la SNCF pour qu'on ne fasse pas la publicité. Marie-Sburgo
Est-ce que ça ne vous sert pas un peu tout ça cette polémique là ? Plus il y a cette polémique plus vous allez vendre votre livre et donc plus vous avez envie d'en parler. D'ailleurs c'est vous qui évoquez ça. Voilà c'est vous qui en parlez.
Et je précise pour être parfaitement complète que tout à l'heure Sarah Salman qui a quitté le plateau qui venait pour le film de François Ruffin a été désignée l'avocate pour vous défendre pour défendre Fire on l'a découvert pendant l'émission d'ailleurs elle ne l'avait pas dit avant on a découvert qu'elle est c'est une parenthèse elle a le droit d'être l'avocate de Fire sur cette affaire là mais je tiens à préciser pour être totalement transparente à l'endroit des téléspectateurs.
On a la mouvance de gauche la plus bête du monde parce que ça produit l'effet inverse. Quand ils disent C'est ce que vous dit Marise Lebrou Vous avez raison C'est que la polémique vous sert et c'est pour ça
que vous nous en parlez là
Il faut interdire le livre du président du Rassemblement Je me retrouve en tête des ventes sur Amazon donc j'espère qu'ils vont continuer parce que ça me fait de la pub
Donc vous leur dites merci
Oui je les remercie ce soir
Donc vous les attaquez en justice et vous leur dites merci c'est ce que vous nous dites
Et surtout Léa moi j'ai un pote qui bosse à la SNCF et il s'est amusé à afficher vos affiches à la station Europe sur la 3 et Front Populaire sur la 12 ça le faisait marrer C'est vrai Est-ce que je peux me permettre une vraie question pardonnez-moi parce que les gens vont peut-être se la poser Vous l'avez écrit ? Oui je l'ai écrit Non je vous le dis parce que parfois on se fait aider ça a été mon cas pourtant j'ai beaucoup travaillé sur mon bouquin j'en ai fait un je vais pas en vendre autant Non je l'ai écrit
et je veux dire Je l'ai écrit je l'ai écrit tout seul et je pense que les gens qui me connaissent et notamment les journalistes politiques qui ont l'habitude de me suivre reconnaîtront que je l'ai écrit
Nous sommes le dimanche 7 juillet 2024 dans quelques heures à 28 ans voilà ce que vous écrivez je deviendrai peut-être Premier ministre de mon pays une ambition que vous n'avez cessé de marteler pendant les 4 semaines de la campagne des législatives
J'entends être le premier ministre de tous les français Je suis candidat si les français m'accordent leur confiance au poste de premier ministre J'ai l'ambition d'être premier ministre premier ministre à la tête d'un gouvernement d'union nationale
Vous accepteriez d'être le premier ministre
d'Emmanuel Macron ?
D'être un premier ministre de cohabitation bien sûr
Justement on parlait de Donald Trump il y a quelques instants Donald Trump on pense ce qu'on veut de lui mais si on vous compare à Donald Trump Donald Trump il a fait des choses il a bâti des entreprises il a gagné il a perdu il a bâti un empire il a le cuir tanné par ailleurs il s'est marié il a eu des enfants il a une vie et il dirige aujourd'hui la première puissance du monde Vous et on le lit dans le livre vous n'avez jamais exercé un métier un vrai métier comme on dit vous êtes entré très tôt en politique sans vous faire offense c'est la question qui est lancinante chez moi vouloir être premier ministre vouloir diriger peut-être la sixième puissance mondiale à même pas 29 ans est-ce que vraiment vous vous sentez prêt à diriger un pays à 29 ans à peine n'ayant jamais travaillé
vous avez vu l'état de la France parce que je crois qu'Emmanuel Macron a un CV extrêmement extrêmement dense il a fait l'ENA il a été banquier chez Rothschild et il a eu un parcours en cela qui est brillant y compris sur le plan sur le plan scolaire mais qu'ont-ils fait de la France aujourd'hui ? vous voyez moi je pense que ce qui manque aujourd'hui vous pensez que vous feriez mieux
que n'ayant pas d'expert
je pense que tous les diagnostics que nous avons posés se constatent chaque jour je crois que sur la question de l'identité sur la perte d'autorité dans la société sur la question de l'immigration je pense qu'il y a beaucoup de français qui partagent notre analyse et qui partagent nos solutions sur les questions économiques pardon mais on nous a vendu les experts les experts des finances publiques j'avais demandé un audit d'ailleurs des comptes de la nation pendant la campagne des élections législatives tout le monde m'a dit mais arrêtez vous faites ça pour gagner du temps parce que vous savez pas quoi faire etc qu'a fait monsieur Barnier quand il est arrivé il a dit la situation que je découvre est cataclysmique je vais demander un audit des finances de la nation
je vous dis d'avoir les clés d'un pays d'un état d'une fonction publique de milliards d'euros à gérer est-ce que vous avez déjà géré un budget ?
Gabriel Attal il avait fait quoi avant ?
il a été ministre pour prendre les bonnes décisions il faut avoir été ministre parce qu'à ce rythme là il n'y a pas beaucoup de gens qui pourront se présenter regardez le paysage politique aujourd'hui c'est violent de faire la politique en première ligne et je l'explique d'ailleurs dans le livre parce que vous avez une injonction à la transparence qui est permanente parce que vous devez rendre des comptes non plus maintenant une fois par mois mais maintenant quasi quotidiennement avec le rythme effréné des chaînes d'info on continue donc c'est difficile de faire aujourd'hui de la politique en première ligne je ne me plains pas mais c'est la réalité et il faut se poser la question pourquoi est-ce qu'il y a de moins en moins de gens qui ont envie de faire la politique en première ligne vous savez moi je vois beaucoup de chefs d'entreprise beaucoup de dirigeants de boîtes de TPE, PME de grandes boîtes il n'y en a aucun qui a envie de s'engager en politique parce que ça nécessite une vision ça nécessite de faire des sacrifices et en tout cas moi je fais ça sincèrement et croyez moi que compte tenu de l'endroit où je viens et de la façon dont je me suis construit aussi politiquement dans le quartier dans lequel j'ai grandi dans les conditions dans lesquelles j'ai grandi et bien je pense en tout cas modestement comprendre ce que ressent un certain nombre de nos compatriotes et encore une fois s'ils ont été pardon moi je veux bien qu'on refasse le film mais le parti politique pour lequel on a le plus voté aux élections législatives c'est le Rassemblement National
Vous avez été en tête des législatives au premier tour troisième au second tour vous n'arrivez pas il y a encore un plafond de verre si on s'attendait dans ce livre à avoir un mea culpa sur qu'est-ce que j'ai raté ou qu'est-ce qu'on a raté collectivement au Rassemblement National pour ne pas convaincre les Français de nous donner le pouvoir cette fois-ci alors même que vous arriviez pousser dans le dos après votre score aux européennes après votre score au premier tour des législatives et pourtant ça ne marche pas au dernier moment ils ne vous donnent pas le pouvoir vous arrivez troisième pourquoi ?
et pourquoi il n'y a pas le mea culpa à part de dire si vous dites il y a eu quelques maladresses
non c'est pas ça je pense que il y a beaucoup de Français qui ont des doutes et qui ont peur de bonne foi du Rassemblement National c'est la vérité moi je l'ai vu il y a beaucoup de gens qui me disent en fait on est d'accord avec telles et telles idées mais il y a encore un doute
pourquoi ? pourquoi à votre avis ?
parce que l'histoire parce que parce que les maladresses les outrances aussi qui ont été celles de Jean-Marie Le Pen qui sont encore utilisées par nos opposants et qui quelques maladresses dans les choix de vos représentants mais bien sûr mais d'ailleurs le choix des candidats je l'évoque parce que quand
quand vous en avez un qui dit je ne suis pas raciste mais mon dentiste est musulman enfin je veux dire c'est ça que vous voulez envoyer c'est ça que vous voulez envoyer à l'Assemblée Nationale
dites pas cela parce que sur 1000 attendez il a fallu organiser cette élection non pas en 6 mois
oui vous avez raison ça a été en 3 semaines en 3 jours
en 3 jours il a fallu choisir 1154 candidats mais on est prêt attendez 2 tiers de nos candidats étaient déjà prêts mais il n'y a aucun parti politique qui en 3 jours peut trouver 1154 candidats donc évidemment que quand vous avez 10 candidats une poignée de candidats qui tiennent des propos qui évidemment ne sont pas mes valeurs ne sont pas mal ils ne reflètent pas ce que je pense évidemment que ça nous fait du mal et puis je pense qu'il y a aussi je l'ai dit sur la double nationalité là aussi j'ai passé 3 semaines à ramer à préchenu contre une idée qui n'était pas dans mon projet on m'a reproché de vouloir toucher à la double nationalité alors que jamais je n'ai proposé de remettre en cause la double nationalité
et vous aviez un invocant candidat qui a expliqué c'est M. Chenu non il y avait M. Chenu mais il y avait aussi
M. Chudot
M. Chudot qui a expliqué que les binationaux devaient être virés des emplois publics sensibles
il l'a dit comme ça sur BFM et ça c'est pas la position du mouvement c'est pas mon projet donc évidemment que ça nous fait du mal mais c'est vrai qu'il n'y a à notre égard aucune forme d'indulgence et je connais les règles c'est-à-dire que je fais de la politique dans un système où je connais les règles les règles elles sont plus dures pour nous que pour les autres la gauche peut investir des fichiers S faire élire des fichiers S antisémites à l'Assemblée il n'y a pas de problème ça fait pas le 20h de TF1 ça fait pas le 20h de France 2
même chose pour Emmanuel Macron vous avez vu toutes les unes vous avez l'impression qu'il est mieux traité que vous
je parle pas d'Emmanuel Macron je parle du traitement des candidats et vous ne pouvez pas dire que le système médiatique n'est pas plus dur avec nous il ne l'est avec tous les autres
le bashing anti-Macron est énorme
et je vais vous dire j'assume tout j'assume ce qui a fonctionné je le dis dans le livre j'assume d'avoir porté la campagne avec ce qui a bien fonctionné et aussi avec ce qui va dysfonctionner parce que quand on est chef on assume ses responsabilités et je vais vous dire c'est vertigineux parce que quand Emmanuel Macron annonce la dissolution de l'Assemblée et que compte tenu de notre score on peut potentiellement se retrouver à Matignon vous avez beau être entouré vous avez beau être préparé vous avez beau avoir travaillé on reste humain et croyez-moi vous vous sentez bien seul
vous avez cette phrase dans le livre qui m'a un peu étonné vous dites avoir adhéré au Front National en ignorant je vous cite tout de son histoire de ses fondateurs et même de Jean-Marie Le Pen vous n'aviez jamais entendu parler de Jean-Marie Le Pen du détail je vous pose la question ça m'a un peu fait sursauter parce que vous dites trois phrases avant que vous étiez fan absolu des débats politiques à la télé que vous n'en ratiez aucun vous n'avez jamais entendu parler de Jean-Marie Le Pen du point de détail des fours
bien sûr de durafour prématoire je l'ai rencontré trois fois trois fois dans ma vie mais ce que je veux dire
c'est quand vous adhérez à un parti qui est lié à cet homme c'était le président
oui vous avez raison mais à 16 ans vous n'avez pas le même recul et les mêmes réflexes politiques qu'on peut avoir et il est vrai que moi à 16 ans la personne qui pour moi représente le Front National à l'époque c'est Marine Le Pen et je veux dire j'adhère plus pour elle que pour un parti politique
là quand vous êtes avec lui vous ne savez rien de ce qu'il a dit de ce qu'il a fait de ce qu'il a pensé
si mais ça ne veut pas dire que je le partage voilà et est-ce que j'aurais rejoint le Front National de Jean-Marie Le Pen peut-être pas donc voyez l'histoire j'ai 18 ans l'histoire
pourquoi vous allez dans ce parti Jordan Bardella parce que c'est vrai que quand on lit votre livre il y a beaucoup beaucoup de clins d'oeil ou de marques d'admiration à l'endroit d'un autre homme qui s'appelle Nicolas Sarkozy on lit votre livre et on a l'impression que ce livre là c'est un peu votre manière de dire finalement mon vrai modèle c'est plus Nicolas Sarkozy que ceux de chez moi
j'ai aimé son énergie il a beaucoup donné pour la politique il a beaucoup déçu et d'ailleurs il y a beaucoup d'électeurs qui ont cru dans le fameux tournant sécuritaire dans la défense de notre identité dans ce fameux karcher où ils devaient remettre de l'ordre dans les banlieues et j'explique d'ailleurs dans ce livre que ma mère a voté Nicolas Sarkozy en 2007 il l'a déçu comme il a déçu beaucoup de gens et elle s'est portée par la suite sur Marine Le Pen donc j'ai aimé son énergie et surtout je pense qu'il a réussi en 2007 à réunir autour du travail et de la défense de l'identité française à la fois les classes populaires les classes moyennes et aussi une partie des élites et une partie de la bourgeoisie et moi je pense qu'on doit être capable aussi de nous adresser à la France qui va bien il y a une partie de la France qui encore est un peu préservée qui va bien mais qui voit progressivement les services publics décliner l'immigration massive et incontrôlée déstabiliser les grands équilibres de notre société dans beaucoup de territoires et il a réussi dans sa campagne victorieuse à rassembler cette France et c'est un peu ce que j'essaie de faire aussi dans mon acte
mais on se demande dans quelle mesure vous choisissez à ce moment là le Front National plutôt que l'UMP à l'époque plutôt que Nicolas Sardin est-ce que c'est parce que vous vous dites j'aurais plus de chance d'espace pour faire mon trou et monter monter monter plutôt qu'à l'UMP où il y a déjà plein de monde
je pose la question non mais à 16 ans vous ne vous dites pas ça moi je veux bien qu'on me reproche d'avoir des ambitions cachées etc je n'en ai pas mais à 16 ans
vous voulez être Premier ministre peut-être qu'à 16 ans vous oubliez
c'est une belle ambition quand même mais parce que Marine Le Pen me parlait voilà et que quand je regarde et d'ailleurs dans le bouquin je raconte ce débat le 24 février 2012
on a l'image
entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen je me dis elle me parle voilà elle parle de la France dans laquelle moi je suis et il y a un moment de télé effectivement dans le débat avec Mélenchon qui est déjà très outrancier d'ailleurs à l'époque et le lendemain je me suis dit j'aime son courage quand elle prend un journal et je vais m'engager à ses côtés quand elle prend un journal et d'ailleurs j'ai recroisé David Pujadas quelques années plus tard et je lui ai dit merci au fait pour le débat parce que c'est un peu grâce au débat que vous avez animé que je me suis engagé
et donc c'est grâce à David Pujadas ça a dû lui faire plaisir ça a dû lui faire plaisir
on a l'image
effectivement de ce moment où vous êtes tout jeune vous regardez la télé
vous avez l'image où je regarde la télé non non j'ai pas l'image
où vous regardez la télé enfin
quand je vous dis qu'on est traqué matin midi et soir
on a l'image donc vous ne savez pas qui est Jean-Marie Le Pen vous n'avez jamais entendu parler de Jean-Marie Le Pen mais en revanche vous êtes fasciné par Marine Le Pen
vous m'avez traité de semi-démente ça vous laisse une bonne moitié de vampire s'il vous plaît Jean-Luc Mélenchon on laisse terminer Marine Le Pen le 8 février Marine Le Pen que vous êtes bête alors je vais vous dire monsieur Mélenchon si vous m'aviez insulté moi si vous m'aviez insulté moi je m'en moquerais parce que franchement en termes d'insulte vous voyez j'en ai reçu tellement avec l'avis que j'ai eu que franchement ça m'est complètement indifférent mais en m'insultant vous insultez des millions de français et pire que tout monsieur vous insultez 40% d'ouvriers qui s'apprêtent à voter pour moi et ça monsieur Mélenchon c'est impardonnable c'est donc ce moment là
où vous tombez sous le charme pardon d'employer cette expression là parce que quand on lit votre livre les mots que vous réservez à Marine Le Pen sont dithyrambiques vous êtes extatique Marine Le Pen est une rockstar magnétique Marine Le Pen irradie quand elle parle le temps semble s'arrêter les gens se figent les conversations cessent les regards convergent vers elle vous racontez une scène où vous êtes en bateau avec elle à la proue
il y avait du monde enfin
à la proue
non mais je
ah vous remettez les choses dans le contexte il y avait du monde sur le bateau
enfin c'est pas que tous les deux
oui mais là vous êtes c'est tellement c'est tellement empathique et enfiévré si je peux me permettre sur mon site sur mon site de faire part non mais pardon à la proue seule et pensive Marine contemple le panorama songe-t-elle à l'avenir à ses futurs étés si elle accédait à la plus haute fonction de l'état osant rompre le silence je m'approche d'elle vous croyez qu'on finira par gagner le regard au loin sa réponse simple déterminée belle j'en suis convaincue le courage de Marine m'oblige son stoïcisme incandescent aussi
et ce sont les dernières pages du livre avant la conclusion j'ai voulu lui réserver le j'ai voulu lui réserver le dernier chapitre du livre parce que c'est un un geste de respect et de déférence parce que alors évidemment je raconte parce que c'est souvent l'objet un peu de fantasme les gens se disent mais est-ce que c'est un fauteuil pour deux donc je raconte vraiment la relation que j'ai avec Marine Le Pen les gens vous disent
il va tuer la mère
et à quoi je réponds on n'est pas comme les autres et j'ai avec elle une relation singulière d'une très grande confiance parce que j'ai une dette envers elle et je sais que sans Marine Le Pen il n'y aura pas eu ce bouquin il n'y aurait pas vous vous seriez pas là je ne serais pas là devant vous aujourd'hui j'ai une question à ce propos c'est dans mes valeurs et c'est dans mon éducation j'ai une grande loyauté
mais vous faites de la politique mais vous faites de la politique on s'imagine en 2027 vous avez voulu être Premier ministre on peut tout imaginer et en 2027 il se trouve qu'il y a des les sondages admettons et tout d'un coup puisque vous plaisez beaucoup vous êtes beau il y a des gens qui votent pour vous parce que vous êtes beau d'ailleurs j'aimerais bien savoir ce que ça vous fait il y a des gens qui votent parce qu'ils vous trouvent beau
peut-être que c'était pareil avec vous quand ils regardaient la roue de la fortune
ah j'étais drôle j'étais drôle beau et drôle Christophe qu'est-ce que vous faites monsieur si dans les sondages tout d'un coup vous êtes plus fort on vous donne meilleur que Marine Le Pen on vous donne plus haut qu'est-ce que vous faites je ne fais pas de je ne fais pas de scénario fiction mais c'est intéressant
de se projeter si il y a 10 ans on m'avait dit dans 10 ans tu seras président de Rassemblement je vous aurais dit arrête de raconter n'importe quoi
vous savez quoi quand on est un homme politique on en reçoit parfois ici on en a rencontré des milliards moi très peu vous l'avez souligné un jour mais quand même un peu et puis on est des hommes on sait ce qu'on est on a une ambition vous ne faites pas tout ça pour rien depuis l'âge de 16 ans si tout d'un coup il y a cette opportunité vous êtes tellement loyal avec ce regard incandescent et tout ça envers elle qu'est-ce que vous faites si on dit dis donc mon pote t'es devant
je lui serais toujours d'une si c'est ça la question sous-jacente d'une totale loyauté vous voyez parce que elle est mon premier soutien parce que je suis son premier soutien ça veut dire que vous en parlez avec elle ou vous laissez tomber tout ? et donc non mais ça veut dire qu'on a conscience de la responsabilité qui pèse aujourd'hui sur nos épaules et ça ferait tellement plaisir
elle vous dit pas si t'es devant tire à toi
non non et on a une relation extrêmement saine et je pense que ce ticket qu'on a constitué qu'elle a constitué a été possible aussi parce que c'est une femme politique et que il y a chez elle non pas seulement l'envie de gouverner mais aussi l'idée de transmettre et c'est elle qui a souvent eu ces mots et qui a souvent eu cette phrase et donc voilà moi je l'aide je l'ai toujours aidée et encore une fois j'ai beaucoup de respect pour elle parce que je sais que sans elle je ne serais pas là et les français le savent bien
pourtant Marine Le Pen a dû tuer le père pour pouvoir avoir cette notoriété et ce poids là dans les sondages peut-être que vous devriez tuer pas la tante mais la mère qu'elle peut représenter spirituelle pour vous
elle a pas tué le père elle a fait passer l'intérêt des l'intérêt
la virer de son parti elle a fait passer
l'intérêt des français avant ses propos d'entrée personnelles si vous croyez vous pourriez
l'appliquer
on n'est pas du tout dans la même situation parce que les outrances les propos les déclarations de Jean-Marie Le Pen condamnables rendaient impossible la poursuite du combat politique et donc elle a pris une décision qui était très dure comme chef de parti qui était d'exclure son propre père du Front National
mais l'héritage du Front National a l'air de vous rendre mal à l'aise puisque c'est les premiers mots que vous avez eu en venant sur ce plateau donc à partir du moment où cet héritage vous rend mal à l'aise peut-être qu'il est temps de vous en émanciper
vous seriez Jean-Marie Le Pen est retiré de la vie politique depuis 10 ans il y a 95 ans ce qu'il essaie de dire
peut-être c'est le plafond de verre pour avoir le pouvoir pour l'intérêt des français c'est peut-être le nom Le Pen
moi je veux bien mais en 2012 on faisait 17 ou 18% des voix à la présidentielle on a fait 34% des voix en 2017 et 41%
en 2022
bien sûr mais vous voyez quand j'ai commencé à faire de la politique dans les seconds tours on faisait aller face aux candidats d'en face peu importe d'ailleurs on faisait 30 25-30% on est passé en 2 ans de 6 à 143 députés et encore une fois on fait 11 millions de voix il n'y a aucun parti politique dans aucune démocratie occidentale qui n'est arrivé à des niveaux aussi élevés donc on continue à progresser et moi je me bats pour que je sois combattu non pas sur les caricatures mais sur ce que je pense vraiment et en lisant ce livre les français sauront vraiment ce que je pense
ce livre sort alors que Marine Le Pen est en procès c'est étonnant de sortir le livre alors qu'elle affronte un des procès les plus durs de sa carrière elle risque 10 ans de prison et 5 ans d'inéligibilité dans le procès des assistants présumés du Parlement européen il lui est reproché on ne va pas refaire le procès puisqu'on attend le jugement bientôt il lui est reproché d'avoir touché 7 millions d'euros du Parlement européen versé à des assistants qui n'ont jamais travaillé pour le Parlement européen
pas touché elle-même
non non touché le rassemblement il n'y a pas d'enrichissement personnel non non il n'y a pas d'enrichissement personnel mais il y a du détournement de fond en tout cas c'est des accusations entre autres si jamais elle est condamnée si jamais elle est empêchée et déclarée inéligible vous irez ?
elle ne le sera pas parce que je parce que je la sais
pour les mêmes pour les mêmes raisons elle était condamnée
ça veut donc dire qu'un juge pourrait déterminer le cours d'une possible élection présidentielle le juge il va déterminer la justice
un juge il juge il juge une affaire il va juger d'accord elle est mise en examen pour détournement de fond il a triélu
détournement de fonds il y a une partie de la justice qui est politisée pas toute la justice ça c'est un procès politique mais il y a une partie de la justice donc vous n'accepteriez pas le jugement ?
d'abord sur le fond de l'affaire de ce qui nous est reproché il y a une différence d'appréciation sur le travail des assistants parlementaires entre les partis politiques français et le parlement européen la gauche est concernée par les mêmes reproches du parlement européen l'ex-majorité présidentielle est concernée par les mêmes reproches du parlement européen et le rassemblement national donc là c'est le tour du rassemblement national donc nous démontrons nos arguments et Marine Le Pen est innocente donc c'est ma conviction et je ne ferai pas et je ne ferai pas de politique fiction parce que parce que j'ai une conviction sur cette affaire et que je sais Marine Le Pen totalement innocente
excuse-moi non parce qu'il a parlé de 150 tout à l'heure 150 représentants qui sont au parlement combien ?
143 excusez-moi 143 donc Barnier en gros il est entre vos mains d'ailleurs je vous ai entendu souvent vous exprimer il est sous surveillance on regarde de près etc donc le Premier Ministre est un peu entre vos mains puisque 143 députés qui font ou pas une motion de censure on va dire que le Premier Ministre est entre vos mains alors tout ce qui va arriver tout ce qui est annoncé sur le budget c'est-à-dire les taxes d'électricité les billets d'avion les taxes sur les voitures le gaz l'augmentation les impôts locaux les désindexations des retraites par exemple sur l'inflation pour les Français ça va être super dur on est d'accord et vous n'allez pas faire une motion de censure
vous n'allez pas censurer
je finis ma décision n'est pas prise oui mais on va penser on va faire un petit peu de fiction on va dire que vous n'allez pas je vous mets parfaitement à l'aise
il y a une discussion budgétaire en ce moment et moi j'ai dit et moi j'étais très clair si le gouvernement franchit des lignes rouges alors il s'est posé
sur ce que je viens de vous dire y a-t-il des lignes rouges ? bien sûr laquelle ?
vous en avez cité c'est-à-dire l'augmentation des taxes sur l'électricité qui viendrait fragiliser nos compatriotes dans le cadre de l'énergie à baisser vous savez que ça va arriver ? pardon ? non vous avez tout à l'heure vous avez dit tout à l'heure ça manque un peu de de lignes sur la défaite on s'aperçoit aujourd'hui monsieur Bardella
vous censureriez c'est très important ce que je vous dis parce que vous parlez des français et de leur défense et vous avez raison mon Dieu tout le monde ici a envie de défendre les français on est bien d'accord bien sûr bien sûr on est adhérent à votre parti mais qu'est-ce que vous allez faire si vous ne faites pas une motion de censure parce que la ligne rouge sur l'augmentation du gaz et l'électricité elles vont arriver ces augmentations vous le savez parfaitement mais vous dites je n'ai pas pris de décision mais vous savez qu'elles vont arriver donc qu'est-ce que vous allez faire en gros puisque c'est ce qui va atteindre le plus ceux qui votent pour vous mais pas nécessairement
je veux dire l'augmentation par exemple qui était pour moi une ligne rouge dans ma campagne de la contribution de la France au budget de l'Union Européenne quand tous nos partenaires y compris l'Allemagne obtient un rabais nous l'avons fait sauter à l'Assemblée Nationale donc il y a une discussion budgétaire je ne peux pas vous répondre avant même que la discussion budgétaire se termine on obtient beaucoup de victoires en ce moment à l'Assemblée parce que la réalité politique aujourd'hui c'est que rien plus rien ne peut se faire sans le Rassemblement National nous sommes le premier groupe à l'Assemblée et c'est vrai et vous avez raison de rappeler ce que j'avais dit après les législatives Michel Barnier est aussi sous la surveillance entre les mains mais sous la surveillance du Parlement et donc du premier groupe donc encore une fois si au terme de la discussion budgétaire il y a des lignes rouges qui sont franchies et bien le gouvernement s'expose parfaitement à une censure je n'ai pas de débat là-dessus
le photocall le photocall vous connaissez le principe on vous montre une photo
je l'ai déjà fait
oui vous êtes déjà venu quelle question vous poseriez à la femme ou à l'homme que je vous présente Marine Le Pen une question
c'est difficile le sentiment d'avoir tout dit
une question mais déjà moi je voulais savoir est-ce que sur le bateau vous avez pensé un moment non mais pour savoir si vous voulez tuer la mère on veut tous savoir si vous voulez tuer la mère en poussant ce bateau quand vous avancez vers elle vous avez dit je peux la pousser à la mère
non mais c'est difficile je lui demanderai comment elle sent la période parce qu'elle a un flair politique qui évidemment qui est même reconnu d'ailleurs de la part de ses adversaires et elle a souvent un temps d'avance bien sûr
Jean-Marie Le Pen une question
pourquoi autant d'outrance
Emmanuel Macron
est-il fier de l'état dans lequel il va laisser le pays
Michel Barnier
qu'est-ce qu'il cherche
ah bah comme vous vous avez lieu ce que je cherche Bruno Retailleau
est-ce qu'il a vraiment triché à Interville
alors ça c'est pas gentil surtout que Laure Lavallette députée du Rassemblement National dit quand on écoute Bruno Retailleau on a l'impression que c'est le porte-parole du Rassemblement National
oui il a moi je pense que je pense que c'est un homme je pense que c'est un homme sincère alors sur Interville je ne sais pas mais en tout cas sur les déclarations qu'il peut faire il rejoint évidemment beaucoup de nos constats mais le truc c'est qu'il n'a pas de légitimité démocratique il n'y a surtout pas de majorité parlementaire pour agir c'est le problème
Gabriel Attal
quand est-ce qu'on se refait un débat ?
ça vous manque ? il vous manque ?
en fait on en a fait je sais pas 10 c'est devenu le running gag c'est-à-dire c'est le débat à chaque fois qui revient et je pense que lui comme moi il y a une forme de lassitude à cet exercice qui se faisait souvent sur les mêmes thèmes mais chaque chaîne de télé voulait son débat donc je pense que les français ont eu le sentiment de voir cette affiche un peu souvent
Eric Ciotti
ben pourquoi t'es pas venu plus tôt ?
Eric Ciotti dont on apprend que vous vouliez le faire si vous aviez eu le pouvoir ministre des armées
oui parce que j'ai appris évidemment à connaître Eric Ciotti au cours de cette campagne on se connaissait très peu on avait eu l'occasion de se croiser dans des réunions de chefs de partis mais on se connaissait très peu et j'ai découvert quelqu'un de raisonnable en tout cas sur les questions de politique étrangère et d'extrêmement convaincu et je trouvais qu'il avait le bon profil
Marion Maréchal
pensait-elle vraiment et sincèrement qu'Eric Zemmour pouvait être président de la République ?
Eric Zemmour
la même chose ? pourquoi pourquoi continuer moi je sais quand j'étais plus jeune les samedis soir c'était devant on n'est pas couché avant vous c'était Eric Zemmour qui était sur le fauteuil et je ne manquais pas une émission et je trouvais que ça manquait pas de panache le duo qui formait avec Nolo et on peut être un très bon chroniqueur un très bon écrivain mais faire de la politique et être politique c'est quelque chose de tellement particulier que parfois le costume ne convient pas
revient, repart à la télé et arrête la politique
je ne sais pas s'il a gagné au change fondamentalement
Jean-Luc Mélenchon
c'est pas un peu étrange de jouer à la révolution quand en fait on est confortablement installé dans son salon et qu'on prône en fait le chaos à l'extérieur du périphérique pendant qu'on est tranquillement installé dans un salon vous êtes traité de bourgeois même c'est un espèce de grand bourgeois marxiste François Ruffin
il était là tout à l'heure
bon courage parce qu'il va falloir s'occuper de la personne d'avant s'il veut évidemment être en tout cas s'occuper politiquement s'il souhaite évidemment être candidat ou aller évidemment un peu plus loin et je pense que Mélenchon est indéboulonnable aujourd'hui à gauche
Nicolas Sarkozy
je lui demanderai qu'a-t-il pensé de mon livre
vous l'avez envoyé ?
je l'enverrai au président de la république et évidemment
vous lui parlez ?
non je ne lui parle pas on n'a pas de...
Donald Trump
qu'est-ce qu'il va faire avec la taxe sur le vin c'est la question que se posent beaucoup de nos viticules et le fromage oui bien sûr
Elon Musk
j'aimerais bien discuter avec Elon Musk parce que je pense que c'est l'un des des entrepreneurs iconoclastes les plus brillants et les plus importants aujourd'hui dans le monde et ce qui nous emmènerait un jour sur mars
mais vous parlez anglais
je barre à Gouine ouais mais je serais peut-être impressionné mais pour une discussion très technique sur l'intelligence artificielle qui est un sujet que j'appréciais aussi parce que je pense que c'est l'un des grands boulevers
il faudrait un traducteur
il vous fait peur aussi ? non
Vladimir Poutine
pourquoi cette sale guerre et pourquoi autant de vie humaine gâchée ?
Benjamin Netanyahou
maintenant que les principales têtes des organisations terroristes du Hamas et du Hezbollah ont été ont été tranchées est-ce qu'il est prêt à discuter d'une solution politique ?
Vincent Bolloré votre éditeur donc
est-ce est-ce qu'il comprend pourquoi la gauche le haït autant ?
Jordan Bardella
tiens bon
le livre s'appelle
ce que je cherche c'est taillard il est sorti aujourd'hui c'est taillard
Jordan Bardella