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Podcast / conversationINA Histoire· 19 octobre 2022 29 minPortrait personnelInstitutions & élections

Simone Veil : Le retour et la « vie après » (4/4) I Podcast INA

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Simone VeilFait
    « on a été libéré le 17 avril si je me souviens bien quand je suis jamais exactement et on est reparti on est rentré le 23 mai donc le 18 mai »
  • 4:00Simone VeilFait
    « on nous a pas soigné du tout on n'a pas eu du tout un régime adapté »
  • 5:00Simone VeilFait
    « ma sœur a pu manger à peu près convenablement des choses qu'elle puisse manger grâce aux soldats français »
  • 6:00Simone VeilFait
    « j'avais apporté des cigarettes on n'avait pas du tout envie de fumer mais les cigarettes ça m'a permis de faire des achats »
  • 8:00Simone VeilFait
    « on n'a pas eu une fois en dehors de cette fille les gens on n'a pas eu une fois une visite rien du tout »
  • 9:00Simone VeilFait
    « les soldats qui avaient été en captivité 450 ils ont été formidables pour nous »
  • 10:00Simone VeilFait
    « on a été certainement été rue Leroux moi j'ai mis les pieds une fois je me suis dit que c'était le cas »
  • 11:00Simone VeilFait
    « il y avait la FND hier l'autre il avait fait des RP nous il y avait rien »
  • 12:00Simone VeilFait
    « quand on allait venir il y avait indispensaire même plusieurs années plus tard pour avoir pour pouvoir faire un examen pour un dossier médical on vous renvoyait on veut traitement quasi en disant non ici c'est les résistants »
  • 13:00Simone VeilFait
    « j'avais envie de faire du droit je voulais être avocate »
  • 14:00Simone VeilFait
    « on a pu passer deux années de droit en un an enfin c'était assez généreusement et bien organisé »
  • 15:00Simone VeilFait
    « ils m'ont dispensé de passer le concours cet examen plutôt et il y avait une assez bonne idée »
  • 16:00Simone VeilFait
    « j'étais complètement intégré complètement intégré dans cette famille plus que ça »
  • 17:00Simone VeilFait
    « je suis encore plus en colère je suis plus en colère parce que justement cette banalisation m'inquiète beaucoup »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Simone Veil seul l'espoir apaise la douleur [Musique] un podcast original produit par Lina écrit par les avenstein avec le concours de Dominique Missika [Musique] [Musique] le 18 janvier 1945 devant l'avancée de l'armée rouge les Allemands évacuent le camp de beaubreak Simone Veil sa mère et sa soeur sont emmenés dans une marche de la mort vers les Candas puis de glaive en les pousse ensuite dans un train qui les achemine dans des conditions infernales vers le camp de Dora et enfin celui de bergenbelsen elles y arrivent toutes les trois le 30 janvier le camp est ravagé par le typhus la mère de Simone en meurt sous ses yeux alors que sa sœur est tout juste sauvée par l'arrivée des Alliés le 15 avril on croit parfois à tort que le retour des rescapés marque la fin de l'enfer pour Simone Veil c'est le moment terrible du deuil de ceux qui ne reviennent pas c'est le silence pesant qu'on impose alors au rescapés viendront ensuite le temps de l'amour puis la construction d'une famille et de la carrière politique que nous connaissons la douleur ne la quittera jamais mais elle devient la source de son ultime détermination témoigner et transmettre [Musique] Simone Veil seul l'espoir apaise la douleur dernier épisode le retour et la vie après [Musique] on a été libéré le 17 avril si je me souviens bien quand je suis jamais exactement et on est reparti on est rentré le 23 mai donc le 18 mai c'est-à-dire qu'on était pas du tout pressé de nous faire rentrer en réalité on nous a pas soigné du tout on n'a pas eu du tout un régime adapté ma sœur a pu manger à peu près convenablement des choses qu'elle puisse manger grâce aux soldats français qui ont appris notamment il y avait des officiers qui étaient à Lubec qui sont venus parce qu'ils savaient qu'il y avait des femmes enfin c'était les officiers Juifs qui étaient à Lübeck et en présence et qui sachant qu'il y avait des femmes juives qui étaient là qui sont venus et des soldats un n'en fait que passer mais il y a des soldats français dans ce salades qui étaient juste à côté et qui sont venus nous voir plusieurs fois et il y avait notamment un jeune médecin qui voulait absolument rester pour nous soigner il n'a pas eu l'autorisation il a dû repartir assez rapidement parce que son entrée en avion mais j'avais apporté des cigarettes on n'avait pas du tout envie de fumer mais les cigarettes ça m'a permis de faire des achats c'est à dire que je sortais du temps sous les barbelés parce qu'on avait absolument pas le droit de sortir on était complètement fermés là on était pas dans les casernes de SS en ce moment là c'est son roi qu'on avait déménagé donc je suis sortie pour aller dans les fermes et je faisais du troc avec les cigarettes et c'est comme ça que j'avais rapporté les pommes de terre du lait pour ma sœur qu'elle a pu sauver parce que son chat il n'avait que les rations de l'armée on est resté puis on est rentré mais non on sait pas beaucoup occupé de nous les Anglais c'est encore la guerre les Anglais bon j'étais en guerre ils ont fait ce qu'ils ont pu les Français qui savaient qu'il y avait tout de même pas mal le français puisqu'il y avait un officier de liaison mais l'officier de liaison il a été là pour pour faire les papiers vous avez l'impression qu'on s'est mis occupé des prisonniers de guerre ah oui d'abord ils sont rentrés très vite eux ont eu des avions nous on est rentré en camion sauf la dernière étape on est on a fait cinq jours de camion entassé plus ou moins debout et mal installé ou assis dans le fond du camion et simplement moi je à chaque étape je négociais pour que ma sœur soit à côté du chauffeur les chansons on était c'était épouvantable et conditions et la dernière étape a été la dernière étape a été en train et ma soeur a été à ce moment-là dans un wagon sanitaire enfin bien jusqu'à Paris si on est passé de partie de la frontière des Pays-Bas passer par Valenciennes et on est arrivé à Paris mais sur ça c'était pour autant les jours de séjour de camion c'était horrible on n'a pas eu une fois en dehors de cette fille les gens on n'a pas eu une fois une visite rien du tout et non mais en revanche vraiment les les soldats qui avaient été en captivité 450 ils ont été formidables pour nous mais c'était comme ça au retour parce qu'on retourne dans les Juifs étaient pas organisés les communistes étaient avec la rue le rond les rues de gouvain Villiers il y avait la FND hier l'autre il avait fait des RP nous il y avait rien alors on a été certainement été rue Leroux moi j'ai mis les pieds une fois je me suis dit que c'était le cas ma sœur comme moi d'ailleurs nous on avait la chance d'avoir mes enquêtante qui était rentré à Paris mais là le drame que leur fils a été tué juste avant et puis quand on allait venir il y avait indispensaire même plusieurs années plus tard pour avoir pour pouvoir faire un examen pour un dossier médical on vous renvoyait on veut traitement quasi en disant non ici c'est les résistants et quand on a les rues Leroux c'était pareil où il fallait prendre la part de la carte du parti et oui il y en a encore quelques uns qui ont survécu ouais c'est pas généralisé mais on pouvait entendre ça donc on préférait moi une fois pour toute je préférais pendant longtemps maintenant mon numéro je suis brune et je vois pas pratiquement donc à votre retour votre sœur Madeleine est en très mauvais état très malade elle est très malade et je pense qu'elle était même plus malade que je ne pensais voilà il y avait une chose je lui avais dit de pas se faire raser les cheveux elle a fini par le faire elle avait eu des croûtes terribles sur la tête je peux est-ce que c'était là aussi les poux qu'il avait mangé après je sais pas des croûtes épouvanta et je lui avais dit écoute attends on va être libéré on va être libéré je me souviens les 15 derniers jours je lui dis ne te rase pas les cheveux tu regretteras et puis la petite raser ses cheveux quand même en dehors de ça il était très très maigre elle était très malade maisons qui tente était médecin tous les deux ils ont beaucoup hésité à la faire hospitaliser finalement ils l'ont soigné chez eux et bien soigné enfin ça a été long parce que quand je suis parti moi je suis allé en Suisse au mois d'août elle était encore assez malade enfin moi je me suis je prends même pas rendu compte à quel point elle était malade on mange ma sœur qui avait été alors quand nous avions été arrêtés tous on a reçu ensuite que papa avait été arrêté aussi par des gens qu'on voit postérieurs mais on se disait mais au moins on pensait que comme c'était peu de temps dans la libération tout ça on s'est dit que elle qu'on la retrouverait qu'elle serait pas déportés et le jour tiens pour moi ça a été je crois que c'est la seule fois où j'ai vraiment craqué pleurer tout ça on peut même plus envie de pleurer c'est le dernier jour on avait dernier jour de camion on est à la frontière alors là c'est un oeil un très grand centre de tri de où il y avait à la fois des prisonniers des déportés des devenant un peu de partout quel est tous les trains qui ensuite partaient vers les Pays-Bas donc c'est un gros son il y avait un espèce de chemin de terre qui menait jusqu'au train qui était là jusqu'à la voie ferrée c'est toujours prêt d'avoir cette je sais pas peut-être de 300 mètres même pas de la voie ferrée qui a été installée ce centre de liaison puis je vois quelqu'un que j'avais connu avant Kim bio j'ai vu ta sœur de Nice s'aperçoit que je savais pas du tout que ma sœur avait été déportée alors je me tromper j'ai confondu avec quelqu'un d'autre c'est une autre etc donc j'ai plus rien tirer d'elle enfin il suffisamment pour que je sois sûr que c'était c'est ma soeur bon comme à ce moment-là beaucoup de bruit avec couru carensuk on avait exterminé tout le monde qui est parti enfin on savait plus rien sur les datant à l'autre les derniers temps c'est vrai qu'il y a eu tout de même énormément de gens qui sont soit sur les routes soit fusillés soit j'ai rejoint ma soeur qui était déjà dans ce train sur wagon sanitaire puis elle a pas compris mais qu'est-ce que tu as dans cet état etc je dis écoute je peux pas la le cacher de Nice a dû être déporté aussi et je raconte c'est une calmer jusqu'à notre arrivée au Lutetia on était heureusement elle avait été libéré très tôt était rentré par la Suisse elle était amateurson était rentrée par la Suisse a été rentable ça a été au moins passer dans l'Oise et vous avez cherché et attendu le retour de votre frère on a espéré très longtemps parce que c'était en plus qui compliquait beaucoup c'était qu'on savait qu'ils étaient partis n'ont pas enfin dans les paysages enfin je savais pas que vous exactement on va en tout cas par ici en France qui n'avait pas été à Auschwitz et on parlait des pays baltes j'ai retrouvé un truc mais plus anciens des Pays-Bas mais on n'a jamais rien enfin on sait notre Père et votre frère c'est qu'ils ont été déportés après ensemble les fiches de départ mais on ne sait même pas ceux qui ont été à taona souvent neuf ou ceux qui ont été à Tallinn où il y avait un Estonie où il y en a qui ont travaillé sur un aéroport sur les 850 je crois ou 900 je crois qu'il y en a une vingtaine qui sont rentrés et dont la plupart ne savent pas chaude alors il y a maintenant le père des bois qui travaille dans cette région sur défauts etc qui pensent que peut-être s'il a fait fait venir ces français c'était pour justement retrouver tous les gens qui avaient terrifi retrouver des gens qui avaient été enfouis dans les fosses pour que ce soit les truites et être même leur tour c'est un de Fort Neuf et on est question dans le Livre noir du Rainbow de ces Français qui ont été dans ce port neuf mais n'en dit rien non plus [Musique] la Libération qui a été attendu pendant toute la paire de déportation a-t-elle été votre tour à Paris le bonheur escompté bonheur c'est pas le bon mot mais non pas du tout beaucoup de difficultés à vivre longtemps non pas du tout envie de d'abord parce qu'on se sent complètement déplacé sont déplacés même gauche en plus bon moi j'avais jamais vécu à Paris j'étais quoi une petite lycéenne pas encore étudiante vivant dans un milieu provincial et tout d'un coup on est projeté bon j'avais tout de même je suis assez vite qu'il avait été reçu au chaud si j'avais toujours dit ça jamais je repasserai mon Bashung on ne ferai pas d'études en même temps j'avais envie de faire des études parce que maman nous avait tellement élevé dans l'idée que les femmes devaient avoir un métier un vrai métier que c'était pour moi très important enfin c'était et j'avais toujours dit j'avais envie de faire du droit je voulais être avocate donc au mois de septembre je m'en suis occupé de m'inscrire mais le mois de juillet je sais pas je sais même pas ce que je fais je vois pas mal ma sœur Denis on va jouer à mes sœurs je connais pratiquement personne à Paris quelques camarades pas beaucoup ils sont pas rentrés je sais pas où ils sont j'ai pas encore leur adresse un petit peu pas beaucoup je vais voir mes amis de danse si sûrement à ce moment là plusieurs fois mais faut pas dire ce que je fais pas grand chose il leur avait raconté à votre tour ce que vous aviez vécu avec ma tante oui j'en ai beaucoup parlé en même temps bon maison que les tentes ils ont été très très généreux nous on a plus rien non plus rien n'a rien retourner mes parents ma sœur m'avait dit mais si je sais pas comment ils ont vécu trois mois de plus ils avaient plus du tout d'argent ils avaient tout épuisé il y avait rien et en plus alors mon mari enfin mon fiancé d'abord a été très bien très bien accueilli moi je me suis inscrite à Sciences Po et au droit c'est comme ça que je l'ai rencontré et voilà je suis rentré puis à ce moment-là je me suis dit bon qu'est-ce que je vais faire et c'est à ce moment-là que je alors pour le droit je me suis renseigné il y avait des sessions spéciales alors on a pu passer deux années de droit en un an enfin c'était assez généreusement et bien organisé et puis en même temps la pour science peau ça a été m'inscrit pour m'inscrire à Sciences Po puisque j'avais eu envie qui venait c'était en fait sur ce pauvre venait de se transformer en acier et toute politique je suis allé d'ailleurs très bien accueilli et on m'a dit mais les femmes les jeunes femmes les jeunes femmes et un examen l'examen est déjà passé était en juillet et puis là oui mais enfin si jamais il pouvait pas l'imposer parce qu'il n'avait pas pour les garçons ce qui est maintenant serait absolument inaccepte enfin tout à fait illégal alors c'est pourquoi on m'a dit parce que les femmes elles conscience peau pour se marier c'est pas mon cas et c'était le cas pourtant alors ils m'ont dispensé de passer le concours cet examen plutôt et il y avait une assez bonne idée ou peut-être parce que c'était constitut tardivement ils ont fait une conférence spéciale on s'est retrouvé tous les gens qui a un peu des situations assez particulières au fond c'est assez bien parce qu'on a eu un mètre de conférence qui avait été lui-même un grand résistant qui était très très ouvert et c'était assez bien parce qu'on avait tous eu des parcours un peu difficiles certains étaient anciens prisonniers sur des portes et aussi un déportés je devais être la seule mais qui avait pas pu qui était pas en France il y avait alors j'apparaissais tout un peu à Sciences Po comme un objet non identifié avec l'envie de travailler et pas du tout si j'allais si je sortais le soir sortie très peu mais c'était vraiment pour me forcer à sortir mais sans aucun plaisir aucun goût perdu tout à fait dans ce milieu me souviens comme ça alors un peu plus tard même si c'est un camarade [Musique] alors qui était après quand je me suis fiancé qui était un gamin de la même promotion que la même conférence que mon fiancé je t'ai invité chez lui j'étais tout d'un coup tellement perdu que il habitait boulevard Suchet il y avait des grands rideaux et je m'étais caché dans les rideaux pour ne pas avoir à parler qui que ce soit bon petit à petit nous on l'a vu était très difficile votre fiancée était juif c'était important pour vous j'aurais pas pu à ce moment là vous poser quelqu'un qui soit pas juif parce qu'il y avait trop de choses à comprendre à assumer plus tard oui j'en faisais pas du tout une question de principe je parle religieuse j'ai pas mais à ce moment-là je crois qu'au fond j'ai retrouvé ma famille et pour mardi gras par faire du ski et avec un copain il me dit enfin bon on pourrait aller faire du ski je dis bon j'accepte d'aller faire du ski c'était près au dessus de Grenoble et un mari ça va m'y habitait Grenoble ils étaient enfin en fait ils étaient leurs reins la région de Nancy et ça avait été réfugié pendant toute la guerre à Grenoble il était pas encore rentré en Lorraine il m'a dit on va arriver le soir on aura qu'à accouché chez mes parents et puis ensuite on est en partie à faire du ski dans le j'ai cru tomber dans ma famille c'était comme atmosphère on jouait des petits jeux des jeux de cartes on joue des petits jeux c'était très très simple il me accueilli très gentiment c'était le la même atmosphère c'est des gens qui avaient une vie beaucoup plus facile qu'on a même eu mes parents j'avais une des industriels qui avait une grosse affaire de ne pas donnonnière en Lorraine pas encore rentré mais c'est une affaire de famille et qui c'est le dernier année je crois mon beau-père en Suisse ils sont très très vite mais c'était les mêmes choses qui comptaient les mêmes valeurs et on est rentré bon on est rentré quasiment quasiment fiancée j'ai épousé je crois autant c'était à tout et puis on s'est marié on s'est marié assez au fond assez vite et puis on est toujours marié ça va faire soi-même 60 ans dans quelques mois pas mal et mes beaux-parents ils ont été ce qui paraissait être c'était une famille non il est de façon beaucoup plus aisée beaucoup plus mais c'était les mêmes choses qui comptaient un peu plus religieux dans leur famille un peu plus enfin c'est perdu complètement à cette génération mon mari avait encore sa grand-mère maternelle quitter une femme extraordinaire que j'ai adoré qui m'a gâté beaucoup qui avait beaucoup de petites filles mais je suis devenu la petite fille privilégiée et qui a été vraiment donc c'était des gens très bien vraiment très bien j'étais complètement intégré complètement intégré dans cette famille plus que ça [Musique] vos enfants j'en parle à l'occasion oui je sais pas je raconte pas en suivant mais on en parle un peu plus avec le petit peut-être plus parce que les enfants vit avec eux alors on en parle quand il y a une occasion il y a un de mes fils je sais pas je dirais pas qu'il est plus concerné je verrai simplement qu'il parle des choses plus facilement et puis qui est beaucoup plus juif que l'autre on va pas s'il a épousé une femme juive qui a des gens des portées dans sa famille donc c'est différent mais les deux sont venus je fais si on voulait venir leurs enfants aussi on en parle enfin c'est présent oui et maintenant de temps en temps alors avec le petit enfant jeune avec eux pour leur en parler souhaite que je leur en parle puis moi je vois alors un de mes fils il est beaucoup de livres sur les déportation il travaille beaucoup avec très proche d'Israël il a été pendant un an dans un petit boots donc c'est assez un peu différent mais les deux sont très celui qui était médecin c'est le contraire une supportait pas il avait dit quand nous avons été Auschwitz façon on était plus là mais je ne portais et ma sœur celle qui a été déportée Ravens n'est jamais retourné à rabens jouet et l'idée même d'aller aux chevilles suivantes mais elle s'est beaucoup occupée de la Mégane déportés et quand nous nous voyons le dimanche matin nous parlons toujours de ça les blessures ou la douleur s'apaisent [Musique] non je suis encore plus en colère je suis plus en colère parce que justement cette banalisation m'inquiète beaucoup cette confusion ça m'énerve je reste trop je reste trop meurtrisse papa par rapport ma famille par rapport à ce que j'ai vu par rapport à ces hongrois qui sont arrivés dans des trains c'est pas une question de pardon parce que toute façon les Allemands qui sont là maintenant c'est pas eux ils sont pour rien mais c'est le fait le fait c'est à nous de le rappeler moi j'ai longtemps dit moi sur sur mon lit de mort je crois que ça que je pense pas à mes parents ni rien vous faites lui-même bébé un million et demi d'enfants comme ça quand je vois mes petits-enfants je pense à ça je leur dis jamais naturellement je vais citer votre maman il paraît qu'elle a dit à la fin de sa vie jamais le mal aux autres nous savons ce que c'est peut-être non moi je souhaite jamais demain ne souhaite pas mais [Musique] on n'a pas le droit d'oublier non on leur doit ça ceux qui sont [Musique] [Musique] [Musique] pour moi ce qui est important [Musique] de dire et de redire c'est combien lorsque nous étions quand pour chacune d'entre nous c'était important d'espérer de penser que certaines rentreraient et par le rêve les témoignerait on parle souvent du devoir de mémoire pour ma part c'est une expression que je n'aime pas beaucoup c'est un besoin par les mémoires mais en ce qui nous concerne nous ça devoir de transmission que nous avons parce que nous l'avons promis toujours nos décisions il faut qu'on sache il faut qu'on sache comment ça s'est passé [Musique] Simone Veil seul l'espoir apaise la douleur [Musique] un podcast original en quatre épisodes produit par Lina réalisée par nexom noise écrit par les avengerstein avec le concours de Dominique Missika [Musique] avec la voix d'isadoradarciale musique originale Michael yo [Musique] ce podcast a été réalisé à partir du témoignage de Simone Veil recueilli par Catherine Bernstein le 9 mai 2006 dans le cadre de mémoire de la Shoah une initiative de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de Lina [Musique] [Musique] l'intégralité du récit de Simone Veil est disponible en librairie dans seul l'espoir apaise la douleur une coalition Flammarion INA et en vidéo sur le site des grands entretiens de Lina entretien au pluriel point fr

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