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InterviewRadio France (sur Site radio)· 23 juin 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiEnvironnement & énergie

Canicule, vigilance rouge dans l'Orne : les entreprises du bâtiment s'adaptent à la chaleur

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Comment vous faites pour assurer la sécurité de vos salariés dans le bâtiment ?

  • 1:18OuverteRéponse directe

    C'est le cas par exemple dans votre entreprise de charpente, là où vous avez adapté les horaires de vos salariés ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    On imagine que c'est une difficulté supplémentaire avec les machines qui dégagent de la chaleur ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous voulez renseigner sur ce qui est possible de faire, ce que dit la loi par exemple en matière de travail dans des conditions météo difficiles ?

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que certaines entreprises sont carrément à l'arrêt ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Ça peut mettre en péril certaines entreprises ou c'est un peu exagéré de dire cela ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06PrésentateurFait
    « Toute la région est en vigilance rouge. C'est une première depuis l'instauration de ces vigilances en 2024. »
  • 0:34InvitéFait
    « On a majoritairement pour les entreprises du bâtiment adapté les horaires. C'est-à-dire un début de travail assez tôt, très tôt, vers 6h du matin. »
  • 0:43InvitéFait
    « On a été aussi autorisé par la préfecture à faire du bruit pour les chantiers un peu bruyants dès 6h du matin. »
  • 2:18PrésentateurChiffre
    « La fédération du bâtiment de l'orne compte 450 adhérents. »
  • 2:28InvitéFait
    « La fédération s'est mobilisée dès dimanche soir, dès l'annonce de cette canicule. »
  • 3:29InvitéFait
    « Il y a quand même des entreprises de travail publique qui sont à l'arrêt. »
  • 3:38InvitéFait
    « On n'est quand même pas très bien lotis par la crise énergétique, le carburant, les matériaux qui ont flambé. »
  • 5:06InvitéFait
    « C'est un régime évidemment qui fait écho au réchauffement climatique et à la multiplication de ces épisodes de canicule. »
  • 5:29InvitéFait
    « Après c'est aussi un dispositif qui n'est pas ouvert à toutes les entreprises donc c'est aussi les entreprises de plus de dix. »
  • 5:35InvitéFait
    « Il faut être en vigilance rouge, bon bah ça on l'est, il faut quand même s'assurer qu'il est impossible de travailler. »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur30 %
  • Présentateur 24 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Normandie, émission spéciale. Et on continue de parler de la canicule sur Ici Normandie. Toute la région est en vigilance rouge. C'est une première depuis l'instauration de ces vigilances en 2024. Une vidéo, Jean-Baptiste, qui a un impact direct sur certains métiers. On en parle avec notre invité. Oui, nous sommes en ligne avec Benoît Lauré. Il est le président de la fédération du bâtiment de Lorne. Bonjour. Bonjour. Plus de 40 degrés pour travailler en extérieur, forcément c'est difficile. Comment vous faites pour assurer la sécurité de vos salariés dans le bâtiment ?

0:29
Invité

Oui, effectivement, c'est très difficile. En fait, évidemment, on doit la sécurité et la santé de nos salariés. Donc on a majoritairement pour les entreprises du bâtiment adapté les horaires. C'est-à-dire un début de travail assez tôt, très tôt, vers 6h du matin. Puisqu'on a été aussi autorisé par la préfecture à faire du bruit pour les chantiers un peu bruyants dès 6h du matin. Donc la préfecture nous a bien aidé là-dessus. Et fort heureusement. Donc l'adaptation des horaires peut pouvoir terminer vers 13h, 13h30 avant les pics de chaleur. Mais c'est quand même déjà très compliqué dès 9h, 10h du matin. Évidemment, c'est variable suivant les activités.

Les plus exposés vont être les maçons, les couvreurs, les charpentiers, tous les corps de métier qui travaillent en extérieur.

1:18
Présentateur

Justement, c'est le cas par exemple dans votre entreprise de charpente, là où vous avez adapté les horaires de vos salariés ?

1:23
Invité

Oui, tout à fait. On a commencé ce matin à 6h avec un rendez-vous à 5h30 afin de se rendre sur le chantier. Et puis on réduit la durée journalière avec une pause au milieu de la matinée, une pause casse-croûte. Pour aller un petit peu plus vite que d'habitude sur cette pause et puis permettre d'arrêter plus tôt.

1:42
Présentateur

Alors, il y a les machines parfois utilisées aussi par certains ouvriers du bâtiment qui peuvent dégager encore plus de chaleur. On imagine que c'est une difficulté supplémentaire ?

1:52
Invité

Oui, alors par exemple en étanchéité, vous imaginez, on chauffe les membranes bitumineuses avec un chalumeau. Alors là, on est quasiment dans une activité impossible à réaliser en cette période. Et puis les matériaux aussi, vous avez pour les couvreurs des matériaux acier par exemple, ou l'ardoise qui est noire, les couleurs noires aussi des couvertures, le zinc, l'aluminium. Donc là, ça devient aussi très compliqué sur ces activités et ces matériaux-là.

2:18
Présentateur

La fédération du bâtiment de l'orne compte 450 adhérents. Est-ce que vous voulez renseigner sur ce qui est possible de faire, ce que dit la loi par exemple, en matière de travail dans des conditions météo difficiles ?

2:28
Invité

Oui, tout à fait. La fédération s'est mobilisée dès dimanche soir, dès l'annonce de cette canicule. Donc avec la rédaction d'un flash info qui a été envoyé à tous les adhérents pour que tout le monde ait les informations, les mises en garde, bien faire attention à préserver la santé de nos compagnons. Tout ça a été bien prévenu dès dimanche soir. Et puis hier, le téléphone a pas mal sonné à la fédération pour accompagner les entreprises dans ces moments où il faut être vigilant.

2:56
Présentateur

Nous sommes avec Benoît Lauré, le président de la fédération du bâtiment de l'orne, invité d'ici Normandie ce matin. Vous le disiez, en fonction de certains corps de métier du bâtiment, ça peut être compliqué de travailler par ces temps chauds. Est-ce que ça veut dire que certaines entreprises sont carrément à l'arrêt ? Vous parliez par exemple de la couverture, ça peut être compliqué effectivement de faire un toit en ce moment ?

3:19
Invité

Alors les entreprises à l'arrêt sont assez rares. Elles ont majoritairement privilégié l'aménagement des horaires. Mais il y a quand même des entreprises de travail publique qui sont à l'arrêt. Alors c'est un petit peu la double peine en ce moment parce qu'on n'est quand même pas très bien lotis par la crise énergétique, le carburant, les matériaux qui ont flambé. Donc là c'est un petit peu la double peine en ce moment sur une année déjà un peu compliquée.

3:43
Présentateur

Ça peut mettre en péril certaines entreprises ou c'est un peu exagéré de dire cela ?

3:47
Invité

Non je ne pense pas, ça peut arriver mais heureusement les entreprises sont résilientes, sont prévoyantes, on fait des réserves pour les coups durs mais c'est compliqué. C'est une année qui va être majoritairement compliquée en termes de résultats.

4:06
Présentateur

Et ça peut perturber un peu aussi les agendas entre guillemets des entreprises du bâtiment parce que peut-être qu'un chantier va se terminer plus tard alors qu'on sait qu'il y en a un autre qui doit démarrer. Ça aussi il faudra s'ajuster ?

4:19
Invité

Ah oui les plannings vont être perturbés c'est sûr puisque la durée, déjà la durée journalière va être diminuée. Donc le chantier va avancer moins vite et puis même là aujourd'hui en fin de matinée il fait quand même déjà très chaud. Donc le rendement n'est pas le même donc des entreprises vont aussi changer de type d'activité quand ils ont la possibilité de type de chantier parce qu'on a la chance dans le bâtiment de ne jamais faire les mêmes chantiers, les mêmes réalisations. C'est ce qui fait la beauté de notre métier et c'est ce qui permet de nous adapter mais forcément les plannings vont être perturbés ça c'est évident.

4:53
Présentateur

Une dernière question, depuis 2024 il existe un régime d'intempéré canicule comme il en existe pour la neige ou le verglas, ça c'est important pour soutenir les entreprises, les accompagner justement par des temps chauds comme en ce moment ?

5:06
Invité

Oui exactement c'est un régime évidemment qui fait écho au réchauffement climatique et à la multiplication de ces épisodes de canicule. Donc la caisse de congé du bâtiment a mis en place ce dispositif mais qui est quand même relativement peu utilisé puisque les entreprises ont aussi deux chiffres d'affaires, de satisfaire les clients. Après c'est aussi un dispositif qui n'est pas ouvert à toutes les entreprises donc c'est aussi les entreprises de plus de dix. Il faut être en vigilance rouge, bon bah ça on l'est, il faut quand même s'assurer qu'il est impossible de travailler. Voilà chaque situation s'apprécie mais oui de fait depuis 2024 on a la possibilité de recourir à ce dispositif.

5:51
Présentateur

Voilà qui permet notamment évidemment une prise en charge d'une partie des salaires. Merci beaucoup Benoît Loré, président de la fédération du bâtiment de l'Orne d'avoir été l'invité d'ici Normandie ce matin pour ce coup de projecteur parce que oui dans le bâtiment ce sont des métiers exposés à cette canicule, cette vigilance rouge. Bonne journée à vous ! Bonne journée au revoir !