Budget 2026 : « Il faut agir rapidement pour stabiliser la dette »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« il n'y a pas au fond d'équation budgétaires qui tiennent si nous ne regardons pas ce qui freine aujourd'hui notre croissance et ce qui explique pourquoi notre PIB par habitant est de près de 15 à 20 % inférieur à celui de nos voisins »
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« Nous voulons donc revenir à un déficit inférieur à 3 % en 2029 et ce qui veut dire de passer par le point de 4,6 % de l'an prochain. »
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« en 2029 si nous devons payer 100 milliards de charges d'intérêt et bien ce sont 40 milliards de plus qu'aujourd'hui qui n'iront pas dans les services publics »
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« un état qui hors effort de réarmement et bien se met en condition de ne dépenser pas plus qu'en 2025, ni plus ni moins. Fameux zéro valeur. »
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« nous augmentons de 6,7 milliards en 1 an le budget des armées »
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« nous augmentons le budget de la justice de près de 175 millions pour ouvrir les places de prison »
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« nous augmentons le budget du ministère intérieur de 613 millions »
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Hier, le Premier ministre a annoncé un plan de redressement qui n'est pas qu'un plan de redressement budgétaire. Et j'insiste sur ce point et j'y reviendrai parce que il n'y a pas au fond d'équation budgétaires qui tiennent si nous ne regardons pas ce qui freine aujourd'hui notre croissance et ce qui explique pourquoi notre PIB par habitant est de près de 15 à 20 % inférieur à celui de nos voisins et qui explique, on doit le dire, une grande partie de nos difficultés budgétaires. Nous ne sommes pas aujourd'hui dans le temps du PLF lui-même.
Nous n'avons pas tous les détails. C'est le principe de se tirer à part, c'est qu'il fixe un cadre, une architecture sur lequelle je vais revenir à partir de laquelle et bien nous allons travailler à vous présenter d'ici au début du mois d'octobre comme il se doit et après revue du haut conseil des finances publiques et bien un cadrage budgétaire. Je dirais plutôt qu'aujourd'hui nous sommes au temps zéro, celui du point de départ de la construction du compromis que nous devons trouver ensemble pour donner au pays un budget cet automne, c'est-à-dire dans les délais et ne pas nous retrouver de nouveau dans la situation où nous commencerions une année sans budget.
Au fond, la méthode que nous suivons, elle tient sur trois éléments. D'abord, la transparence et je crois que nous travaillons vraiment à vous donner la plus grande lisibilité possible de ce que nous faisons. La deuxième élément, le deuxième élément, c'est la crédibilité de la trajectoire pour que notre trajectoire nous ramène effectivement là où nous voulons être, à savoir au moment où nous n'augmentons plus la dette.
Et enfin le troisème principe c'est le dialogue. Nous nous avons avec le premier ministre Éric Lombard par cette ce cadrage budgétaire très anticipé des éléments qui d'habitude n'arrivent au mieux que fin septembre. Beaucoup plus de temps devant nous et notamment tout le mois de septembre et cette fin de mois de juillet pour pouvoir travailler avec vous.
Aujourd'hui donc je vous présenterai l'architecture, les grands équilibres, les grandes réformes, les grands choix politiques que nous portons. Et le but, c'est que ces éléments puissent être enrichis de vos propositions d'ici évidemment au mois d'octobre et évidemment ensuite dans les débats parlementaires. Je ne vais pas être très longue, mais je crois que nous savons tous ici à quel point le moment est celui du courage et de la responsabilité.
Nous avons la responsabilité de reprendre en main nos finances publiques et il s'agit bien plus que d'un simple ajustement comptable. Il s'agit de nous redonner des marges de manœuvre pour financer nos priorités, pour décider par nous-mêmes de ce que nous voulons investir, de la manière dont nous voulons faire fonctionner notre solidarité et de la manière dont nous voulons garantir notre souveraineté. Au fond, ce que nous vous proposons, ce n'est pas un tableau de chiffres, c'est un tableau de choix.
Et ces choix, c'est celui de nous dire que nous devons absolument arrêter de consacrer autant de notre richesse nationale à payer notre dette. Nous voulons donc revenir à un déficit inférieur à 3 % en 2029 et ce qui veut dire de passer par le point de 4,6 % de l'an prochain. Notre dette, le premier ministre l'a dit et je vous le confonfirme, nous met devant deux dangers.
D'abord l'étouffement progressif parce qu'en 2029 si nous devons payer 100 milliards de charges d'intérêt et bien ce sont 40 milliards de plus qu'aujourd'hui qui n'iront pas dans les services publics que nous voulons évidemment financer. Et puis le deuxième risque, c'est le choc de confiance si et bien les marchés financiers, nos créanciers décidaient que notre plan n'était pas crédible et qu'il a aussi ne mettrait dans de grandes difficultés pas seulement nous puissance publique mais aussi tous les Français parce que les taux d'intérêt et bien les Français les voient dans leurs achats immobiliers, dans leur prêts d'entreprise, dans le coût de l'argent pour la trésorerie de nos entreprises, qu'elles soient petite ou grande. L'impératif, c'est qu'il faut donc agir rapidement pour stabiliser la dette, pour ramener le déficit sous les 3 % et nous devons faire sans renoncer à nos principes sans augmenter massivement les impôts qui, on le sait, sont un poison, qui ont été augmentés très souvent et qui n'ont infiné rien résolu de manière structurelle et sans empiler non plus des exceptions de plus en plus illisibles dans notre code fiscal.
Les priorités que nous avons dans ce budget et des priorités d'investissement, elles existent et je veux les mettre en valeur. Ce n'est pas parce que nous réduisons la croissance de nos dépenses que nous réduisons cette croissance de manière homogène. Il y a des postes de dépenses que je vais vous exposer sur lesquels nous allons plus loin que ce que nous faisions avant.
Dans le domaine régalien, quand nous augmentons de 6,7 milliards en 1 an le budget des armées, et bien nous faisons un choix. Quand nous augmentons le budget de la justice de près de 175 millions pour ouvrir les places de prison pour accélérer notre lutte contre les narcotrafiquants, nous faisons un choix. Quand nous augmentons le budget du ministère intérieur de 613 millions pour financer l'installation et déploiement de nouvelles brigades de gendarmerie ou pour augmenter les moyens de la sécurité civile, et bien nous faisons un choix.
Quand nous décidons de regarder vers l'avenir et d'accélérer notre transition écologique pour avoir une économie plus décarbonée, plus résiliente, nous faisons un choix. Et quand nous décidons d'investir pour mieux former nos enseignants, quand nous décidons d'investir pour continuer à poursuivre nos soutiens à l'innovation, nous faisons un choix. Mais ces choix, pour que nous puissions les refaire durablement et chaque année dans le futur, il nous faut dégager des marges de manœuvre.
Nous ne pouvons pas les faire à modèle constant, à dépenses constantes et à dynamique constante. C'est en cela que ce plan est un plan de responsabilité pour que nous retrouvions la maîtrise de nos comptes et que nous restions maître collectivement, démocratiquement de nos choix. Et donc ce plan, il propose deux choses.
Un de réduire la dynamique de nos dépenses publiques pour retrouver des marges de manœuvre et de de soutenir l'activité pour que nous ayons plus de richesse créée et avec plus de richesse créée et bien plus de ressources et un pays qui d'ailleurs pourra aussi augmenter le salaire de ces acteurs économiques et qui pourra redonner de l'impulsion pour faire de la France un pays plus riche et que nous puissions continuer à améliorer le coder des français investir dans nos priorités. Le plan que je vous présente sur un plan maintenant plus peut-être chiffré, c'est effectivement un effort de 44 milliards d'euros par rapport à la tendance. Cette tendance que je peux vous présenter de manière extrêmement je crois claire et que montre que la trajectoire que nous proposons est à la fois prévisible et sincère, ce serait une hausse de 58,5 milliards d'euros notre dépense qui se décomposerait d'à peu près 20 milliards sur le périmètre des dépenses de l'État, c'està-dire hors prélèvement sur recette et comptes spéciaux en hausse, une tendance de 10 milliards de hausse sur les dépenses de santé et une tendance à la hausse de 8,6 milliards sur les dépenses fonctionnement des collectivités.
Nous n'avons pas décidé de laisser ces tendances se produire, se poursuivre parce que nous n'avons pas les moyens. Nous avons décidé de nous en tenir à 29,1 milliards d'euros d'augmentation de dépenses publiques qui veulent dire 7,3 milliards pour le périmètre ministériel et ses opérateurs de hausse contre 20 prévu sinon. 4,7 milliards pour l'ondame de hausse contre 9,8 prévu sinon et 3,3 milliards de dépenses de fonctionnement supplémentaire pour les collectivités contre 8,6 prévus sinon.
Ce qui veut dire que nous faisons 12 milliards d'économies sur État et opérateur, que nous faisons 5 milliards d'économies sur l'OMDAM et que nous faisons 5,3 milliards d'économies sur les dépenses des collectivités. C'est ainsi que nous pouvons donc retrouver un cap. dit autrement, c'est un état qui hors effort de réarmement et bien se met en condition de ne dépenser pas plus qu'en 2025, ni plus ni moins.
Fameux zéro valeur. C'est pour les collectivités un effort pour le fonctionnement de se mettre au zéro volume. C'està-dire que en fonctionnement les collectivités ont le même argent que l'année dernière ou l'année en cours plus l'inflation.
Et c'est pour la santé et la sécurité sociale un objectif de maintien de la dépense de santé dans la part de notre PIB à son niveau de 2024 de 8,75 % du PIB, là où la tendance naturelle nous amènerait comme depuis 5 ans à chaque année augmenter le poids de la santé dans le PIB, ce qui n'est pas aujourd'hui finançable puisque nous n'avons pas chaque année de nouvelles ressources à à allouer en plus de la simple croissance de nos recettes. à la santé. C'est pour nous la manière aussi de nous mettre en condition de ramener la sécurité sociale à l'équilibre.
Nous l'avions fait entre 2010 et 2019 et bien nous devons le faire entre 2020 année du Covid et avant 2029. C'est cela qui doit nous guider. En 1945, quand le général de Gaul crée la sécurité sociale, il n'a jamais imaginé, jamais imaginé que nous aurions depuis créé la cadesse et que nous aurions aujourd'hui, vous voyez 80 ans plus tard, 65 milliards de déficit accumulés sur le compte de la cause à la fin de l'année 2025. ces efforts, zéro valeur sur l'État, zéro volume en fonctionnement pour les collectivités, stabilité dans le PIB pour la santé, ils sont possible, ils sont nécessaires et au-delà de ces chiffres, vous voyez bien que c'est bien la transformation de notre action publique est en jeu.
Comment nous en finissons avec les doublons, les redondances, les agences en cap clair ? Je remercie ici les travaux de la sénatrice Lavarde. Particulièrement utile dans la le panorama qu'elle a pu dresser de cette réorganisation absolument essentielle de notre action publique, c'est de redonner plus de pouvoir au préfet pour avoir des politiques publiques adaptées aux réalités locales annoncé par le premier ministre à Chartre la semaine dernière.
Cela suppose aussi de revoir tous les dispositifs de crise qui sont devenus parfois des dispositifs d'OBen. Et puis c'est aussi dire que la subvention n'est pas la boussole, n'est pas le point de départ et le point d'arrivée de toutes les dépenses publiques. Nous avons d'autres outils, les avances, les prêts bonifiés, les fonds européens et que il n'est pas automatique de toujours devoir dépendre des subventions publiques.
Ah. [Musique]
Amélie de Montchalin