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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 3 juin 2014 5 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Christian TROADEC

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Vous réclamez la réunification de la Bretagne historique, c'est-à-dire le retour administratif de la Loire-Atlantique comme cinquième département.

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Et vous prenez ça comment ?

  • 1:37OuverteRéponse partielle

    Vous dites déni de démocratie, cela dit, la porte ne serait pas totalement fermée.

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas demander, réclamer un référendum pour faire bouger les lignes si besoin ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Comment allez-vous manifester, faire entendre votre voix dans les prochaines semaines ? Ou est-ce que vous baissez les bras ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    En quelques secondes, la fusion des deux régions, Bretagne et Pays de Loire, ça aurait pu créer un pôle économique que vous souhaitez également. Pourquoi vous y êtes opposé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « Oui, les bonnets rouges qui se sont trouvés un nouveau combat après avoir fait plier le gouvernement sur l'écotaxe. »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « Vous réclamez la réunification de la Bretagne historique, c'est-à-dire le retour administratif de la Loire-Atlantique comme cinquième département. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Il préfère donc garder la Bretagne telle qu'elle est, avec ses quatre départements actuels. »
  • 1:00Locuteur non identifiéChiffre
    « pour peser plus de 4,5 millions d'habitants »
  • 2:31Locuteur non identifiéChiffre
    « Je crois que les sondages portent de 65 à 70% d'opinions favorables sur le retour de la voie antique »
  • 4:10Locuteur non identifiéFait
    « Tout simplement parce que, je vous le rappelais, la Bretagne a quand même une histoire, et on ne peut pas créer des régions comme ça artificiellement qui n'ont aucun sens. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié67 %
  • Christian Troadec27 %
  • Présentateur6 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Et votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est le maire d'Hivergauche de Carré, dans le Finistère. Il est aussi conseiller général. Christian Troadec, c'est l'un des porte-parole des bonnets rouges.

0:16
Christian Troadec

Oui, les bonnets rouges qui se sont trouvés un nouveau combat après avoir fait plier le gouvernement sur l'écotaxe. Et bien maintenant, c'est la réforme territoriale qui est dans le collimateur, et tout particulièrement le cas de la région Bretagne. Bonjour Christian Troadec. Oui, bonjour. Vous réclamez la réunification de la Bretagne historique, c'est-à-dire le retour administratif de la Loire-Atlantique comme cinquième département. Et bien ce n'est pas le choix de François Hollande, il l'a dit hier soir. Il préfère donc garder la Bretagne telle qu'elle est, avec ses quatre départements actuels. Vous prenez ça comment ?

0:48
Locuteur non identifié

Très mal, on avait bien sûr un grand espoir à travers cette réforme territoriale d'assister au retour de la Loire-Atlantique, comme vous le précisez, cette dernière Nantes en Bretagne administrative, pour peser plus de 4,5 millions d'habitants, d'avoir la capacité de lever des moyens pour essayer de trouver des solutions nécessaires au développement économique, et surtout de l'emploi en Bretagne, où ça va aussi très mal, comme on va être de l'Hexagone. Évidemment, c'est encore un espoir déçu de voir que ce sont quelques technocrates à Paris, dans des bureaux à Paris, qui ont décidé de l'avenir à la Bretagne.

Alors même qu'ici, en Bretagne, depuis des dizaines d'années, ce sont sans doute des centaines, voire des milliers de voeux qui ont été formulés dans les conseils municipaux, les conseils départementaux, régionaux, pour permettre justement le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne. Et puis on voit qu'au final, il y a encore un déni de démocratie. Ils sont quelques technocrates à Paris qui décident pour l'avenir de la Bretagne. Évidemment, ici, c'est très très mal vécu, et je crains le pire pour les jours à venir.

1:37
Christian Troadec

Vous dites déni de démocratie, cela dit, la porte ne serait pas totalement fermée. Il n'est pas exclu qu'un département puisse, plus tard, demander son rattachement à une autre région. C'est une hypothèse que vous continuerez d'envisager ?

1:49
Locuteur non identifié

Très mal, je pense, parce qu'il y a un mécano institutionnel qui s'est mis en place. Et vous voyez bien aussi que si on bouge désormais à une région ou à un département, c'est l'ensemble du dispositif qui a été conçu par les technocrates de Paris, qui pourraient être amenés à être modifiés. Il y a une grande région-centre qui a été créée, qui semble d'ailleurs totalement démesurée, avec les poids tout charentes, le limousin, et puis la région-centre. Cela voudrait dire que si on obtient le retour de la voie antique, que deviendraient les autres départements de Pays-de-Loire ?

Voilà, on est dans une situation aujourd'hui qui est vraiment très délicate, alors même que la décision aurait pu être prise immédiatement et tout simplement respecter le choix des Bretons qui, comme il faut aussi préciser, à chaque sondage, à chaque consultation, se sont portées à chaque fois très massivement sur cette volonté de la réunification. Je crois que les sondages portent de 65 à 70% d'opinions favorables sur le retour de la voie antique, c'est-à-dire sur cette Bretagne historique.

2:37
Christian Troadec

Eh bien justement, pourquoi ne pas demander, réclamer un référendum pour faire bouger les lignes si besoin ?

2:43
Locuteur non identifié

Aujourd'hui, cela n'est pas permis, évidemment, par la Constitution, donc il faudrait aussi que François Hollande le permette, mais aujourd'hui, on se constate surtout que tout ce qui était justement le domaine des élus locaux qui eux-mêmes s'étaient prononcés en faveur de cette réunification, eh bien ne parviennent pas justement seulement à aller à la réunification.

2:59
Christian Troadec

Comment allez-vous manifester, faire entendre votre voix dans les prochaines semaines ? Ou est-ce que vous baissez les bras ?

3:07
Locuteur non identifié

Non, on ne baisse pas les bras, vous savez, la détermination des Bretons en la matière comme dans d'autres. Nous, on veut à tout prix avoir une région qui soit une région historique, parce que ça répond aussi à l'histoire. Il y a tellement de régions aujourd'hui en France qui n'ont pas cette identité sociale extraordinaire entre eux, cette culture aussi qui est reconnue à la Bretagne, et puis aussi tout simplement une péninsularité géographique assez exceptionnelle avec des centaines de kilomètres de côtes maritimes.

Et puis aussi, on le sait, il faut à tout prix rappeler que la région n'est pas seulement une question de taille, une question de démographie, c'est surtout les moyens financiers qu'elle pourrait lever pour permettre de nouvelles politiques, pour permettre le développement économique et de l'emploi. Donc on ne restera évidemment pas les deux pieds dans le sabot.

3:47
Christian Troadec

C'est-à-dire ?

3:47
Locuteur non identifié

On va continuer à avancer, et je crois, selon la formule consacrée, que la résistance va commencer à s'organiser dans les prochaines heures. Des premiers rassemblements, d'ailleurs, de citoyens vont intervenir dès ce soir à 17h devant toutes les préfectures des cinq départements de la Bretagne historique.

4:01
Christian Troadec

En quelques secondes, la fusion des deux régions, Bretagne et Pays de Loire, ça aurait pu créer un pôle économique que vous souhaitez également. Pourquoi vous y êtes opposé ?

4:10
Locuteur non identifié

Tout simplement parce que, je vous le rappelais, la Bretagne a quand même une histoire, et on ne peut pas créer des régions comme ça artificiellement qui n'ont aucun sens. Lorsqu'on a une identité aussi forte que celle de la Bretagne, je crois que la première chose à faire de la part de Paris, c'était de la respecter.

4:22
Christian Troadec

Eh bien, merci Christian Troidec, maire d'hiver gauche de Carré, conseiller général du Finistère, et je rappelle que vous êtes aussi l'un des porte-parole des Bonnets Rouges. Bonne journée !