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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 mars 2023 24 min

Retraites : "Nous sommes dans une crise politique, une crise de régime"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et notre invité politique ce matin c'était ricoquerel bonjour merci beaucoup d'être avec nous député la France insoumise de la Seine-Saint-Denis président de la commission des finances de l'Assemblée nationale on est ensemble pendant une vingtaine de minutes on va évidemment parler longuement de la réforme des retraites Éric Coquerel le Sénat donc voté le report de l'âge légal de départ à 74 ans c'est une défaite pour vous une défaite c'était un peu attendu que ils finissent par le voter notamment parce que au Sénat le président du Sénat avait pris soin d'ouvrir le week-end je vous rappelle c'est à dire du d'utiliser pleinement le nombre de jours disponibles selon l'article 47 ans enfin le le l'outil législatif qui est utilisé donc c'était à peu près probable qu'ils y arrivent ça lui donne pas une majorité dans le pays en plus ils y sont arrivés de manière tout aussi étonnante que la manière de de faire à l'Assemblée c'est-à-dire avec cet article 38 qui permet d'éliminer des sous amendements et de raccourcir encore le temps du débat par rapport déjà à un utilise Latif dont il faut dénoncer sans arrêt il faut dire sans arrêt qu'il est non seulement inadapté pour faire passer une réforme de cette ampleur mais qu'il permet à peu près tout les pratiques anti-démocratiques de raccourcir les débats de passer son vote etc alors la majorité sénatorielle dit qu'il y a eu des débats il y a des heures il y a plus de senteurs de débats qui sont prévenus au Cénac la gauche a demandé de travailler en plus c'est pas beaucoup que la gauche a demandé à ce que cet article 7 soit examiné après la manifestation et que la droite sénatoriale a dit oui vous reconnaissez quand même qui a eu une volonté de la droite sénatoriale de de voir la gauche pouvoir débattre et pouvoir exprimer son corps je reconnais pas quelque chose encore une fois dans le cadre d'un d'un outil légatif qui qui n'est pas normal c'est pas vous vous dites je reviens vous me dites senteur quand même de débat est-ce que c'est pas suffisant bon enfin on n'a jamais vu ça on a une réforme globale qui va forcer les gens dans les années à venir à travailler deux ans de plus qui impacte le pays jusqu'à des décennies à venir et on nous explique qu'il faudrait que tout ça passe rapidement parce que le gouvernement a décidé ainsi qu'il utilise ça parce qu'il n'est même pas sûr de majorité bon donc la droite peut dire ce qu'elle veut au Sénat moi je pense que la raison qui la raison et du côté de la gauche comme elle était du côté de la nupesse à l'Assemblée nationale il n'est pas normal et donc à partir de là il est logique que l'on utilise absolument toutes les les possibilités pour ralentir ce projet de loi voir qu'il ne passe sans vote c'est-à-dire qu'ils utilisent un coup de force de plus qui montre que ce projet de loi n'est pas légitime donc vous encouragez la gauche c'est notoriale à ralentir les débats manifestement j'ai pas besoin de l'encourager parce que elle y vient même lorsqu'il ce qui d'ailleurs entre parenthèses quand même est assez assez étonnant qui montre bien que c'est pas tant les opposants qui posent des problèmes dans la manière de traiter c'est quoi mais c'est cette loi elle-même parce que à l'Assemblée nationale ce que ça a produit la sainte glaciale ça se produit aujourd'hui au Sénat il y a la gauche les opposants sont dans leur rôle on va pas empêcher en plus de s'opposer c'est à dire de faire en sorte que le mouvement social puisse se développer de ralentir cette loi si possible même de faire en sorte qu'elle ne passe pas bon et donc à partir de là et bien les débats se tendent puisque en face on essaye de passer en force donc ça veut dire que vous espérez que dimanche soir à minuit le Sénat n'est pas voté ce texte bien sûr et je l'espère d'autant plus que j'ai vu que monsieur Retailleau avait fait le même appel finalement que j'avais fait à l'Assemblée actuelle pendant toute la dernière semaine en rappelant que c'est le gouvernement qui décide d'arrêter au bout de 15 jours au Sénat ou au bout de 20 jours à l'Assemblée il pouvait prolonger à l'Assemblée pouvait nous donner le nom de journée nécessaire pour continuer à examiner la loi et puis ça peut être fait au Sénat et même cette fameuse limite des 50 jours en réalité quand on regarde les textes rien dit qu'elle soit obligatoire donc prenons effectivement est-ce que le Sénat puisse assiéger un peu au-delà au moins la journée de lundi vous vous aussi vous souhaitez que le signe asiatique ou vous ça vous arrange finalement que ça termine à minuit à minuit plus ça dure mieux c'est voilà parce que plus ça dure au Sénat plus ça va être compliqué pour faire en sorte que le sexe arrive à l'Assemblée et plus ça traîne plus le mouvement on peut se développer et plus ça montre en réalité que les initiateurs de cette loi n'ont aucune certitude pourquoi parce qu'ils n'ont pas de majorité dans le pays ils ont même une majorité très forte opposée à ce projet de loi la majorité de la droite et du centre du Sénat et Gérard Larcher avec la majorité présidentielle veulent un vote on l'a dit est-ce que c'est quand même pas plus courageux politiquement de voter ce texte que refuser de le voter est-ce que les parlementaires ne sont pas là pour voter des textes pour dire clairement la question n'est pas la aujourd'hui la question qui est posée on inverse un peu les élus pour voter des textes et pour vous prononcer sur Accepter des pratiques anti-démocratiques on n'est pas élus pour que à dire reprise on utilise à l'Assemblée un 47,3 pour faire passer un budget parce que le gouvernement n'a pas de majorité on n'est pas élu pour accepter que le gouvernement utilise un projet de loi de finance de la sécurité sociale rectificative qui lui permet de passer son vote qui lui permet de raccourcir les débats qui lui permet de faire à peu près ce qu'il veut alors en plus avec soit l'article 38 au Sénat soit le 49-3 à l'Assemblée enfin tout ça n'est tout tout ça enfin je veux dire ça montre bien que on est arrivé je crois dans ce pays parce qu'il y a plein d'autres pays où il y a pas assez de possibilité de comme ça de contraindre le Parlement à accepter ce qu'il n'accepte pas on est arrivé à une vraie crise dans ce moment politique mais une crise de régime tout ça on est une crise politique ça c'est clair la preuve c'est que j'ai cru comprendre que Madame borne estime qu'elle est même pas sûr d'avoir une agence il m'a dit même dans une crise d'origine c'est plus supportable que tout renvoie à une seule personne au président de la République d'ailleurs c'est pour ça que moi je crois que le cœur du problème les syndicats ont l'Inter syndical a bien la bien ciblé c'est Emmanuel Macron c'est lui aujourd'hui qui doit faire en sorte et je lui a fait un appel solennel ce matin il doit retirer ses poids parce que c'est lui qui l'a voulu à tout prix c'est lui qui l'a voulu par le plfsr et c'est lui qui l'a voulu contre tout un pays en gouverne pas contre tout un pays il est en train de mettre ce pays en tension c'est à lui qu'il revient de sortir de la crise et donc il a une possibilité pour ça enfin il sort de son piédestal il reçoit les syndicats et franchement quand vous avez plus de 60% des Français qui sont d'accord avec la grève qui sont d'accord avec ce que vous appelez le blocage du pays et bien on réfléchit deux secondes on arrête de mettre ce pays en tension cette cinquième république elle est à bout de souffle et là je crois que c'est en transe c'est ce qui est en train de montrer Emmanuel Macron par une vision très devenir présidentielle du régime mais en plus en disant que non il va pas recevoir les syndicales en conseil que c'est très forme ça vient de lui en disant qu'il les a déjà reçus qu'Elizabeth borne a déjà reçu les syndicats l'Elysée d'accord donc le responsable de cette politique c'était Macron donc c'est à lui de prendre les mesures qui fassent en sorte qu'on sorte de la situation dans laquelle nous sommes et dans laquelle il a mis le pays avec les tensions dans une dans un contexte de crise sociale et économique qui vraiment n'avait pas besoin de ça donc moi je lui dis il doit recevoir les syndicats et il y a plusieurs manières s'Il veut Il fait un référendum moi je pense que ça serait pas en qu'une manière démocratique de d'aller vérifier qu'il a ou non légitimité pour imposer c'est très forts bon en réalité je pense qu'il n'a pas du tout tout l'indique mais il retire il retire son projet de loi voilà je pense que ça serait pas dans votre faiblesse à un moment donné de dire je n'ai pas envie de continuer comme ça à attendre le pays à imposer à 9 actifs sur 10 qui refusent ce projet de loi le de travailler deux ans de plus alors même que on sait que les Français l'ont élu en connaissance de cause c'est pas vrai revenons sur ce que vous nous dire le président de la République au lendemain du premier tour a fait appel à tous les candidats qu'il estimaient démocratiques donc d'accord il a même fait un appel à Jean-Luc Mélenchon pour le soutenir face à l'extrême droite il savait très bien que ces candidats là ne portaient pas le fait de reculer l'âge de la retraite à 65 ans donc il sait très bien que c'est pas sur son programme qu'il a été élu et à partir de là il faut qu'il en tire les conséquences là tout indique qu'il n'a aucune majorité voilà donc moi je je le dis il doit rencontrer rapidement la terre syndicale et prendre des mesures nécessaires et franchement ça serait plutôt faire preuve de sagesse que de retirer cette proposition loi au lieu de mettre le bilan de la situation où il est aujourd'hui vous pensez qu'un accord sera conclu dans la commission mix paritaire mercredi matin entre députés une fois de plus imposé par la force par un coup de force parle du la part du gouvernement ce n'est pas possible ça voudra dire ça sera un aveu de plus qui n'a même pas de majorité à l'Assemblée nationale pour faire passer ce texte j'espère que très franchement il reviendront à la raison vous le retirez je l'ai dit tout à l'heure plutôt que de mettre encore un mâle la démocratie qui à mon avis n'est profitable pour personne si c'est le cas vous déposerez une notion de censure elle est fille ou la nuque dans son intégralité par exemple vous discutez avec Aurélien Pradier avec les députés du groupe liberté et territoire de la première lecture qui ont été faites on discute avec l'iode aussi le groupe bien évidemment qui a été adopté aussi une position contre le projet de loi nous avec dans les discuter du dépôt d'une notion de censure commune donc pour l'instant on discute pas ça mais pourquoi pas l'envisager avec les les groupes démocratiques ou les députés démocratiques enfin mon avis qui font partie du champ démocratique pour ce qui pour moi est plus le rassemblement national vous l'avez compris non mais ça veut dire que si c'est par exemple liberté le territoire qui dépose de cette notion de censure avec le serveur ce matin on fera en sorte s'il y avait le 49-3 en France de déposer une notion de censure qui est le plus de chance possible de passer et de toute façon si elle carence de trop on sera dans un nouveau contexte politique voilà c'est-à-dire avec le gouvernement qui aura avoue une fois de plus qu'il a pas de majorité et je pense que la crise politique de fracs accentuelle se doublera de la crise sociale qu'on connaît et je donne pas très cher dans ces cas-là la durée de vie de ce gouvernement alors on a compris pour enquête 49-3 si jamais ce texte est adopté 149,3 est-ce que vous continuerez la mobilisation ou vous êtes parlementaire et vous direz le Parlement s'est exprimé il est légitime on arrête mais vous savez il y a un moment donné ou quand si ce texte finit par passer il y a un moment donné où de manière manifeste la ce que représente le Parlement n'est pas légitime par rapport à ce qui sort du pays la démocratie sociale ça existe ça a tout le temps existé la démocratie qu'elle était supérieure mais en tout cas on doit en tenir compte quand il y a autant de Français qui sont opposés tout indique d'ailleurs c'est contesté par personne que il y a une très large majorité de Français qui ne veulent pas de ce projet de loi donc la démocratie c'est aussi un moment donné de la part d'un gouvernement qui qui veut l'imposer d'entendre ce qui montre de la population on peut pas gouverner contre le peuple vous savez le seul exemple le seul exemple de la 5e République ou quelqu'un a décidé de passer en force contre sur un texte qui manifestation n'est pas une majorité c'est Monsieur Sarkozy en 2017 lui a pas porté bonheur 2 ans après donc moi je pense qu'il faut revenir à la raison en plus nous savons très bien que tout ça n'a aucun rapport avec l'équilibre d'origine des retraites où nous savons très bien que ce n'est pas ça qui recherchait puisque le corps a largement montré que on peut on peut quel déficit d'abord sera très faible nous on a montré qu'il y avait plein de mesures possibles pour le compenser donc tout ça ne tient pas debout la seule raison c'est que à long terme quand même non vous avez un déficit de 12 milliards si jamais si jamais le gouvernement paye moins ses fonctionnaires et embauche point de fonctionnaires qu'aujourd'hui ce qui est un choix politique et ce déficit de 12 milliards à partir dans le pire des sérieux peut-être 2050 il s'équilibre 12 milliards c'est 3% de ce que coûte les retraites et 3% c'est beaucoup moins que le déficit de l'État donc il y a plein de manières le régler il y en a un par exemple on est on a parlé du 8 mars la Journée internationale des femmes et bien il suffit par exemple de faire une loi qui impose l'égalité salariale homme femme et vous avez 5 milliards qui rentrent dans les dans les caisses de de vieillesse vous pouvez aussi faire en sorte que les dividendes soient on impose une cotisation à la hauteur des revenus du travail ça fait 40 milliards qui rentrent donc il y a plein de méthodes pour au lieu de mettre le pays dans la difficulté et surtout de forcer les gens à travailler deux ans de plus c'est ça qui à mon avis et explique le refus majoritaire des Français est-ce qu'en vote du texte n'affaiblirait pas cette contestation et une affaiblirait pas ce mouvement social moi je l'affaiblir je veux dire à votre du texte serait une nouvelle enfin il faudrait prendre à partir de là des mesures nouvelles c'est l'Inter syndicale qui les décidera mais moi de ce que j'entends on n'a pas une inter syndicale qui aujourd'hui a envie de faiblir parce que il sent bien elle sent bien qu'elle a une population qui se qui est derrière elle qui est derrière les positions qu'elle prend et moi je pour l'instant je ne me mets pas en tout cas dans dans ce cas de figure voilà je pense je le redis qu'il va y avoir une semaine encore avec des grèves au conductibles des grandes journées et Monsieur Macron encore une fois a les clés en main pour régler cette question et c'est à lui qu'il revient de le faire justement sur ces grèves et sur ses actions l'électricité a été coupée avant-hier dans la permanence parlementaire de Gérard Larcher et au domicile de certains sénateurs c'est ce qui a indiqué hier Bruno Retailleau est-ce que vous cautionnez ces actes par rapport au fait de d'être obligé de travailler deux ans de plus de la part notamment prendre de sénateurs qui voit leur si j'ai bien compris leur retraite à plus de 4000 euros au bout de 10 ou années de cotisations et qui vont imposer que des gens qui ont 40 ans de cotisations travaillent deux ans de plus pour une retraite moyenne de 1400 euros très franchement la violence elle est à mon avis de ce côté là donc si mes composés c'était des coupures symboliques de ce que j'ai compris qui durait une demi-heure qui n'était en rien en rien des problèmes de santé donc dans tout le mouvement social vous avez des un moment donné de contestation qui sont de la responsabilité des syndicalistes mais si vous comptez sur moi pour les condamner je les condamnerai pas vous voulez condamnez pas y compris au domicile et Bruno retailleux a parlé de domicile de certains sénateurs moi je suis député je les syndicats font mais je veux dire que le il y a un moment donné il y a une proportionnalité des choses voilà ce qui est en train de faire notamment alors la droite au Sénat en partie en donnant une majorité au gouvernement au Sénat possiblement ce sont pas là j'espère que ça n'arrivera pas que ce texte ne sera pas voté pour un projet de réforme qui durcit la vie de tous les Françaises et les Français je trouve qu'une coupure de 30 minutes à un moment donné ciblé c'est pas un drame voilà ça ne vaut pas d'en faire d'en faire des tonnes par rapport à ça il y a une mobilisation des jeunes hier on a vu ce blocus challenge par votre appeler par votre collègue LFI Louis Boyard est-ce que pour vous faire ça c'est ça a été condamné notamment pariel brunch et la présidente de l'Assemblée est-ce que c'est digne d'un projet par contre le double bras d'honneur de Monsieur Dupont-Moretti pas nous on sait pas un mépris vis-à-vis de l'Assemblée on peut estimer que c'est on peut estimer que ces maladroits tout ce que vous voulez peut-être j'en sais rien moi je je ce que j'observe c'est que ça a fait du bruit donc ça ça a permis d'être entendu par les jeunes après c'est quelque part ici les étudiants à qui ils reviennent de dire est-ce que c'était bien ou pas mais franchement de je vois pas en quoi ça serait un mépris vis-à-vis de l'assemblée il est nous on assume quelque chose je vais vous dire moi j'étais hier matin j'étais dans des piquets de grève de des incinérateurs de Paris j'étais la veille à piquet de grève au dépôt RATP de Pleyel j'ai soutenais les électriciens gaziers hier qu'on fait une action en Île-de-France dans ma circonscription donc notre rôle aussi nous députés France insoumise et d'être aux côtés des mobilisations et de faire en sorte qu'elle se développe pas de parler en leur nom mais de faire en sorte qu'elle se développe hier une lettre à Élisabeth Bank pour lui demander de recadrer ces ministres de les rappeler alors tu es trop au bras d'honneur d'Éric Dupond-Moretti elle a eu raison oui mais c'est est-ce que c'est suffisant je ne sais pas j'espère qu'on va aller un peu plus loin parce que c'est un côté excusez-moi il y a c'est un outrage à l'Assemblée nationale qui a été fait en plus il a été assumé il a vraiment fallu beaucoup de choses donc quand moi je vois le bruit qu'on peut faire sur tel ou tel député les filles et qu'un ministre de la Justice un des principaux ministres du gouvernement se permet de faire ça dans l'assemblée je pense que j'espère que les mesures qui vont être prises vont être à la hauteur du problème je veux dire en tout cas ça peut pas sortir le gouvernement vous demandez quel est cette borne le démissionner moi je pense qu'il serait la question de ce gouvernement devrait être posée mais le vous demandez une sanction est-ce que je demande ce que je demande quelque chose qui soit à la hauteur du geste qui a été fait donc au gouvernement de décider ce qu'il fait par rapport à ça la circulation en présence la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale mais en tout cas ça ne peut pas passer juste par une lettre et puis madame borne en gros juste avant deux mot d'excuse pour son ministre qui a encore une fois vraiment à balbutier quelques mots à peine Audi pour expliquer son geste rendez-vous compte il se permet de un double bras d'honneur bon en plus je commande pas le ce que signifie ce geste par rapport au président de groupe des Républicains en plus tactiquement c'est pas très très fin d'avoir fait ça alors qu'on compte sur les républicain pour faire passer un projet de réforme mais ça c'est les problèmes de cette majorité mais à la présomption d'innocence son bras d'honneur vous savez très bien juste que je comprenne bien si vous demandez pas sa démission mais que vous demandez des sanctions plus fortes quelles sont ses sanctions plus fortes et franchement ça a des missions le secret pas voilà donc quand vous demandez ça démission donc je vous ai pas dit ça je vous dis à elle me choquerait plus un mot quand même sur la France insoumise est-ce que la stratégie de la France insoumise a eu un impact sur la cohésion de la nuque on est maintenant à plus de trois semaines après ce qui s'est passé à l'Assemblée est-ce qu'avec un peu de recul ça a eu un impact ça a eu des tensions est-ce qu'il y a des tensions au sein de la nuque de puisqu'il s'est passé ben écoutez moi ce que j'observe c'est que on a on a beaucoup closé sur éventuellement des différences de tactique est-ce qu'on va ou pas au début de l'article 7 mais dans sur le fond la nupette a pris la même décision tout ensemble l'Assemblée nationale de pas aller jusqu'à la jusqu'à la fin de ce projet de loi en première lecture de ne pas aller jusqu'à la fin c'est le projet de loi en première lecture ne pas oublier au cadre contrat contraint du 47 ans ne pas aller même jusqu'à la fin de l'article 7 c'était quelque chose qui était très majoritaire dans la news et à mon avis c'est ça qui m'importe et de d'appeler à soutenir non seulement le retrait mais les mouvements de grève en ce moment qui ont lieu donc moi je trouve que ce ce type de comment dire de d'accord et de réflexe commun de la nupes montrent que voilà je pense qu'on est globalement sur la même position interne ce que je pense voilà j'ai pas spécialement de de l'expliquer en externe mais c'est plutôt bien quel est votre c'est plutôt bien qu'il y a un débat démocratique au sein de notre groupe on a un groupe de 75 députés qui représentent la plus grande formation de gauche là c'est l'inverse Qt étonnant sur un choix finalement tactique donc voilà je pense que c'est pas c'est pas un problème est-ce que j'observe je le répète c'est que finalement nous disait qu'on serait totalement désaccord en décalage par rapport à la gauche au Sénat finalement j'observe qu'elle utilise les mêmes produits le fonctionnement de la nuque il y a rien à revoir Sandrine Rousseau Olivier fort demain je pense que non mais il demande un acte 2 nous on demande à un nouveau souffle pour la nuit pêche je pense par exemple que le fait de faire des réunions plus fréquent de tous les parlementaires de la nups à l'Assemblée nationale c'est une bonne chose le fait on a proposé un Agora un espèce de Parlement qui avait été mis en place à la fin législatives c'est une bonne chose de le faire donc nous on souhaite au contraire plus intégration ça serait parfait et même ensemble pour les prochaines élections c'est aussi la production qu'on a fait je vous rappelle notamment pour les européennes ah oui bien sûr pour toutes les émissions on souhaite de rupture parce que ce qui fait qui caractérise la nups c'est pas seulement l'unité c'est l'unité sur un programme de rupture un mot sur une autre actualité Emmanuel Macron qui a annoncé un projet de loi dans les prochains mois visant à inscrire la liberté des femmes à recourir à l'IVG vous saluer cette annonce elle me pose deux problèmes dans la forme alors d'abord il y a eu deux termes qui ont été utilisés ce qui a été majoritaire à l'Assemblée nationale sont proposition de France insoumise dans une niche et qui a eu uneanimité je crois de des députés c'est le fait de garantir le droit à l'IVG le Sénat a préféré le terme de liberté de le pratiquer moi je pense que c'est c'est beaucoup moins fort d'un point de vue constitutionnel donc déjà j'observe que le président Macron reprend plutôt ce terme c'est déjà un premier problème voilà qu'il ne reprennent pas celui qui a été majoritaire l'assemblée et la deuxième chose qui me gêne plus c'est qu'il a l'air de vouloir rentrer ça dans un cadre dans une une vision constitutionnelle globale dont on il sait que là par contre il n'aura pas l'adhésion de tous les députés voire même qu'il ne pourra pas le passer voilà donc là aussi j'en appelle à lui si vraiment comme nous il veut faire en sorte que l'IVG soit soit devienne un droit constitutionnel et bien il doit faire une loi Haddock et non pas essayer de le de nous faire avaler d'autres mesures par ce biais là dans une révision complète de la Constitution donc voilà sur ce coup-là il faut pas être politicien quoi il y a uneanimité à l'Assemblée nationale là-dessus il doit respecter cette unité et se mettre au service de ça une dernière question l'Assemblée nationale a rejeté cette semaine une proposition de loi Renaissance qui voulait imposer une peine d'inéligibilité pour les auteurs de violences conjugales ou un train familial ça fait on pense à un référence à ce qui s'est passé avec Adrien katnaste pourquoi vous avez voté contre il y a beaucoup de la grande majorité il y avait deux problèmes dans cette loi déjà auprès des choses qui qui a été dit il y avait des amendements socialistes étaient de ne pas en profiter pour faire en sorte de randonner légitime par exemple des personnes qui auraient commis des violences dans des manifestations et autres donc premier problème c'était à quelque chose de Global deuxième question qui se posait c'était jusqu'à maintenant les juges peuvent décider de cette inéligibilité donc nous on est quand même assez pour la liberté du juge alors après on peut peut-être voir si c'est suffisamment utilisé ou pas etc comme forcément comme ça mais moi je la question a été posée moi je crois la sincérité d'Aurore berger je pense mais par contre la sincérité n'empêche pas aussi diviser un peu politicienne et je pense que c'est un peu ce cumul des choses qui a fait en sorte que sa loi puisse pas passer on aurait mieux fait travailler ensemble à quelque chose de plus global et qu'il a aussi aurait pu devenir une animal Assemblée nationale merci erico-crel merci beaucoup d'avoir été notre invité on va reparler réforme des retraites tout de suite dans le club