Matignon : la borne des six mois
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelle anecdote saillante retient-elle de ces six premiers mois ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous sa côte de popularité ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'elle a réussi à se faire comprendre ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les relations avec le Sénat ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quels sont les défis économiques et sociaux à venir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00JournalisteFait
« Elle vit dans un appartement en première étage sans vue dans le 14e arrondissement sans aucun charme ni intérêt particulier. »
- 10:00JournalisteChiffre
« La réponse favorable est à 32% défavorable à 59%. »
- 20:00JournalistePromesse
« Le Sénat pourra pleinement agir comme force de co-construction au service des territoires et des Français. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public 90 minutes de débats de reportage et d'analyse sur Public Sénat 90 minutes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts de thèmes comme chaque soir et pour commencer c'est un bilan des 6 premiers mois d'Elisabeth borne à Matignon que je vous propose le 16 mai elle est choisie par le Président de la République de moi plus tard elle fendit l'armure lors de son discours de politique générale et rend hommage à la République c'est elle qui m'a tendu la main en me faisant pupille de la nation alors que j'étais cet enfant dont le père n'était jamais vraiment revenu des camps c'est elle qui m'a montré que le travail peut déjouer les destins tracés et qui m'a donné un métier pour devenir la première femme à occuper le poste depuis Edith Cresson je voudrais dédier cette nomination à toutes les petites filles en leur disant allez au bout de vos rêves et rien ne doit freiner le combat pour la place des femmes dans notre société après des débuts tumultueux marquer notamment par l'éviction de Damien Abba du gouvernement Elizabeth borne doit affronter le scrutin des législatives élus de justesse dans le Calvados elle sauve sa tête et se met au travail pour faire adopter les textes du gouvernement elle promet une méthode la concertation nous mènerons pour chaque sujet une concertation dense nous aborderons chaque texte dans un esprit de dialogue de compromis et d'ouverture à son bilan l'adoption des projets de loi sur le pouvoir d'achat et sur l'assurance chômage mais privé de majorité absolue à l'Assemblée Elisabeth borne doit dégainer à trois reprises le 49-3 pour faire adopter 100 votes les textes budgétaires sur alinéa 3 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement pour la première partie du projet de loi de finance pour 2023 surnommé madame 49.3 la première ministre affronte avec succès 4 notions de censure six mois après son arrivée à Matignon Elisabeth borne a encore bien des chantiers devant elle la réforme des retraites le projet de loi sur l'immigration ou encore celui sur les énergies renouvelables écoutez on commence ce débat dans la bonne humeur et ben ça fait du bien un premier tour de table tiens je vais vous demander aux uns et aux autres peut-être pas encore le bilan général parce qu'on va le faire pendant 45 minutes mais une anecdote a fait un fessaillant Emmanuel je commence par un une info que j'ai trouvé dans votre article que je trouve assez éclairante finalement sur la personnalité de la première ministre elle a pas cédé aux Orres de la République ou Vittel aujourd'hui elle vit dans un appartement en première étage sans vue dans le 14e arrondissement sans aucun charme ni intérêt particulier voilà c'est quelqu'un qui effectivement a survécu assez simplement et qui par son histoire que je raconte dans cet article en fait c'est c'est voué au travail corps et âme et et effectivement est assez peu sensible on va dire à tout ce qui est apparent du pouvoir c'est intéressant déjà de de pointer c'est le fait de ce trait de caractère est-ce qu'il y a un faux saillant il s'appelle parlons de la communication qui est votre principal domaine de compétence qui ressort pour vous de ces six premiers mois mais je trouve que surtout ce qui est ce qui est saillant c'est qu'à la garder son style n'a pas elle a pas cherché à être quelqu'un d'autre à être une grande oratrice on disait d'elle qu'elle était techno un peu tristounette un peu un peu rigide un peu dur et finalement elle est restée comme elle est restée assez naturelle et fidèle à ce qu'elle est on lui on l'a disait techno bah elle est techno et elle fait ça moi dans les fessaillants dans les moments saillants c'est quand elle a fait son discours aussi de politique générale j'ai trouvé qu'elle distribuait des petits pics est assez donné à elle-même de l'assurance elle distribuait à chacun elle les a interpellés chacun des chefs de groupe de l'opposition en distribuant des pics en disant attention je vous ai à l'oeil parce que vous avez voté vous avez fait ça aussi et on sentait que ça la rassuré elle-même et qu'elle prenait confiance dans ce style très particulier mais qu'elle a pas changé finalement Jean garrigue même question un moment clé pour vous dire souvent comme Émilie parce que parce que ce qui m'a frappé c'est qu'elle voilà elle est toujours restée droit dans cette droite dans ses bottes c'est une référence Alain Juppé mais dans son dans son style sans concession démagogique on va dire et aussi son ça déclaration de politique générale où je l'avais trouvé j'allais dire meilleur que ce que on aurait pu redouter et c'est parce qu'on avait des a priori négatives directement j'ai trouvé d'ailleurs qui avait eu beaucoup d'apriori négatifs ça m'a pas tellement étonné puisque Edith Cresson on avait encaissé encore beaucoup plus à l'époque 30 ans plus tard on en est toujours au même point mais c'est vrai que si on compare avec les six premiers mois d'édit de cresson elles sentir quand même beaucoup mieux alors ça je vous reposerais la question plus tard parce que ça serait intéressant de détailler Mathieu bah elle était intéressante cette déclaration de poétique générale parce que Elisabeth borne con caricaturé en techno et enfin qu'on caricaturé on décrivait en découle parce que c'était une techno voilà et c'est révélé beaucoup plus politique qu'on l'imaginait effectivement en interpellant les chefs de groupe majoritaire pour essayer de dessiner avec les uns et les autres de les coincer un peu les taquiner mais surtout de dessiner des axes de ce qui pouvait être sa nouvelle façon gouverner c'est à dire avec Monsieur Marleix on va pouvoir faire des choses avec Monsieur Vallot socialiste je vous ai entendu quand on en a discuté ensemble et cette façon dire construisons des majorités dans les faits pour l'instant on en a pas vu beaucoup la couleur parce que on a eu essentiellement des textes budgétaires on a eu des textes un peu compliqués cet été mais en tout cas où qui ont réussi à passer quand même et on a eu des textes budgétaires qui ont été adoptés avec le 49-3 mais ça prouve quand même une habileté qu'on a pu voir aussi dans la façon qu'elle a eu de traiter notamment les sénateurs de façon très différente des députés de dessiner aussi avec eux peut-être des axes et là encore des textes sont passés donc voilà moi c'est plutôt il y a pas un événement parce qu'il y a pas il y a pas eu un numéro de claquettes incroyable il y a pas eu un retournement de situation elle n'a pas renversé la table mais se dessine au fil du temps un profil beaucoup plus politique j'allais dire profil bas sans en rajouter sans éclat mais qui peut peut-être dessiner une façon de gouverner alors un zoom sur sa côte de popularité avec le dernier baromètre Ipsos publié hier à la question quel jugement portez-vous sur l'action d'Elisabeth borne le le la réponse favorable est à 32% défavorable à 59% et alors si on regarde la tendance c'est toujours intéressant de regarder les tendances mais on voit que depuis son arrivée en mai dernier la courbe de de son impopularité que voyant rouge elle progresse très nettement on est parti de 27 on est à 59 je commence avec vous là dessus Jean garrigue est-ce que c'est forcément le destin des des locataires de Matignon on a souvent vu une popularité qui était corrélée à celle du président de la République c'est pas toujours vrai mais est-ce que c'est le destin des locataires de Matignon de devenir petit à petit régulièrement un populaire pas forcément pour de prendre un exemple qui pourrait être similaire que c'était celui de Michel Rocard avec une majorité relative Michel Rocard est resté à des à des hauteurs quand même bien plus élevés que que ce qui se passe aujourd'hui mais je pense aussi que là le contexte joue un rôle majeur ce deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron il a commencé quand même dans une forme de morosité pour ne pas dire plus et qui atteint aussi la première ministre mais dans la mesure où elle se situe dans une une marge qui est assez similaire une marge d'impopularité à celle du chef de l'État je pense que le couple peut tenir de cette manière si vous voulez parce que si elle était vraiment beaucoup plus impopulaire que lui c'est un moment ça a été ça va être le cas de Jean-Marc Ayrault avec François Hollande s'imposait un gros problème et à contrario si elle était beaucoup plus populaire que lui voir Édouard Philippe avec Emmanuel Macron s'imposerait aussi un problème donc d'un point de vue assez cynique qui est celui de la comparaison des cours de popularité je trouve que finalement ça peut fonctionner comme ça alors ça veut pas dire que je lui souhaite de descendre à 15% de popularité mais il y a pour l'instant je dirais que ça il y a une sorte d'équilibre qui s'est créée est-ce qu'il lui manque finalement un pour l'opinion une colonne vertébrale ou un ou un domaine particulier sur lequel on sent que voilà ça l'enflamme ça lui donne de envie de se battre mais finalement elle est un peu sur le même ton quel que soit les les thèmes ou les ou les textes dont elle parle ah oui tout à fait c'est surtout le défaut de ses qualités comme disait Mathieu c'est vrai qu'elle a du pragmatisme politique elle va négocier avec les uns les autres ça se voit pas beaucoup puisque ça ça se fait dans les couloirs on va dire donc c'est pas très flagrant ça et ce qu'on voit d'elle c'est absolument pas d'incarnation d'une thématique particulière et pour par exemple je la voyais sur BFM l'autre soir sur les spéciales sur l'écologie le problème c'est que moi je me demande même si elle est convaincue parce que c'est vrai quand on l'entend c'est pas convaincant elle cherche ses mots alors c'est encore une fois c'est une écologie très pragmatique mais qui font les passer par ce ministère pas de vision moi je suis d'accord elle est politique dans les alliances mais elle est pas politique dans la vision politique et elle porte pas d'ailleurs c'est assez difficile de voir ce que Emmanuel Macron porte réellement et elle n'en porte pas plus donc ça m'étonne pas trop aussi cette cote de popularité parce que tout ce qu'elle fait comme travail c'est du compromis qui ne se voit pas et tout ce qui est extérieur on ne voit pas de vision et sur l'écologie je pense que c'est un problème elle a voulu sans saisir c'était un peu la promesse au départ planification écologique elle y arrive pas elle fait de la région PACA la première région pilote sur sa planification écologique Macron reprend la main en répondant aux questions des internautes donc on l'entend pas du tout elle n'est pas du tout audible sur cette thématique et je pense que ça pose un problème à ce gouvernement il y a aucune incarnation de l'écologie ni d'elle ni d'Emmanuel Macron parce que répondant aux intermènes je pense que ça suffit pas et ni de Christophe Béchu dont on entend pas la voix le ministre de la transition aussi de l'Élysée enfin du président de la République c'est vrai que c'est pas facile c'est pas facile parce que c'est un dossier qui est majeur elle était la première ligne chargé d'incarner dossier c'était une thématique qu'elle connaît quand même très bien pour avoir été au cabinet de Ségolène Royal quand c'est Gwen Royal était ministre de la transition écologique elle a été elle-même ministre de l'écologie et donc il y a pas de défaut de légitimité mais il y a un défaut d'incarnation en gros si on résume je trouve Élisabeth band depuis 6 mois on peut le faire les politiques ça se résume à 3 questions est-ce qu'elle a réussi à faire est-ce qu'elle a réussi à gouverner oui voilà c'était pas gagné d'avance tout le monde suspectait tellement qu'elle puisse tomber d'un côté ou de l'autre voilà mais elle a réussi à gouverner la France parce que les lois globalement qu'elle a pour but qu'elle a voulu porter ont été votés est-ce qu'elle a réussi à dire à se faire comprendre et là je rejoins tout à fait Émilie non pour le coup il y a pas de casse il y a pas de vision est-ce que c'est uniquement de sa faute non parce qu'elle est quand même dans un second quinquennat qui est un peu flottant où on a porté la transition écologique au sommet mais il faut maintenant que ça se traduise dans les actes et puis voilà on va débloquer réformer la France tous les immeubles soit du question sur la santé il y a pas encore de vision on peut pas résumer d'un slogan l'action gouvernementale donc ça elle n'a pas réussi et enfin troisième question est-ce qu'elle a réussi à se faire apprécier et là on n'y est pas encore d'abord tous les politiques ne sont pas appréciés dans le rôle à Matignon certains y arrives c'est vrai que j'en ai rappelé Michel Rocard Édouard Philippe en fin à la fin mais Édouard Philippe a connu aussi un mouvement un peu cascade mais voilà donc on en est pas là elle a pas encore les moyens de se faire apprécier et encore moins aimer mais voilà ça ça viendra peut-être avec le Emmanuel tiens ça code de popularité ou le regard des autres se faire aimer se faire apprécier bien sûr elle est obligée elle est premier ministre forcément elle regarde après c'est un problème depuis le début avec son équipe depuis le début se dit comment va-t-on faire pour la rendre humaine chaleureuse c'est quelqu'un qui a quand même été pendant cinq ans sur le premier gouvernement Macron et personne ne la connaissait c'est-à-dire que même en tant que ministre du Travail c'est enfin quelqu'un qui n'apparaissait pas en fait c'est elle règle les dossiers les après les autres c'est vrai que c'est une techno et donc elle a pas elle voilà c'est pas elle a pas vu du panache de de même de la prise de parole on voit bien que pour elle c'est toujours compliqué il y a un truc un peu risqué elle a choisissait mot elle est pas complètement à l'aise quand tu es pas dans des émissions type quotidien un peu comme ça on sent qu'elle est pas du tout à l'aise elle est pas débridée enfin voilà elle fait attention elle est très très claque murée c'est quelqu'un qui a toujours vécu comme ça d'une manière très très contrôlé en fait elle contrôle tout elle protège elle se protège parce qu'elle a donc une histoire très particulière et qui fait que c'est quelqu'un qui sait toujours protégé depuis toute petite et là et on lui demande d'incarner cette fonction de sortir de son de son de son carcan en fait techno et c'est vrai qu'elle a du mal au moment de son petit de discours général c'est intéressant parce que là elle a fondu l'armure un peu vous avez montré cette phrase sur son père c'était quelque chose de personnel jusqu'au dernier moment elle elle arriverait à le dire elle a fini par le dire la veille elle avait même pas réussi à prononcer cette phrase et là on sent qu'en fait tous ces de nouveaux recontrôler refermés parce qu'elle est dans une situation politique évidemment très difficile donc le discours de politique générale d'Elizabeth borne à l'Assemblée nationale effectivement elle fait référence à son histoire par personne elle rend hommage à la République en écoute Premier ministre de la France je le dois à la République c'est elle c'est elle qui m'a tendu la main en me faisant pupille de la nation alors que j'étais cet enfant dont le père n'était jamais vraiment revenu des camps c'est elle qui m'a montré que le travail peut déjouer les destins tracés et qui m'a donné un métier voilà son père qui effectivement avait été déporté dans dans les camps nazis cette phrase on l'a cherché évidemment quand elle fait le son discours de politique générale ici devant le Sénat elle l'a pas reponcé donc ça ça a rejoint un peu ce que vous disiez sur la difficulté de de faire référence à cette histoire familiale elle naît le 18 avril 1961 et vous décrivez dans enfin vous raconte dans l'appartement familial une ambiance qui est très lourde en fait donc son père qui est revenu décan c'est jamais remis de de feed c'est et de cette période et donc c'est quelqu'un qui ne dormait pas la nuit donc elle petite fille avec sa grande sœur entendait le père marchait toute la nuit c'est quelqu'un qui était dépressif et voilà les les fenêtres il y avait des barreaux fenêtres parce qu'on avait peur de ce qui pouvait se passer enfin c'est évidemment une ambiance très lourde qui d'ailleurs a été donc c'est très mal terminé puisque son papa c'est suicidé quand elle avait 11 ans et à partir de là clairement je suis interrogé des membres aussi de sa famille autour d'elle et pasquelle c'est elle à 11 ans elle s'est dit bah voilà mon mon père se suicide sa mère à ce moment-là part elle se retrouve toute seule et elle se dit bon bah la seule solution c'est de se bosser et de se réfugier de se refermer les maths les maths et le travail dit-elle voilà ce qui a été confirmé par sa grande sœur enfin et donc c'est quelqu'un qui à ce moment-là devenu un espèce de bulldozer et qui a traversé la vie par le travail et en finance son histoire vraiment la Fiance d'ailleurs en essayant de l'oublier elle est partie de chez elle à 15-16 ans voir il y a trois photos que vous nous avez proposé qui sont dans votre article vraiment à trois âges différents on va on va voir ces photos d'Elizabeth borne la première je suis pas très très doué mais elle doit pas être très loin de l'âge à la mort de son papa quoi exactement mais grosso modo elle doit devoir tourne 10 11 ans la deuxième photo elle est appelée technique donc une vingtaine sur une promo depuis 10 ans c'était une vingtaine sur une promo de 300 mais là aussi les personnes que j'ai interviewé qui l'ont côtoyé à l'époque raconte quelqu'un de d'extrêmement mystérieux presque dissocié par rapport à ses émotions très secrètes elle ne parlait pas son histoire même avec la personne qui partageait sa salle de bain la jeune fille qui est même été juive avec elle aurait pu éventuellement partager elle ne parlait pas de son passé et pendant très longtemps elle n'a quasiment jamais parlé de son passé autour d'elle elle a travaillé elle a commencé ensuite en étant effectivement une techno dans les dans les ministères en bossant manifestement beaucoup et très bien ces dossiers à fond et en étant toujours dans cette espèce de de de de volonté de ne pas de ne pas on va dire s'apitoyer retourner sur son passé et s'apitoyer ni sur les autres ni sur elle-même et ni sur les autres parce qu'il y a des considérée comme quelqu'un de dur ceux qui travaillent avec elle on y reviendra là-dessus je voudrais je voudrais Jean garrigue on a commencé à évoquer évidemment le parallèle entre Isabelle et de cresson parce que malheureusement ce n'est que la deuxième femme nommée à Matignon 30 ans 30 ans après discrétion est-ce que vous vous faites un parallèle entre les deux expériences qui est en quoi il y a des similitudes pour vous ou peut-être pas d'ailleurs pas tant que ça à vous écouter je ferai plutôt un parallèle avec quelqu'un comme Simone Veil aussi qui a vécu différent mais qu'on peut qui peut s'apparenter et avec la difficulté à dire aussi le traumatisme du génocide de la Shoah et des camps je veux dire qu'il y a quelque chose là et et une manière de se renforcer justement par par le travail et par l'action politique dans justement franchissez il n'y a pas de place justement pour une autre incarnation que celle du président de la République surtout quand vous êtes un président jupiteria comme quand même Emmanuel Macron qui est très attaché à cette à cette idée là qui a qui a ce modèle gaullien d'antisé parfois très écarté mais enfin bref ce modèle là si vous voulez c'est très compliqué et je pense que précisément le choix de quelqu'un comme Elisabeth borne il correspond aussi à cette à cet équilibre institutionnel nouveau elle est un mot de Mathieu et ensuite Émilie et une grosse différence avec éducation c'est Edith Cresson c'est un choix politique comme le dit Jean un joker que sort François Mitterrand pour voilà en fin de dans son deuxième septennat c'est pas une personnalité politique qui pèse au sein du Parti socialiste à l'époque c'est pas un éléphant du Parti socialiste mais au contraire c'est un joker mais elle a un lien avec le président ce que n'a pas Isabelle borne et Isabelle borne n'est pas un choix politique c'est plutôt un choix par défaut puisqu'on se souvient qu'au moment de sa nomination elle a fait partie des profils qui étaient déjà rentables mais il en a cherché d'autres Emmanuel Macron et puis c'est le premier nom qui était sorti et ensuite il s'est passé la différence majeure c'est que Edith Cresson subit dès son installation à Matignon un procès en incompétence et avec un vrai un vrai un procès sur son style parce que elle a un style qui détonne à l'Assemblée et dans les relations et dans ses discours et puis en gros des attaques machistes que je sache je n'ai je n'ai pas le sentiment qu'il y avait de borne subissent un procès en incompétence au contraire les gens disent qu'elle maîtrise ses dossiers et un peu mais c'est facile qui n'avait rien à faire là on a dit d'Élisabeth Band qui n'était pas politique et c'est très techno aux personnes a dit elle ne connaît rien là ces dossiers et puis sur le machisme quand même je pense qu'on est beaucoup plus près on a l'impression et d'autant plus avec une première ministre qui est pas trop politique qui a son âge qui est dans un style un peu techno on remet pas du tout en question ses compétences on a l'impression que la France a évolué là-dessus et qu'on peut avoir une première ministre alors demandez une première présidente de la République c'est peut-être encore un peu trop demandé mais on s'en approche on a l'impression bon on espère pas que ça soit de les système qui remporte la mise mais en tout cas on a l'impression que les ça évolue de ce côté là et même je dirais en termes de figure de personnalités politiques au féminin je trouve que ça bouge aussi on n'a pas besoin moi ça m'a gêné en fait pour tout vous dire cette vous le dites vous arrêtez pas de dire en fait elle aime pas parler de son passé et là c'était le passage obligé comme tout le monde il faut faire son petit passage personnel pour toucher parce qu'en plus on sait qu'elle est froide et il faut être un petit peu proche des gens moi j'ai trouvé que voilà est-ce qu'on a vraiment besoin de ça elle est très techno ou quoi mais en tout cas on voit de plus en plus des styles Mathilde pano Sandrine Rousseau on a eu Ségolène Royal on a quand même des styles de femmes Marine Le Pen des personnalités politiques au féminin qu'on remet pas en question et qui découvre des nouveaux styles par rapport à des hommes c'est vrai que par contre ce qu'il y a c'est que moi je trouve qu'elle rentre dans moi je dirais même plus que collaborateur c'est dire cab pour moi et dire cab un petit peu plus d'Emmanuel Macron en fonctionnant sur les alliances les compromis que dans les entreprises au sein de au sein des Comex des comités exécutifs je trouve que ça rentre vraiment dans le dans le mécanisme de Emmanuel Macron d'être très entrepreneurial d'être très dans l'entreprise sans trop de vision on regarde pas trop trop loin mais on gère les équipes et on gère les alliances au quotidien ou parcours on avance vite un mot quand même sur le le machisme féminisme le machisme elle l'a subi vous le racontez quand elle sort de Polytechnique les premiers postes rendez-vous d'embauche totalement surréalisme mais le féminisme je voudrais bien que vous nous racontiez ça quand elle arrive à Matignon elle doit un peu batailler pour imposer madame la Première ministre c'est ça oui c'est pas si évident c'est-à-dire que elle elle a voulu d'office mettre madame la Première ministre et on lui a dit bah ouais mais enfin tout a été imprimé avec le Premier ministre et ça va coûter cher quand même et donc elle elle a beaucoup à la bataillé en disant au moins ça aurait été fait une fois il y aura des traces ce sera et ce sera pérenne et d'autres qui suivront n'auront plus à batailler pour ça et c'est vrai que c'est une c'est une une volonté qui était assez forte de sa part alors que c'est quelqu'un qui par ailleurs n'a jamais porté cette cause de manière très explicite auparavant c'est pas quelqu'un qui qui se bat comme le dit d'ailleurs une de ses copines de sa génération on a une génération où on s'est battu mais en silence par les postes qu'on a occupé mais pas tellement par le discours à faire virer entre guillemets Damien Abba de une fois qu'il a été accusé alors que c'était une de ses promesses reconnues coupable ça prouve aussi que ce côté-là est un peu reconnu il a pas été reconnu enfin il n'a pas été il y a eu une enquête et elle avait dit si la justice avance de son côté là s'il y a des faits nouveau côté justice ça a pas été très vite un dernier mot sur ce thème là que du temps d'édits de création le Premier ministre oui donc on peut petit à petit on évolue alors elle trouve évidemment quand elle arrive à Matignon une situation politique et sociale difficile d'ailleurs c'est ce que lui avait rappelé le président du Sénat dans un message qui lui avait envoyé et il nous racontait ça bah c'était un autre micro au printemps dernier envoyer un message ce matin pour lui souhaiter chance et courage parce que nous allons devoir en avoir besoin tous face à une France qui est inquiète et à une situation qui est inquiétante situation inquiétante les finances publiques vous le savez elles sont particulièrement inquiétantes dans notre pays inquiétude aussi des Français qui inquiets pour le pouvoir d'achat nous vous avons vu lors de l'élection toutes ces fractures territoriales notamment entre une France plutôt rurale et une France métropolitaine inquiétude c'était le mot clé de cette phrase de de Gérard Larcher alors justement avec Tam traduis qui doit être juste derrière le rideau bonsoir Tam et bienvenue à vous vous allez nous expliquer ce que sont les relations de la première ministre avec le Sénat bah écoutez c'est le grand réchauffement on est passé du froid polaire sous le précédent quinquennat des températures plus clémentes sous ce quinquennat assis tout a commencé d'ailleurs par une opération séduction ou la première ministre ami toutes les chances de son côté on va revenir encore une fois au mois de juillet pour son discours de politique générale mais cette fois-ci au Sénat Elisabeth bande conque une véritable déclaration d'amour au sénateurs extrait choisie je n'imagine pas la République sans le Sénat le Sénat pourra pleinement agir comme force de co-construction au service des territoires et des Français [Applaudissements] nous devons nous inspirer de l'expérience et des pratiques du Sénat voilà il y en a eu quelques-unes comme ça j'en ai sélectionné trois donc j'étais plus la coupe est pleine voilà qui a touché au coeur les sénateurs qui ont applaudi vous l'avez vu plusieurs fois la nouvelle Première ministre qui ont été très sensibles à ces belles paroles peut-être aussi un petit peu étonnée mais qui bien sûr attendez des actes est-ce qu'il y en a eu des actes et bien écoutez ça a commencé par des textos par des coups de fil comme au début d'une relation amoureuse le gouvernement a trouvé nos numéros de téléphone disait les sénateurs de la majorité de droite donc dès l'été dernier au moment où il fallait faire passer les premiers textes c'est à dire le texte sanitaire ou encore le paquet pouvoir d'achat et puis même pendant les vacances ils ont continué à s'appeler avec courtoisie et même un peu plus que ça et puis Elisabeth borne a consulté elle a notamment reçu les présidents de groupe et elle a su faire manifestement prenez Hervé Marseille le président du groupe Union centriste qui appartient à lui aussi à la majorité lui qui estimait que le Parlement avait été martyrisé ignorer maltraité pendant le premier quinquennat aujourd'hui et bien il est reçu régulièrement à Matignon il a confié on m'avait des pains Elisabeth borne comme froid des techno écoutez moi je la trouve plutôt drôle et sympa et même même les proches de Bruno Retailleau le patron des sénateurs LR pourtant et pour cause dans une opposition plus frontale au gouvernement Lavoux écoutez on nous cajole comprendre non seulement on nous parle mais on nous fait passer quelques amendements les vrais elles sont là exactement force de constater que plusieurs textes pénal le gouvernement d'accord c'est derniers temps il y a eu les textes de cet été mais aussi l'assurance chômage le projet de loi sur les énergies renouvelables et pourtant du côté de ce texte là c'était vraiment pas super bien parti il y a aussi eu la locmin la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur qui a été voté au Sénat et par la droite et par la gauche bref alors qu'Elizabeth borde multiplie les 49.3 à l'Assemblée et bien au Sénat ça négocie et ça avance plutôt alors bien sûr un pas question de se mettre d'accord non plus surtout notamment sur les projets de loi de finances ou encore de financement de la sécurité sociale ça voudrait dire appartenir à la majorité il faut pas non plus trop pousser mais on sait déjà que sur les deux gros textes de début 2023 le gouvernement compte sur le Sénat sur les retraites alors que la majorité sénatoriale est hyper favorable à un report de l'âge légal de départ à la retraite elle a d'ailleurs voté dans le budget de la Sécu mais aussi sur le sujet de l'immigration alors que le gouvernement a repris les propositions du président les républicains de la commission des lois François Noël buffet sur les pour simplifier accélérer les traitements des recours je précise toutefois que François Noel buffet c'est l'aile modérée DLR au Sénat et quand je lui ai demandé s'il était d'accord avec le gouvernement il m'a tout simplement répondu mais c'est eux qui sont d'accord avec moi merci pour tous ces détails évidemment à l'Assemblée c'est beaucoup plus difficile et ils appellenti qu'est-ce que vous diriez de son bilan parlementaire plutôt à l'Assemblée ils sont bien de faire celui du Sénat mais pour l'instant il y a beaucoup de 49,3 évidemment donc forcément elle a réussi des compromis mais elle a utilisé aussi le 49-3 ça va être plus compliqué pour la suite elle a réussi quand même à faire passer les projets de loi pouvoir d'achat énergie renouvelable donc il y a quand même avec l'aide justement des sénateurs la droite quoi quelque part cette alliance qu'elle a pas réussi à l'assembler elle l'a réussi forcément au Sénat moi je pense que ça va être plus compliqué pour la suite parce que on arrive en effet comme ça a été dit sur le projet de loi immigration ça va être compliqué parce que Emmanuel Macron veut jouer du en même temps on dans une minute ça va être très compliqué de savoir comment donner des gages à la fois à la droite voire un petit peu plus loin et puis à la gauche ça va être quand même un grand écart très difficile je pense aussi que sur les retraites ça va pas être simple et en plus d'autant plus que c'est un sujet que les Français n'en veulent pas personnellement veut finalement alors c'est une bonne négociatrice mais globalement ce que je trouve c'est que jusqu'à maintenant elle a résister par cette façon ce style dont on parlait à l'instant et ben elle résiste elle résiste au coup le fait qu'elle soit pas trop politique elle peut elle peut rester à mon avis assez stable et elle représente une espèce de stabilité dans ce monde qui va très vite et dans ce monde qui est inquiétant et ça je pense que c'est un atout Mathieu effectivement on peut dire que elle est pas encore sortie de l'auberge les amis vous allez dire que les journalistes on est toujours pareil comment ça va pas on le dit quand ça va mieux on dit que ça va pas aller mais voilà on peut se demander en gros si Elisabeth borne n'a pas mangé son pain blanc la question je sais pas décaler au moment où tout le monde recule s'accorde à dire qu'elle a fini plutôt par trouver sa place dans des circonstances qui étaient compliquées et pourtant tous les mois qui viennent on vient d'en parler les mois qui viennent et qui s'annoncent vont être particulièrement difficiles pour la première ministre qui va devoir affronter une situation économique et sociale explosive des réformes difficiles on vient de le dire dans un paysage politique qui reste très accidenté alors focus pour commencer sur cette situation économique et sociale explosive taux de chômage c'est stabilisé au troisième trimestre ça baisse plus et ça même augmente dans certaines catégories notamment chez les jeunes les milliards qui ont été mis sur la table par l'État n'ont pas épargné des fins de mois difficiles aux Français alors même que les amortisseurs vont disparaître faut le dire quand même à la fin de l'année ce sera la fin des 10 derniers centimes de la ristourne à la pompe qui ont disparaître et puis au début de l'année prochaine arriveront dans les boîtes aux lettres les premières factures de gaz et d'électricité qui seront majorées de 15% de quoi déclencher une colère avoir une explosion sociale mais c'est la grande question qui agite au sommet de l'État où on redoute un mouvement de colère sociale façon gilet jaune en 2018 d'autant que les atermoiements de la majorité présidentielle sur la question du des richesses n'arrange pas l'affaire est-ce que alors il y a pas de pas de conférence salariale pas de texte sur l'expert profit pas de texte sur les super dividendes peut-être la mise en place du fameux dividende salarié mais tout ça prendra du temps bref on voit bien que la situation économique sociale elle est très très compliquée elle va être encore plus est-ce que ça peut menacer le le l'agenda des réformes mais c'est le second danger pour les bornes car les réformes à venir on vient de dire sont pas très pas très facile à celles des retraites par exemple donc on est c'est encore la phase de concertation mais personne ne doute de l'issue on sait que de toute façon faudra travailler plus longtemps que ce soit par le report de l'âge légal ou que ce soit par le biais de de du nombre de trimestres cotisés c'est peut-être nécessaire mais comme la débili ce n'est pas très populaire et puis que dire des autres réformes clivantes qui vont arriver il y a celles sur l'immigration que porte le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et à celle sur l'autonomie des établissements scolaires l'autonomie de l'école qui était demandée par par Emmanuel Macron qui vient de porter par paper Ndiaye ou encore celle qui naîtra de de l'obscure Conseil national de la réforme euro fondation sur le système de santé il va falloir lui déployer pour elle des trésors de diplomatie pour trouver à chaque fois une majorité qui serait une majorité de circonstances différentes du précédent texte à chaque fois et vous le disiez paysage politique accidenté ça c'est pas vraiment à ranger non parce que bah la situation elle est délicate depuis juin dernier alors on pourrait se dire que elisabeth a fait le plus dur d'une certaine manière on parvenant à mener tant bien que mal sa barque gouvernementale dans cette Assemblée nationale très tentueuse mais elle a passé les obstacles budgétaires les plus russe on a dit à plus de 49-3 là elle n'y aura plus le droit qu'une fois dans le reste de la session puisqu'on rappelle ainsi c'est les règles institutionnelles et or les oppositions restent en embuscade chacune dans leur genre mais elles attendent parfois le premier lequel trébuche sur sur chaque texte les ténors de la majorité eux sont dans les starting blocks déjà pour 2027 que ce soit Bruno Le Maire Gérald Darmanin Édouard Philippe qu'on entend moins en ce moment mais enfin tout le monde se surveille et puis le Président il garde le doigt sur le bouton rouge de la dissolution évidemment ce qui signifierait la fin de partie pour Elizabeth borne Elizabeth borne on a surpris son monde depuis 6 mois elle va devoir confirmer que que la techno qu'on écrivait c'est bien transformé en animal politique et voilà peut-être que avec le temps ça viendra pour l'instant ce qu'on a vu pleine plutôt dans ce sens Jean garrigue on a bien compris que le 49-3 elle pourra pas l'utiliser ad vitam est-ce qu'elle peut construire des majorités texte par texte d'après vous l'avez fait justement Michel Rocard on parlait de majorité stéréo parce que tantôt il allait un petit peu à droite tantôt il trouvait des majorités avec une partie de la gauche c'est évidemment beaucoup plus compliqué et vous avez montré tout à l'heure un des hommes clés me semble-t-il de la réussite ou de l'échec de d'Elizabeth borne pour revenir à l'équilibre parlementaire c'est Gérard Larcher et c'est cette majorité LR au Sénat et la manière dont cette majorité peut se conjuguer avec le groupe LR de la de l'Assemblée nationale qui lui est totalement fracturé fracturé par ce qui va se passer c'est-à-dire l'élection d'un président DLR et par au fond les deux courants qui s'y qui s'y coagulent donc là je pense que la la balle elle est beaucoup dans le camp justement des des républicains c'est pas très original de de le dire mais on est dans un horizon là qui est complètement incertain du côté des républicains mais on sait qu'il y a des possibilités regarder la plupart des textes qui ont été évoqués là c'est plutôt avec les LR qui qu'on peut trouver on va voir ce que ça donne sur les énergies renouvelables bien sûr c'est aussi ce malin d'avoir commencé à chaque fois passer en première lecture au Sénat parce que le Sénat est quand même un essence d'élaboration de la loi plus calme moins clivante et moins clivée qu'à l'assemblé et donc il y a ce travail de fabrication de la loi qui s'y fait avec plutôt chacun à des arrière-pensées politiques mais ils sont plutôt les sénateurs portés vers l'intérêt général et là en passant par le Sénat sur la Love Me la loi de de programmation du ministre à l'intérieur sur la loi sur les énergies renouvelables le gouvernement Élisabeth burn font le pari que le bon sens va l'emporter si les parties sont cohérents ne pourront pas se distinguer de leurs homologues sénatoriaux alors c'est un sacré pari parce que à l'Assemblée c'est très différent mais en tout cas ils disent la droite ne pourra pas refuser la réforme des retraites s'ils veulent être cohérent elle ne pourra pas refuser la réforme de l'immigration enfin notre projet loi sur l'immigration s'ils sont cohérents la gauche et en tout cas les écologistes ne pourront pas refuser la loi sur les énergies renouvelables s'ils sont cohérents on sait très bien que beaucoup pourront dire non mais ça ne va pas assez loin donc on s'abstient on va mais en tout cas c'est le pari que fait le gouvernement effectivement c'est habile et email si c'est aussi une façon de jouer l'opinion c'est-à-dire parce qu'il y a un tel contraste entre le travail du Sénat et l'ambiance et le travail à l'assemblée que bon voilà ça fait porter finalement sur les oppositions à l'Assemblée l'échec des des réformes il y a peut-être ce calcul aussi je pense qu'il y a ce calcul mais il y a aussi moi ce que je trouve intéressant c'est qu'elle continue quand même dans la discussion malgré malgré le 49.3 et je pense que globalement c'est ce que demander les Français c'est-à-dire qu'il y ait des discussions alors c'est vrai que c'est bizarre parce que un projet de loi voté avec des uns un projet de loi voté avec les autres ça fait des alliances bizarres ça fait comme on le disait pas tellement une vision stratégique très claire ça dessine quelque chose qui est de l'ordre de jeu de l'opportunisme législatif je sais pas comment on appelle ça une forme de maturité politique maintenant une forme de pragmatisme politique qui est plus on vote qui est possible de voter moi maintenant ce que je pense et qui vous en avez parlé c'est plus explosif sur un effet la crise énergétique la crise dans les entreprises notamment parce qu'il y a aussi la fin du quoiqu'il en coûte même si ça continue un petit peu avec le fond Ukraine qui a permis aux entreprises les plus touchées d'être remboursés sur leur frais factures d'énergie et tout je pense qu'on arrive en effet aux dures en janvier 2023 et tout ce qui va suivre on entend on sent qu'il y a des défaillances d'entreprise qui commence à arriver et je pense que ces mouvements sociaux qui sont là qui reviennent qui repartent ou quoi sont toujours un peu là quelque part il y a une colère et un tapis de colère qui continue et c'est pas évident que ça réexplose pas à un moment ou un autre ou le gouvernement trouve pas la réponse absolue la réponse absolue jusqu'à maintenant c'est l'état providence qui donne à tout le monde évidemment et avec une équation très très compliquée pour certaines entreprises celles qui justement sont en difficulté et à qui on demande d'augmenter les salaires elles ne peuvent pas le faire pour celles qui sont en difficulté Jean gagne oui moi je suis évidemment bien sûr d'accord avec cette épée de Damoclès de l'explosion sociale qui peut servir les intérêts on va dire des extrêmes et donc qui ont intérêt à l'encourager mais en même temps moi j'ai l'impression en même temps j'ai l'impression c'est pas une phrase interdite vous savez c'est ce qu'on montrait les Français avec cette élection présidentielle et ses élections législatives un peu contradictoires c'est que ils ont besoin justement de voir comment on peut essayer de trouver des convergences comment on peut essayer de trouver de la on parlait de coproduction et non moi j'ai l'impression que c'est on parle de pragmatisme là on parle de d'un esprit positif si vous voulez et là il y a cette recherche là c'est vrai que quelqu'un comme elle elle est elle a le profil pour incarner ça c'est à dire que penser qu'elle travaille qu'elle est négociatrice qu'elle est qu'elle est fidèle au président qui aura pas de coup tordus il y a quelque chose là qui est intéressant et si moi je le répète la réaction le discours le propos de quelqu'un comme Gérard Larcher par rapport à cette perspective là elle est intéressante parce que j'ai remarché c'est quelqu'un qui est quand même influent au sein de la famille des républicains le l'un des candidats la présidente des républicains c'est Bruno Retailleau qui vient du Sénat il y a des éléments comme ça et il faut pas oublier j'en rajoute un dernier c'est que il va y avoir le Congrès aussi du Parti socialiste et que des choses vont peut-être se jouer peut-être même des changements de stratégie il nous reste moins de 5 minutes je reprends la même seconde parce que je voudrais qu'on parle de des négociations et notamment de la réforme des retraites je vous propose une première réaction celle du secrétaire général de Force Ouvrière c'est dans les premiers temps de de l'arrivée d'Elizabeth borne à Matignon voici comment il verriez qui évidemment la côtoyer quand elle était patente de la SNCF voilà comment il verriez réagit c'est une personnalité compétente qualifiée polytechnicienne ingénieur déposées chaussées dur en affaires je l'ai dit à plusieurs reprises il faudra que nous soyons nous-même à la hauteur et puis je vous propose tout de suite d'écouter la première ministre Elisabeth borne sur la réforme des retraites elle confirme qu'elle aura bien lieu donc oui je vous le confirme il y aura une réforme des retraites et oui cette réforme entrera en vigueur à l'été 2023 et depuis des semaines des discussions ont lieu avec les partenaires sociaux avec tous les partenaires sociaux pour préparer cette réforme oui Olivier du soft dialogue travail approfondi les différents points pour construire une réforme qui assure la pérennité de notre système de retraite pour construire une réforme juste qui tienne compte de la diversité des vies professionnelles Emmanuel anison a dit tout à l'heure qu'elle s'était dans son histoire personnelle finalement construit une carapace ça peut servir en politique à une carapace est-ce qu'elle aime la castagne Elisabeth borne Elizabeth c'est un petit soldat loyal et c'est quelqu'un qui va au front et elle a toujours fait et notamment quand elle est mise et transports elle a su négocier aussi donc c'est quelqu'un qui va au front qui est pragmatique et qui sait négocié donc avec et qui sera le loyal c'est à dire que si on lui demande d'y aller elle ira avec tout ça elle a quand même quelques armes pour pour la montrer depuis quelques mois quand même pour avancer reste que cette rigidité c'est quand même un problème qui peut s'avérer très concret si on a à faire par exemple à des grandes manifestations de russe Ken là évidemment j'ai jamais connu dans sa carrière avec Alain Juppé de la réforme de l'assurance chômage où on leur a dit si vous n'êtes pas si vous avez pas de capable de faire trois ou quatre milliards d'économies on reprend la main et c'est ce qui s'est passé mais c'est vrai qu'elle a continué malgré tout je pense que sur les retraites c'est autre chose parce que ça concerne beaucoup plus de Français globalement donc et globalement c'est pas une réforme que les Français veulent donc c'est quand même et puis juste il y a aussi un truc c'est que la réforme des retraites c'est aussi pour cocher réforme des retraites parce qu'elle est déjà à minima on sait que il va pas y avoir d'alignement entre le public et le privé on sait que les régimes spéciaux on va pas s'y attaquer donc finalement si c'est une réforme en fait qui est une coquille un peu vide bah oui on aura coché la case réforme des retraites Macron sera content il y aura pas grand chose dedans un dernier mot pour conclure Jean garrigue et qui se raccorde à votre à votre livre puisque vous avez étudié ces couples infernaux et lisait Matignon comment il fonctionne le duo Macron borne le petit soldat ou soldat soldat loyal comme disait moi moi ça me paraît très clair elle a été choisie pour ça comme ça et ça correspond je le répète à la sensibilité d'Emmanuel Macron et puis à ce qui est devenu l'équilibre institutionnel on passe le cacher on a aujourd'hui les présidents de la République ont outrepassé ce qui était le périmètre originel de la 5e République je pense que ça pose un véritable problème politique ça pose un problème démocratique même mais en l'occurrence en terme d'efficacité c'est un couple qui qui fonctionne plutôt bien et qui qui correspond à ce qui est devenu aujourd'hui la 5e République en revanche je répète moi je pense qu'il faut réfléchir dans l'avenir à ce qu'on revienne à quelque chose où il y aura un vrai Premier ministre qui va gouverner pourquoi parce que Premier ministre il est responsable il est responsable devant l'assemblée c'est-à-dire devant les Français le Président si on veut pas avoir cette accusation permanente d'un président monarque ben il faut peut-être lui donner moins de pouvoir et ça c'est une vraie réflexion merci sérieux beaucoup merci à tous les trois d'avoir participé à ce premier débat et je rappelle Jean garig le titre de votre livre Élisée contre Matignon le couple infernal livre publié aux éditions
Élisabeth Borne