Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio (sur YouTube)· 16 décembre 2025 23 min

Emmanuel Macron durcit le ton contre les réseaux sociaux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Jean-François Aquili avec notre invité en studio. Bonjour à vous Thomas Foret.

Bonjour à vous. Bienvenue. Vous êtes président et fondateur du réseau social Waller spécialiste du numérique.

En deux mots, Waller, c'est c'est quoi ? C'est dédié aux entreprises. Oui, mais pas seulement.

C'est un une plateforme de réseau social privé et aussi une plateforme collaborative pour les entreprises. Allez, nous allons évoquer avec vous euh l'interdiction des réseaux sociaux à nos enfants. Proposition euh très forte hein du président Emmanuel Macron.

Il en parle ce matin avec l'électeur de la Provence pour sa venue à Marseille. C'est la suite de son plan Marseille en grand. Faut-il interdire ses réseaux sociaux.

Et nous sommes en ligne avec vous. Bonjour Emmanuel Pouas. Bonjour, soyez la bienvenue.

Vous êtes la la maman de de Clément qui s'est donné la mort en septembre 2024. Vous avez, je crois, rencontré le le président Macron et et et vous avez raconté le le cyberharcèlement subi par votre fils de 15 ans. Ça se passe à l'Orient.

J'aimerais avec vous, si vous le permettez, revenir sur sur les les circonstances de de cette tragédie, si vous le voulez bien. Emmanuel Poedrince, oui, sans aucun problème. Donc, j'ai bien rencontré le Oui.

La semaine dernière et j'ai eu surtout la chance de pouvoir, je crois qu'on vous entend très mal, pardonnez-moi, je je ne sais pas si on va essayer de procéder à un petit réglage. Essayez peut-être de vous exprimer. Allons-y.

Et si jamais on n'y arrive pas, on nous reprenant en ligne, il y a aucun souci. Votre témoignage est très important ce matin. Allez-y, pardonnez-moi.

Oui, donc je me suisimé à Non, je pense que vous savez ce qu'on va faire. On va vous reprendre en ligne. Ce sont des choses qui arrivent, hein.

Ce sont les alléas du direct. Euh, on va vous reprendre en ligne Thomas Foret sur cette initiative du président Emmanuel Macron. Grosso modo, l'interdiction faite qui serait faite, un projet de loi arrive très vite hein, il sera sur la table des janvier euh pour interdire réseaux sociaux.

Allez, c'est quoi les les on dit les enfants les moins de 15 ans. Mo de 15 ans. Ouais, c'est ça.

Alors, c'est moi je pense c'est une très bonne idée. Euh maintenant, toute la question est la question de l'applicabilité. Oui.

Comment est-ce qu'on va faire appliquer cette loi ? Ça paraît quand même très difficile. Oui.

Et je regrette en un mot une seule chose, c'est aussi que l'État à nouveau se substitue en réalité aux parents qui sont probablement démunis et moi, je pense qu'il y a un un effort considérable à faire dans l'éducation même des parents. Allez, nous sommes nous vous retrouvons Emmanuel Po c'est mieux là. C'est je pense que c'est mieux en effet.

Ah oui, c'est c'est mieux. On vous entend. C vous avez donc rencontré le président, vous avez évoqué ce cyber harcèlement dont votre fils a été la victime à l'Orient.

Quelques mots avec vous sur l'ampleur de ce qu'a subi votre enfant à l'époque, vous enfin au moment où ça se produit, vous vous l'aviez appréhend. Alors ce qui est important de savoir c'est que nous les réseaux sociaux c'étaient pas autorisés. Euh, il y avait des règles qui étaient très strictes.

Euh, le soir, les téléphones étaient à la maison, étaient en bas en fait, pas dans les chambres. Et moi, j'avais interdit les réseaux sociaux à mes enfants. Euh, simplement, on en parlait avant s'ils en avaient besoin.

Et quand notre fils s'est donné la mort, il y a pas eu d'enquête. Donc déjà, moi, j'étais très très étonnée qu'il y ait pas d'enquête d'environnement. Et j'ai découvert moi-même ce que les gendarmes auraient pu découvrir s'ils avaient cherché, c'est que il était sur TikTok.

Ouais. et qui se faisait euh on va dire humilié, il se faisait cyberharceler à travers WhatsApp, à travers un groupe ou constitué avec les camarades. Et quand on a découvert tout ça, vu l'ampleur comme on a sollicité les réseaux sociaux et qu'aucun des réseaux sociaux n'ont respecté, non aidé, ils ont pas respecté la loi qui est de donner accès aux données évidemment et dans les circonstances, ils ont été extrêmement méprisants à notre égard et pendant 6 mois, je me suis bagarée pour obtenir les infos.

Ampleur insoupçonné à vos yeux. Euh vous qui êtes la maman euh Emmanuel Pouas, tellement nos enfants au fond s'exprime peu hein, je parle d'expérience. Euh et et quand vous découvrez cela et quand vous voyez le mépris euh qui suit euh euh pour vous c'est un choc, j'imagine.

Alors pour pour nous c'est un choc parce que on on n'a pas du tout vu les choses arriver par rapport à notre fils et on a découvert en fait qu'il était sur TikTok et quand on a après mout travail de notre côté découvert que TikTok lui envoyait et j'étais on a été mais sidéré h TikTok lui envoie des vidéos euh enfin ou des des contenus d'accord avec notamment un visuel du haut d'un pont à la tombée de la nuit avec un texte qui lui dit "Tu as rempli le vide dans la dans la vie des gens, c'est quand tu ne seras plus là qui verront l'importance que tu as." Ou c'est c'est l'algorithme criminel qui intervient à ce moment-là. Emmanuel Poedras, qu'est-ce qu'il faut faire ?

Qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut déjà que les que les lois soient respectées en France. Euh il y a des choses qui régissent les les réseaux mais ils s'en foutent complètement.

Mais complètement quand vous dites il s'en fout ce sont les les réseaux sociaux hein nous sommes d'accord avec je Oui oui les réseaux sociaux il y a il y a des règles qui sont très clair et qui disent que ça n'est pas autorisé en dessous de tel âge. Mais aujourd'hui les enfants peuvent créer des comptes parce que les réseaux sociaux ne vérifient pas l'âge. Et moi, j'entends que l'éducation éduquer les parents et cetera, moi je viens de ce domaineelà du marketing.

Je suis extrêmement averti sur le sujet. Mes règles, elles étaient très claires. Donc ça ne suffit pas.

L'âge ne suffira pas. À un moment donné, la responsabilité, elle est sur les réseaux. C'est à eux de faire respecter.

C'est à eux comment les gens qui travaillent pour ces entreprises peuvent aujourd'hui se regarder en face en sachant qu'il y a des enfants qui sont aliénés. Il y a des personnes fragiles qui sont enfermées dans dans le dans le système, dans la boucle. C'est une vraie question peuvent encore travailler pour cette boîte pour ces boîtes parce que il n'y a pas que TikTok hein.

Oui oui on parle beaucoup de TikTok mais qu' y a pas que hein Emmanuel Oui. Dr vous vous vous vous préparez une action collective contre ces ces plateformes contre le harcèlement scolaire. Vous pouvez nous en dire plus ?

Oui. Alors déjà, nous on a porté plainte euh parce que parce que ça suffit l'impunité et puis euh et puis il y a des on on doit la vérité euh de réellement ce qui s'est passé. Donc on a porté plainte pour euh avec différents euh différents chefs avec les preuves à l'appui euh et on envisage en effet de monter une action collective parce que je me je me dois je suis d'une certaine façon maintenant devenue la porte-voie en m'étant exprimé devant le président et et les retours que j'ai. il y a des dizaines de familles.

Donc on va monter une action collective contre les réseaux sociaux parce que c'est tous ensemble qu'on va réussir euh à à faire respecter la règle et ça suffit l'impunité des réseaux sociaux. Et il y a un deuxième élément que je suis en train de de travailler, c'est toute notre histoire euh pour laisser une trace pour que ça serve aux générations d'après. Euh j'envisage d'écrire un livre.

Vous allez écrire un livre bien sûr, bien évidemment un témoignage qui sera puissant j'imagine euh au vu de ce que vous avez subi. C'est un message que vous enverrez et bien aussi à tous les parents hein euh parce que il y a une vigilance à partager là-dessus hein. Je pense je pense qu' je sais pas je suis pas sûr.

Vous allez me corriger Emmanuel Poura si qui qui a une réelle prise de conscience ou du moins qu'elle soit au niveau que nous devrions en attendre aujourd'hui hein là-dessus. Alors, il y a une prise de conscience quand il y a les témoignages qui sont apportés. Moi, je le ressens.

Les personnes viennent me voir en me remerciant. Moi, j'ai des parents qui me qui me contactent et qui me disent "Merci de porter la voix. Merci de nous défendre, merci de défendre nos enfants, ne lâchez rien." Donc ça me donne, ça m'oblige d'une certaine façon.

Euh et il y a des il y a des jeunes aussi. Euh lors de mon témoignage euh à Saint-Malot, il y a énormément de jeunes qui m'ont dit "Mais euh mais merci de nous ouvrir les yeux parce qu'on se rendait pas compte." Oui.

Et et je vais donner la parole à Thomas Foret tout de suite. Mais juste précision ultime, Emmanuel Poedra se rappeler aussi l'action hein de de votre avocat, maître Pierre de Buisson qui qui qui participe avec vous pour organiser ce cette fronde littéralement contre le cyber harcèlement avocat qui défend plusieurs familles touchées par le Fléo dont celle de le de l'INS, on s'en souvient, qui s'était donné la mort à 13 ans euh victime également de de harcèlement scolaire, hein. Oui, tout à fait, tout à fait.

On a on a choisi de travailler avec maître de buisson euh parce qu'on a besoin d'avoir un un on va dire un avocat euh chevronné d'une part et puis surtout de de voilà pour grouper les grouper l'action. Merci à vous en tous les cas Emmanuel Puedras pour ce témoignage dans la vérité en face ce matin. Thomas Foret il y a un travail qui est immense à accomplir aujourd'hui en réalité.

Oui, il y a un a je ne sais pas si vous allez nous aider à comprendre si dans ce que dit le chef de l'État, il y a seulement la la la barrière de l'âge, il y a autre chose. Moi je enfin je pense que bon, d'abord je voudrais saluer honnêtement le le courage de madame Peddras qui est qui est assez poignant et c'est assez difficile de de prendre du recul parce que après un témoignage comme ça, on s'imagine tous hein. Moi, je suis père de famille, j'ai des adolescents et on s'imagine que du jour au lendemain, voilà, moi ma fille est née, elle a 17 ans, j'ai un garçon qui a 16 ans, ensuite j'ai des collégiens.

Vous êtes en plein dedans, hein. Et exactement et nous à la maison, moi je connais bien l'informatique, on va dire ça comme ça. Ma femme aussi.

Et nous à la maison, on a dit le plus possible pas de pas d'écran, pas de smartphone euh et pour autant la pression sociale dans les collèges, dans les lycées est énorme. Et les parents aujourd'hui euh doivent lutter contre contre contre cette pression qui est la pression de leurs propres enfants. Moi, je crois que c'est ça, c'est un sujet extrêmement important.

C'est-à-dire que certes l Vous l' traduisez comment chez vous ? Vous vous faites de de la pédagogie, mais c'est une lutte. ou pas vos enfants enfants vous écoutent ce matin.

J'espère qu'ils vont m'écouter. Euh [rires] euh en fait euh bien sûr en fait c'est une question de rapport de force et d'autorité aussi. C'est-à-dire que moi, je crois qu'on est face à une vague des Ferlandes qu'on a vu venir.

C'est le numérique partout dans les poches de tous nos gamins entre guillemets. Euh et avec les effets qu'on connaît. Mais non, c'est une c'est une lutte incroyable.

Je crois qu'au-delà de l'âge de l'interdiction en dessous de 15 ans, je pense qu'il faut appliquer fermement l'interdiction des smartphones physiquement dans les établissements scolaires parce que tout ceci commence dans l'établissement scolaire. Vou dire qu'il soit mis dans un bois dans une boîte boîte non qui ne viennent pas à l'école. En fait, c'est toute la différence.

L'argument qui est opposé, c'est "Ah, mon enfant rentre à pied le soir et il rentre à pied le soir." Moi, je pense que les dangers qui sont c'est pas alors malheureusement là, on est on a le témoignage d'une extrémité, d'un danger extrême qui est évidemment un pauvre un pauvre enfant évidemment qui met fin à séjour. C'est c'est le plus terrible.

Mais avant ça, il y a aussi beaucoup d'autres drames de l'enfermement, du cyber harcèlement, j'allais dire classique. C'est horrible de dire ça, hein. Mais ça c'est très très courant.

Euh c'est aussi l'uniformité euh culturelle, c'est très pauvre. Enfin, moi je trouve que il faudrait aussi supprimer complètement les téléphones portables dans les collèges, dans les lycées, que ce soit strictement interdit et pas seulement dit ce que ce qui est fait aujourd'hui si on dit tu le mets dans ton sac, en réalité en pause, tu peux le sortir surtout au lycée et pas dans le sac. Voilà, merci.

Première mesure que vous annoncez ce matin Thomas Foret qui serait pour vous à même de on va dire de réfrainer ce fléau vous restez avec nous. Il est 9h45 pour la suite de la vérité en face. Vous appelez 0826 300 si vous souhaitez témoigner.

Je j'ai beaucoup de questions à vous poser Thomas Foret notamment sur la question des algorithmes à tout de suite. Le grand matin Sud Radio, la vérité [musique] en face Jean-François Akili avec Thomas Foret président fondateur du réseau social Wallur spécialiste du numérique nous évoquions à l'instant c'est en marge de la visite d'Emmanuel Macron à Marseille qui va de nouveau échanger avec des lecteurs en l'occurrence ceux de la Provence. pour euh évoquer de nouveau son projet et bien de d'interdire euh les écrans, les réseaux sociaux.

En réalité, euh au moins de 15 ans, 15 ans, je sais pas si l'âge est déterminé, il parle de des enfants. Nous imaginons que la barrière c'est 15 16 ans dans le projet de loi qui se profile. Thomas Foret, il y a la question de l'algorithme.

Chaque fois ce mot est jeté en pâure au public sans forcément comprendre de quoi il s'agit. L'algorithme en réalité est en train de nous laver le cerveau pour ceux qui scrollent toute la journée sur leur RS, leurs réseaux social préféré, l'algorithme est là pour et flatter nos plus bass. Oui, de fait de fait ça va puiser très loin dans le cerveau puisque ces plateformes dont on parle, elles n'ont qu'un objectif et c'est ça qu'il faut comprendre, c'est la captation de l'attention des utilisateurs.

C'est vraiment un modèle économique. C'est-à-dire que plus les utilisateurs sont présents, plus c'est l'économie de l'apostrophe l'attention. He oui, c'est ça exactement.

Et c'est très simple. Plus ils sont présents, plus on les expose à des contenus qui sont de la publicité, déguisés ou pas déguisé par ailleurs. Et donc c'est des c'est évidemment des grandes plateformes d'annonce. ce moi je dénonce ça depuis des années, c'est le ces plateformes là, elles ont été conçues d'abord en Silicone Valallet et puis maintenant en Chine avec TikTok.

C'est des plateformes qui sont aussi et j'essaie de prendre de la hauteur des instruments de puissance géopolitique. Donc nous sommes prises en sandwich, vous le dites et vous le dénoncez Thomas Foret entre les États-Unis et la Chine. Exactement. ce ce duopol voit au milieu une Europe affaiblie technologiquement et moi je c'est pour ça que je je dis fermement que ces instruments de plateforme sont des instruments de puissance géopolitique parce que le meilleur exemple c'est TikTok ça existe en Chine mais c'est absolument pas le même algorithme précisément qui est présent et et c'est clairement capter vous savez capter l'attention permanente, c'est abétir les peuples et les utilisateurs et les personnes.

Et ça, c'est un instrument de puissance, c'est-à-dire affaiblir quelque part les les puissances entre guillemets adversaires. Il faut pas ignorer ce principe parce que la là où on en est aujourd'hui, c'est la démonstration qu'on a été affaibli. C'est-à-dire qu'on aujourd'hui, on ne peut pas vraiment interdire les réseaux sociaux.

Il y aurait une bronca, il y aurait un soulèvement si vous voulez de des peuples européens. Si on faisait ça, bien sûr. Mais pourquoi ?

Parce qu'on n'a pas d'alternative non plus européenne. Alors, ce serait quoi euh Thomas For un réseau social européen vertueux ? C'est une bonne question.

Moi, c'est le projet que j'avais au départ avec euh avec Waller, c'était de créer un réseau social à dimension humaine. C'est-à-dire que en en quelque sorte un réseau social, ça veut pas dire numérique. C'est juste le réseau social, c'est quand nous parlons ensemble.

Une classe est un réseau social, un restaurant est un réseau social. Oui, mais la dimension humaine, c'est la le nombre de relation qu'on a et la maîtrise de ces relations. Ce que nous disons dans un cercle privé par exemple, et bien ça ne doit pas ça ne dépasse jamais le cercle privé.

Vous invitez des amis à dîner, certes, vous pouvez vous engueuler, dire des grosses bêtises, mais ça va pas sortir de ce cercle. Le gros défaut qu'on ces plateformes de réseaux sociaux, c'est que ce sont pas des réseaux sociaux. Ce sont des espaces grand publics et et des espaces très larges où toute parole qui paraît qui peut paraître intime, c'est-à-dire l'adolescent qui par exemple va partager une photo de lui, une story ou quoi que ce soit à ses potes entre guillemets, et bien ce contenu, il est généralement public, accessible par tout le monde, mis en avant et euh soumis aux algorithmes.

C'est ce qu'on appelle l'extimité. C'estàd qu' c'est là l'extimité, c'est c'est le complémentaire de c'est une fausse intimité. C'est une intimité extérieure.

C'est typiquement l'ado qui va dans sa chambre, qui veut pas parler à ses parents, qui s'enferme sur son smartphone et qui a l'impression d'être dans une intimité numérique. Et en fait, c'est faux. Il est sur la place publique et il est donc une donnée parmi d'autres qui sont broyés par les par les algorithmes.

Et c'est ce qui crée ces systèmes de de cyberharcèlement. Pourquoi dans ce groupe WhatsApp dont parlait la dame euh précédemment euh les élèves avaient vu les contenus TikTok ? Parce que euh TikTok avait poussé dans les flux de tous ces élèves les vidéos les plus euh qu'est-ce qu'on pourrait dire ? dérangeantes, les plus choquantes, les plus avilissantes.

Voilà, il y a pas de morale sur ces plateformes. Ça passe, c'est ce que j'ai raconter Emmanuel Pedras tout à l'heure, ça passe sous les radars littéralement des parents que nous sommes hein parce qu'il y a une forme une forme de d'omerta des de nos adolescents qui est bien compréhensible. Nous avons été aussi ados et là c'est un vrai un vrai souci.

Euh est-ce que est-ce que il est euh techniquement réaliste de réfrainer cette fréquentation des des plateformes ? En fait, c'est techniquement réaliste et on ne peut pas y échapper. Mais ça s'est voué à l'échec tant que nous n'avons pas dans le deuxème temps une volonté de rebâtir des systèmes français européens, de rebâtir du numérique.

C'est vraiment moi ce que je prêche depuis des années. faudrait que le système en question soit beaucoup plus séduisant que que en tout cas il serait peu importe sous la législation française et les c'est ça qui est important et de fait européenne mais c'est ça qui est important c'est c'est de dire il suivrai nos règles et si nous avions des plateformes si nous mettions ces efforts là pour reconquérir quelque part un espace numérique qui nous échappe totalement alors nous pourrions nous permettre aussi de dire et bien TikTok en France c'est fermé c'est coupé Là, on peut pas le faire parce qu'on a rien d'autre. Thomas Fet, quelle serait le le on va dire la garantie de succès d'une telle alternative européenne ?

Il y a eu des moteurs de recherche quant qui ont échoué ou alors que vous évoquez qui est votre plateforme à vous, qu'est-ce qui fait qu'elle pourrait un jour grandir et supplanter et résister la tentation ? Parce que plus elles sont fréquentées de plateforme, plus au fond elles cèdent à la tentation de cette espè de consumérisme qui peut qui peut être criminel. Bien sûr.

Premièrement, euh cesser de céder aux sirènes américaines. Euh ça je pense que c'est très important. Constater euh l'entrisme américain sur le territoire numérique européen et et voilà euh faire sécession avec cette ces technologies américaines et et à tous les niveaux, pas seulement sur les réseaux sociaux, à tous les niveaux.

Donc c'est un vrai sujet de politique de puissance industrielle en réalité qu'il y a derrière euh aujourd'hui. Alors ceci dit, il faut y aller, il faut quand même réguler, il faut quand même euh jouer ce rapport de force. Nous n'avons pas le choix.

Ce qui est en jeu clairement c'est euh c'est nos enfants. Et nous verrons bien euh Thomas Foret ce qu'il sortira de ce projet de loi hein qui semble se profiler pour vraisemblablement le début de l'année 2026, le mois de janvier. du moins euh ce que ce qu'annonce le président de la République.

Merci à vous Thomas Foret. Je rappelle, vous êtes président fondateur de Wallur, le réseau social et spécialiste du numérique. Vous allez revenir hein parce que cette histoire elle ne fait que commencer hein.

Merci beaucoup. Oui, avec grand plaisir. Allez, il est temps maintenant de rejoindre notre gagnant du jeu du le sapin de Noël Sud Radio.

Sain de Noël Sud Radio, c'est mieux dit que par moi. Bonjour Kevin. Oui, bonjour monsieur Akili.

Vous êtes euh à Urcuite, c'est tout. C'est à quel endroit exactement ? C'est euh pas loin de Bayonn.

Ah, je suis jaloux. Chaque fois qu'on parle de Bayon, je sais pas pourquoi j'ai envie de partir en voyage, de venir vous rejoindre parce que l'endroit est quand même juste magique. Alors, c'est vous qui êtes le gagnant de ce bon d'achat de 200 € pour le site maison Scarlett [musique] qui est une marque de de boîte à bijoux.

Bah vous allez pouvoir faire des cadeaux autour de vous comme ça du coup hein. Bravo Kevin. Bah je vais pouvoir faire un petit cadeau pour madame.

C'est ça qui est bien. Et ben c'est ce que je vous suggérer. Dites-moi, vous êtes un auditeur de Sud Radio, je rentre un peu dans votre intimité.

Oui, j'écoute Sud Radio tous les jours. Tous les jours. Ah, et vous nous écoutez sur la longueur ?

Vous arrivez à trouver des moments pour brasser un petit peu toutes les émissions ? Euh oui, quasiment sauf le soir, mais autrement quasiment dès que je suis dans la voiture, dès que j'ai 5 minutes, je mets Sud Radio et puis j'écoute Sud Radio. Bon ben for rester avec nous Kevin, merci.

Bravo, vous êtes le gagnant du de ce jeu. Bravo Kevin, merci pour votre fidélité et nous vous retrouvons Bonjour Valérie Expert. Bon Jean-François, bonjour Valérie.

Alors au menu de Mettez-vous d'accord. Bah écoutez, on Sud Radio est auprès des agriculteurs, donc nous allons continuer à à parler de cette colère. Et on vous pose la question, est-ce que vous avez été convaincu par la ministre ce matin qui était à votre à votre micro ?

Je pense que les auditeurs de Sud Radio, les agriculteurs en particulier étaient nombreux à écouter son intervention. Donc on on va on va écouter vos vos réactions ce matin. On va parler des excuses de Brigitte Macron. d'ailleurs son des excuses.

Euh elle elle euh elle ne s'exus pas réellement. Désolé, c'est la victime. Voilà.

Voilà. Et puis la peluche du loup de la pub intermarché qui va bientôt cette pub incroyable, enfin incroyable cette ce dessin animé qui va atteindre bientôt les 1 milliard de vues euh qui qui donc qui met en scène ce loup très mignon, mais il y a une peluche qui a été faite en Chine et qui va être sur le marché et donc Intermarché réagit en disant que bah c'est pas c'est pas du tout venu de chez eux. Mais ça pose la question du made in France parce que la France n'est pas capable de produire en 15 jours une peluche.

Ce sera en janvier pour la peluche Intermarché. Bref, on en parle avec vous. Bonne émission.

Ah.