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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 17 février 2026 48 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

Mort de Quentin : faut-il craindre une escalade ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Faut-il craindre une escalade de la violence politique après la mort de Quentin ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment se défendent les insoumis face aux accusations de liens avec la jeune garde ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Faut-il craindre des représailles de groupuscules néofascistes ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Est-ce une nouvelle ère de violence politique qui s'ouvre dans notre pays ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Pascal Périnot, ce risque d'escalade est-il réel ?

  • 18:00RelanceRéponse directe

    Pablo Pioven, faut-il craindre des représailles de groupuscules néofascistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 26:00Mathilde PanotFait
    « Il faut méconnaître l'histoire pour accepter la victimisation de l'extrême droite et prétendre que les violences seraient à gauche de cet hémicycle. »
  • 29:00Sébastien LecornuFait
    « Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abjecte. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous quotidien de débat, chroniques et reportages. 90 minutes de grand thème [musique] seulement pour donner à nos experts le temps de donner du sens à l'actualité avec au sommaire de ce 17 février les conséquences politiques de la mort de Quentin de Ran que la France insoumise se retrouve au cœur de la tourmente pour ces liens avec la jeune garde dont des membres sont soupçonnés d'avoir participé au lynchage du militant d'extrême droite.

Comment se défendent les insoumis ? Faut-il craindre des représailles de groupuscules néofascistes ? Est-ce une nouvelle ère de violence politique qui s'ouvre dans notre pays ?

On en débat dans une minute. Et puis dans la seconde partie de notre émission, cette question où se situe la recherche française, le prix Nobel d'économie, Philippe Aillon tire la sonnette d'alarme ? L'innovation, c'est d'abord la recherche fondamentale.

On ne peut pas toucher à la recherche fondamentale. Ça devrait être quelque chose de totalement sanctuarisé. [musique] Il ne faut pas que la recherche fondamentale soit la variable d'ajustement.

Donc s'il y a un budget qui touche un centime du budget de la nationale par la ferme, je rejette complètement ce budget. Je pense que c'est une erreur fondamentale. C'est la Chine [musique] qui dépose aujourd'hui le plus de brevets dans le monde.

Comment ne pas décrocher notamment sur l'intelligence artificielle l'objectif de consacrer [musique] 3 % du budget de l'État à la recherche est-il respecté ? plonge dans la compétition scientifique mondiale dans 3/4 d'heure. Comme chaque jour, j'attends vos réactions, vos questions grâce à ce QR code.

Posez vos questions à nos invités, notamment sur les répercussions de la mort de Quentin Duran qu'on cherche des pompiers dans un débat politique de plus en plus inflammable. Céline Schmid. Mes chers collègues, en hommage au jeune Quentin, je vous demande d'observer une minute de silence. 60 secondes pour honorer la mémoire de Quentin de Ran.

Cet après-midi, à la demande d'Éric Siotti, tous les présidents de groupe de l'Assemblée nationale, incluant LFI, ont accepté de rendre hommage au jeune homme de 23 ans. Une unité qui jure avec la guerre des récits politiques qui fait rage depuis la mort du militant de la mouvance nationaliste révolutionnaire, connu pour son antisémitisme. Ces images sont terrifiantes.

La milice de Mélenchon et elle a fle à tué. S'est empressé de tweeter Marion Maréchal Le Pen dès samedis. Une partie des agresseurs ont été identifiés selon le procureur qui refuse de détailler leur profil.

Certains auraient des liens avec l'ultra gauche selon une source proche du dossier. Alors que les conclusions de l'enquête n'ont pas été rendues, la droite et le gouvernement pointent la responsabilité morale de la France insoumise. La violence, elle est presque intrinsèque et au fond euh quand on choisit comme nom la France insoumise, et bien ça dit long sur l'état d'esprit.

Et moi, j'ai envie de leur dire maintenant, il serait peut-être temps de vous soumettre. la France insoumise aux règles du droit élémentaire. Au cœur des polémiques, les liens entre LFI et la jeune garde, un groupuscule antifasciste dissous en juin 2025 est jugé responsable de la mort de Quentin par l'extrême droite identitaire.

Du côté de la France insoumise, qui compte dans ses rangs l'ancien cfondateur de la jeune garde ? On prend ses distances. Nous avions des liens et nous avons des liens, nous les ne les cachons pas avec le mouvement antifasciste.

Dès lors que le mouvement antifasciste se réclame de la non violence, cela n'a rien à voir avec les images effroyables que chacun a vu, celle du tabassage d'un homme à terre. Et bien sûr, nous condamnons ces gestes, ces actes et la justice maintenant devra identifier leur responsables. Au sein de la gauche, au moment où Raphaël et Gluxman accuse LI de brutaliser le débat public, au Sénat, les socialistes appellent à la modération. une situation de tension politique très forte qui il faut le rappeler historiquement est été porté culturellement par l'extrême droite.

Il y a effectivement des comportements d'ultra gauche qui ont tendance à aller vers la violence mais il faut éviter l'amalgame actuellement et jeter la natème surtout au moment où il y a une enquête en cours par ailleurs. Aujourd'hui le Premier ministre Sébastien Lecnu a mis en garde contre la rhtorique de la confrontation. Et on se pose la question du risque d'une escalade dans ce climat de violence politique.

Je vous présente mes invités tout de suite. Pascal Périnot. Bonsoir.

Bienvenue. Vous êtes professeur émérite des universités à Science Po et vous publiez avec Anneux inventaire des peurs françaises la société Alô d'un sentiment aux éditions Audil Jacob. Pablo Pi Vivien bonsoir.

Bienvenue à vous. Vous êtes rédacteur en chef de la revue Regard. Jean-Baptiste Uillard, bonsoir et bienvenue.

Vous êtes professeur agrégé, docteur en philosophie et spécialiste de violence politique et Michel d'Armon. Bonsoir Michel à vous éditorialiste pour pour sens public. On est-ce que vous reprenez ce cette terminologie, ce risque d'une escalade Pascal Péren ?

Est-ce que ça peut être personne ne le souhaite ici évidemment le le début d'une nouvelle phase de violence politique dans notre pays. Oui, parce que c'est vrai que quand une un acte aussi irréparable est commis, il y a par un effet de miroir euh des extrêmes qui peuvent se nourrir et des forces qui sont ailleurs aux limites et même au-delà euh de l'état de droit euh qui peuvent considérer que le recours à la violence devient un instrument légitime d'abord pour réagir et aussi parce que ces extrêmes sont porteurs d'une culture où la violence a toujours été valorisée, que ce soit certains groupes de la droite extrême néofasciste qui a une espèce de fascination pour la violence et que ce soit bien sûr l'extrême gauche qui dans son histoire a connu des périodes de recours à la violence lors par exemple du mouvement de mai 68 et puis surtout dans les années qui avaient suivi 68 cette violence d'extrême gauche a dérivé même jusqu'au terrorisme. C'est ce qu'on a appelé les années plombs en Italie.

Mais nous avons eu une partie de l'extrême gauche, souvenons-nous, de Jean-Marie Rouillant euh qui a dérivé Jean-Marc, pardon, Jean-Marc Rouillant qui a dérivé hein vers la violence et le terrorisme avec des assassinats. Donc il faut être très prudent quand cela revient au devant de la scène. Soyons très très prudents.

D'ailleurs, dimanche, une cinquantaine d'individus euh cagoulés ont réclamé justice pour Quentin avec force salut slot dans slogan identitaire, ça s'est passé euh euh au cœur de Paris. Et euh Pablo Pioven, est-ce qu'il faut craindre des représailles ? Est-ce que c'est c'est ce qu'on peut lire sur certains réseaux sociaux des représailles de de groupuscules néofascistes ?

Bah selon des sources journalistique qui suivent les différents groupes effectivement qu'il soit d'extrême droite ou qu'il soit de gauche antifasciste effectivement c'est en train de de s'activer dans des boucles sur les réseaux sociaux des boucles privées sur Telegram sur WhatsApp et cetera. Vous avez des appels à des raides diverses et variés qui font craindre effectivement une une escalade. C'est pour ça que les appels au calme, les appels à ne pas chauffer à blanc, ces groupesl sont plus que les bienvenus.

J'aimerais revenir sur ce qu'a dit euh Pascal euh concernant l'histoire en fait de la violence politique dans notre pays. Il ne faut pas oublier que notre République euh enfin la façon dont le 1789 a été un épisode euh originel qui était puissamment violent en fait dans sa dans sa forme, dans son expression. euh pendant euh plusieurs années euh vous avez eu euh euh de de la violence à l'état quasi pur, à l'intérieur de votre pays et c'est ce qui a fondé notre République.

Pendant tout le 19e siècle et tout le 20e siècle, vous avez eu euh des forces euh euh des dynamiques politiques violentes qui étaient à l'œuvre. Pascal en a rappelé euh lors de mai 68. dans l'après-gerre, il y a eu un quand même un changement que que je note, c'est-à-dire que les groupes violents ont été il y a eu deux tactiques en fait à gauche.

Vous avez eu la gauche parlementaire euh qui était composée à la fois des socialistes et des communistes. Et je parle de la gauche, hein, je parle pas de l'extrême droite. Donc les les communistes et les socialistes qui ont qui qui mettaient à l'extérieur d'eux, qui repoussait.

Il disait, par exemple, Pascal Perinot a parlé de M68, euh les communistes et les socialistes se sont tenus à distance euh de de ces événements de la même manière action directe euh n'était pas en fait dans la sphère ni des communistes ni des socialistes. La différence c'est que vous avez Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise qui ont intégré en fait un groupe un collectif qui auparavant était tenu à distance un groupe antifasciste et ils l'ont intégré à l'intérieur de la France au r de la jeune garde et c'est un vrai changement et on consacrera évidemment plusieurs minutes à débattre notamment avec une chronique sur le le rôle de cette jeune garde. On fait un peu d'histoire pour commencer Jean-Baptiste Julierre.

On se souvient de la mort de Clément juin 2013, militant antifasciste tué lors d'une rix avec un groupe de skin d'extrême droite nationaliste. Quelles sont les similitudes et peut-être d'ailleurs les différences entre ces ces ces deux faits ? Les similitudes, c'est ce qu'a rappelé Pascal Perino, c'est une même culture de la violence qui est partagée même à l'époque même un style vestimentaire. aruellement l'extrême droite de l'extrême gauche.

La grande différence c'est qu'à l'époque du meurtre de Clément sur le plan juridique il n'avait pas été retenu l'intention de donner la mort. il n'y avait pas non plus de lien avec un événement politique et c'est là ce qui change vraiment tout, c'est que tout ça a eu lieu en marge d'un événement politique avec bien sûr des personnalités qui ont été mises en cause qui se sont désolidarisées. Mais le problème et c'est ce qui va aussi susciter ou non une envie de représaille, c'est la question de la justice.

Il faut là il y a le temps judiciaire mais il va falloir aussi qu'il y ait un procès que les plusieurs personnes qui sont impliquées dans le meurtre de Quentin soi traduite devant une cour d'assise. Et c'est ensuite la question des responsabilités politiques puisque même s'il y a un rejet dans les discours de la violence par exemple par des représentés desfi, il y a quand même une ambiguïté qui renvoie à ce qu'on appelle en fait la théorie du flanc radical à savoir l'idée que malgré tout même si on rejette dans le discours public la situation avec ces groupes-là, on sait qu'ils peuvent quand même être utiles à la cause. Donc on a du mal à les écarter totalement même si quand ils franchissent certaines limites, là on va le faire mais on voit aussi des réactions de certains militants antifascistes qui eux sur les réseaux disent que LFI les utilisent quand ils ont besoin d'eux. le le le l'événement politique c'était une une réunion publique, une conférence de Rimassan, eurodéputé LFI à ScienceP euh Lyon.

On y reviendra tout à l'heure avec vous euh euh Michael parce que depuis il y a la question de qu'est-ce qu'on laisse s'organiser ou pas dans nos universités en terme de de prise de parole et d'action politique. Ce linchage de Quentin Deran qui a donné lieu à un échange tendu cet après-midi à l'Assemblée. Mathilde Panot d'un côté, Sébastien Lecnu de l'autre, on écoute d'abord la présidente des députés insoumis.

Il faut méconnaître l'histoire pour accepter la victimisation de l'extrême droite et prétendre que les violences seraient à gauche de cet hémicycle. Il vous aura fallu ce drame pour sortir en fin du silence. Nous ne vous avons pas entendu sur l'assassinat du rugbyan Féico Arombouro à 2 km seulement de notre assemblée par des militants du GUD, ni sur les 12 personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022.

Et voici la réponse du Premier ministre. Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abjecte. [applaudissements] On peut avoir des divergences politiques mais lorsqu'on est un humaniste, c'est-à-dire que lorsqu'on est attaché à l'être humain, à l'homme, on n'oppose pas un mort à un autre mort, à un assassinat à un autre assassinat.

Pascal Penis, est-ce que c'est abject de comparer la mort de Quentin de Rank avec d'autres violences politiques, d'autres morts venues de l'extrême droit. Il y a des moments éventuellement pour s'envoyer les morts à la tête. Là, on est au lendemain et d'ailleurs, on ne sait pas encore exactement ce qui s'est passé.

Ce jeune, d'après les images que l'on a vu était inanimé sur un trottoir et des voyou lui tapaient comme dans un ballon sur la tête. Euh donc il y a je dire respectons un petit peu tout de même le deuil ne serait-ce que le deuil de la famille et l'horreur de ce qui s'est passé. Ensuite, ceux qui sont intéressés par cette comptabilité euh siniste pourront dire "Voilà depuis temps, euh l'extrême droite a tué x euh euh personne, l'extrême gauche." Je peux je peux citer, je vais vous laisser continuer, l'historien Nicolas Lebourg depuis 40 ans qui dit 59 morts victimes de l'ultradroite, 6 morts victimes de l'ultra gauche, la mort de Quentin Duran qui est pas comptabilisé dans dans ce décompte.

Vous vous vous trouvez que ce décompte est un peu malsin ? Oui, ce décompte était à mon avis tout à fait malsin et le premier ministre avait raison. de rappeler la présidente du groupe de la France insoumise à la raison ou du moins à la retenue puisque la appeler à la raison est parfois pas très facile.

Euh et puis d'autre part, il faut voir et on parle à l'assemblée, il faut voir comment l'assemblée qui normalement est un lieu de pacification des conflits est devenu depuis des mois et des mois un lieu de la violence verbale, hein. Ça existait dans le passé mais on cite toujours les années 30. Vous voyez, c'est une référence qui est une référence un peu lourde, mais dans les décennies récentes, il n'y avait pas cette violence verbale qui est véhiculée, je dirais pas par tous les membres des Léfi, mais par certains membres de Éléfis qui ont mis au premier plan la violence des mots.

Or, faut savoir dans une société quand vous autorisez la violence des mots, ensuite il peut y avoir chez certains individus particulièrement échauffé le passage des mots aux actes. Et c'est peut-être ce à quoi on a assisté madame Rimassan est tout de même député et les filles. Jean-Luc Mélenchon devant les propos de Rima Hassan qui soutient des organisations terroristes, Jean-Luc Mélenchon a trouvé toujours le moyen de dire mais il y a pas de problème, je soutiens Rima Hassan hein.

Et donc là, je veux dire, il y a un climat qui se crée qui est un climat délétaire. Alors ça où la question la responsabilité morale de la France insoumise on va ouvrir ce chapitre si vous le souhaitez il y a il y a d'autres éléments mais on y vient maintenant. Michel vous dit pour prolonger effectivement juste sur les les mots qui tuent parce qu'on est en politique et souvent en politique on entend les politiques eux-mêmes dire les mots ont leur importance et les mots peuvent parfois tuer.

Cette cette question de l'incitation intellectuelle et politique sera au cœur de cette affaire pendant encore des mois. Et moi, j'ai deux exemples en tête extrêmement éloignés mais qui montrent à quel point les mots peuvent tuer. Vous avez entre les deux tours de la campagne présidentielle en 1995, Brahim Boaram, le jeune algérien qui était jeté à la scène lors d'un meeting et le fameux cortège du 1er mai du Front National dont le Front National n'a pas été responsable formellement, mais a incité des Skined à pouvoir donc faire cet acte.

Et vous avez encore très loin dans le temps en tout cas dans dans dans l'espace également la mort la mort d'Israakraabine qui a été tuée par un un un activiste qui est passé à l'acte parce que après des mois et des mois et des mois d'incitation également de haine et bien il s'est senti autorisé. Et c'est ça au fond ce qu'on va devoir décortiquer pendant les mois à venir, c'est comment on peut se sentir autorisé à à passer à l'acte. Alors cette question de responsabilité morale des insoumis, elle est pointée du doigt par beaucoup de personnalités politiques évidemment au Rassemblement national très vite à droite mais aussi à gauche.

On l'a entendu notre sujet d'ouverture avec Raphaël Luxman par exemple et cet après-midi devant les députés LFI, le ministre de la justice reprochait justement cette brutalisation de la vie politique. On écoute Gérald Armana. Je pense que vous l'avez dit également la brutisation de la vie politique doit arrêter.

Vous l'avez dit, monsieur Gluxman l'a dit aussi. Je voudrais souligner l'unanimité politique, quasiment l'unanimité politique. Il y a de la brutalisation quand on dit que la police tue alors que 10 à 15 policiers et gendarmes meurent par an.

Il y a de la il y a de la brutalisation lorsqu'on met la tête d'un ministre [applaudissements] en l'occurrence Olivier Dusopt sur un ballon de football et on se déchaîne sur lui. [applaudissements] Il y a de la brutalisation lorsqu'on justifie l'action de la jeune garde et qu'on investit au candidat aux élections législatives sont dirigeants déjà pour con pour violence physique. Jean-Maptiste Julyard, est-ce que on je peux personnalité autour de Jean-Luc Mélench personnaliser pardon autour de Jean-Luc Mélenchon mais bon on peut on peut aussi élargir au députés insoumis.

Est-ce que d'une certaine façon il flirte avec la violence politique ou il l'attise ? Paul Ricker disait "La violence a besoin du discours." Pourquoi ?

Parce que le discours c'est le lieu de la justification avant, pendant ou après l'acte. On a la conscience tranquille quand on a quelqu'un d'intelligent et de charismatique qui vous a dit que vous aviez raison de vous en prendre à quelqu'un qui était un ennemi du genre humain. Ensuite, il faut faire attention aussi à ne pas restreindre la liberté d'expression politique et sa dimension conflictuelle.

Je suis pas forcément d'accord avec tous les éléments qu'a cité le ministre de de la justice pardon. maintenant ici. Ouais.

Mais en tout cas ce qui est clair c'est la limite qui est de l'appel direct à la personne et là je pense que par exemple le geste de Thomas Porte était pour le coup excessif et même intolérable en un sens. Donc Tom Porte avec le le la tête d'Olivier du SOP en ballon de foot par rapport à une courtoisie républicaine. Et ensuite il y a de l'ambiguïté.

Il y a de l'ambiguïté parce qu'il y a toujours des phrases, il y en a dans le discours du avec Mélenchon qui peuvent être interprétées de manière différente et qui peuvent être interprétés de manière radicale par des gens qui sont déjà très excités et chauffés à blanc. Et là pour le coup, il y a quand même une responsabilité politique parce qu'on est toujours responsable de la manière dont certains termes peuvent être interprétés. Ouais.

Pablo, oui, il y a une responsabilité politique. Je suis complètement d'accord avec vous. Euh alors après, vous avez pas passé la fin de euh le de la proposition de de Gérald Arrmanin euh qui est de produire une circulaire et il veut produire une circulaire pour euh condamner euh tous euh les élus en gros euh qui auraient euh des propos euh qui iraient à l'encontre de l'intégrité de la personne pour euh son orientation sexuelle, pour son sa religion, sa race et à la fin il dit et ses opinions politiques.

Alors là, j'avoue que quand lorsque j'ai entendu ça, je me suis dit mais qu'est-ce qu'il va écrire dans sa circulaire ? parce que lui-même en fait dans la même dans le même discours accuse nommément un député de la nation en l'occurrence Raphaël Arnaud avec des mots qui sont particulièrement verts et particulièrement brut que c'est cfondateur de la jeune garde député de la France insoum donc je je rejoins en fait ce qui vient d'être dit la la question de la liberté d'expression et notamment de la liberté d'expression politique reste entière même concernant l'acte de Thomas Porte qui a utilisé la la tête d'Olivier Dusopt, du ministre du SOPT en en en ballon de foot, en Chamboulet, c'est on peut considérer que c'est intolérable, que sur le plan pénable, que que ça soit condamnable pénalement, je pense qu'on on s'aventure en fait sur un terrain qui à mon sens est excessivement problématique. Après, j'aimerais juste dire une chose.

Vous avez pour pour un peu vous corriger puisque vous avez dit Rima Hassan qui soutient une organisation terroriste. Je ne sais pas de quoi vous parlez. Mais non, elle soutient pas le Hamas.

Non, certainement pas. Enfin, je me sortirai les verb genre elle ne soutient pas le Hamas enfin genre non mais c'est c'est quand même important de remettre des points sur vous l'avez fait. Si vous le voulez bien, on va pas ouvrir ce débat qui est un débat intéressant mais on y on y consacrerait trop de temps.

Je voudrais qu'on reste sur la question de la de la responsabilité et peut-être aussi quand même Pascal Ponet Perino questionner la responsabilité de deux ministres. hm hm le ministre de la justice, le ministre de l'intérêt qui sont peut-être allés un peu vite en besogne pour mettre en cause la France insoumise. Est-ce que vous partagez cet avis ?

Alors, on verra à à propos de la mort de Quentin, on verra d'après les premières informations, il semble bien que des membres de la jeune garde h soient impliqués. Est-ce que c'est eux qui ont donné les coups qui ont provoqué la mort ? Faut pas aller trop vite en besogne.

Mais on a eu le sentiment que le procureur de Lyon était plus prudent que le que le Oui, bien sûr. Parce que lui, il est en plein dans l'enquête et cetera et il veut établir les faits. C'est tellement grave ce qui vient de se passer hein, qu'il veut établir les faits de manière solide et on ne peut que lui être reconnaissant de cette de cette prudence hein.

Mais il y avait apparemment dans le quartier un assistant d'un député lesfi qui était là. Alors, quel rôle a-t-il joué ? Est-ce qu'il avait un rôle organisateur ?

Est-ce qu'il a participé au commando de 6 six ou se types qui ont amené la mort de Quentin ? On verra hein, mais on en revient au débat précédent si vous voulez. Est-ce que cet acte intervient et ne concerne que les individus de la jeune garde ou pas qui sont passés à l'acte où est-ce qu'il y a un climat qui est créé qui polarise de manière excessive l'opinion publique et qui a quelque chose à voir tout même avec l'extrémisation de notre vie politique avec deux groupes très importants au Parlement français à l'Assemblée nationale qui sont des groupes qui plus ou moins directement ont un lien avec la violence et parfois font des concession à la violence qui de mon point de vue de citoyen et d'observateurs sont tout à fait excessif les insoumis d'un côté le Rassemblement national de l'autre.

Bon alors on a beaucoup parlé de la jeune garde et je voudrais qu'on s'y arrête et qu'on prenne le le le temps de de mieux comprendre ce qu'est ce mouvement. C'est Quentin Calmet qui va nous y aider tout de suite. Bonsoir Quentin, bienvenue.

La jeune garde, donc ce groupeuscule antifasciste créé à Lyon en 2018 et dissous par décret, c'était au mois de juin dernier. Oui. Dimanche, le ministre de l'intérieur Laurent Nouz qui a pointé du doigt la possible implication de la jeune garde de leur côté par un communiqué de leur avocat, ce groupement a contesté toute responsabilité dans ce qu'ils ont appelé de tragiques événements survenus à Lyon jeudi dernier.

On parle d'une organisation pyramidale qui contrait tout au plus 200 membres avec un porte-parole à sa tête qui a été Raphaël Arnaud jusqu'à son élection en tant que député LFI en 2024. On le voit sur ces images qui datent de 2021 lors d'un rassemblement contre la candidature d'Éric Zémour à la présidentielle. Il existe des branches de la jeune garde à Lyon mais aussi Paris, Lille, Strasbourg et Montpellier.

Alors comment se définissait la jeune garde antifasciste avant sa dissolution ? C'est un groupe qui se présente comme une réaction d'autodéfense face à des organisations d'extrême droite violente. Certaines néonazies très présentes notamment à Lyon.

Son slogan face à l'extrême droite, réponse immédiate. La jeune garde qui est aussi reconnaissable avec ses trois flèches dirigées vers la gauche. Une référence au groupe d'autodéfense socialiste français dans les années 1930.

Sa organisation se voulait aussi assez proche de la gauche associative, syndicale et politique en manifestant par exemple contre la réforme des retraites en 2021. Et cette organisation, elle est également citée dans plusieurs actions violentes. Voilà, c'est ce qui a motivé sa dissolution en juin 2025.

Cette dissolution qui a été décidée en conseil des ministres à la demande du ministre de l'intérieur de l'époque Bruno Retaillot. Le gouvernement qui cite alors dans le décret de dissolution plusieurs actes violents qui se sont produits entre 2018 et 2024 à Paris, Lyon et Strasbourg. pour certains ont donné lieu à des condamnations.

La dissolution était donc justifiée parce que la jeune garde provoque des agissements contre les personnes et les biens dit alors le décret de dissolution. C'est en effet un des nouveaux motifs qui était prévu dans la loi. Oui.

Est une jeune garde qui a effectué un recours recours contre cette dissolution devant le Conseil d'État. Voilà. Tout à fait.

Même si son recours ne suspend pas la dissolution. Une audience était d'ailleurs prévue mercredi dernier, le 11 février. Elle a été reportée sans motif, sans date.

Le recours concè contre cette dissolution qui était notamment soutenu par la France insoumise qui demandait au gouvernement d'abandonner cette procédure. Merci beaucoup Quentin pour toutes ces ces informations avec donc un lien réel direct Pablo Piov Vivien entre la France insoumise et la jeune garde. On va pas préjuger de l'enquête, mais c'est c'est c'est ce qui place le mouvement de Jean-Luc Mélenchon en grande difficulté aujourd'hui.

Tout à fait. Ça le place en grande difficulté sur le plan politique hein, pas sur le plan juridique. Que je je rappelle aussi les propos de Sébastien Lecnu, le premier ministre tout à l'heure dans l'hémisy fort intéressant où il a rappelé en fait que la justice dans notre République et c'est tout à notre honneur est rendu de façon individuelle.

La responsabilité est individuelle. Elle n'est pas collective. Exact.

Juste pour ceux qui nous regardent, jamais le procureur n'engagera la responsabilité d'un groupe politique comme la France insoumise dans l'assassinat de Quentin. Mais effectivement, il y a une nouveauté, c'est ce lien en fait qui a été fait par Jucon. Il c une sorte de service d'ordre.

Alors c'est vrai qu' aussi les meetings de la France insoumise, ils sont régulièrement menacés par des groupuscules d'extrême droit qui p justifient d'avoir un service d'ordre. Je vais vous faire non, je pense que c'est lié à la situation politique du moment. Et la situation politique du moment, telle qu'elle est analysée par une partie de la gauche et notamment par la France insoumise, c'est la montée en puissance euh de force fascistes, fascistoïdes, protoofasciste, appelez-les comme vous voulez.

Et donc en face il mett en place exactement comme ça a été le cas dans les années 30 lorsque vous aviez les le fascistes qui défilaient à Paris vous aviez aussi des organisations d'autodéfense de gauche qui étaient qui qui œuvrait en fait avec le parti communiste. Et au bout d'un moment et c'est ça qui est intéressant en 1934 il y a eu donc ces manifestations, il y a eu des heures entre les antifascistes et les fascistes. Qu'est-ce qu'a fait le parti communiste ?

Il a fait le choix non pas d'aller du côté des des antifascistes et d'aller dans la rixe de rue. Il a fait le choix du Front Populaire. Il a fait le choix du slogan pain vie liberté.

Voilà ce qu'il a choisi et il a dit "On va on va on va travailler là-dessus et c'est ça en fait qui va nous faire triompher du fascisme au milieu des années 30. Là aujourd'hui, on a Jean-Luc Mélenchon qui a l'air plutôt et la France insoumise qui ont l'air plutôt de faire le choix de cette bataille, cette réponse immédiate comme c'est euh le le dans le slogan de de de la jeune garde. Est-ce que c'est une bonne stratégie pour lutter contre le fascisme ?

Moi personnellement, j'ai des doutes. Je préfère la stratégie du Parti communiste des années 30. Mais on verra, l'avenir nous le dira, mais c'est vrai qu'en ce moment, ils sont plutôt en mauvaise posture.

Oui. Ça rejoint cette question posée par Marie qui nous écrit de de Tour. Euh est-ce que la France assoumise a déjà condamné clairement les violences de ces groupes euh d'ultragauche ?

On on vient d'évoquer des actions violentes qui avaient justifier la la dissolution. Et c'est peut-être là-dessus effectivement Jean-Maphiste Juer que la question de la responsabilité morale, on y revient des des insoumises se posent déjà ou va peut-être encore plus se poser. Raphaël Arnaud a été condamné de manière définitive pour violence volontaire en réunion et il a été porté par la France insoumise.

Alors à l'époque la décision judiciale était pas encore rendue mais en connaissance de cause. Donc tout le monde savait très bien qu'il y avait un sujet dans le rapport à la violence politique avec Raphaël Arnaud et avec ce qu'il incarnait. L'argument de la légitime défense dans le cas de Quentin n'est pas pertinent puisque rien ne permet d'affirmer qu'il y aurait une quelconque agression de la part de ce groupe auquel Quentin était associé.

On parle de domicile volontaire effectivement. Oui mais de manière générale bien sûr qu'il y a des groupes d'ultradroite et d'ultra gauche. Il y avait eu des r plutôt dans la journée entre pour l'instant c'est une agression directe avec une intention donner la mort.

Toute l'argument de la litime défense de manière générale peut être entendu effectivement la ville de Lyon est connue pour avoir aussi des sujets notamment le 5e arrondissement qui ont suscité des des affrontements et Raphaël Arnaud vient de là mais tout de même dans le cas de Raphaël Arnaud il y a quand même un rapport à la violence politique qui est très étroit et on se souvient que Jean-Luc Mélenchon a fait les loges de la jeune garde en des termes très clairs alors même que ce groupe était déjà plus qu'ambigu dans son rapport c'est que je disais c'est c'est là qu' a effectivement une difficulté absolument c'est en en avril 2025 qu'il a effectivement dans un meeting honoré l'action de de de l'agent de garde, mais de manière plus profonde et pour rebondir ce que disait Pablo également, la la notion de conflictualité a été dès le début, en tout cas depuis quelques années, au fond c'est également une question de de tension, de divergence au sein même des LFI. Euh euh le député Ruffin, lui s'est éloigné justement de deion pour cette raison-là, l'insum pour cette raison en disant la conflictualité ne peut pas ne peut pas être une une manière de produire la politique publique et de s'occuper des gens. Et de ce point de vue-là, effectivement, on voit bien que là maintenant Jean-Luc Mélenchon est au pied du mur idéologique.

Ouais. Avec des conséquences politiques, un isolement de la France insoumise qui a quand même reçu le soutien du chef de fil des députés communistes, Stéphane Peu. On l'écoute.

Tous les prétextes sont bons pour essayer de diaboliser la France insoumise et je l'ai dit, je le répéterai sans cesse, ceux qui veulent diaboliser la France insoumise n'ont finalement qu'un seul objectif, c'est celui de banaliser le Rassemblement national. Bon, on y avait déjà consacré plusieurs minutes hier dans notre émission sur les conséquences politiques. Donc, je voudrais qu'on qu'on y revienne mais rapidement peut-être Pascal Perinot sur ce que ce climat là de violence, le fait que la France insommise soit au cœur de la tourmande comme je le disais dans mes titres, qu'est-ce que ça peut créer là dans à très court terme, on est à à un mois des municipales du premier tour des municipales.

Bon, le raisonnement qu'on vient d'entendre est un raisonnement un peu court et et participe justement de cette conflictualisation qui est alimenté par les parties par les parties extrêmes qui en profitent jettent de l'huile sur le feu quand il y a un conflit plutôt que de tenter de l'apaiser. Alors ce que ça peut avoir c'est si vous voulez le la France insoumise connaît déjà un problème. Jean-Luc Mélenchon était en tant que patron de la France insoumise jusqu'à une période récente, n'était pas l'homme le plus rejeté de France.

Il est devenu. Oui. C'est-à-dire que par exemple dans le l'ouvrage qu'on a sorti sur les peurs avec Anne Muxelles, c'est de très loin l'homme qui fait le plus peur aux français en matière politique à 15 points devant Marine Le Pen, Jordan Bardella et cetera.

Donc déjà la conflictualisation continue de tous les problèmes par Jean-Luc Mélenchon, ça se p c'est-à-dire qu'il est extrémisé. Alors je sais que Laurent Nunes tente de l'extrémiser avec la catégorie extrême gauche, il s'est extrémis lui-même, hein. Ça c'est le premier point.

Le deuxième point, c'est qu'il va y avoir des grandes échéances électorales. Les municipales, dans ces municipales là aussi, la France insoumise cherche le conflit à tout prix et le conflit au sein de la gauche en particulier en cherchant, faut bien le dire, à faire la peau de municipalité de gauche sortante. Qu'est-ce qui forçait la France insoumise à aller affronter de grand-mères socialistes femmes d'ailleurs très souvent à Nant à Renn mais on pourrait multiplier partout il cherchent le conflit en espérant planter euh les socialistes.

Certes, gagner par rapport à la droite, ça va être difficile mais planter les socialistes. Donc là aussi, on est au cœur d'un conflit qui est un conflit absolument tous asimut et il faut faire attention, Jean-Luc Mélenchon a les plus grandes ambitions pour la prochaine élection présidentielle. Attention en s'associant à l'innommable de ne pas rendre cette dynamique qui jusqu'à maintenant était la sienne quasi impossible.

Alors, il y a la question euh effectivement de la liberté d'expression dans nos dans nos universités, j'y arrive. Qui se pose aussi après ce qui s'est passé à Lyon, je le rappelle, on l'a dit tout à l'heure, violence en marge d'une conférence de l'urodéputé insoumise Rima Hassan. On était à Sciencep Lyon.

Le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste, il a transmis une circulaire au préfet pour encadrer les réunions politiques à l'université, les interdire en cas de menace de trouble à l'ordre public. Michael, je me tourne vers vous. Est-ce qu'une circulaire suffira à régler la question d'abolence politique dans les universités ?

Votre réponse c'est non. Non, devant vraiment les déclaration du ministre de l'enseignement supérieur, bon certes qui qui marche sur des œufs hein, on serait quand même tenté de pasticher un peu coluche circulaire, il n'y a rien à voir. Croire que cette décision va régler le problème, ça relève tout simplement d'une d'une illusion.

La violence, ça n'est pas un vide juridique que l'on comble par un texte supplémentaire. Et pour être charitable, hein, on va dire quand même que cette dernière circulaire ministérielle qui veut contrôler les réunions politiques dans les universités ne fait que rajouter au fond de la confusion à la confusion. Donc, il est dit que les préfets seront consultés mais qu'il reviendra au directeur de l'établissement finalement de décider que les meetings de ce genre-là, qu'est-ce que ça veut dire ?

N'auront pas n'auront pas leur place, mais que les politiques restent quand même les bienvenus dans les universités. Bon, il faut noter que à Science Point Paris, par exemple, Louis Vass quand il a été nommé a fait venir le calme 2 mois en 2 mois après les débordements lié au conflit à Gaza tout simplement s'il justice à chaque fois qu'il en était nécessaire sans aucune circulaire et puis les universités ont toujours été des lieux de débat intense parfois conflictuel. Oui, on a commencé à l'évoquer.

Il faut quand même avoir en en mémoire dans les années 70 du siècle dernier les affrontements entre les groupes de droite d'extrême droite qui faisaient régulièrement le coup de point face aux étudiants au étudiants gauchistes sur les campus ou dans la rue. Deux visions du monde s'affrontaient et de façon assez contendante. On a d'ailleurs on a retrouvé ensuite ces anciens activistes dans les rangs des gouvernements que ça soit à droite ou à gauche.

La polarisation politique a toujours existé dans les couloirs des fac et aux abords donc des campus lorsqu'elles se déchaînent en violence qui tue. Alors bien évidemment c'est à la justice, à la police d'intervenir pour prévenir évidemment sanctionner. Ce qu'un ministre des universités doit combattre en revanche et de façon assez claire, c'est la violence idéologique dans les enceintes de la connaissance.

Ainsi, vous avez récemment une étudiante de la Sorbonne qui a exclu d'un groupe de discussion et d'études de WhatsApp les étudiants qui ont des noms à consonance juive et le conseil disciplinaire qui l'a donc convoqué et bien tout simplement n'a donné aucune sanction. Là, c'est le scandale. Alors, il faut dire qu'effectivement la direction de la Sorbonne a fait appel de cette décision devant le tribunal administratif.

En fait, ce que l'on voit, c'est que la violence politique, qu'elle vienne de l'extrême gauche, qu'elle vienne de l'extrême droite ou d'autres mouvances radicales, c'est pas une forme d'engagement. Euh parmi d'autres, elle dissuade d'abord les débats contradictoires et elle installe les climats le climat de la peur. Il est donc à craindre que la démocratie française soit de moins en moins apaisée dans les temps à venir.

H euh comment on peut prémunir Jean-Baptiste Juard, nos universités des violences politiques ? Est-ce que vous avez le sentiment qu'effectivement cette liberté d'ation dont on parle, elle elle s'effrite, elle est mise en danger dans dans certaines de nos universités ? Tout à fait.

J'ai enseigné aussi à l'université et la responsabilité de l'université c'est de garantir les conditions du pluralisme. Le problème souvent c'est qu'il y a des groupuscules le plus souvent très à gauche qui vont s'introduire dans des cours on l'a vu à Lyon I récemment qui vont aussi empêcher certaines interventions, qui vont s'en prendre aussi à des camps opposés qui sont considérés comme extrémistes même quand ils sont au centre de le chéquier politique. Et c'est là ce qu'il faut arriver à travailler.

Vous l'avez rappelé c'est de la transmission de la connaissance. La connaissance ça s'en manière apaisée et contradictoire. Moi, je suis tout à fait favorable à ce qu'on débatte de tous les sujets du sujet de Gaza avec les termes aussi qui ont pu créer des polémiques dans le débat public à condition qu'il y ait des panels une parole contradictoire et que tout ça se fasse dans le calme avec aussi un échange avec le public et pas la la violence verbale qui comme on l'a dit effectivement peut être le prélude à de la violence physique.

Ouais. Sans et sans exclusion des des uns ou des autres de réactions de question Isabelle qui nous écrit Damien. Pourquoi certains événements seraient interdits et d'autres pas ?

C'est basé sur quoi concrètement ? Effectivement, on peut se poser cette question également Alya qui nous écrit de Clamar. Quand on interdit un meeting, est-ce que ça calme vraiment l'attention ou est-ce que ça nourrit le sentiment d'injustice et de radicalisation ?

Il y a il y a quand même Pascal Perinot dans dans notre démocratie, il y a il y a le fait d'accepter de débattre avec quelqu'un qui pense pas comme vous. Bien sûr. Est-ce que c'est en train de se perdre vous qui connaissez bien nos universités notamment et notamment Sciences P ?

Oui, je suis professeur des universités donc je connais depuis 40 ans l'université. L'université avait fait des progrès. H elle admettait de plus en plus le pluralisme.

Il faut bien reconnaître, depuis depuis quelques années, il y a un retour en force de force politique et intellectuelle que certains appellent dans des analyses l'académisme radical, c'est-à-dire des professeurs, des chercheurs qui ne participent plus de cette culture pluraliste libérale et qui veulent imposer une seule grille de lecture, hein. C'était un peu le cas quand j'étais étudiant dans les années 68 avec l'hégémonie marxiste dans les sciences sociales et humaines, hein. C'était déjà le cas.

Mais ça s'était beaucoup atténué et on avait un pluralisme qui était réel. On pouvait inviter des gens de droite, du centre et de gauche dans les universités. Il faut reconnaître que depuis quelques temps euh inviter quelqu'un de droite est très problématique.

Je ne parle pas de la droite extrême. Inviter quelqu'un du Rassemblement national, c'est quasi impossible. Et quand des députés du Rassemblement national comme récemment à Ville Taneuse se rendent simplement en tant que représentant de la nation sur un campus, ça fait on crie au scandale hein.

Donc on peut pas avoir ce deux poids de mesure parce que si on a ce deux poids de mesure, on n'est pas pluraliste. On n'est pas pluraliste. Et c'est vrai qu'il y a un retour de l'intolérance sur les campusmes au travers de ce que de nombreux observateurs ont appelé l'académisme radical.

Pablo puis je je j'avoue que je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit au nom du pluralisme précisément parce que les universités sont des lieux de la connaissance. On peut pas inviter tout et n'importe quoi. Enfin tout à l'heure ce que citait Non mais bah si vous dites genre le je suis désolé mais genre s'il y a quelqu'un qui dit on va c'est pas parce qu'on parle je sais pas moi du du climat ou de la planète terre qu'on va inviter quelqu'un qui trouve que la planète est plate et puis quelqu'un qui trouve que la planète est ronde.

Enfin oui bah c'est c'est quoi le pluralisme ? Donc il faut bien mettre des limites au pluralisme pluralisme politique peut inviter à la gauche. Ce qu' dit Michael tout à l'heure, ce qu'a dit Mich Ce qu'a dit Michael Ce qu'a dit Michaell tout à l'heure, les les faits qu'il a mentionné à la Sorbonne, on parle d'un antisémitisme assez patent, je suis désolé mais le l'antisémitisme non pas uniquement parce qu'il est condamné pénalement mais parce que genre moralement il va à l'encontre de genre l'édifice de la connaissance tel que il devrait être construit à l'université.

C'est pour ça qu' il ne doit pas avoir voix au chapitre dans une université. Et c'est il en va en fait. C'est c'est pour ça que la difficulté aujourd'hui c'est que effectivement notre pluralisme politique, vous avez une partie du champ euh politique, moi je je dis que c'est l'extrême droite mais ça peut être sujet à débat qui ne qui ne rentre pas en résonance en fait avec les propositions qui sont celles des universitaires, avec la la façon dont on élabore notre notre raison, notre connaissance et cetera.

Donc c'est là que je vois un yatu, c'est-à-dire que et c'est là que je vois une limite en fait au pluralisme politique qui peut être accueilli dans la diversité. Mais encore une fois, c'est sujet à débat et peut-être qu'il y a des gens d'extrême droite qui peuvent m'expliquer à quel point Oui. Oui. ils sont totalement raccord avec ce qui est proposé par l'État des sciences sociales.

Par exemple, un mot de réponse Pascal Perinot et puis ensuite on parle du classement de LFI à l'extrême gauche par le ministre de l'intérieur. Ce sera notre dernier chapitre. On dit que à l'université qui est un lieu de transmission des savoirs, d'apprentissage des jeunes esprits à l'autre dans sa diversité quand on se dit il faut fixer des limites au pluralisme.

Moi véritablement je ne me sens pas capable sauf le recours à la violence, au racisme et cetera. Je ne me sens pas capable non je ne me sens pas capable de fixer d'autres limites que celles-là qui sont des limites pénales. Non, je pense que c'est des on peut en débattre.

Vous voyez c'est on vient de le faire vi sur ce thème mais il peut y avoir des limitations mais même sur l'exemple du climat c'est bien plus efficace de démonter un discours climatoceptique parce qu'on a de meilleurs arguments que de dire aux climatosceptiques aller sur des chaînes parallèles sur internet et puis gagner à partir de ressentiment d'être éclu de ces lieux-là de nouveaux auditeurs et c'est un débat que nous journalistes on se pose aussi voilà effectivement à qui on donne la parole ou pas et on essaie de trancher ce débat au sein de de de de l'équipe de de sciences public. Alors ce ce dernier chapitre comme promis, c'est un un contexte particulier quand même ce dont on parle parce que l' là je reviens 2 semaines 15 jours en arrière le ministre de l'intérieur classe la France insoumise à l'extrême gauche. Ça crée un télé mais cette logique elle a été validée notamment dimanche par Emmanuel Macron.

C'était sur l'antenne de radio. J'y écouté. Je fais pas les classements de sensibilité.

C'est au ministère de l'intérieur de le faire pour les élections, mais je crois qu'il y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche. Oui. Extrême gauche.

Est-ce qu'ils font partie toujours de l'axe républicain ? Sur cette formule, il faut regarder les choses. des Françaises et des Français Élis et mettent à l'assemblée des parlementaires mettent des gens dans les institutions de la République et donc on peut pas par un discours les en exclure mais je constate que dans les positions qu'ils prennent en particulier sur l'antisémitisme ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République à des valeurs de la République.

Voilà. Et sur ce thème, sondage IfOP fiduciale pour Sud Radio, 70 % des Français trouvent ce classement de LI à l'extrême gauche. Justifié, 30 % répondent non.

Allez, on va faire un tour de table là-dessus. Pascal Perino, justifié. Non, il y a un certain bon sens.

Pourquoi ? Parce que les catégories politiques ne sont pas éternelles. Qu'est-ce que c'est que l'extrême gauche jusqu'aux, j'allais aux années les plus récentes ?

C'était toute une série de sensibilités trotskistes maoistes qui s'était créé par le nouveau parti et critique vis-à-vis du communisme considéré comme euh trop sous l'influence de l'URSS et donc des courants euh issus euh du marxisme s'étaient créés en opposition par rapport au Parti communiste. Vous voyez bien que le parti communiste et la question communiste aujourd'hui n'est absolument plus centrale et que au fond il reste une extrême gauche, l'extrême gauche moïste a quasi disparu, reste une extrême gauche trotskis d'ailleurs qui entre différentes chapelles s'affronte mais c'est marginal. Donc il y a une nouvelle extrême gauche qui est née.

C'est l'extrême gauche que j'appellerai mouvementiste, qui est née dans le mouvement social, dans différents mouvements sociaux et que l'on a vu s'exprimer à plusieurs reprises davantage d'ailleurs dans la rue que dans les urnes. Et le parti la France insoumise, si tenté que ce soit un parti, son ancêtre le parti de gauche. Certes, c'est une ciss socialiste. d' vient euh Jean-Luc Mélenchon qui d'ailleurs venait avant de l'extrême gauche et de l'extrême gauche trotskiste la plus dure, celle de l'OCI, mais aussi qui avait tenté d'agréger, c'est-à-dire de se rapprocher de formation gauchiste, hein, et en particulier d'ancien MAO, hein.

Donc, il y a là une certaine cohérence. La seule incohérence que je trouverais, je termine par là, c'est le programme économique. Le programme économique de Lfi n'est pas un programme de rupture avec le capitalisme aussi profond que celui du NPA ou celui de hoer.

Votre avis Pablo Pi Vivien sur ce classement de LFI Extrême, est-ce que c'est aussi peut-être un coup politique de du ministre intérieur ? Oui, c'est totalement un coup politique. Selon moi, cette façon en fait de qualifier d'extrême la France insoumise, c'est aussi une façon de continuer à essayer de créer un sillon, une frontière entre deux gauches qui sont en ce moment de plus en plus en en Gueger quoi.

On s'ans doute pas besoin de leur pour pour se fracturer. Ben, vous rigolez mais je pense que c'est euh un un grain de plus dans le dans la machine. Moi, il y a il y a je rajouterai à ce qu'a dit Pascal Perinot une autre une autre notion.

C'estàd que le le but de de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, il le répète en permanence, ils ne sont pas extraparlementaires. Ils ne remettent pas en question les institutions, ils veulent une révolution citoyenne. Ils veulent triompher par les urnes.

Or pour moi, ce qui caractérise aussi l'extrême gauche tel que Pascal l'a très bien exprimé, c'est le le le fait que la révolution ne se fera pas par les urnes. La révolution, elle se fait dans la rue et ça c'est pas ce que c'est un autre argument pour dire au-delà de l'argument économique, pour dire que c'est pas un moment d'extrême gauche. D'accord. chose qui me paraît très étrange dans l'argumentaire de d'Emmanuel Macron, c'est qu'à la fin, il cite l'antisémitisme.

Bon, on peut questionner l'antisémitisme. Je vois qu'il y a beaucoup de gens qui se posent la question de l'antisémitisme la France insoumise, mais je ne sache pas que l'antisémitisme soit un des un des piliers un des un des paramètres de l'extrême gauche, la Ligue communiste révolutionnaire avant de dire qu'elle était antisémite, faut recevait tôt le matin quand on voit les noms de tous les condateurs. Michel, vous vouliez intervenir et vous aurez le mot de la conclusion.

Michael London. Euh moi j'ai j'ai lu cette ce classement là comme un un coup de pouce au PS. H h c'est pour montrer voilà regardez vous n'avez pas osé aller jusqu'au bout.

Nous vous qualifions ce groupe là cette partie làà et comme ça ça vous ça vous incitera à ne pas faire d'alliance et ceux qui en feront seront d'autant plus disqualifiés. Oui effectivement on se place évidemment là dans la perspective des élections municipales. C'est pour vous si je dire c'est anecdotique ou au contraire c'est symbolique ce classement ?

Moi, je commencerai par dédramatiser. Je ne pense pas que les filles perdent des électeurs parce qu'ils vont être appelés extrême gauche. Et ensuite, je trouve ce terme extrême n'est pas éclairant.

Ce qui est intéressant, c'est de savoir de quelle doctrine politique on parle. Est-ce qu'on parle d'une droite nationaliste ou néonationaliste et populiste ? Est-ce qu'on parle d'un socialisme renouvelé ?

Ce qui a été un peu le thème de JC Mélenchon avec l'écologie. Ça c'est beaucoup plus inclant et utile pour nos concitoyens que de savoir qui est extrême par rapport à quelle norme qui serait euh au juste milieu. Mais en revanche, ce que dit Pascal Perin est ju, c'est-à-dire que le le le positionnement, l'histoire de de des partis euh évolue.

Donc c'est assez logique aussi d'en tenir compte. Ces catégories existent mais elles sont mouvantes, vous l'avez rappelé. Je pense que l'extrême c'est plutôt un tempérament politique à vrai dire.

On l'a vu aussi avec cette jeune garde sans jeu de mot de de LFI hein pour le coup les jeunes députés LFI qui ont ce tempérament extrême mais il faut les regarder derrière les idées. Je reprends aussi ce que disait mon voisin à savoir est-ce qu'on peut déjà mettre une étiquette de de telle idée qui serait en soi extrême et l'associer définitivement à parti politique. Je pense qu'il faut revenir vraiment aux doctrines qui sont portées qui sont proposées aux Français par les partis politiques en question.

Merci beaucoup. Merci à tous. votre livre Pascal Perino qui vient de sortir coécrit avec Anne Muxell inventaire des peurs françaises.

La société à l'ône d'un sentiment c'est aux éditions Audil Jacob et Pablo puis au Vivi Vouli évidemment dans la revue Regard à bientôt sur ce plateau. Merci encore