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interviewCNEWS (sur YouTube)· 24 juillet 2026 20 min

La grande interview : Philippe Juvin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et notre invité ce matin dans la grande interview Europe News, c'est le député LR des Hauts et rapporteur général de la commission des finances. Bonjour Philippe Juvain, rapporteur du budget. La justice met un terme à l'omerta sur ce qu'on appelle communément le racisme antiblanc. 3 ans après le meurtre du jeune Thomas Crépol, la juge d'instruction a intégré la circonstance aggravante que les victimes ont été agressé en novembre 2023 en raison de leur race blanche et de leur apportance à la nation française.

Est-ce que ce n'est pas tout bonnement un francoide ? En tout cas, le racisme antiblanc existe contrairement à ce qu'un certain nombre de gens veulent nous faire croire depuis des années. Et il y a pas de racisme qui soit excusable et que quand vous attentez à à la à la vie, à la santé ou à l'honneur de quelqu'un au motif de la sa couleur de peau, qu'il soit blanc ou noir, c'est du racisme et c'est évidemment condamnable.

Donc cette décision de justice au moins, elle met les choses au clair. Oui, le racisme antiblanc existe et c'est une plaie pour notre société. Marie-Hélène Toroval, la mère de Roman Surizer, depuis le début évoquait le racisme antiblanc.

Elle avait ensuite été menacée de décapitation. Quel commentaire faire à quelque chose d'ussi épouvantable ? La France se se fractionne, se divise en Il y avait un article de presse il y a quelques années, c'était Finkel Crot qui avait écrit ça.

La nation se fragmente au bénéfice des tribus. C'est-à-dire que vous avez la tribu des gens qui pensent c, des gens qui pensent ça. La France est une nation et qui s'est construit justement par l'effacement des différences.

Et c'est ça que nous devons retrouver. Nous devons le retrouver. Et en attendant, qu'est-ce que vous dites à toutes ces personnes qui disaient qui mettaient en cause d'ailleurs notre chaîne C News euh bah qu'ils se sont trompés non seulement qu'ils se sont trompés mais qu'ils ont trompé la population et vous avez je sais pas si vous avez remarqué ils ont trompé la population.

Vous savez, ce terme racisé, on parle de population racisée est tellement passé dans le langage commun qu'il pose un vrai problème. Ça signifie que on a il y a une forme d'acceptation en réalité d'une différence basée sur les les couleurs de peau à travers ceux qui prétendent d'ailleurs combattre le racisme. C'est là où la difficulté, il y a une inversion des choses.

Donc oui, la France doit retrouver euh sa vocation initiale qui est celle de l'universalisme. On est par quel moyen ? D'abord par l'éducation.

Mais ça va prendre des années, on va sacrifier des générations. Ça va prendre des années, ça va sacrifier une génération. Mais vous savez, nous sommes déjà sacrifiés.

Renant disait la France n'est pas une couleur de peau, ce n'est pas une religion. La France est un principe spirituel. C'est le mot de Renant grand républicain.

La France est un principe spirituel et les Français par-delà leur différence en fait font tous partie d'un creusé. Et bien c'est ce creuser qu'il nous faut désormais rétablir. Le racisme Philippe Juvain, l'antisémitisme aussi après l'interruption du concert par 150 militants et lesfi pro palestiniens de la DJ Barbara Bouch parce que juive et parce que soutient de la loyad.

Voilà maintenant le concert d'Amir franco-israélien annulé tout simplement par mesure de sécurité. qui e cru il y a quelques années que un artiste ne puisse pas chanter en France du fait de ses opinions de ses opinions. Et je ne parle même pas d'antisémitisme et évidemment encore plus qui aurait pu penser que il y a quelques années que l'antisémitisme puisse devenir acceptable.

Il y a 20 ans, l'antisémitisme était condamnable de façon automatique évidente. Il y avait même pas de discussion à voir. Bien aujourd'hui, on s'aperçoit qu'en réalité, on peut avoir la haine des juifs et que ça peut être intellectuellement dans certains milieux acceptable.

C'est ça fait partie de ces dérives absolument folles d'un pays encore une fois qui se fractionne un des grands enjeux de l'élection présidentielle et des années à venir va être la reprise du contrôle. La reprise de contrôle pour rétablir ce pays dans lequel l'universalisme était une valeur cardinal. que la reprise du contrôle, c'est aussi par l'intermédiaire de la loi berger qui sera examinée en octobre prochain.

Je ne sais pas si c'est une question de loi. Moi, je pense que c'est plutôt une question de d'éducation. C'est une question de de d'acceptation de valeurs qui nous sont supérieures.

La loi n'est qu'un des outils. Un des outils. Je je crois vraiment que le vrai sujet, c'est l'éducation et c'est l'école.

Les incendies font rage. Philippe Juvin dans le dans le Var en Giron dans Nouvelle Aquiine 43000 personnes ont été évacuées. Vous qui êtes chef des urgences de Pompido, l'hôpital Pompido à Paris dans le 15e qui avait fait des missions militaires sur des théâtres d'opération.

C'est feu, cette lutte au quotidien avec les pompiers. C'est ces urgentistes qui font partie justement de de ces pompiers. C'est c'est inédit.

Est-ce que vous diriez qu'il y a eu de l'impréparation ou est-ce que c'est juste les facteurs actuels sécheresse, vitesse du vent qui font que d'abord bravo aux pompiers, bravo à à tous ce tous les services de secours, bravo aux agriculteurs qui qui euh apportent leurs pierres très précieuses à la lutte contre les incendies. C'est une façon de faire nation. Oui, absolument, vous avez raison.

C'est parfois d'ailleurs intéressant. C'est ainsi que la nation parfois se solidifie et et se cimente devant les grands périls. Est-ce un grand péril ?

Oui, assurément. en est évidemment un ou bien en fait c'est l'expression que euh aujourd'hui le pays a à faire face à des grands enjeux. Alors on va pas probablement parler des enjeux budgétaire mais il y a des enjeux de tous les jours dont celui-ci et dont aussi celui de la vitalité de nos services publics.

La France restera puissante si elle a des services publics qui fonctionnent. On parle des services publics de secours mais pas simplement. Mais pour que les services publics fonctionneent, il faut que nous ayons une situation budgétaire saine, ce qui n'est évidemment pas la On va y venir au budget un mot parce que [raclement de gorge] c'est aussi lié aux incendies.

Les températures font aussi que ces incendies font rage. La canicule, la France vient de subir plusieurs épisodes. Un autre est attendu début août, ses fortes chaleurs, aurait provoqué une surmortalité importante.

Est-ce que la France était suffisamment préparée là encore ? Bah manifestement non. C'est vrai que nous avons désormais face à nous des épisodes caniculaires qui vont être de plus en plus importants et nous avons sous-estimé l'importance de ceci.

On estime santé publique France que les épisodes du mois de juin et début juillet ont causé 5000 morts supplémentaires par rapport à une popul à une situation normal et ce qui est très intéressant malheureusement c'est de noter que ça touche toutes les classes d'âge alors principalement les patients âgés mais aussi les jeunes aussi les jeunes et que beaucoup de ces décès sont survenus à domicile. En fait on a beaucoup appris depuis la canicule 2003 c'est-à-dire que dans les épades aujourd'hui manifestement les prises en charge sont plutôt bonnes. on prend soin des gens, leur apporte de l'eau.

En revanche, on voit un surcroix de mortalité à domicile. Et ce surcroix de mortalité à domicile, outre le fait qu'il est évidemment absolument désolant, est une expression, je crois, d'une évolution particulière de la société dans laquelle on ne se préoccupe pas des autres d'une certaine manière. Notre obligation de fraternité qui est une obligation personnelle ve dire qu'on laisse mourir les anciens.

Donc on a confié notre obligation personnelle de fraternité à l'État, à la collectivité sous forme de solidarité. En gros, je paye des impôts. Donc il y a des services pour faire ça, pour pour remplir ces ces situations.

Or, les gens qui sont à domicile sont souvent des gens seuls. Vous savez, la moitié. On considère que globalement une personne adulte sur deux vit seul dans les grandes de villes et seul sans sans un deuxième adulte.

Donc les gens sont seuls. Et bien la fraternité, ça consisterait à quoi pour baisser la mortalité ? consisterait simplement à ce que chacun de ceux qui nous écoutent aujourd'hui quand il fait très chaud décide de se lever ses fesses de son canapé, sort de chez lui aille taper à la porte de son voisin âgé seul en lui demandant si ça va et lui en la portant de l'eau.

Si déjà nous faisions tous ces gestes de fraternité, pas de solidarité, de fraternité qui nous engage personnellement, nous aurions moins de mortalité. En fait, il faut que les gens comprennent que cette surmortalité liée à la canicule vous nous engage tous individuellement. Nous avons tous une responsabilité et chacun nous pouvons agir.

Ça encore une fois la fraternité pas compter uniquement sur les services public sur la solidarité compter sur la fraternité. C'était bien de d'applaudir les soignants à 20h quand il y avait le Covid. Il faut aussi.

Suis je suis pour une société où l'on cède les uns les autres. Vous êtes le rapporteur général du budget Philippe Juvain. Va-t-il y avoir un budget en 2027 ?

J'ai pas de boule de cristal, j'espère parce que s'il y a pas de budget, je sais pas comment on fait pour payer les fonctionnaires et services publics. Enfin, une année blanche pour des raisons dans lesquelles on peut peut-être entrer, mais ça va prendre du temps. Une année blanche qui consisterait simplement à dire on on on n pas de budget et on laisse faire la réévaluation automatique conduirait à une explosion des déficits parce que pour des raisons réglementaires et mécaniques et mécanique, un certain nombre de nos dépenses sont indexées sur l'inflation.

Donc en fait, on verrait le truc s'emballer. Non, nous devons évidemment avoir un budget, mais je voudrais que les Français comprennent que la question du budget avec une dette qui nous étouffe aujourd'hui n'est pas qu'une question n'est pas qu'une question budgétaire, c'est une question de souveraineté. De souveraineté.

C'est-à-dire que si nous ne prenons pas les décisions nous-mêmes pour rétablir les comptes publics, d'autres les prendront. le FMI, le fond monétaire international déjà manifesté il y a 2 jours, la banque centrale européenne, nos partenaires dans un pays qui comme c'est le cas aujourd'hui a besoin de s'endetter, d'emprunter tous les jours tous les jours pour payer les fonctionnaires, pour payer les retraites, pour payer les services publics, 330 milliards cette année et bien nous c'est un pays qui n'est pas souverain. Donc la question budgétaire n'est pas qu'une question budgétaire, c'est une question de souveraineté.

Voulons-nous que la France décide de son destin ? C'est ça le vrai sujet qui est sur la table politique et que les candidats très nombreux à la présidentielle doivent C'est pour ça que vous leur avez écrit ou vous allez leur écrire un courrier en leur disant montrez-moi votre copie. C'est ça exactement.

Je vais écrire en tant que rapporteur général du budget dès les premiers jours de juillet alors que nous commencerons à avoir des éléments un peu un peu durs de chiffres. Je vais leur écrire à chacun en disant voilà la situation. Ne vous planquez pas, ne faites pas comme si vous n'aviez pas vu.

Voilà ce que les voisins ont fait pour s'en sortir. L'Espagne s'en est sorti. Au prix de grande difficulté, les sont arrivés, le Portugal y est arrivé.

Il faut regarder tout ça. Et que comptez-vous faire et qu'allez-vous faire ? Parce que je suis désormais persuadé d'une chose et il faut que les choses soient dites.

Une fois que l'élection présidentielle aura lieu, le fond monétaire international et tous les gens qui nous regardent, qui nous prêtent de l'argent tous les jours vont demander au nouveau président ou à la nouvelle présidente qu'allez-vous faire pour établir les comptes publics ? Et comment allezv vous le faire ? Vous savez, Toucher disait "Ne me dites pas ce qu'il faut faire.

Dites-moi comment le faire." Et si la réponse n'est pas satisfaisante, si en fait c'est une mauvaise réponse, c'est une réponse qui se plante, qu'est-ce que c'est une mauvaise réponse ? Bah c'est c'est de ne pas comprendre la gravité de la situation.

Non, mais qu'est-ce que c'est une mauvaise réponse concrètement ? C'est on va laisser les choses telles qu'elles sont. Oui.

On va attendre que la croissance revienne naturellement et cetera. Que faut-il faire ? En fait, c'est assez simple.

Quand vous avez un déficit, soit vous dépensez moins. Donc il faut dépenser moins. Et je vais vous dire où est la dépense.

On va ouvrir le capot ensemble. Phépigement. Soit vous augmentez vos recettes et pour augmenter les recettes, il y a deux manières.

Soit vous augmentez les impôts, mais ils sont déjà au maximum. Donc nous n'avons plus de marge de manœuvre. Il faudrait même les baisser.

Hm. Soit vous produisez plus de richesse à distribuer, c'est la compétitivité des entreprises. Baisser la dépense et dépenser mieux. baisser la dépense.

Encore faut-il voir où sont les grandes dépenses. Alors 1700 milliards de dépenses publiques, 1000 milliards de dépenses sociales, 500 milliards de retraite et 500 milliards pour le reste. L'année prochaine, si on ne faisait rien, on décide rien, si on ne faisait rien l'année prochaine, que les gens aient les chiffres en tête, et bien la dépense sociale augmenterait naturellement de 17 milliards.

Qu'est-ce que c'est 17 milliards ? Bien le budget de la justice par exemple c'est 10 milliards à peu près. Donc ça signifie que l'année prochaine l'augmentation des dépenses sociales a elle seule l'augmentation pas le le delta c'est 17 milliards alors que la dépense qu'on tous les ans de la justice ce n'est que 10 milliards.

Donc la première dépense sociale la première dépense c'est la dépense sociale et parmi les dépenses sociales c'est un les retraites et de la santé. Bah sur les retraites qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut les baisser ?

Non les retraites sont pas extraordinairement élevé en France. Il faut travailler plus. Il faut travailler jusqu'à 67 ou 68 ans.

Si autrement dit, si vous avez ici à ma place demain un invité candidat à la présidence de la République qui vous dit qu'il va baisser la dépense publique ou qu'il va rétablir les comptes publics sans toucher à la question des retraites et bien en fait il se trompe ou il m l'un ou l'autre. Ce n'est pas possible encore une fois de rétablir les comptes publics et donc vous avez bien compris de rétablir la France dans sa souveraineté et lui garantir sa souveraineté. pour pouvoir ensuite euh euh prendre des taux d'intérêt qui sont moindres à ce que oninte aujourd'hui.

Absolument si si on n'est pas capable de toucher à la retraite et en particulier travailler plus longtemps. Donc il faut travailler jusqu'à 67. Mais en attendant la réforme des retraites a été suspendue.

Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire le prochain candidat ou celui auquel vous allez vous adresser, il doit vous dire quoi ? qui va vous dire la première chose que je vais faire c'est je vais remettre la réforme des retraites ou alors pardonnez-moi, ou alors il faut une autre réforme des retraites.

C'est plus 64, c'est 67 ans. Qu'est-ce que vous allez lui dire ? Mais il faut on ne s'en sort pas sans travailler plus longtemps.

Alors vous le faites comme vous voulez et l'objectif doit être de travailler sur 67 la forme actuelle qui est suspendue et non pas abrogée. Je vais vous faire une annonce. Je vais dans le cadre du dans le cadre du budget act qu'on va discuter dans quelques semaines, je vais en tant que rapporteur général du budget faire un amendement pour suspendre la suspension, c'està-dire en fait remettre en route la la la réforme des retraites.

Donc avant bien sûr, il faudra le faire. Je ne me fais aucune illusion, il y aura pas de majorité et et je serais nous je serai assez peu suivi. Mais mon rôle, je suis payé pour vous dire la vérité.

H c'est trop facile de ne pas dire les choses. Vous êtes 577 à être payé pour dire la vérité. Je vais la dire.

Il se trouve que je vais la dire moi. Et vous ne pouvez pas rétablir les comptes publics si vous ne baissez pas les dépenses. Et vous ne pouvez pas baisser les dépenses si vous ne travaillez pas plus longtemps.

La retraite la retraite c'est la première dépense de l'État enfin de l'État de c'est la première dépense publique. Après vous avez une deuxième dépense qui est la santé et il faut évidemment poser la question des dépenses de santé. Ça veut dire on on est trop remboursé.

On on on r moi je sais où me faire opérer, vous ne savez pas. Mais surtout moi je sais où ne pas me faire opérer et vous vous ne savez pas. Il y a aujourd'hui des endroits en France où on n'est pas bien soigné.

Donc oui, je vous le dis, il y a des endroits qu'il faut probablement fermer, regrouper les moyens. Attendez, Philippe Juin, il faut fermer quoi ? Des hôpitaux.

Il faut probablement fermer des services ou des hôpitaux où on est mal soigné. Il y a des endroits et vous allez faire vous une cartographie. Écoutez-moi bien, je vous moi je suis je serais capable probablement pour un certain nombre de pathologies, mais d'ailleurs votre médecin traitant aussi, si vous avez la chance d'en avoir un, serait capable de vous dire "N'allez pas dans cet endroit." On le sait, il y a une iné, on le sait sans le savoir.

Il y a une aimé, ça serait mieux d'avoir une carte en disant là il faut pas y aller. Et bien regardez, rapport de la cour des comptes sur le cancer de l'ER. Il y a la cour des comptes a publié une carte de France qui indique tous les hôpitaux qui font moins de 20 actes de chirurgie de cancer de l'ER par an.

Considérant que 20 actes par an, c'est le minimum pour savoir correctement faire les choses. Et bien ces données sont publiques. Il faut tirer les leçons euh de ce que nous savons sur l'infécicité de la dépense publique et en particulier des soins.

Vous savez, de Gaulle disait dans son discours d'investiture en juin 1958 que la plus grande cause de nos épreuves, c'était l'impuissance des pouvoirs. Je crois que c'est exactement la même chose aujourd'hui. et l'impuissance des pouvoirs publics a décidé ce qui est bon pour la France.

Pourquoi ? Parce que nous sommes englués dans des lobby qui poussent chacun leurs intérêts. Une administration qui parfois ne publie pas les décrets, donc n'applique pas la loi.

Un pouvoir législatif qui se prend pour le pouvoir exécutif et le contraire. cette impuissance de la puissance publique à agir, elle est la cause de tous nos mots. Si on lit le budget à ce que vous venez de dire, ça veut dire qu'en gros les Français payent des impôts, j'allais dire pour rien.

Pas pour rien, mais pour quelque chose qui est très mal aiguillé et très mal utilisé. Oui, je peux le dire différemment. Euh nous payons beaucoup d'impôts pour une efficacité assez faible, mais regardez l'école, nous payons beaucoup d'argent pour l'école.

Le classement PISA classement de la qualité de l'éducation s'écroule chaque année un peu plus en France avec les scandales qu'on a vu. Peuton s'en sortir ? La question c'est est-ce qu'il y a un espoir ?

Ben oui, il y a un espoir. Regardez le Portugal. Le Portugal a mis en place des réformes.

Ils ont dépensé moins et mieux et ils ont fait en sorte de réanimer la croissance et la vitalité de leurs entreprises. La conséquence de cela, c'est que leur service public fonctionne mieux. Le classement PISA de l'éducation au Portugal a gagné des points.

C'est-à-dire que rien n'est médiable. Et c'est ça que je veux dire en français. En fait, d'autres l'ont fait, nous pouvons le faire.

La la vraie question, je me répète, c'est est-ce que nous décidons nous-mêmes des mesures d'assainissement qui sont nécessaires pour le pays ou est-ce que c'est l'étranger, la Banque centrale européenne ou le FMI qui veulent le décider pour nous ? La seule question, elle est là. Qui décide ? repin et sur ces news que le FMI est à nos portes.

Donc ce que disait Roland l'escur avant de se rétracter en en réalisant la j'allais dire la bourde qu'il avait faite ou qu'il avait parlé un peu trop vite. Oui, le FMI est à nos portes et il va faire les choses à notre place. Si le FMI débarque, attendez, c'est simple he pour les Français, c'est quoi ?

C'est moins 30 % sur la retraite. Je ne sais pas. En tout cas, c'est des mesures drastiques.

C'est un plan d'austérité sans le vouloir. Ce sera des mesures, ce seront des mesures d'austérité. Euh vous avez une formule euh euh très euh pardon journalistique et euh le FMI est à nos portes.

Ce qui est certain, c'est que je moi je vous dis je le dis avec ma formule, d'ici la fin 2027, si nous ne sommes pas capables de dire voilà ce que nous allons faire de façon crédible, oui, là pour le coup, le fond monétaire international viendra pourquoi ainsi que la banque centrale pour une raison simple, ils n'auront pas besoin d'ailleurs de dire "Nous arrivons", nous serons obligés de les voir arriver. Pourquoi ? Parce que les taux auquels la France emprunte [raclement de gorge] tous les jours 3,7 3,8 bondiront bondirons et nous ne pourrons plus faire autre chose que cette dette s'échapper de cette dette qui nous le choix qu'on les français Philippe Juin, il est dans les urnes.

Qu'est-ce qu'on fait ? Qui désigne-on votre famille politique ? Ah moi j'ai un candidat qui est Bruno Retaillot parce que parce que c'est un homme sérieux parce qu'il a une colonne vertébrale parce que il sait où aller donc c'est pour ça que je défends Bruno Rotaillot.

Nous avons quelques mois devant nous pour persuader les Français que la situation est en attendant les sondages donne Marine Le Pen gagnante au premier et au second vrai c'est vrai. La campagne électorale sert à cela. S'il y a un second tour RN LFI, nous verrons qu'est-ce que vous faites ?

Mais nous verrons, nous verrons. Vous savez vous refusez de me répondre. Oui, pour une raison très simple.

Est-ce que vous voyez une France LI et une France RN ? Pour vous, c'est la même chose. Alors, ce qui est certain, c'est que le LFI et le RN ont cette capacité que nous devons nous regarder avec attention à proposer une vision de la France.

Ils ont tous les deux clairement une vision de la France. Ce n'est pas la mienne, mais on ne peut pas attirer à monsieur Mélenchon, on ne peut pas attirer à madame Le Pen le fait qu'ils ont une vision. Et je dis aux candidats du Bloc Central, je leur dis à tous, n'ayez pas que des solutions techniques, ayez une vision de la France.

Quelle est la France que nous devons entre guillemets proposer diminuer le vote des extrêmes ? Ah je pense que si demain nous sommes capables d'emmener la France et les Français vers une ambition collective, une vision et pas des mesures techniques, oui, c'est la manière de de d'aborder le chemin de la prospérité. Il nous reste 30 secondes, Philippe Juvin, la loi sur la fin de vie est passée, c'est définitif ou est-ce que ça reviendra à un moment donné dans le débat public ?

Alors, il y a encore d'abord le Conseil constitutionnel qui Moi, je suis très favorable à la chose suivante. C'est une loi qui n'est pas une loi de gauche et c'est pas une loi de droite. C'est une loi qui nous nous concerne tous individuellement.

Si j'étais candidat à la présidence de la République, je ne le suis pas. Je proposerai à ce que cette loi puisse être remise sur le tapis avec une proposition de référendum. Que chaque français nous dise au fond, voilà, j'en veux ou je n'en veux pas.

Mais je vous le rappelle et je je suis je conclus là-dessus. Le vrai sujet aussi aujourd'hui c'est la qualité des soins. Je ne voudrais pas que un certain nombre de Français demande l'euthanasie par défaut d'accès aux soins et en particulier au soins palliatif.

Merci beaucoup Philippe. Je un bonne journée.