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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 13 avril 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploiDéfense

Jean-Philippe Tanguy assure que le RN rencontre des grands patrons pour "exposer" son programme

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Sa défaite est-elle aussi un peu la vôtre ce matin, celle des valeurs que vous portez ?

  • 1:17RelanceRéponse partielle

    Des électeurs qui sont libres de faire reculer les idées populistes en Europe.

  • 1:47RelanceÉludée

    Est-ce qu'au fond, ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour le Rassemblement National que de voir un parti, un dirigeant qui porte les mêmes valeurs que vous, avec lequel vous êtes allié, se voir défait ?

  • 3:11RelanceRéponse partielle

    Est-ce que quand on prend ce bilan, est-ce que vous ne regrettez pas le soutien que vous avez accordé pendant autant de temps et encore récemment à Viktor Orban ?

  • 4:50RelanceÉludée

    Si on en vient, vous en venez à trouver ça exceptionnel qu'il accepte...

  • 5:04FerméeRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire qu'Orban reste un modèle pour le Rassemblement National en vue de 2027 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « Non, sincèrement je ne crois pas. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Je crois qu'après 16 ans de pouvoir, ce qui est très long pour un régime démocratique, M. Orban est victime de l'usure du pouvoir et tout simplement de la volonté d'alternance d'un peuple qui est souverain. »
  • 2:42Invité politiqueFait
    « On a salué, et je salue, ce que Viktor Orban a pu faire pour la Hongrie pendant 16 ans. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Non, parce qu'on pense que tout ça était souvent de mauvaise foi et on voit bien qu'avec la victoire d'une alternance, il n'y avait pas de verrouillage de l'État hongrois et que ça correspondait, vous verrez, à la volonté du peuple hongrois. »
  • 5:31Invité politiqueFait
    « Ce n'est jamais bon d'être soutenu par un régime étranger. »
  • 6:01Invité politiqueFait
    « Nous sommes contre toutes les ingérences de toutes origines et de toutes manières. »
  • 6:22Invité politiqueFait
    « Quand M.Poutine, en 2017, a fait une liste avec son ministre des Affaires étrangères, mettant ses candidats dans cet ordre de préférence, à savoir M.Fillon, M.Macron et Marine Le Pen n'est pas dans cet ordre de préférence, contrairement à ce qui a été dit, c'était une ingérence. »
  • 7:36Invité politiqueFait
    « C'est Jordan Bardella et Marine Le Pen qui décideront. »
  • 7:38Invité politiqueFait
    « Mais je pense, oui, qu'on n'a plus les moyens aujourd'hui de payer pour ce prêt dans les conditions dans lesquelles ils sont faits. »
  • 8:10Invité politiqueFait
    « C'est une des raisons du fait que nous sommes contre. C'est qu'en fait, la Russie ne paiera jamais. »
  • 10:07Invité politiqueFait
    « Non, pas du tout. Ce sont des mesures complètement déconnectées de la vie des gens, de la réalité de ce que pèse aujourd'hui la facture économique. »
  • 10:14Invité politiqueChiffre
    « Je lisais une étude de l'INSEE sur le poids de la fiscalité énergétique. C'est trois fois plus de poids sur les ménages modestes et ruraux que sur les ménages des grands centres urbains. »
  • 11:06Invité politiqueChiffre
    « Les voitures électriques, 1 million de voitures électriques pour 2030, l'objectif du gouvernement jusqu'aux annonces de M. Lecornu, c'était 2 millions pour 2030. »
  • 12:25Invité politiqueFait
    « Un exemple, sur les pompes à chaleur, le champion français de la fabrication de pompes à chaleur a été vendu pour Noël dernier, décembre 2024, à un consortium étranger. »
  • 13:45Invité politiqueFait
    « Mais écoutez, en fait, ça se faisait avant. »
  • 15:46Invité politiqueFait
    « Absolument, pour exposer notre programme, leur expliquer. Et voir comment on peut éventuellement l'améliorer si on se trompe. »
  • 18:11Invité politiqueFait
    « Je pense qu'en fait ils ont très peur et qu'ils paniquent et qu'ils ont des arguments exagérés parce qu'ils savent qu'on redresserait les finances et l'économie. »
  • 18:39Invité politiqueFait
    « Franchement, il n'y a rien qui fonctionne en économie à part pour les copains du pouvoir qui se partagent des petits billets et un état de corruption quand même de l'état de français qui est très important. »
  • 19:06Invité politiqueChiffre
    « Sur la vente d'Alstom, je vous rappelle qu'il y a 600 millions d'euros qui ont été mis sur le tout Paris pour présenter ça comme une opération. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy64 %
  • Invité22 %
  • Présentateur14 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Et nous recevons donc dans le grand entretien ce matin le député Rassemblement National de la Somme. Vos questions et réactions chers auditeurs au 0145 24 7000 et sur l'application Radio France. Et bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour, merci pour votre invitation. Merci d'être avec nous ce matin sur Inter. On va parler des annonces du gouvernement face à la crise énergétique, des débats autour du travail le 1er mai. Mais c'est la Hongrie qui s'impose ce matin où le Premier ministre Victor Orban a été largement battu par Peter Magyar. Je rappelle que votre parti souhaitait la victoire de Victor Orban, que Marine Le Pen est allée le soutenir à Budapest.

Jean-Philippe Tanguy, sa défaite est-elle aussi un peu la vôtre ce matin, celle des valeurs que vous portez ?

0:43
Jean-Philippe Tanguy

Non, sincèrement je ne crois pas. Je crois qu'après 16 ans de pouvoir, ce qui est très long pour un régime démocratique, M. Orban est victime de l'usure du pouvoir et tout simplement de la volonté d'alternance d'un peuple qui est souverain. Et ce qui est frappant, c'est que beaucoup avaient été dit que ce régime ne pouvait pas changer, qu'il était verrouillé, que les électeurs n'étaient pas libres. On voit que non seulement ils sont libres, mais ils sont libres de faire un choix effectivement massif. Et nous, en tant que souverainistes et patriotes, on prend toujours acte du vote des électeurs, qu'il aille dans un sens ou dans l'autre.

Je constate que les autres, c'est toujours quand ça va dans un seul sens.

1:17
Présentateur

Des électeurs qui sont libres de faire reculer les idées populistes en Europe.

1:20
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais vous, est-ce que c'est l'idée populiste qui est reculée ? Est-ce que c'est une crise du régime ? Comme a expliqué M. Aski sur un certain nombre de thèmes qui ne sont liés à l'usure du pouvoir plus que sur des politiques publiques. On verra. Moi, je prends l'exemple polonais. L'exemple polonais, on nous avait annoncé à peu près la chute d'idées qui n'allait pas se maintenir. Et puis finalement, le régime polonais a maintenu sur l'immigration, sur les questions de société, 99% du régime précédent. On verra. Mais on verra. Moi, je n'ai pas d'avis.

1:47
Invité

Ce qui est étonnant avec vous, c'est que quand des gouvernements populistes qui portent vos valeurs gagnent, vous interprétez ça comme une sorte de vague qu'on ne peut pas contrer. Mais par contre, quand Viktor Orban est défait en Hongrie, là, vous dites non, non, mais c'est sans doute l'usure du pouvoir, un désir d'alternance. Est-ce qu'au fond, ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour le Rassemblement National que de voir un parti, un dirigeant qui porte les mêmes valeurs que vous, avec lequel vous êtes allié, se voir défait ? Et en plus, défait avec 13 points d'écart, c'est le résultat de cette élection. Mais ça s'abande, non, je pense que...

2:17
Jean-Philippe Tanguy

Vous n'en tirez aucune conclusion pour vous et pour votre parti. Non, mais je crois que vous surinterprétez le fait qu'on se félicite de victoire ou de défaite dans d'autres pays. La position, non, la position constante du Rassemblement National est surtout, avant tout, de prendre acte du choix des peuples et de travailler avec les gouvernements qui sont désignés par les peuples, quels qu'ils soient. Il y a beaucoup de surinterprétations. C'était bien votre allié, Viktor Orban. Oui, bien sûr, mais Marine Le Pen est allé le soutenir. On a salué, et je salue, ce que Viktor Orban a pu faire pour la Hongrie pendant 16 ans.

S'il a été réélu quatre fois, c'est qu'il avait un soutien, évidemment, du peuple hongrois. Mais on prend de l'alternance. Combien de fois aussi j'ai débattu, ici ou ailleurs, en expliquant que non, la Hongrie n'était pas une dictature et que si les hongrois faisaient un autre choix, ce choix serait respecté. Sur l'interprétation, j'ai fini, j'ai fini. Combien de fois on a dit, ils n'accepteront pas, M. Orban n'acceptera pas la défaite et il se maintiendra au pouvoir ? Il a reconnu sa défaite, dans la soirée, il est parti immédiatement.

3:11
Invité

Vous parlez du bilan des 16 ans de Viktor Orban. Et effectivement, on vous a souvent interrogé d'autres membres du Rassemblement National dans ce studio sur ce qu'était le bilan de ces 16 ans. les atteintes à l'État de droit, à la liberté de la presse. On vous avait aussi interrogé, ici même, sur les interdictions, par exemple, des marges des fiertés, de la Gay Pride. Est-ce que quand on prend ce bilan, est-ce que vous ne regrettez pas le soutien que vous avez accordé pendant autant de temps et encore récemment à Viktor Orban ?

3:36
Jean-Philippe Tanguy

Non, parce qu'on pense que tout ça était souvent de mauvaise foi et on voit bien qu'avec la victoire d'une alternance, il n'y avait pas de verrouillage de l'État hongrois et que ça correspondait, vous verrez, à la volonté du peuple hongrois. Et sur les questions de société, beaucoup de la campagne a été faite en présentant M. Magyar comme, comment dire, un représentant du macronisme sur, par exemple, la Gay Pride. M. Magyar n'avait pas... Qui a présenté Peter Magyar comme représentant du macronisme ? Parce que toute la campagne, dans l'essentiel de la presse, jusqu'à une période récente, c'est-à-dire jusqu'à un moment où il a pu gagner...

4:03
Invité

Je crois que tout le monde est ici, y compris la dépeinte comme un conservateur, qui d'ailleurs, sur tout un tas de sujets, était assez aligné avec les positions de M. Magyar.

4:08
Jean-Philippe Tanguy

Quand vous voyez les réactions, je ne vais pas spécialement parler de France Inter, d'ailleurs, mais quand vous voyez les réactions hier de Mme Verdeleyen, des macronistes, sur Twitter, enfin sur X, c'est assez ironique, c'est-à-dire qu'en fait, ils n'ont pas lu le programme de M. Magyar, qui a 90% les programmes de M. Orban, sauf sur la question de l'usure du pouvoir. Il a sans doute senti que le régime M. Orban souffrait de l'usure du pouvoir. Mais une fois plus, moi, je prends acte.

Moi, ce qui me frappe, c'est que combien de fois on a dit oui, d'ailleurs, c'est un argument qui a été utilisé contre la Rassemblement Nationale, disant que si un jour on gagnait le pouvoir, on ne repartirait jamais. Bon, ben, c'est n'importe quoi.

4:40
Invité

Parce qu'il est m'étonnant de se féliciter du fait que Victor Orban accepte la défaite. Enfin, c'est la base des règles dans un État démocratique. Si on en vient, vous en venez à trouver ça exceptionnel qu'il accepte...

4:50
Jean-Philippe Tanguy

Non, non, là, excusez-moi, vous réécrivez tout à moins ce que j'ai dit. J'ai dit que nos adversaires avaient dit qu'il ne lâchera jamais le pouvoir. Il l'a lâché immédiatement.

4:55
Présentateur

Quand Jordan Bardella rend hommage hier soir à un grand patriote qui a relancé l'économie hongroise, qui a protégé la natalité, qui a défendu les frontières de son pays et de l'Europe face aux flux migratoires, est-ce que ça veut dire qu'Orban reste un modèle pour le Rassemblement National en vue de 2027 ?

5:09
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que ça a été un bon dirigeant pour la Hongrie, oui.

5:12
Présentateur

Donc c'est un modèle ? Non, mais nous, on n'a pas de modèle à l'étranger. Nous, on est français en France. 2027, quand on est soutenu par Donald Trump et Vladimir Poutine, comme l'était Victor Orban, finalement, ce n'est pas très bon. Manifestement, ça ne marche pas très bien.

5:29
Jean-Philippe Tanguy

Ce n'est jamais bon d'être soutenu par un régime étranger. Il ne faut jamais, ça c'est sûr. Il faut toujours être patriote, souverainiste, faire de la politique pour son pays. Il ne doit y avoir aucune ingérence d'aucune sorte.

5:39
Invité

Parmi les leçons de la défaite, vous considérez notamment que le déplacement du juin.

5:42
Jean-Philippe Tanguy

Avec la nuance, évidemment, au sein de l'Union Européenne, il y a des alliés, il y a des alliés et qu'on est dans des alliances au Parlement européen.

5:49
Invité

C'est intéressant, vous considérez notamment que le soutien de Donald Trump, le déplacement du vice-président américain J.D. Vance à Budapest en soutien à Victor Orban, ça a pu desservir Victor Orban ?

5:59
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais ça desserre tout le temps. Nous sommes contre toutes les ingérences de toutes origines et de toutes manières.

6:05
Invité

Donc, on ne verra pas J.D. Vance venir faire campagne pour l'ERN en 2027.

6:09
Jean-Philippe Tanguy

Non, quand Barack Obama a soutenu Emmanuel Macron, c'était une ingérence. Je vous regrette qu'à l'époque, à part l'Assemblée nationale, personne n'ait condamné cette ingérence parce que c'était Obama et qu'il avait une bonne image en France. C'est une ingérence et ce n'est pas correct. Quand M.Poutine, en 2017, a fait une liste avec son ministre des Affaires étrangères, mettant ses candidats dans cet ordre de préférence, à savoir M.Fillon, M.Macron et Marine Le Pen n'est pas dans cet ordre de préférence, contrairement à ce qui a été dit, c'était une ingérence.

6:36
Invité

Donc, vous n'aimez pas les ingérences, mais par contre, Marine Le Pen qui vient soutenir Victor Orban en Hongrie, ce n'est pas une ingérence ?

6:40
Jean-Philippe Tanguy

Si vous n'avez pas écouté ce que j'ai dit là, monsieur, je l'ai dit qu'il y a la nuance qui est qu'on est dans des alliances européennes au sein du Parlement européen. Il y a quand même des traités, il y a des traités, monsieur Duhamel, qui créent ces alliances par le Parlement européen. Ce n'est pas de la même nature que le régime américain, que le régime russe, que le régime chinois ou tout autre régime, le régime turc. Le régime turc qui fait beaucoup d'influence et d'ingérence en Europe, et d'ailleurs, je pense que tout le monde le condamne et c'est très bien comme ça, ça n'a rien à voir.

7:06
Présentateur

Donc, on comprend que vous direz non merci à un éventuel soutien appuyé du régime américain en vue de 2027.

7:12
Jean-Philippe Tanguy

Mais on l'a toujours dit, il n'y a aucun changement de doctrine là-dessus.

7:16
Présentateur

Très concrètement, Jean-Philippe Tanguy, on rappelle que Victor Orban a bloqué à Bruxelles un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, que son successeur Peter Maguire ne devrait pas mettre son veto. Le président de votre parti, Jordan Bardella, lui, il a voté contre ce prêt au Parlement européen. Est-ce que vous continuez à vous y opposer ?

7:36
Jean-Philippe Tanguy

C'est Jordan Bardella et Marine Le Pen qui décideront. Mais je pense, oui, qu'on n'a plus les moyens aujourd'hui de payer pour ce prêt dans les conditions dans lesquelles ils sont faits.

7:43
Présentateur

Même si ça doit permettre à l'Ukraine de tenir face à la Russie ?

7:46
Jean-Philippe Tanguy

Il faut observer les conditions, et notamment l'utilisation de cet argent en faveur de l'industrie, de l'agriculture européenne. Mais on ne peut plus continuer à financer l'industrie américaine.

7:55
Invité

Et rappelons que c'est un prêt qui est par ailleurs gagé sur le remboursement de la Russie. Malgré ses conditions, malgré le fait que ce soit un prêt qui est gagé par les États membres, il ne faut pas le faire, il ne faut pas aider l'Ukraine.

8:08
Jean-Philippe Tanguy

C'est une des raisons du fait que nous sommes contre. C'est qu'en fait, la Russie ne paiera jamais. Nous pensons qu'elle ne paiera jamais. Et qu'en plus, paradoxalement, ça pourrait devenir un blocage de la paix. Parce qu'à partir du moment où le remboursement des créances occidentales se fait par le paiement d'indemnités russes, si la Russie ne veut pas ses indemnités, ça pourrait gêner la paix. Donc en fait, c'est aussi un système qui bloque... Donc vous y restez opposé. Oui, enfin, c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui décideront. Mais jusqu'au moment où je suis rentré dans ce studio, nous y étions opposés. L'Europe ne doit plus aider l'Ukraine.

Non, si, mais sur d'autres manières, avec d'autres méthodes et d'autres moyens et des prêts qui sont organisés différemment, avec des modes de remboursement différents. C'est-à-dire, par exemple, parce que... Je ne peux pas être plus clair. Je vous ai dit, le fait que ce soit gagé sur le remboursement des indemnités de guerre que paierait la Russie, non seulement... Mais il doit être gagé sur quoi ?

8:52
Invité

Alors, si on décide de prêter de l'argent à l'Ukraine qui en a besoin pour financer son effort de guerre, comment on fait pour le financer ?

8:59
Jean-Philippe Tanguy

L'Ukraine a d'autres moyens, par la paix, dans le temps, le temps long, évidemment, de rembourser l'Ukraine et potentiellement un pays très riche.

9:05
Invité

Bah non, puisque visiblement, vous le dites, il y a une demande dans le cas d'Espèce et considère que ce prêt est essentiel pour tenir...

9:10
Jean-Philippe Tanguy

Vous n'écoutez pas mes réponses, monsieur Demel. J'essaie simplement de comprendre ce que vous dites. Je vous ai dit, l'Ukraine a sur le long terme, par la paix, les moyens de rembourser des prêts parce que l'Ukraine est potentiellement un pays riche. D'accord, mais là, pour l'effort de guerre à court terme... Le prêt, vous ne le remboursez pas immédiatement. Quand la France a emprunté, entre 1914 et 1918, aux Etats-Unis, ou en 1939 jusqu'en 1939-1940, on n'a pas à rembourser immédiatement, on a à rembourser après la guerre.

9:34
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, il faut qu'on parle de la situation géopolitique plus globale, c'est-à-dire de la situation en Iran qui a des conséquences directes sur les Français. Ce matin, le prix du pétrole est repassé au-dessus des 100 dollars le baril. Le gouvernement a annoncé en fin de semaine dernière plusieurs mesures pour réduire nos dépendances aux hydrocarbures, pour doper la voiture électrique par exemple. 50 000 ménages modestes supplémentaires vont pouvoir en profiter pour 100 euros par mois. Il y aura jusqu'à 9 500 euros d'aides pour racheter une voiture électrique. Est-ce que ce sont de bonnes mesures selon vous ?

10:07
Jean-Philippe Tanguy

Non, pas du tout. Ce sont des mesures complètement déconnectées de la vie des gens, de la réalité de ce que pèse aujourd'hui la facture économique. Je lisais une étude de l'INSEE sur le poids de la fiscalité énergétique. C'est trois fois plus de poids sur les ménages modestes et ruraux que sur les ménages des grands centres urbains. Donc je pense qu'ils ne se rendent pas compte, ou ils ne veulent pas se rendre compte à quel point la fiscalité énergétique, et en particulier le prix du carburant, mais aussi du fioul, du gaz, pèsent sur les ménages ruraux aujourd'hui immédiatement. Il faut alléger cette charge immense et injuste.

10:40
Invité

Il y a la question de la fiscalité sur les carburants, et on rappelle qu'au RN vous défendez notamment la baisse de la TVR, mais là c'est un autre sujet. L'idée du gouvernement de dire, pour réduire les dépendances aux hydrocarbures, il faut électrifier massivement, et pour cela il faut faire en sorte d'accélérer le passage à la voiture électrique.

10:55
Jean-Philippe Tanguy

Pourquoi ces mesures seraient déconnectées ? Elles sont déconnectées de l'urgence du moment, mais par ailleurs c'est des mesures, et je m'étonne un peu que ce n'ait pas été dit, parce que moi j'ai débunké ça dès vendredi. Les voitures électriques, 1 million de voitures électriques pour 2030, l'objectif du gouvernement jusqu'aux annonces de M. Lecornu, c'était 2 millions pour 2030. Les 1 million de pompes à chaleur annoncées pour 2030, elles avaient été annoncées auparavant pour 2027. Et les 100 000 voitures électriques en leasing, elles avaient été annoncées pour 2022. Donc en fait, par ces annonces, le gouvernement ne fait que reconnaître qu'ils n'ont pas exécuté leurs annonces précédentes.

C'est vraiment un plan de com' avec des éléments de langage entendus 200 000 fois, et en fait le gouvernement a juste indiqué qu'ils avaient échoué sur l'électrification, promis précédemment, et je ne comprends pas que tout le monde reprenne ça, alors que c'est très facile à vérifier.

11:42
Invité

Est-ce que l'objectif qui est de tenter d'accélérer le passage à la voiture électrique, pour un parti qui, encore une fois, a vocation et souhaite gagner l'élection présidentielle l'année prochaine, est-ce que c'est un objectif que vous allez poursuivre ?

11:52
Jean-Philippe Tanguy

Mais tout le monde, je veux dire, ça c'est de l'enfonçage de portes ouvertes. Est-ce qu'on préfère que les ménages aient accès à des véhicules électriques français, fabriqués en France, avec des batteries françaises qui permettent de faire le plein moins cher, et ne pas être dépendants des monarchies pétrolières ? Tout le monde est d'accord, c'est un objectif français depuis les années 70.

La réalité, c'est pourquoi ça n'a pas été fait avant, c'est qu'ils se sont trompés sur la neutralité technologique des véhicules électriques, c'est-à-dire qu'ils ont fait de mauvais choix technologiques, ils ont cru que la bureaucratie et les normes pouvaient remplacer une stratégie industrielle, et il n'y a toujours pas ces stratégies industrielles. Un exemple, sur les pompes à chaleur, le champion français de la fabrication de pompes à chaleur a été vendu pour Noël dernier, décembre 2024, à un consortium étranger. Il n'y a que le Rassemblement National, il y a une partie de la gauche, qui a voulu que ce champion français reste français.

Donc comment on peut avoir une politique industrielle sur les pompes à chaleur, sur les véhicules électriques, alors qu'ils continuent à vendre notre industrie, les pompes à chaleur en l'occurrence à des japonais, et l'industrie automobile européenne est au bord de l'effondrement, faute de stratégies industrielles. Donc ils se sont totalement trompés dans leur stratégie, et ils continuent. Il n'y a pas de changement de politique industrielle, de protectionnisme, de dénormalisation pour favoriser cette transition énergétique et cette transition industrielle.

Et c'est très inquiétant parce que nous sommes en train de vivre une nouvelle phase de désindustrialisation en Europe à cause de ce manque de vision.

13:19
Présentateur

Alors on va rester sur les questions économiques, Jean-Philippe Tanguy, pour parler de cette proposition de loi défendue par le parti Renaissance, qui vise à autoriser certains salariés, notamment ceux qui travaillent dans les commerces de bouche ou chez les fleuristes, à travailler le 1er mai. L'intégralité de la gauche et des syndicats s'y opposent. Vous y êtes favorable avec le bloc central et la droite. Vous êtes devenu libéral, Jean-Philippe Tanguy ?

13:44
Jean-Philippe Tanguy

Mais non, mais pas du tout. Mais écoutez, en fait, ça se faisait avant. Il y a eu un changement de doctrine de l'inspection du travail, qui a commencé à mettre des amendes aux boulangers et aux fleuristes, mais surtout aux boulangers, alors que ça se faisait depuis toujours. Très rares amendes, pour dire la vérité. Oui, mais avant, il y en avait zéro. Donc ça a posé un problème. Écoutez, moi, quand j'étais serveur, tout le monde se battait pour travailler le 1er mai et d'être payé double. Et il y a 75% des salariés qui sont pour. Donc ce blocage, de mon point de vue, est incompréhensible.

Les syndicats feraient mieux de s'occuper de tous les jours fériés dans certaines conventions et branches qui ne sont pas payées. Par exemple, dans la restauration, dans l'hôtellerie, où il y a beaucoup de jours fériés qui ne sont pas payés. C'est marrant, on n'entend jamais les syndicats là-dessus.

14:21
Invité

Jean-Philippe Tanguy, sur le fait de savoir s'il faut que cette mesure soit applicable dès le 1er mai prochain, avec Sébastien Lecornu qui dit qu'il ne faut pas qu'il y ait de passage en force et qu'il appelle à une concertation qui aura d'ailleurs lieu ce soir. Est-ce que vous, vous souhaitez que cette mesure soit applicable tout de suite dès le 1er mai prochain ?

14:35
Jean-Philippe Tanguy

Mais quand vous avez 75% des salariés qui sont pour, on le fait et on arrête, il n'y a pas de blocage. Que les syndicats s'occupent du taux record d'accident du travail et de mortalité du travail en France. Une anomalie française absolument épouvantable, on ne les entend jamais là-dessus. Excusez-moi, pourquoi les syndicats ne demandent pas le doublement du paiement des jours fériés pour toutes les branches ? Ça c'est un combat syndical.

14:57
Invité

On leur posera la question, Jean-Philippe Tanguy. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent pouvoir manifester tranquille avec leur copain le 1er mai. Vous répondiez à cette question de très intéressant pour les salariés. Si vous étiez devenu libéral, est-ce que vous êtes toujours, comme vous le disiez en mars 2025 dans les colonnes du point, en guerre totale contre le système ? Ah totalement, oui. Et puis il n'y a plus jamais.

Est-ce qu'on peut être en guerre totale contre le système quand Marine Le Pen, c'est nos confrères du Nouvel Obs qui le révélaient, dîne avec plusieurs patrons d'entreprise du CAC 40, Patrick Pouyanné, le patron de Total, et surtout pour la première fois, Bernard Arnault, première fortune de France. Lise Rosveil nous révélait également que Jordan Bardella, le patron du parti, allait déjeuner lundi prochain avec le bureau exécutif du Modem. Est-ce qu'on peut être en guerre contre le système, comme vous le dites et vous le répétez encore ce matin ? Du MEDEF, oui, parce que le Modem... Oui, tout à fait, vous avez raison, du MEDEF.

Est-ce qu'on peut être en guerre contre le système, comme vous le dites, et rencontrer, dîner, déjeuner avec l'élite économique ?

15:46
Jean-Philippe Tanguy

Absolument, pour exposer notre programme, leur expliquer. Et voir comment on peut éventuellement l'améliorer si on se trompe. Mais les patrons ne sont pas par essence le système. Le système, c'est le détournement de l'intérêt général par l'intérêt privé. Vous voyez par exemple, en ce moment, les révélations que j'ai faites sur le détournement des stocks pétroliers français, pas pour l'intérêt général, mais pour l'intérêt privé des pétroliers. Donc vous voyez, on peut voir M.

Pouyanné, moi je rencontre régulièrement un certain nombre de dirigeants de Total, et pourtant être le parti qui a révélé le scandale de la gestion des stocks pétroliers, et le seul qui le fait, lutter contre la corruption, contre le capitalisme de connivence, contre le détournement des marchés publics.

16:23
Invité

Jean-Philippe Tanguy, c'est quoi l'objectif de ces dîners ? Est-ce que c'est un objectif pour convaincre les grands patrons de la pertinence de votre programme économique ? Est-ce que c'est au contraire eux qui vous influencent et vous font par exemple évoluer sur la question de la fiscalité, sur la question de la réforme des retraites ?

16:38
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais pas du tout, c'est de définir, déjà d'expliquer notre programme, qui est très mal présenté aux acteurs économiques, améliorer éventuellement des choses qu'on n'aurait pas compris ou mal compris, parce qu'on n'est pas pique de la mirandole, et on ne sait pas tout, mais nous on est très disponibles aussi pour voir les syndicats.

Moi je le redis, Mme Binet, Mme Marisol Léon, excusez-moi, J'ai confondu avec leur 7 ministres du Travail, nous on est totalement disponibles pour les voir, comme on voit leur base, parce que moi je peux vous dire dans la Somme et dans les Hauts-de-France, on envoie des militants de la CGT, de la CFDT, de Forces Ouvrières, nous on est totalement disponibles pour négocier avec les syndicats, c'est eux qui ne veulent pas, et ils ne veulent même pas débattre d'ailleurs, je relance une proposition de débat à Mme Léon ou à Mme Binet pour qu'elles nous expliquent en quoi on est contre les travailleurs, je pense qu'elles n'ont pas envie de débattre parce que c'est elles qui sont contre les travailleurs.

17:23
Présentateur

Tout à l'heure au micro de Benjamin, le patron de la Maïf, Pascal Demurgé, a expliqué que votre programme économique serait une ruine pour la France et on a justement une question à ce sujet au standard de France Inter, question posée par Renaud, bonjour, bienvenue Renaud.

17:39
Auditeur

Oui bonjour, ma question c'est simplement que répondez-vous aux objections émises par le patron de la Maïf lors de l'entretien avec Benjamin Duhamel il y a une demi-heure ?

17:50
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, je n'ai pas écouté l'entretien monsieur, donc je n'ai pas réponse.

17:52
Invité

Non seulement il plaide pour un cordon sanitaire avec le Rassemblement national et considère que votre programme serait une ruine pour la France. D'accord, donc c'est très nuancé.

18:03
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, je ne connais pas ces arguments, donc moi je serais ravi de débattre avec monsieur de la Maïf pour voir pourquoi on devrait ruiner le pays. Je ne pense pas, voilà, je pense qu'en fait ils ont très peur et qu'ils paniquent et qu'ils ont des arguments exagérés parce qu'ils savent qu'on redresserait les finances et l'économie, c'est-à-dire qu'on ferait le contraire de ce qu'ils ont fait depuis 50 ans à la France.

Et si on interroge les actifs, les travailleurs et en particulier les ouvriers et les employés, ils attendent le Rassemblement national parce qu'ils en ont assez de cette politique économique qui a tout ruiné, c'est-à-dire qu'avec des records de prélèvements obligatoires, on a quand même une désindustrialisation, on a une déprise de notre agriculture. Franchement, il n'y a rien qui fonctionne en économie à part pour les copains du pouvoir qui se partagent des petits billets et un état de corruption quand même de l'état de français qui est très important. C'est quoi ça, les copains du pouvoir qui se partagent des petits billets ?

Oh, bah, détournement des marchés publics, un certain nombre d'entreprises publiques qui ont été privatisés. Le scandale des autoroutes, la privatisation, la vente d'Alstom, le saccage de DF, même la privatisation à l'époque de Total, le fonctionnement des marchés publics. La liste est longue malheureusement.

19:01
Présentateur

Mais vous parlez d'enrichissement personnel ?

19:03
Jean-Philippe Tanguy

Oh, bah, oui, il y a eu de l'enrichissement personnel aussi sur les autoroutes. Il y a eu beaucoup d'argent qui a été fait. Sur la vente d'Alstom, je vous rappelle qu'il y a 600 millions d'euros qui ont été mis sur le tout Paris pour présenter ça comme une opération. C'est un rapport de M. Marlach, je paye à son âme,

19:16
Invité

tout le monde peut le consulter. Jean-Philippe Tanguy, il faut aussi qu'on parle d'une couverture de magazine qui a beaucoup fait parler, la lune de Paris Match. On y voit le président de votre parti, Jordan Bardella, en photo avec sa compagne. En Corse, la princesse Marie-Caroline de Bourbon des Deux Siciles, le sous-titre de Paris Match, l'idylle que personne n'attendait. Même question que pour les dîners avec les grands patrons. Est-ce qu'on peut encore se revendiquer anti-système quand son président de parti fait la lune de Paris Match avec une princesse héritière fortunée ? Écoutez, les histoires d'amour n'ont rien à voir avec le détournement

19:40
Jean-Philippe Tanguy

de l'intérêt public par les intérêts privés. Je ne vois pas le rapport avec le système. Vous ne comprenez pas la question, là ?

19:45
Invité

Si, mais je pense que vous êtes de l'espoir. Si, on vous dit bien un parti anti-système quand le président de parti fait la lune de Paris Match avec une héritière princesse. Vous ne voyez pas une contradiction entre le discours qui est le vôtre et cette couverture de magazine ?

19:57
Jean-Philippe Tanguy

Pas du tout, parce que vous pensez qu'être contre le système, c'est être contre les institutions, contre la bourgeoisie, contre l'aristocratie, je ne sais pas. Le système, c'est le détournement des intérêts publics pour l'intérêt privé. Donc, le fait qu'il soit amoureux et heureux n'a rien à voir avec le système. Donc, qu'est-ce que vous en dites de cette une ? Moi, j'ai déjà été amoureux dans ma vie de gens qui, pour vous, peut-être, étaient le système que dénonce l'Assemblée nationale. J'ai déjà été en couple avec un haut fonctionnaire. Je n'ai pas l'impression de trahir mes convictions.

Par contre, on s'est engueulé à table plusieurs fois parce qu'on n'était pas d'accord sur la défense de l'intérêt public. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette une de Paris Match ? Absolument rien. Je me suis dit que je suis très heureux pour Jordan Bardella. C'est-à-dire qu'en interne, on ne parle pas de notre vie privée. Donc, c'était un sujet de vie privée. Là, ce n'est pas de la vie privée.

20:46
Invité

Il y a un choix délibéré puisque c'est d'ailleurs les articles de presse, nombreux articles de presse l'ont constaté que c'est ce qu'on appelle une fausse paparazzade. C'est-à-dire que ce sont des photos qui sont mises en scène.

20:55
Auditeur

Je n'ai pas d'informations là-dessus.

20:56
Invité

Si, si, même Caroline Parmentier, députée Rassemblement National, l'a admis. Est-ce que ce sont des quoi ? En fait, au fond, vous devenez un parti comme un autre puisque vous faites ce qu'Emmanuel Macron a pu faire en son temps avec Brigitte Macron en une Paris Match, ce que Nicolas Sarkozy a pu faire avec Carla Bruni. En fait, maintenant, vous êtes un parti comme un autre.

21:12
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais je ne vois pas pourquoi vous faites que la normalisation serait liée à ça. C'est-à-dire qu'en fait, les médias, et c'est leur droit et bien légitime, considèrent que c'est un acte de normalisation, de dédiabolisation. Je ne prends pas ça comme ça. Moi, je pense que juste que Jordan Bardella avait envie d'officialiser cette relation sentimentale. Et tant mieux pour eux. Je ne vois pas pourquoi... Vous n'êtes pas bavard sur cette une de Paris Match. Déjà, je suis plus bavard malheureusement sur ça que sur ce que je vous ai dit sur la corruption ou l'étournement des marchés publics. Mais je n'ai pas d'informations particulières à donner, en fait.

Je ne sais pas pourquoi on ne pourrait pas juste dire écoutez, ils sont amoureux, tant mieux, félicitations et bonne continuation. Je ne vois pas pourquoi tout est politique. Moi, j'aimerais bien vous rencontrer un prince. Vous n'en connaissez pas un, non ? Non, mais juste,

21:58
Invité

ça ferait une bonne première dame

21:59
Jean-Philippe Tanguy

ou pas ? Mais sans doute.

22:01
Présentateur

Vous l'avez rencontrée ?

22:02
Jean-Philippe Tanguy

Je ne connais pas cette jeune femme. Cette femme, d'ailleurs, tout court.

22:05
Invité

Donc, ça ferait

22:05
Jean-Philippe Tanguy

une bonne première dame ? Je ne la connais pas. J'imagine que si Jordan Bardella est amoureuse et qu'elle sera une excellente première dame mais ça imposerait que ce ne soit pas Marine Le Pen qu'il soit candidate. Or, c'est Marine Le Pen notre candidate à la présidence et pour le moment, ça ferait une... Si elle le souhaite d'ailleurs parce qu'elle n'est absolument pas nécessaire qu'elle vienne à Matignon si Jordan Bardella était... Elle est libre, cette jeune femme. Elle n'est pas obligée non plus de suivre la carrière politique. Vous voyez, c'est marrant cette question parce que tout le monde présente ça, par exemple, avec l'émancipation des femmes.

Une femme, une compagne, une amoureuse n'est pas vouée à suivre la carrière politique de son mari ou de sa compagne. Je veux dire, soit elle peut venir, soit elle ne peut pas venir, elle fait sa vie. C'est marrant aussi que la presse progressiste réduise cette jeune femme à un faire-valoir d'un homme. C'est quand même très particulier. Je ne sais pas qui est la presse progressiste et je ne sais pas qui réduit... Je propose qu'on s'arrête là. C'est quand même pas une insulte de dire presse progressiste si vous n'êtes même pas content d'être progressiste.

22:55
Présentateur

Merci Jean-Philippe Tanguy, merci d'être venu au micro d'Inter ce matin.