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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 25 janvier 2022 13 min

École : l'échec d'un ministre ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

l'école face à la crise sanitaire et pour cela j'accueille sur ce plateau est l'un des spécialistes de cette question de l'école ici au sénat bonjour max brisson merci beaucoup de nous rejoindre ce matin vous êtes sénateur des pyrénées atlantiques vous êtes l'un des spécialistes de ces questions vous avez d'ailleurs interpellé jean-michel blanquer récemment sur ce sujet avant de vous entendre on va regarder ce reportage marion delpech s'est rendu à guyancourt dans les yvelines voir comment les enseignants les parents d'élèves mais aussi le maire tout ce monde fait face au casse-tête du protocole sanitaire on regarde ce reportage dans ce groupe scolaire des yvelines la valse des protocoles sanitaires a parfois entraîné des situations chaotiques sur ces 15 derniers jours toutes les classes ont fermé au moins une fois c'est toute l'organisation qui est chamboulée y compris le temps éducatif comme le souligne le directeur du périscolaire là aujourd'hui c'est plus de l'organisationnel c'est d'être sûr qu'on colle vraiment à ce protocole malgré tout on fait en sorte quand même de faire notre métier d'accueillir les enfants dans les meilleures conditions possibles on est obligé de mettre en place un système où les enfants on ne peut pas les bras c'est les enfants suivent un encadrant alors qu'avant les enfants choisissaient les activités dans lequel il voulait le temps de la restauration par exemple c'était vraiment une soupape pour eux ils pouvaient pas être au contact de plus grand de plus petits avaient un vrai échange est aujourd'hui avec ce protocole malheureusement on ne peut plus pousser notre pédagogie on ne peut plus faire notre travail comme on le faisait avant au-delà des questions de logistique de mise en place des protocoles sanitaires successifs le phénomène des enseignants malades non remplacés s'est amplifiée avec la crise sanitaire les parents d'élèves doivent désormais composer avec les nombreuses absences des professeurs on perd un peu le sens là en haut et on arrive à quasiment deux ans de crise les parents sont vraiment inquiets aujourd'hui la gestion logistique au jour le jour avec les employeurs certains parents les familles monoparentales surtout peut se trouver en grande difficulté vis-à-vis de leur employeur parce que tout le monde ne peut pas télé travailler et on s'inquiète aussi effectivement pour la suite de savoir si les moyens vont vraiment être mis sur la table pour permettre à nos enfants d'avoir une scolarité épanouie et puis de d'être bien dans leurs baskets et les citoyens de demain parce que c'est vraiment ça dont il est question pour le maire de la ville le maître mot a été l'adaptation de tous parents enseignants mais également les professionnels du périscolaire l'édile fait partie des 37 mer des yvelines qui ont écrit au premier ministre pour un allègement du protocole sanitaire ce gouvernement n'a pas trouvé intéressant ou pertinent en tout cas de consulter les élus de terrain vous faites référence à ce texte que j'ai signé avec de nombreux autres maires du département des yvelines encore une fois d'une manière totalement transparente isana c'est à dire qu' il n'y a pas une volonté politique politicienne de mettre en difficulté ce gouvernement c'est simplement de rappeler les éléments réels de terrain voilà et et vous vous mentionner ces annonces tardives dont on a l'habitude depuis deux ans en soyons très clairs on a toujours dû subir à l'arrivée de textes les annonces dans les médias et dernièrement j'ai envie de dire la cerise sur le gâteau le fait d'annoncer dans des médias de payants et donc non accessibles à tout un chacun le premier ministre a indiqué jeudi envisager un allègement du protocole dans les écoles au retour des vacances de février ces annonces pourraient concerner le port du masque et les tests à réaliser plusieurs syndicats enseignants appellent à poursuivre le mouvement lors de la grève interprofessionnel sur les salaires et l'emploi prévue jeudi prochain mais sont d'abord votre réaction à ce reportage on est en jeu enseignants parents d'élèves mère alors avec des problématiques certes différentes mais un point commun ils ont une faculté à faire face à ce protocole sanitaire votre reportage dit tout je voudrais d'abord évacué deux éléments d'abord c'est difficile dont acte joseph blatter gère une gestion difficile deuxièmement on passe très vite sur les épisodes rocambolesques et triste de la semaine de rentrée avec un protocole sorti la veille modifié deux jours après tre transformé trois jours du jour après annulé trois jours suivants et finalement le premier ministre qui siffle la fin de la récréation on laisse tomber ces deux éléments même si pour les parents ils ont été très perturbateurs comme c'est dit dans votre reportage était ce qu'il reste au fond c'est un révélateur le protocole c'est révélateur comme le dit très bien le maire de système très centralisé très verticale l'éducation nationale est le seul ministère en europe occidentale d'un million deux cent mille fonctionnaires comment voulez vous que ça marche dans une société moderne dans une société en réseau dans une société horizontale nous sommes le seul pays à avoir conservé un système éducatif hyper centralisé et finalement la crise de l'aco vide est le révélateur de cela à force de tout décider la rue de grenelle j'ai dit à la hausse et n'a finalement que le banquier risme était une forme d'autoritarisme esseulé jarmusch et blanc claire décide dans son cabinet au ministère au 110 rue de grenelle sans jamais faire confiance ni aux équipes éducatives ni aux chiens d'établissement ni au merle bleu mer le dis très très bien pour ce qu il s est le révélateur pas été consultés c'est le révélateur d'une absence de confiance de sa certitude qu'à jean michel blanquer d'avoir raison tout seul avec son cabinet on vient on le verra petit tout à l'heure avec le recteur de paris à nouveau une cour autour du ministre une certitude qu'il a raison et la volonté toujours de passer au forceps sur l'acquis sanitaires comme sur beaucoup d'autres domaines du ce de l'ensemble du système éducatif tokuda vaudra romain premier ministre de l'éducation nationale qui s'est autant isolé de l'ensemble des communes hôtes de la communauté éducative il en est conscient selon vous nous interpeller vous auquel je ne les contenants je pense qu ils crient à l'injustice parce qu'ils pensent qu'ils avaient raison est encore regarde y'a une seule question qui se pose au delà de la crise sanitaire est-ce que l'école va mieux aujourd'hui par rapport à 2007 je ne pense pas sur toutes les annonces de jean michel larqué qui était présenté comme le ministre de droite le mystère nice hier le ministre compétent est-ce que sur la transmission des savoirs est-ce que ce soit des classements internationaux est-ce que sur l'autonomie des établissements est-ce que sur l'orientation professionnelle ou tendent annonce jean michel blanquer en 2017 on a une amie récents griot tanoh il y a une raison à cela il n'a pas fait ce qu'il vous m'avez dit qu'il ferait ce comme le président macro candidat avait dit qu'il ferait l'autonomie des établissements jamais et c'est pas que la jamais regardé ce que dit la cour des comptes jamais on n'a autant mis l'établissement en coupe réglée de circulaires et de directives comment voulez-vous cliché interdit seulement qui croule sous les directives est envie de faire par eux-mêmes on va faire réagir piagge interjette moi ce que vous avez dit notamment sur le blanc charisme c'est un autoritarisme je pense qu'il l'a il va avoir cumulé pas mal de deux médailles effectivement monsieur blanc caire parce qu'il est sans doute le miz l'éducation nationale qui aura été le plus long de l'histoire peut-être de la vème république en tout cas il a failli s'il fait tout le quinquennat mais c'est aussi sans doute ce qui va le rattraper c'est à dire qu'on sent aujourd'hui une forme de lassitude et cette lassitude et ses autres ss se transmet par ray dans la pratique de l'exercice du pouvoir en entend l'ensemble des syndicats d'enseignants mais aussi les fédérations de parents d'élèves mais plus largement la communauté éducative dire que ils sont face à un mur ils n'ont pas eu de dialogue pendant ce quinquennat avec monsieur blanc caire est certes monsieur blanca vous l'avez dit est un technicien c'est vrai qu'il est celui qui connaît sans doute le mieux peut-être la machine de l'éducation nationale et il est un ancien haut fonctionnaire de l'éducation nationale il a eu beaucoup de postes mais il est aussi un théoricien de l'éducation d'assurer en ce sens il a fait beaucoup de mal c'est à dire que aujourd'hui vous le disiez peut-être qu'il y ait une centralisation peut-être trop importante mais là où je serai sans doute pas d'accord avec vous c'est que vous voulez une autonomie peut-être des établissements scolaires ce que je crois être compliqué parce que on est dans un système républicain où on doit l'état doit une égalité d'accès à l'école pour tous avec les mêmes moyens et donc je pense que le système avec les académies peut-être que les académies de voir plus de moyens et plus de pouvoirs pour faire en sorte que les établissements fonctionnent mieux et notamment en période de crise et que ce soit moi le problème du ministre de l'éducation nationale mais plus généralement moi je crois que le monsieur blanquart fait aujourd'hui face à une crise importante parce que cinq ans de blanc charisme ça va avoir marqué l'histoire de la vème république et je pense que les écoles publiques en l'occurrence parce que c'est l'école privée qui a été largement priorisés dans le cadre de ce quinquennat on aura beaucoup pâti et ce système centralisé il provoque de proue puissante et inégalités il ya un égalitarisme de discours il ya une réalité de puissantes inégalités et ce qui est grave c'est comment la jeunesse en lui faisant croire que par la centralisation on a un système centralisé et je crois que de tous les péchés du monde le plus grave c'est de mentir à la jeunesse ce système égalitaire n'existe pas dans la réalité vous final discours égalitaire tout en misant agissements elle aimait aussi en compétition nous verrons bien les modalités ne critiquons pas avant que ça se fasse aujourd'hui au aujourd'hui on peut perdre aux stars les anniversaires aujourd'hui aujourd'hui on peut faire un constat ensemble c'est que les notre système éducatif est profondément inégalitaire et d'assurer que l'aumône en disant que c'est un système égalitaire et que les systèmes décentralisés autour de nous alors qu'il était quasiment tout centralisé il y avait trente ou quarante ans les systèmes décentralisés au plus tôt réduit les inégalités dont on s'obstine à considérer que le système centralisé le meilleur parce qu'on le parce qu'on est dans l'idéologie on dit dans le discours égalitaire alors que la réalité est totalement totalement différente on continue d'imaginer qu'il faut ni volé au nom de l'égalité alors que je pense qu'il faut libérer qu'il faut donner confiance en voudrions faire confirmer ce maquereau qui dit justement lui veut d'ailleurs moi même où ce maquereau dans ce quinquennat a fait le contraire de ce qu'il dit je pense qu'on va voir sur l'éducation tous beaucoup de sujets un candidat qui va dire le contact ce qu'il a fait jamais l'autonomie des établissements est aussi rogné sous ce quinquennat jamie a eu autant de circulaire c'est pas moi qui le dit c'est la cour des comptes 2 % des décisions des collèges et des lycées sont prises en autonomie 2% et se nomme s'est jamais produit c'est une absence de confiance il faut faire confiance aux équipes éducatives pour un s'adapter aux réalités des publics elles reçoivent on va revenir sur l'un des points de ce reportage sur les écoles face à la crise nous le débat passionnant c'est juste un petit peu éloigné du sujet sur la aussi peut-être le discours vous allez nous dire entre la différence entre le discours et la réalité le gouvernement vante les écoles ouvertes il dit mais non on a gardé les écoles ouvertes c'est un point positif on le voit dans le reportage sur les quinze derniers jours toutes les classes ont fermé au moins une fois est-ce que là aussi il ya une différence entre le discours du gouvernement et la réalité dans les écoles je pense que le confinement a été une alerte aussi l'école est utile le métier de professeur de métier difficile donc moi je ne fais pas le reproche au gouvernement d'avoir cherché à maintenir les écoles ouvertes c'est un objectif tout à fait louable le reproche que je lis fait je les ai déjà dit je le répète tout en disant clairement moi je serais pas de démagogie la gestion de la crise sanitaire d'une gestion difficile mais je pense qu'une approche beaucoup plus proche des établissements permettant de bien mesurer on a normalement des chefs d'établissement qui sont en responsabilité on a des mères ou des présidents de conseils départementaux qui sont en responsabilité je pense qu'on aurait pu avoir une approche beaucoup plus fine que des protocoles extrêmement complexe et que ça montre une autre at it dans lequel tout le monde est perdu le gouvernement dit beaucoup on a laissé les écolos vers pourvoi dans la réalité c'est un peu compliqué quand même c'est sûr que le variant au micron a mis en difficulté plein de secteurs de la société les hôpitaux mais des écoles etc les entreprises dont il ya une pression qui est accrue alors je crois que le gouvernement a lui-même reconnu que sur l' annonce du protocole le effectivement dans la presse payante et c'est à la veille de la rentrée il y avait une marge de progression évidente ils l'ont dit et il ya un autre aménagement ou un allègement même qui est prévue après les vacances scolaires d'affairé de février certes tout n'a pas été bien je pense dans la non st du protocole d'entente et dans la concertation après ces invariants camille en désordre toute la société c'est le cas en france les cas dans d'autres pays donc il faut faire avec effectivement sur l'ouverture des écoles certains dans l'opposition on préconisait de les fermer c'est sûr que c'était une décision ou au moins il y avait moins de débats et - des organisations les choses auraient été plus nette donc c'est un débat qui est compliqué c'est un débat qui est compliquée et je pense que la mesure des choses c'est d'attendre effectivement que la vague passe et lloris pour rien comprenez on était la sortie des vacances scolaires n'aurait pu les prolonger sans précédent des gars est ce que ce n'est pas le seul à dire oui c'est ce que toi tu vas les caisses mais cela dit un protocole aussi complexe il peut pas s'appliquer voilà sans doute parce que ce qu'on attendait du gouvernement ce qu'on a dit jean michel blanquer c'est un protocole simple et beaucoup de liberté sur le terrain pour les élus locaux et pour les responsables des établissements et vous avez tenu les 30 secondes son parfait merci dans ce débat passionnant [Musique]

École : l'échec d'un ministre ? — Max Brisson · Pourquijevote