Taxe Zucman : et si on demandait beaucoup plus ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'ai bon espoir que cette lutte là du 10 septembre, elle est inventive, elle est nouvelle, elle est elle est hybride. Et on va y arriver, on va y arriver. Abattez la citadelle. [Musique] Cette semaine, il s'est passé beaucoup de choses.
Tu l'as dit, Loui, on est dans un moment particulier politique. On est entre deux mobilisations sociales. Celle du 10 qui est un petit peu protéiforme, assez intéressante à analyser et celle du 18, un peu plus classique à l'appel de l'intersyndical.
Et au milieu de tout ça, la nomination d'un nouveau premier ministre, Sébastien Lecnu. Et non, ce n'est pas Olivier Fort [Musique] Ce n'est pas Olivier Fort qui a été nommé premier ministre. C'est fou.
La la tension était à son comble. J'y croyais hein. Ah ouais, on y croyait tous.
Mais jealine, qu'est-ce que tu pens ? Est-ce que tu penses qu'Emmanuel Macron essaie de gratter du temps ? Bah, en fait, je ne vois que cette solution parce que on sait tous et toutes que le Cornus est dans la droite ligne de Barnier, de Beirou.
On sait très bien que ça ne va absolument rien changer. Mais du coup, j'avoue que je n'arrive pas encore à comprendre pourquoi est-ce qu'il a été nommé pour faire exactement la même chose que les autres. Tout à l'heure, je regardais un sondage qui disait que Sébastien Lecornu obtient la la confiance de seulement 34 % des Français et les journalistes s'en étonnaient en se disant "Mais tiens, mais c'est étrange, pourquoi est-ce qu'il arrive avec si peu de confiance Et à aucun moment dans tous les reportages que j'ai regardé, les journalistes se disaient "Mais peut-être c'est parce que en fait il est pas ici de Zurnne, peut-être que c'est pas le bon premier ministre, pas issu du bon clan." J'étais vraiment je me suis questionné quoi.
Et ce sondage qui arrivait de nulle part, voilà, c'est ça m'a j'arrive pas à comprendre le move là de d'Emmanuel Macron dans la période. Tu comprends toi Émilio ? Non.
Alors je le je le comprends oui parce que le mec il veut pas lâcher le pouvoir, il défend son bilan. Et ce qui m'étonne, c'est Sébastien Lecnu nous a fait un cadeau juste avant de monter sur scène. Il a donné un interview à la PQR où en fait il a enfin parlé parce que le Premier ministre il avait toujours pas parler et donc il a annoncé ses premières mesures.
Alors attendez, on va faire peut-être un petit référendum à la Gora. Le premier truc, on va voir si ça vous va, c'est il renonce à supprimer les deux jours fériers. Voilà juste il renonce, on en est là quoi.
Et il renonce à une deuxième chose, c'est il renonce à rouvrir le conclave. Donc a priori il va pas vraiment parler à la gauche là. Non, il a pas on le savait déjà.
C'est pas c'est c'est pas très original. Il promet des ruptures sur le fond, je cite des ruptures sur le fond. Alors, j'ai noté Bairou, lui voulait faire un chemin inédit.
C'est le même bullshit sémantique qui nous ils nous font croire que c'est de la nouveauté. Et Barnier, lui, il voulait faire de la politique autrement. Il promettait déjà des ruptures.
Donc, on sait déjà ce qu'il faut attendre. des rupture de Sébastien le Cornu. Et donc bah a priori, je pense que vous voteriez la confiance vous de le Cornu.
À mon avis, il va pas la demander. Je peux me tromper déjà que le précédent m'a surpris en la demandant mais à mon avis, il va pas la demander la confiance. Est-ce que Est-ce que Sébastien Lecornu a les moyens de faire quoi que ce soit d'un point de vue politique compte tenu de la composition de l'assemblée qui n'a pas changé depuis deux premiers ministres qui sont fait jarter ?
Lumi ou non, moi j'allais dire je trouve ça assez épuisant. Je pense qu'on est tous très fatigués, on est nous qui voilà qui faisons la critique média euh à chaque fois en fait d'avoir mais alors des discours pas possibles. C'est ce qu'on fait encore là maintenant mais c'est assez épuissant d'être toujours en train de commenter la personnalité d'un nouveau premier ministre ou d'ailleurs de beaucoup de personnalités qui finalement font exactement les mêmes politiques.
Il y a là-dessus, comme tu viens de le dire, il y a rien qui change en réalité mais on va commenter pendant des heures et des heures et des heures tel premier ministre comme si c'était un événement alors que il y a il y a rien qui bouge et on sait très bien qu'on va toujours avoir retaillo. On sait très bien que qu'en gros le tout ce que tout ce qui nous nous pose gravement problème ça va rester et que ça on pourra pas le changer quoi. Donc déjà tnu moi c'est quelque chose qui voilà enfin j'ai vraiment beaucoup de mal en fait de ce que toutes les tout l'espace que ça prend en fait et ça nous fait perdre beaucoup de temps en fait nous politiquement on a beaucoup de choses à faire beaucoup de choses à construire et on passe beaucoup de temps à parler si vraiment si vraiment l'état d'esprit c'était de faire une rupture déjà tu nommes pas le corn.
Non mais le cornu arrive, le mec dont on sait qu'il est un des mecs dans les dîners avec Thierry Solers de de avec Le Pen et cetera. Moi dès que j'ai entendu il va faire de la rupture pas seulement sur la forme mais aussi sur le fond, je fais ou là là, on part vers une rupture en mode plutôt fachaud en fait. C'est c'est ça la rupture.
Tu as le RN bah ouais, tu as le RN qui dit "Moi, je n'accepterai de voter qu'un budget RN." Bon écoute, les cartes sont sur la table. euh la majorité euh à l'Assemblée nationale.
Bon, l'Assemblée nationale, elle bouge pas. Donc euh les à mon avis les tours de claquette là avec le PS, c'est histoire d'eux. Tu penses ?
Mais oui, je pense que eux-mêmes ne pensent pas accorder grand-chose au En fait, il ils sont en train d'essayer de rejouer le macronisme en redisant "Ah mais nous, on va rassembler les raisonnables des deux bords." Mais ça fait 7 ans que vous faites ça. Ça fait 7 ans que vous essayez de rassembler des mecs.
Alors ouais, vous allez peut-être choper un que vous aviez pas eu, un Pokémon que un un un Yannick Jado que vous aviez pas encore eu jusque- là, des débauchages individuels. C'est peut-être vous en allez en avoir deux trois. déjà fait avec Rpsamen et Adelle mais voilà mais à chaque fois ils ont rechopent deux cadres qui se disent "Ah bah au moins j'aurais été ministre." Ouais super.
Mais euh le le fond de la politique, c'est le même. C'est-à-dire on coupe les deux bords de l'omelette et on continue à faire la politique pour les riches au milieu. Après, je sais qu'on parlera de la taxe Zookman, il y a beaucoup de choses à dire aussi, mais il est peu probable qu'on ait pas l'attaque Zman et que la rupture soit une rupture sur et ben on va vous ce que Baou avait commencé à dire avant hein, l'AME, on pourrait commencer à en parler de l'aide médicale d'État pour les réfugiés, pour les je sais pas quoi.
Baou avait commencé à lâcher du laisse là-dessus et cetera. Donc je pense que le cornu, le mec qui fait les dîners secrets avec Marine Le Pen, c'est là-dessus qu'il va lâcher sur le fond. Et en même temps, en gros, c'est le macronisme à nu.
Le macronisme annu comme à poil devant son seul salut, c'est l'annoncensure du RN. Il donnera rien au PS, même si le PS est prêt à se [ __ ] à genou pour je ne sais quoi, il aura rien. Et on l'a déjà vu la dernière fois.
Mais mais du coup et la dernière fois, il a eu un conclave. Un beau conclave. Un beau conclave. hein, on se rappelle du conclave et il s'est dit "On a eu quelque chose, on a eu un conclave." Mais vous voyez bien, il vous balade et c'est humiliant pour le PS.
Je trouve que c'est vraiment humiliant pour le PS de continuer et et après, je sais qu'il y a eu Olivier Fort à l'heure, j'ai écouté qui disait "Non, mais nous si on est là, c'est pour faire un gouvernement de gauche." Il y aurait Est-ce qu'il a été clair sur le fait qu' il y aurait pas de macronisme dans son gouvernement de gauche ? Oui, ça il le dit, il le dit.
C'est hors de question. Ils disent que c'est un Donc c'est hors de question Olivier Fort de quoi ? Donc il n'aura pas il n'aura pas quoi que ce soit.
Non mais de toute façon, ils ont jamais cru hein en vrai. En vrai, ils ont toujours pensé qu'il fallait réclamer parce que c'est ce qui réclame depuis la fin des des législatives que Macron n'a pas respecté le résultat des urnes. Et donc maintenant ils sont obligés de dire la même chose mais en réalité ils le veulent pas vraiment.
Il suffisait de croiser deux socialistes qui soient en dehors d'un micro à la télévision pour pour que entendent. Non mais surtout s'il nous s'il nous nomme, on est vraiment dans la merde parce qu'en plus faut gérer le déficit et comme ils veulent plus gouverner avec les filles, ça veut dire qu'il y a 75 députés de moi à l'Assemblée nationale. Donc en fait, ça veut dire qu'à la fin, ils font rien.
Je sais, j'ai fait comme Thomas le Grand, j'ai pris des cafés avec des gens qui m'ont dit comme toi. Bon, en fait, on sait pas où on va. Il est peu probable qu'on soit nommé OPS.
Voilà. Donc euh un nouveau tour de piste, mais à mon avis là, la seule planche de salut, c'est un truc plus franc avec le RN. Tu penses ?
Mais bien sûr. Pourtant, le R n'a pas l'air chaud pour accorder sa confiance à le corn. Il fait monter les enchères parce que et là je trouve que le petit système médiatique, le petit rondron, il est autour du fait que ah ils aimeraient bien débaucher du PS pour faire un peu de gauche, pour faire un peu de l'ouverture, mais ça va se finir comme Barnier, comme Baou tient surtout par le RN.
Donc c'est la phase finale du macronisme, la phase terminale. Enfin c'est c'est glo ce qui ce qui nous arrive, c'est Glo. Mais le truc qui change quand même depuis l'été depuis que Macron est réarmé sur la dissolution, c'est que l'ERN en fait ils veulent eux ils veulent [ __ ] le bordel pour pouvoir soit avoir une dissolution, soit une démission de Macron parce qu'ils veulent pas la destitution. disent qu'ils sont trop respectueux des institutions.
Euh ça c'est pour mettre des taquis à les filles. Mais en gros euh le le RN, c'est ça qui change la donne pour Macron, c'est qu'en fait il a plus personne vers qui vraiment se tourner parce que Le Pen, elle veut déposer son recours au conseil constite pour pouvoir être candidate le plus vite possible. Donc a priori même le cornu, je suis même pas sûr qu'il fasse vraiment mon enchères.
Pour l'instant, Le Pen, elle a donné deux trois lignes rouges. C'est des trucs qui sont inacceptables pour pour eux qui apparaissent pour l'instant inacceptables pour le cornure. On verra comment ça évolue.
En tout cas, si ça saute pas, ça sera le à cause du RN et grâce au RN sur surtout c'est Macron qui se retrouve tout seul au centre maintenant. En fait, tout le monde a bien compris que le problème de la situation politique se trouvait à l'Élysée. Donc, il faut en tirer les conséquences.
Macron démission. Macron démission. Macron démission.
Les gens sont chauds pour te suivre. Usul, tu parlais de la taxe Zucman tout à l'heure. Alors, je rappelle que la taxe Zukman, il s'agit de prélever à hauteur de 2 % les patrimoines de plus de de plus de 100 millions d'euros et en fait, ça concernerait seulement 1800 foyers fiscaux en France.
Ça rapporterait jusqu'à 20 milliards et évidemment le centre, la droite s'y sont opposés. Est-ce que la gauche a raison d'en faire un totem ? Est-ce que c'est quelque chose qu'on peut porter ?
Parce que là pour pas tomber dans la, on va dire la politique politicienne, Loui, à quel point est-ce que cette taxe Zukman ça doit être quelque chose d'important ou pas dans la période ? Mais justement, je trouve ça rejoint un petit peu ce qu'on disait par rapport à au PS et cetera. En fait, la taxe Zucman donc c'est très bien mais effectivement c'est 2 % donc on réclame des miettes.
Donc c'est vraiment je trouve qu'il y a un côté qui est humiliant aussi qu'on nous refuse de nous donner que ce soit 2 %. Et c'est Zucman lui-même qui avait dit sur Media part il y a quelques temps mais le communisme 100 % en fait c'est on leur demande 2 % et ils sont foutus de nous dire que non c'est humiliant faut qu'on aille chercher beaucoup plus et c'est là c'est c'est pas possible quoi. En même temps, je suis je suis curieux de d'entendre ce que vous avez à en dire mais j'ai l'impression que l'attaque Zukman a quand même réussi à percer dans le système médiatique ce qui est pas évident. en par invité et ils ont l'impression qu'il négocie quelque chose mais mais c'est pas qu'est-ce que c'est enfin c'est au bout d'un moment alors oui c'est intéressant que ça arrive mais comment on ose dire non pour 2 % enfin c'est quand même ça que je trouve assez incroyable quoi.
Éilo, mais en fait pour aller plus loin par rapport à ce que tu viens de dire Lumifich, effectivement c'est pein quand même la taxman juste sur un si on prend un patrimoine à 100 millions d'euros, le rendement moyen du de ce patrimoine c'est entre 6 7 voire 8 % si on en prend deux c'estd que ces mecs il continuent encore à s'enrichir même si on leur prend que 2 % et en fait le problème c'est que ça quand même c'est ça qui cristallise le débat public on parle de 15 à 25 milliards d'euros c'est rien du tout le on est passé en 10 en en 20 ans de des 500 plus grosses fortunes françaises qui avaient 200 milliards d'euros, ils sont à 1200 milliards aujourd'hui. Donc et même 25 milliards si on prend la fourchette haute, c'est quand même pas grand-chose. Mais en en réalité, c'est que le débat médiatique aussi, il se cristallise autour de ça parce que ça les arrange de focaliser sur un truc assez petit finalement parce quand on parle de ça, on parle pas de nationalisation par exemple, on entend plus parler de la nationalisation d'Arceller par exemple alors que c'est quand même c'est quand même autre chose.
C'est quand même un autre rapport au capital et il suffit de regarder ce qui se passe sur les plateaux télés. Je sais pas si vous vous souvenez à Backit au mois de avant l'été, on a reçu à Améline Monchalin, la ministre du budget. Ah oui, voilà.
Ah non, pardon, ministre démissionnaire du budget. Et en fait, on l'avait mis en difficulté assez vite parce que justement, elle arrivait pas à justifier le fait que il cédait absolument au chantage des ultra riches qui menaçait de partir. Et donc, ils sont comme des cons mais pour autant sur les plateaux de télé, les Bruno Jeudi, les Rutel Crief, les François Olivier Giseberg et compagnie quand on les écoute et ben voilà, on a pris que Martin hier et ben globalement c'est les mêmes éléments de langage alors qu'on sait que tout ça il faut.
Nous on est des matérialistes, on parle des faits. Les ultra riches, c'est une étude d'un d'une agence qui est rattachée à Matignon. les ultra riches ne partent pas dans des proportions importantes.
Donc on pourrait même aller plus loin quand même que 2 petits pourc mais pourtant c'est là-dessus euh que ça tient. Et donc c'est on on parle de de chaînes d'information continue, c'est des chaînes de désinformation en continu en fait où on serère le même catéchisme libéral en permanence et c'est ça qui assceptise en fait le débat économique. Le l'économie ne sort pas du champ démocratique.
Il y a eu des élections et donc ils sont tenus de respecter les autres. Et pourtant, c'est le seul moment où en fait, comme il se pense dans le cercle de la raison en excluant tout le monde, et ben voilà, ils exclutent de fait les choix économiques du champ démocratique. Et ça, c'est une honte.
Usul, ouais. Toi, tu as vu des tu as vu des traitements médiatiques de la taxe Zucman qui t'ont énervé, je crois. Oui, non, mais globalement, ça m'énerve.
Mais comme tu l'as dit, le communisme c'est on le prend 100 % mais même au-delà d'une certaine tranche, on il ne devrait pas y avoir de multimilliard. C'estàd qu'on est en train Non mais j'ai envie de dire les multimilliardaires nous amènent la la guerre là comme la nuée porte l'orage je sais plus quoi là. Euh mais non, mais vous voyez, vous voyez où ça nous conduit un pays dans la main des multimilliardaires, ça nous conduit déjà euh bah ça nous conduit à des Trumps, à des machin et cetera.
C'est-àdire que le le le capitalisme euh euh on a enie nous on aurait envie de dire agonisant, mais il est pas agonisant, il va très bien. Ces gens-là vont très bien et ils nous et et et ils veulent que leur modèle se perpétueux. Ils savent très bien qu'ils ont tout intérêt à financer ce qu'ils financent, notamment dans la fabrique de l'opinion et cetera.
Ils ont pas encore peur. Ils sont en train de nous entraîner vers la guerre, vers la guerre civile, raciale, le racisme, le je sais pas quoi. Il va falloir qu'on arrive à dire une démocratie qui se porte bien.
Alors, par exemple, je je vais prendre un truc précis. Quand tu entends Gabriel Atal dire au MEDF, mais il l'a redit depuis, dire il faut en finir avec le modèle social issu de 1945, là tu fais "Mais mais pourquoi on a fait ce modèle social en 1945 ? Pourquoi c'est des communistes et d'autres qui ont porté la sécurité sociale au sortir de la guerre ?
Parce qu'on s'est posé la question de comment on fait une société, comment on crée un sentiment commun, comment on on fait du politique avec ce bordel. Le social n'en est pas exclu. Il doit il y a un certain nombre de droits que tu donnes aux citoyens, bah ça doit être aussi des droits sociaux et il faut te créer des institutions qui donnent les moyens de ces droits sociaux.
Donc moi quand j'entends des gens qui disent comme Gabriel Atal mais c'est pas le seul, j'entendais une autre je veux pas dire son nom parce que j'allais la sortir d'une insulte mais euh dire euh la c'était dans ce soir avec Karim Risouli, je sais pas si vous connaissez, elle disait "La démocratie est forcément déceptive parce que évidemment il y a des gagnants, il y a des perdants et il est écrit nulle part en fait que tout le monde doit être gagnant et évidemment du coup les gens sont fâchés mais bon c'est ça la démocratie." Non, si tu veux un système démocratique avec des droits pour tout le monde, et ben faut la sortir de droits sociaux. Faut faire un système qui soit pas trop dégueulasse, qui écrase pas les uns pendant que les autres s'éclatent parce que sinon ta société éclate.
Et c'est ça, c'est ça la leçon c'est ça la leçon qu'on tirait les gens qu'on rédigé le programme du de de de la issue du du conseil national de résistance. Et évidemment que derrière ça fait 40 ans qu'il nous sabote tout l'héritage du CNR mais dans les milieux patronales, il ils le disent comme Gabriel Atal, ils disent il faut en finir avec l'héritage du CNR, ils le disent directement. Bah ouais mais c'était peut-être ça le ciment de notre vie sociale.
C'était peut-être ça qu'on faisait qui faisait que ça pétait pas. Et alors là si tu sabotes tout ça derrière, soit ça pète, soit pour contenir quand ça pète. Tu envoies les chars sans tort, tu dis que c'est pas grave, on tape sur la gueule de tout le monde et c'est un autre régime, c'est plus la République, c'est un autre régime.
Usul, en tout cas, je sens que tu es hyper chaud sur les impros. J'espère que enfin sur les imitations, j'espère que tu vas nous en faire plein ou jeux àal et même la dame de c'est ce soir là. Non mais je pense qu'on va être nombreux être d'accord avec toi ce soir mais en même temps on sent bien à quel point cette histoire de juste 2 % juste 1800 personnes déjà ça crispe énormément sur les plateaux télé et ce que je veux dire c'est que si on veut construire un monde plus juste il va falloir il va falloir quand même convaincre les autres et notamment les gens qui ont les moyens de de faire en sorte que ça n'arrive pas du coup puisque avec Lumi vous êtes très porté sur la la critique média qu'est-ce que vous avez pu voir peut-être ces derniers Loui, je te pose la question à propos de cet axe Zukman justement sur comment est-ce que c'est c'est présenté alors qu'on parle que de 2 % à quel point est-ce que l'offensive réactionnaire en face elle est très solide ou pas ou est-ce queon est en train de réussir à gagner au moins sur ce thème-là presque tous nos médias déjà sont aux mains des milliardaires, ça on le sait, je crois c'est 9 milliardaires qui ont quasiment la totalité de nos médias et qui en rachètent de plus en plus tous les jours.
Là encore hier, je crois que c'est Brut qui a été racheté par voilà tous les jours, il rachète des choses ou le Parisien d'être le Parisien peut-être racheté effectivement par Boloré. Donc déjà ça explique pas tout évidemment parce que il y a énormément d'autres choses. Évidemment l'idéologie de la plupart al principalement sur la télévision mais même on peut le voir dans la presse écrite à la radio et cetera et Mathieu Pigas qui rachète tous nos humoristes.
J'aimerais qu'on en parle aussi. Pardon, j'arrête. Non, non, mais évidemment, il y a il y a le il y a ça et donc en fait, il va y avoir une défense des milliardaires, bah parce que c'est leur patron évidemment, mais aussi parce que c'est leurs intérêts de classe, parce que c'est des bourgeois aussi qui s'adressent à nous et c'est eux qui défendent aussi leur statut, qui défendent leur classe en fait tout simplement et qui sont prêts à aller extrêmement loin pour ça.
Et on l'a vu, ils sont terrorisés en fait quand les gens commencent à avoir bah voilà des demandes sociales, des demandes de justice fiscale. Même quand on demande un minimum, ça les terrorise. Quand les gens se mobilisent, ça les terrorise et en fait il pour il ne faut rien bouger comme tu dis même, il faut tout détruire de plus en plus en disant oui, on réforme de toute façon tout ça c'est vieux, il faut passer à autre chose, il faut absolument faire des réformes et tout changer et parce que vous voyez le le reste du monde et cetera et cetera et à côté de ça bah c'est vrai que le on peut pas compter sur le système médiatique et on voit par contre qu'on peut les faire trembler très vite comme beaucoup de politiques aussi et comme bah ce patronat comme toute cette bourgeoisie, on peut vraiment les faire trembler très vite mais pour ça on peut pas demander des toutes petites choses.
Je parle pas que de la taxe du PAN, je parle de de en général il faut vraiment que nous si on veut négocier quelque chose et on parle encore de négociation, on est gentil parce qu'on pourrait aller chercher justement ce qu'on voudrait récupérer. Bah pour le coup, faut qu'on demande beaucoup quoi. Éilo.
Mais en fait le contexte que tu décris Loui, il fait que la gauche se retrouve quand même dans une posture en permanence défensive à devoir réclamer à gratter à la porte pour avoir de petits alors qu'en réalité si on prend si si on compare de façon totalement factuelle les on prend le programme du nouveau Front populaire le nouveau le nouveau front populaire il a pas un programme non plus qui renverse la table et qui renverse le capitalisme il est moins important il est moins radical que celui de François Mitter en 1981 en fait faut quand même qu'on se rende compte de comment le libéralisme a aussi emmené a été la gauche a été forcée en fait de s'embarquer avec le mouvement du capitalisme et en fait c'est ça c'est là-dedans que se cristallise la difficulté du Parti socialiste. Parce que le Parti socialiste pendant des années, c'est qu'est-ce que c'est le socialisme ? C'est on va pour redistribuer les les gains de la croissance en espérant pouvoir faire accepter à ce à ceux qui sont opprimés le système capitaliste parce qu'en fait en leur disant vous aussi vous êtes gagnant.
Sauf que le problème c'est que ce système capitaliste, il fait de moins en moins de gagnants. Et donc le Parti socialiste, il se retrouve un peu en caraf. Il est là en train d'essayer de tirer, de de gratter.
Mais en fait ça ne marche pas puisque les libéraux ne veulent même plus rien leur accorder, même pas de petits pour 1800 euh 1800 milliards non milliardaires. Euh les les 1800 fortunes, ils ne veulent même plus ils ne peuvent même plus avoir ça. Euh je voulais vous demander à tous les trois comment vous voyez la suite dans les mois qui viennent.
Est-ce que vous pensez que le cornu va tenir ? Est-ce que vous pensez qu'on va avoir une dissolution ? Est-ce que vous pensez que il va réussir à négocier quelque chose soit avec le RN, soit avec le PS ?
Comment vous voyez les choses ? Je pense qu'il va tenir avec le RN. Point de voilà.
OK. Voilà. Et et que ça va se poursuivre.
Moi je je rebondir juste sur le programme du NFP. Le programme du NFP et même la taxe Zukman et même ces trucs là. En vrai, on gagne du temps.
Et ce qui est intéressant dans le programme du NFP, c'est en fait ce qu'on ce qu'il nous faudrait c'est avoir le pouvoir. Ça changera pas la donne fondamentalement. C'est qu'on continuera, vous imaginez bien que n'importe quel premier ministre NFP arrive, que ce soit Jean-Luc ou qui que ce soit, arrive au pouvoir, il se fait pilonner euh sur tous les médias privés, mais tous mais de bouig à à sa à femme actuelle, hein.
Ça va être bourrin et ça va être très compliqué d'exercer quoi que ce soit. Par contre, oui, on pourrait changer des trucs comme l'ARCOM, on pourrait effectivement prendre décision qui pourrait être contamorcer des pouvoirs que la bourgeoisie a. dans les médias, dans le le la main mise qu'ils vont avoir sur quelques il va falloir dérégler leur machine.
On va pas dérégler le capitalisme avec le programme du NFP, on va euh faire du palliatif et il faut le faire. Il y a plein de choses à faire qui sont de toute façon urgentes. Remettre à flot certains services publics autant que faire ce peutxer un petit peu mais ça inverse pas la vapeur.
Mais il faut le faire mais ça inverse pas la vapeur. Là où il faut inverser la vapeur si jamais la gauche à un moment arrive au pouvoir à la gauche que vous avez vu sur cette scène tout à l'heure, je parle de cette gauche là, c'est qu'il va falloir mettre au pas l'influence des capitalistes sur notre vie politique dans les médias, dans les lobbyes, dans tout ça. Il va falloir arriver à créer une étanchéité. entre le Oui.
Non mais vraiment ça c'est l'urgence parce que ça c'est la bataille d'après et que sinon on est condamné à mais vous les voyez autour de nous les les soi-disant enfin les démocraties libérales se faire rouler dessus voir renverser parce qu'à force d'être libéral sur le en disant tout s'achète bah non tout s'achète peut-être pas. Il va falloir qu'à un moment on sanctuarise deux trois trucs, les médias, euh l'éducation, la santé et qu'on redise non. Euh l'éducation nationale aussi, le le l'éducation, il va aussi falloir resanctuariser euh plein plein de choses.
Enfin bon, moi voilà donc la tâche urgente du NFP en effet, elle aura peut-être le NFP aurait peut-être pas les moyens de directement faire la politique dont le pays a besoin vraiment. Euh c'estàd ça le pouvoir économique de la bourgeoisie mais au moins ça p son pouvoir politique. Ça devrait être son urgence.
Voilà. Alors de toute façon on va poser pas mal de questions politiques à notre avec Alexis Corbè tout à l'heure. Euh évidemment il va y avoir aussi deux autres personnes qui vont venir témoigner euh des luttes en cours.
Euh Loui et Émilie dans votre boule de cristal qu'est-ce que vous voyez par rapport aux semaines à venir ? On a entendu tout ce que disait Usul sur l'importance de gagner la bataille politique sur le fond. Qu'est-ce qui peut nous attendre dans les semaines à venir ?
Bah c'est ce que je disais tout à l'heure, je sais pas tellement quand dire parce que voilà à part faire un peu Ouais ouais de du commentariat et cetera, je saurais pas vraiment effectivement je suis assez d'accord. De toute façon, on peut rien en espérer. Il faut rien en espérer.
Je vois même pas comment on peut avoir pu envisager de d'espérer d'attendre quelque chose. Comment on a pu se dire "Ah bah peut-être qu'on aura droit à ceci ou cela." Effectivement le programme du NFP encore une fois c'est rien quoi.
C'est on demande peut-être des bases ce qui devrait être des bases juste de on demande de protéger des choses qu'on a déjà mais mais qu'on a déjà mais qu'en fait qu'on a on a tout perdu. On a déjà on est en train de tout perdre donc on est en train d'essayer de récupérer des trucs qu'on qu'on perd et donc effectivement il y a non seulement garder ce qu'on a mais aller chercher de nouvelles choses le plus possible le plus loin possible. Et là pour le coup, il faut vraiment enfin je vois pas en fait euh malheureusement je vois pas comment ce gouvernement enfin là les gouvernements actuels, il y a la question de est-ce que Macron, pas Macron et cetera, mais c'est aussi plus profond que ça quoi.
C'est vraiment est-ce que on veut voilà rupture et tout ça ? Est-ce qu'on veut sortir aussi vraiment de ce système néolibéral ou pas ? Et là vraiment, qu'est-ce qu'on demande ? et il faut qu'on le demande très fort si on veut en partir.
Et je pense qu'on a c'est urgent qu'on en sorte quand on regarde la situation actuelle, quand on pense à l'international et cetera et voilà qu'on se mette aussi peut-être dans cette lutte internationale qu'on essaie de changer pour le coup profondément le truc. Je dis pas que c'est facile hein, mais clairement on n pas la solution immédiate mais pour le coup là ce qui va se passer dans les semaines à venir je j'avoue que entre guillemets ça m'intéresse pas tellement. J'ai envie qu'on aille plus loin, qu'on aille voir plus loin que ça quoi.
Émilio bah j'ai pas de boule de cristal mais alors je suis pas d'accord avec Ule. Moi je pense qu'il va y avoir une dissolution assez rapide parce qu'en réalité je vois pas comment le corn tient. Euh je pense que au vu du niveau de défiance en réalité dans le pays pour la politique macronis du côté non je pense pas.
Je pense qu'en fait il prépare déjà la dissolution et qui qui parie sur la division de la gauche justement pour essayer de de se refaire la serise ou alors de mettre carrément le RN au pouvoir en essayant de jouer le résistant depuis depuis l'Élysée. Ça pour moi c'est j'ai pas de boule de cristal mais je vois les choses comme ça. Par contre il y aussi ce qu'on peut espérer et on a eu les premiers les prémisses avec le 10 septembre.
Ce qu'on peut espérer, c'est quand même un mouvement social d'ampleur. Ça a commencé et on sait très bien que la gauche n'a arraché des victoires que grâce aux mouvements sociaux. Et donc il y a le 18 et ça va ça va recommencer le 18 et ça continuera plus tard.
Il y a une marche climat aussi à la fin du mois parce que le climat on en parle plus jamais jamais jamais jamais alors que c'est quand même ce qui nous menace. On l'a encore vu cet été et donc c'est comme ça que les choses pourront bouger parce que c'est comme ça que ça a toujours été. Mais de toute façon, on va dire qu'il y a quand même alors je sais pas si c'est comme ça qu'on peut le dire pour pour autant, mais est-ce qu'il y a pas un boulevard qui s'ouvre là pour la gauche entre effectivement le 18 et la nécessité queil y ait un un mouvement populaire qui puisse s'installer ?
Moi vraiment ce le 10 septembre et et là potentiellement le 18, ça m'a vraiment fait penser au gilets jaunes mais avec tout de suite les syndicats, avec tout de suite les partis politiques qui s'investissent et donc cette envie viscérale d'aller dans la rue pour dire stop, je n'en peux plus, j'ai l'impression qu' qu'il est là ce mouvement et ça mais pour la gauche mais c'est du pain béni. Il faut réussir à faire en sorte de se nourrir de ce mouvement là pour réussir à faire quelque chose derrière. Et n'oublions pas que dans quelques mois, il y a les municipales et les municipales, c'est aussi ça qui donnent de l'argent au parti.
C'est aussi ça qui permet de changer concrètement les choses le quotidien des gens. Est-ce que ça c'est pas un formidable motif d'espoir de se mobiliser pour réussir à à changer les choses finalement à courte durée avec les les municipales en ligne de mire ? Il faut à tout prix que ce mouvement il dure le plus possible en fait.
C'est ça. Bah là, bon, nous on est en train de faire la fête donc j'arrive pas à savoir en fait ce qui se passe. Je regarde un petit peu dans les boucles et tout ça.
Donc moi voilà, région lyonnaise du coup et je vois que ça se mobilise toujours, qu'il y a toujours des âgés, qu'il y a toujours des marches et tout ça. Et c'est vrai que à la fois on est content de faire la fête ici. En même temps, ça fait culpabiliser aussi de pas être sur le terrain, de voir un petit peu tout ce qui se passe.
Mais c'est chouette de voir que ça a pas retombé. J'ai l'impression que si on regarde les médias, ça nous donne l'impression que c'est tout de suite retombé. C'était le 10 et hop, on passe à autre chose.
Moi, je crois pas. En tout cas, en région lyonnaise, il y a des trucs qui se font et pour le coup, il y a plein de lyonnais apparemment. Et non, pour le coup, je en fait c'est ça qui est super important, c'est ce qu'on disait.
C'est-à-dire, on peut pas faire tous les samedis ou tous les mercredis ou voilà une fois par semaine. Il faudrait qu'on puisse que ça dure en se relayant. Évidemment, on sait très bien que tout le monde peut pas être mobilisé tous les jours, mais on se relait les uns et les autres et que ça dure le plus possible et qu'on soit vraiment sur la durée tous les jours sur le terrain et jusqu'au 18.
Mais après et en fait jusqu'à ce qu'on décroche quelque chose et on voit bien aussi que le fait qu' est entre gu enfin que à la fois on soit organisé mais qu'en même temps ce soit des mouvements entre guillemets désorganisé c'està-dire que la préfecture peut pas vraiment contrôler et cetera ça les terrifie c'estàd que ça se passe dans toute la France ça se passe on a vu en tout cas dans dans les grandes villes dans toutes les rues. C'est pas les manifestations classiques et tout ça et ça bah ça la police ça la déstabilise ça déstabilise les politiques, ça les fait flipper et c'est hyper important. C'est vachement bien ce genre d'action il faut vraiment qu'on les mène le plus possible et le plus fort possible.
Il y a aussi euh cet été aussi, on a vu quelque chose qui n'est pas nouveau mais qui s'accélère, c'est la montée en puissance de l'extrême droite dans le monde. Aux États-Unis, on l'a vu en 10. Attends, on a pas fini sur le 10.
Si. Non, mais après on a des invités pour en parler avec des invités après. Ah merde.
Attends, c'est une super émission, vachement bien écrite et tout. Moi je voulais t'interroger sur arrête de tout casser. Non, moi je suis j'avais des choses à dire.
Si tu as un truc à dire, vas-y. Oui, j'avais un truc à dire pour donner de l'espoir parce qu'il y a des gens là. Il y a des gens qui sont en lutte et tout.
Jeais juste dire un truc, c'est que ce qu'on est en train de vivre là, cette lutte là, c'est la lutte contre quelque chose qu'on n pas résolu. Tu as la chute du mur, les espoirs qui s'effondrent et cetera. Et la première grosse baston et les anciens s'en souviennent, c'est 95.
C'est-à-dire ça commence à déglinguer les services publics, les régimes spéciaux. Ça c'est l'avancée du néolibéralisme. Euh à l'époque ça recule un petit peu hein, c'est ce Jupé euh c'est le début de Chirak et puis ensuite tu as d'autres luttes.
Les mouvements des chômeurs, les mouvements des le mouvement social se reconfigure. C'est plus le PCF à ce moment-là en effet qui mène la charge principale, le mouvement se reconfigure puis tu as les altères mondialistes et puis après tu vas avoir d'autres luttes qui mais c'est toujours la même question, c'est toujours le même problème qui est pas résolu qui est qu'est-ce que les capitalistes sont en train de faire à notre société ? qu'est-ce qu'ils sont en train de faire à nos services publics, à nos conditions de travail, à nos salaires et ça on résiste.
On a mené plein de luttes. Certaines ont été victorieuses, d'autres non. Les retraites et cetera et et là on vit jamais qu'un autre épisode de cette même longue lutte qui a 30 ans.
Alors ça peut être désespérant mais moi je me rassure souvent en me disant les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Ils vont pas nous nous avoir comme ça pendant encore 60 ans. C'est pas possible.
À un moment, il y a un point de rupture. Ça fait 30 ans que nous on lutte dans ce sens-là. J'ai bon espoir que cette lutte-là du 10 septembre, elle est inventive, elle est nouvelle, elle est elle est hybride.
Il y a des choses qui viennent des gilets jaunes, il y a des choses qui viennent du mouvement syndical, il y a des choses qui viennent de la rue, du mouvement étudiant, des gens qui crament des poubelles, des lycéens qui les mettent devant leur le portes de leur lycée pour les bloquer. Il y a une société qui est en tension et bon, il y a peut-être des marxistes dans la salle. Vous vous savez ce que c'est que les contradictions d'un système qui au bout d'un moment il faut bien les résoudre.
Voilà. Et ben là pour moi, ça fait 30 ans qu'on est en train d'essayer de résoudre les contradictions de ce système. On a fait tout.
On a fait Occupai Wall Street, les indignés, les machin c'est toujours la même question qui est posée. C'est le rapport entre le capital et la société. Et ben peut-être que cet épisode là, il est dans cette longue lutte là.
C'est peut-être pas l'épisode dernier, par contre il pousse toujours dans le même sens et on n'est pas mort. On n' pas dit non et on va continuer à dire non. Et heureusement qu'on est là et bravo à tout le monde.
Et on va y arriver. On va y arriver. Abattez la citadelle, ça c'est gratuit.
Euh, ne cédez sur rien. On va en reparler. On va en reparler du 10 septembre avec des personnes qui lutent et qu'on va recevoir sur le plateau.
Mais avant ça, je voulais quand même vous vous entendre tous les trois sur l'international fasciste. Ça aussi, c'est quelque chose qui monte de plus en plus. On le voit aux États-Unis avec les dingueries de Donald Trump.
On le voit peut-être de manière concentrée avec Netaniaahu au Israël. Et ce qu'il fait à Gaza. Qu'est-ce quel regard vous portez sur l'été qu'on vient de passer du point de vue de l'international fasciste ? et ben le capital, on sait qui on sait qui le capital soutient lorsqu'il le capital a à faire un choix.
C'est-à-dire que dans tous les pays où concrètement les les libéraux, les ce qu'on appelle les capitaines d'industrie, euh les géants de la tech et cetera, et ben dès qu'ils ont à faire un choix entre Hitler ou front et le Front populaire, ils choisissent systématiquement Hitler. Voilà, c'est ça la leçon de l'été. Et on le voit avec Donald Trump, on le voit avec Netaniaou, on le voit avec Victor Orban.
C'est la même chose en Argentine, c'est la même chose partout systématiquement et et le problème c'est qu'on commence à le voir en France. On a des gens lorsque ils sont revenus de l'investiture de Trump qui s'appelle Bernard Arnaud. Bernard Arnaud s'est dit "Ah mais c'est quand même pas mal.
Il y a un vent d'espoir qui souffle aux États-Unis. On la voit la bascule. Je sais que c'est le livre de l'été, tout le monde en parle.
D'ailleurs, il sera là demain matin. C'est Johann Chapouto, les irresponsables. Comment une société bascule ?
Il y a des similitudes. On n'est pas on n'est pas dans les années 30 mais il y a quand même des similitudes. Et la c'est la tech aujourd'hui on le voit aux États-Unis, c'est eux qui décident parce qu'en fait c'est des gens qui ont la main sur le débat public.
Les milliardaires, ils achètent les médiales, ils ont la main sur le débat public. Et donc l'interational fashi, c'est comme ça qu'elle qu'elle continue à vivre. et les géants de la tête qui ont fait le baisemain à Donald Trump d'ailleurs.
Oui. Non mais exactement, c'est c'est Zuckerberg, c'est c'est Musk et et cetera parce qu'en fait ceux qui leur offrent des perspectives de continuer à gagner, de continuer à s'enrichir et en réité parce que c'est ça l'objectif des capitalistes évidemment j'enfonce une porte ouverte mais ce que la gauche elle veut le prendre donc qui est-ce qui leur permet de continuer à à accumuler alors que les la plupart des gens subissent ces répressions ? Et ben, ce sont les fascistes parce que eux ils répriment davantage et qui permettent de maintenir un système.
Voilà. Et d'ailleurs, juste une incise avant avant, je fais juste une incise là-dessus parce que on parlait de de vous avez vu cette vidéo où vous voyez tous les plus grand patrons, les mecs les plus riches du monde en train de dire à Donald Trump qu'il est génial et lui dire merci. Merci monsieur.
Don tu as tu as des impressions de Corée du Nord complètement folles avec l'autre derrière qui est là. Euh bravo notre grand leader, vous nous avez permis de Et c'est les mecs les plus puissants du monde. Et chez nous, on vient nous dire que l'État n'est pas capable de leur faire payer un peu d'impôt là-bas, il leur fait lécher les pompes de de Mais c'est pareil Poutine avec ses oligarques.
C'est à un moment ces gens-là, comment ils font de l'argent ces milliardaires si ce n'est en pillant l'État et en en et pour le pour ça, il leur faut des complices dans l'État. Quand l'État leur dit stop, quand l'État les met à genou et ils se mettent à genou en fait. Et ça c'est aussi une leçon du trumpisme, c'est que les milliardaires, ils sont pas partis, ils partent pas, ils vont à la gamelle et la gamelle c'est l'État et la gamelle c'est nous.
Donc euh voilà, celui qui tient l'État, il tient aussi ses milliardaires. Lumi Loui, non ? Et l'international fasciste, elle va aussi beaucoup avec bah des choses très concrètes, des politiques vraiment de suprémisme, des persécutions racistes.
Il y a des conséquences réelles qui sont enfin voilà qui touchent énormément de monde. Les personnes trans, les femmes, on voit qu'il y a de plus en plus de droits qui sont qui se qui sont détruits et ça va très très vite. Voilà, je parle évidemment même pas du régime de Netaniaahu où voilà, enfin ça dépasse absolument tout.
Ils se soutiennent tous les uns les autres et ils sont tous complices avec ça. Et il y a aussi ça s'accompagne aussi de euh une véritable persécution des opposants politiques qui va de plus en plus loin et évidemment bah de tout ce qui ressemble un tout petit peu à quelque chose de gauche et on le voit encore plus là ce weekend enfin ça ça n'arrête pas et la France accompagne ça très bien hein d'ailleurs de criminaliser de plus en plus les personnes de gauche tous les opposants politiques, toutes les personnes ne serait-ce qu'un peu critique. On parle pas des communistes, on parle juste de voilà des personnes qui vont aller qui vont essayer de dénoncer ces choses-là.
Euh non seulement il y a volonté de les faire terre, mais aussi de plus en plus en fait de Oui, quand je dis persécuter, c'est les enfermer, les voy a des déportations, il y a toutes sortes de choses et ça va très très loin en fait et ça va très vite. On l'impression et on a l'impression que face à ça, l'Europe est complètement coincée alors que ça devrait être l'identité de l'Union européenne, la défense des droits humains et la démocratie. Euh, on a une Europe qui est coincée, qui qui n'ose pas emmerder euh Benjamin Netaniaou, qui n'ose pas emmerder Donald Trump, qui ne qui ne qui ne sait rien dire, qui ne sait rien faire, au contraire, qui va faire le baisemin à Donald Trump comme l'a fait euh Ursula Van Derleyen avec la négociation des accords de libre échange.
Donc, mais en réalité en Europe, il y a une marche à suivre et c'est pas des gauchistes, c'est l'Espagne. à Espagne, ils prennent des mesures, ils font ce qu'ils peuvent dans le contexte qu' qu'ils ont voilà je tenais absolument quand même à avoir un mot surgable parce qu'on parle de l'international fasciste, on la voit concrètement à l'œuvre avec un génocide qui est en cours et il faut en parler parce qu'effectivement la France s'apprête à reconnaître l'état de Palestine. C'est une bonne chose, c'est ce qu'on réclame mais faut pas qu'on oublie que ceux qui le réclament depuis le départ c'est nous, c'est ici, c'est à la fête de l'humailleurs, c'est la gauche qui le réclame.
Parce que la gauche, elle a compris que pour l'obtenir, c'est par le rapport de force. Alors, elle le fait avec ses moyens. Et donc, c'est pour ça que je vais avoir une pensée aujourd'hui pour ceux qui essaie de briser le blocus à Gaza, ceux qui sont sur la flotti de la liberté, j'ai un collègue qui s'y trouve Émilie Urba.
Il est pas tout seul. Ils sont attaqués. C'est difficile.
On sait que c'est symbolique que ça ne changera pas tout. Mais c'est grâce à ça qu'on met la lumière aujourd'hui sur ce qui se passe et pour pour arrêter ce silence coupable parce qu'aujourd'h on doit agir et merci à vous ici parce que c'est la fête de la Palestine aussi et merci à tous ceux qui êtent là et tous ceux qui crient free Palestine. Merci et et j'en profite pour dire que Adelle Enel sera en direct sur la fête de l'huma demain depuis la flotti de la liberté.
Donc vous pourrez demain écouter Adelle et Nel en direct et et juste je rebondis sur ce que tu dis euh Émilio parce qu'effectivement ce qui se passe en Espagne donc avec ce gouvernement d'alliance de gauche, c'est même pas les plus radicaux hein mais par contre ils sont en train de prendre une série de mesures pour faire en sorte que par exemple il y ait du boycotte des produits des colonies tout un tas de choses. Là, peut-être que si vous suivez le sport et la Voelta, il pousse pour faire en sorte que l'équipe israélienne soit exclue. Et en fait, moi ça me rappelle alors j'étais pas né à ce moment-là mais mais quand même ça me rappelle l'apartaide avec l'Afrique du Sud.
Évidemment, on voit bien la ce qui se passe à quel point enfin l'Ukraine et cetera et à quel point est-ce que les pays européens ne se positionnent pas du tout de la même manière. Et ben l'Espagne, c'est un très bon exemple porteur d'espoir de finalement, c'est pas si difficile que ça, de prendre des positions et un gouvernement de gauche et ben ça fait ça aussi et ça fait du bien. Euh non, puis moi je vous le dis, enfin l'international fasciste c'est aussi en France.
La France n'est pas une île, la France n'est pas extérieure. Et en France, on a un péril massif qui est l'extrême droite, qui est le premier parti de France, le Rassemblement national qui est loin devant dans les sondages. Et c'est quelque chose qui devrait mobiliser la société par-delà les les les militants antifascistes que que que qui sont le public de la fête historique.
On a on a on a je trouve quelque chose qui menace de manière grave. On le voit dans les médias, on le voit avec Ro qui a déjà commencé les persécutions racistes et tout. Ça a déjà commencé les rafles.
Les rafles. Ouais. Donc il faut se battre et on continuera à se battre évidemment.
Attends moi aussi je veux dire un truc sur les fachot. Je peux vas-y vas-y vas-y. Non parce que moi moi j'ai par exemple je trouve le le je l'Europe est en dessous de tout sur la Palestine.
Il y a pas à chier une seconde encore. Que bon il y a eu des réactions. De temps en temps, tu as Macron qui se réveille qui dit "On va faire un truc à un moment on va faire un truc." Ouais ok l'Espagne et quelques autres quand même sont font le boulot.
Mais globalement, c'est pathétique et tuas tu as honte que ce soit ça nous euh nos notre modèle. Et là, je sais pas le dernier truc où je me suis dit mais vraiment mais jusqu'où on va aller dans le déshonneur ? Euh c'est euh on fait un communiqué de on va en parler juste après à mon avis.
On fait un communiqué au qu d'ors là pour dire que Charlie Kirk, la mort de Charlie Kirk, on est triste. Et explique qui est Charlie Kirk parce que tout le monde ne sait pas pourquoi. Je pense qu'ici tout le monde sait que Charlie Kirk n'avait aucune responsabilité au gouvernement d'ù que ce soit.
Charlie Kirk est un influenceur d'extrême droite euh américain, certes proche du trumpisme et cetera. Le mec en effet, il s'est pris une balle sans doute par un autre maga d'une autre branche. Mais enfin bon, on verra on verra plus tard mais apparemment c'est plutôt parti pour ça.
Et alors nous au nom de la liberté d'expression de je sais pas quoi, on a fait un communiqué officiel qui est dorsé machin. Euh on est très triste. Alors les fachaot sont même allés jusqu'à demander à ce qu'il y a une minute de silence dans le Parlement européen.
Faudrait peut-être pas non plus euh peut-être pas non plus pousser. Mais je me suis dit ça dit ça dit beaucoup de parce que faut voir comment Charlie Kirk parlait notamment de l'Europe he ou ça dit beaucoup de notre vassalisation. Est-ce qu'on est vassalisé vraiment ?
Est-ce qu'on est des chiens des États-Unis ? Et s'il se passe un truc, on chiale pour eux. Ils ont beau nous traiter comme un paillasson, on va continuer à alors même que et et même à à faire un mot officiel de notre gouvernement pour un influenceur d'extrême droite.
On on fait ça maintenant nous. C'est très très bizarre. Donc on est pris en sandwich entre cette espèce de Oui. de vassalisation qui est en partie aussi économique.
On est vassalisé parce que qu'est-ce qu'on fait sans les gars femmes ? Est-ce qu'on est autonome sur un certain nombre de de de points stratégiques y compris de notre économie ? Et à côté de ça, on a Poutine.
Alors là, on comprend un peu mieux quand même hein parce que c'est quand même un peu plus évident que c'est un méchant. Lui, il s'attaque directement à nous. Il nous fait des faux tags chez nous là récemment.
Il y a les affaires de de tête de port là qui ont été retrouvé un petit peu partout. On a retrouvé apparemment c'est plutôt signé 4 si le truc. Et là, on voit un peu plus.
Mais alors sur les États-Unis, donc on est pris en étooritaristes euh poutiniens là, je sais pas quoi. Est-ce que l'Europe ça veut encore dire quelque chose ? Est-ce que notre modèle est-ce que est-ce que faire des grands mots sur euh nous quand même c'est la liberté, c'est les droits de l'homme, c'est je sais pas quoi, ça vaut quoi à l'épreuve des faits ?
Donc là, il y a un sursaut. Maisul, je te propose qu'on continue d'en parler avec les Je veux pas te couper mais termine ta phrase mais il faut vraiment que on en discutera après. Compris en France en France il y a plusieurs moments où on a su réagir là où d'autres ont pas réagi.
Je pense au aux années 30 où nous on ferait le fond populaire pendant que d'autres font les fascistes. Je pense même aux années 80 où on va élire François Mitterrand à Contetemps, là où tous les autres sont partis en Modrigan Toucher. Est-ce que la France par sa culture politique particulière, par le fait qu'on a des trucs comme la fête de l'humain, allez, on continue à lécher le cul des gens qui sont là, mais comme une culture de gauche solide, comme un mouvement ouvrier, comme un mouvement social, comme une culture de gauche vraiment solide dans ce pays, une culture révolutionnaire aussi, ne l'oublions pas, fait qu'on a une voix un peu différente.
Est-ce qu'on va tenir bon ? Est-ce que l'Union européenne va tenir bon aussi parce que la voix de la France va être différente de celle de certains de ses voisins ? On l'espère et pour ça ça voilà, on va s'arrêter là mais ça demande Merci.
On verra, on verra effectivement comment ça comment ça évolue. [Musique]
Sébastien Lecornu