Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingLa France insoumise à l'Assemblée nationale· 13 janvier 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSolidarités & familleInstitutions & élections

La Macronie est morte, vive la Nouvelle France ! - Claire Lejeune

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Claire LejeuneFait
    « Nous avons une ministre des comptes publics qui veut faire nos débats en commission, méprisant le fait que dans une République digne de ce nom, les pouvoirs sont séparés. »
  • 1:00Claire LejeuneFait
    « En commission, toutes vos mains se sont levées pour annuler purement et simplement la contribution exceptionnelle par l'impôt sur les sociétés des grandes entreprises. »
  • 1:30Claire LejeuneChiffre
    « Les APL sanctuarisés dans cette version du budget, c'est 80 millions en moins qui ont été votés. »
  • 1:45Claire LejeuneChiffre
    « L'éducation épargnée suite à la commission, c'est toujours 4000 postes d'enseignants qui seront supprimés. »
  • 3:00Claire LejeuneChiffre
    « Zéro. Oui, zéro. C'est le montant de l'impôt sur le revenu de milliers de contribuables les plus aisés comme l'ancien ministre de l'économie Éric Lombard l'a récemment révélé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Chers collègues, à quoi reconnaît-on une fin de règne ? Dans une fin de règne, plus rien ne tient. Tout se mélange, plus aucune parole ne vaut, plus rien n'est à sa place.

Nous avons une ministre des comptes publics qui veut faire nos débats en commission, méprisant le fait que dans une République digne de ce nom, les pouvoirs sont séparés. Nous avons un premier ministre qui menace d'une dissolution qu'il ne lui appartient pas de prononcer. Nous avons des députés élus pour s'opposer qui ne s'opposent plus à rien et avalent des coups d'œuvres du soir au matin.

Nous avons des partis des députés dont les partis siègent au gouvernement et qui n'en soutiennent pas le budget ou on piscine lorsqu'il s'agit de siéger et nos débats budgétaires sont courtcircuités par des discussions à berci ou divers dîner ou paraît-il les choses se décideraient et le comble tout de même le 493 auquel le premier ministre s'était engagé solennellement et fermement à renoncer sera finalement utilisé à la demande de cela même qui avait aprement négocié pour qu'il ne soit pas employé. En somme, toutes vos déclarations sont donc des tentatives pour de donner de la solidité à du vent, mais il n'y a plus que les naïfs et les cyniques pour acheter ce que ce que ce gouvernement nous vend. Monsieur le premier ministre, en réalité, vous tenez moins du moine soldat que du maître chanteur à l'heure actuelle.

Vous n'êtes là encore là parce que vous trouvez des assez de personnes ici pour éviter le peuple, éviter les urnes, éviter la clarification politique qui se fera nécessairement à leur détriment. Alors vous maniez tous les instruments que la 5e République vous octroie comme autant de pistolets plaqués sur la temp députés. La loi spéciale qui dans vos mains devient un nœud coulant censé nous forcer à voter votre budget.

Et vous voilà qui instrumentalisez aussi la colère des agriculteurs alors que 8 ans rant vous leur avez mis la tête sous l'eau alors que 8 ans durant le président avait toute l'attitude de s'organiser contre le Mercosour et qu'il n'a rien fait. Alors que pas plus tard qu'en commission, il s'est trouvé des députés pour voter contre des mesures proposées pour les protéger. Et bien sur arme ultime, il y a cette menace de dissolution impressionnance d'efficacité.

Réponse immédiate de la bergère au berger. Le PS déclare qu'il n'y aura personne chez eux pour voter la motion de censure sur le Mercosour. Tout cela est affligeant.

Là où un gouvernement légitime tire sa puissance et sa solidité de l'adhésion populaire, tout ce que vous avez vous le devez à la force brute et l'acharnement d'un président qui aujourd'hui est isolé, détesté, déconnecté et qui chaque fois qu'il s'exprime ces jours-ci couvre le pays de honte et nous fait reculer. L'abdication du président Macron face à Trump et son pétroimpérialisme brutal, son incapacité totale à défendre encore le droit international, son échec complet à faire valoir la position française pour contrer le Mercosour fini de le déitimer. À vous deux, le roi barricadé à l'Élysée et le maître chanteur de Matignon, vous installez l'impuissance de la France, vous rabouissez la nation.

Monsieur le corn, vous êtes aujourd'hui le seigneur d'un château de cartes. Vous n'avez comme force que l'addition des faiblesses des uns et des autres. Vous n'avez pour gouverner que les coups de poker et en ce jour, vous êtes à à vous en êtes à épuiser vos tout derniers joker budgétaire. car s'il n'y a eu qu'une voix dans cet hémicycle pour approuver le PLF en première lecture, il n'y en a pas eu une seule en commission pour l'approuver en la seconde.

Et pourtant, ce n'est pas un statut qu cette seconde lecture a confirmé et accentué ce que nous constatons depuis toujours. La coalition la plus naturelle ici est celle qui se forme spontanément entre le Rassemblement national et le bloc pseudocentral. Dès qu'il s'agit de protéger les plus riches, dès qu'il s'agit d'épargner les grandes entreprises, dès qu'il s'agit de nourrir l'illusion que ces cadeaux fiscaux font autre chose que nourrir l'accumulation du capital et la gravation de la misère publique.

En commission, toutes vos mains se sont levées pour annuler purement et simplement la contribution exceptionnelle par l'impôt sur les sociétés des grandes entreprises. Toutes vos mains se sont levées pour vider la taxe sur les holdings et épargner les plus aisés. Toutes vos mains se sont levées pour aggraver les coupe budgétaire dans les services publics, dans l'éducation, dans l'écologie, dans la santé.

Et monsieur Tangi peut bien déplorer dans des discours blasés que le gouvernement n'a pas de vision, pas de politique, mais le gouvernement n'a même pas besoin de faire autant d'efforts puisqu'ils savent très bien qu'ils pourront toujours compter sur vous, bon petit soldat de l'austérité et du marché. toujours bien présent pour voter toutes les mesures de vos la politique unique et unique que vous partagez. Et donc certains à gauche pensent sérieusement qu'avec ce gouvernement sur cette base-là, il y aurait un compromis possible.

Il va falloir nous expliquer car il y a bien un fil rouge dans cet examen budgétaire. Ce sont les lignes rouges formulées par LPS puis immédiatement piétiné. Les APL sanctuarisés dans cette version du budget, c'est 80 millions en moins qui ont été votés.

L'éducation épargnée suite à la commission, c'est toujours 4000 postes d'enseignants qui seront supprimés. Le fond vert protégé. Aucun des amendements pour le restaurer n'a été voté.

Un rééquilibrage entre recettes et dépenses. Les amendements rabaux de coupe budgétaire proposé par le rapporteur ont été pour la plupart validés. En somme dans cette seconde lecture, la Macronie avec l'appui du RN a radicalisé la politique qu'il mène depuis 8 ans et qui est précisément celle qui nous a mené dans l'impasse budgétaire.

Vider les caisses publiques, donner encore et toujours plus de march de manœuvre aux organisateurs du capitalisme financiarisé et prier ensuite que des petites miettes des immenses fortunes qui circulent entre leurs mains retombent quelque part dans la réalité. Zéro. Oui, zéro.

C'est le montant de l'impôt sur le revenu de milliers de contribuables les plus aisés comme l'ancien ministre de l'économie Éric Lombard l'a récemment révélé. Quelle honte ! à ce niveau, à ce niveau-là, ce n'est plus de l'injustice fiscale.

C'est une fracture, c'est une rupture sociale et politique. C'est une sécession organisée siamment et qui est au cœur du dérèglement démocratique et qui est le moteur des immenses et justes colères qui grandissent dans notre pays et dont vous n'éviterez pas tôt ou tard les effets et vous nous reprochez souvent d'attendre le grand soir. Vous nous incitez à descendre des hautes tours de nos utopies.

Mais que faites-vous donc depuis 8 ans à part scruter le ciel en attendant que ça ruisselle en attendant les retombées d'une politique censé faire surgir des licornes et décoller des fusées ? Les retombées de votre politique, on les connaît, les Français les subissent. Ce sont des faits économiques attestés et documentés.

La la demande est à terre, la croissance est à ton carnets de commande des TPE et PME sont vidés, les plans de licenciement se sont multiplié, le chômage d'école, la pauvreté a explosé, la bifurcation écologique est à l'arrêt. Nous n'avons pas une économie des licornes, ni une économie des vachés où ce mêmes qui sont sacrifiés. Les pauvres, les précaires, les travailleurs, les plus fragiles, les malades, ceux que la puissance publique a pour devoir premier de protéger.

En somme, vous poursuivez imperturbable cette politique en ignorant ou en ayant que le capitalisme n'a ni foi, ni loi, ni limites, ni moralité, ni soucis des gens ou de la planète et donc n'a aucune soutenabilité à part celle qu'il force en détruisant tout sur son passage. Et c'est encore moins le cas du capitalisme de ce siècle, celui dont Trump a révélé le vrai visage. un capitalisme sauvage qui renoue avec les formes les plus brutales de l'impérialisme, qui un un capitalisme qui balait toutes les formes de droit et qui piétine explicitement et ouvertement la démocratie.

Et dans ce monde trump pisé, la seule perspective que vous tracez est celle de la vassalité. Et donc parce que ce gouvernement n'a pas de légitimité, parce que ce budget met gravement notre économie en danger et notamment avec un esp récessif qui ne manquera pas d'être au rendez-vous si ce budget passe en l'État parce qu'il reproduit et accendu toutes les contradictions, les impasses, les échecs de la politique men depuis hes années parce qu'il épargne encore et toujours les plus riches. parce qu'il nous désarme, parce qu'il nous appauvrit, nous divise, nous replie dans un monde qui nous demanderait plus que jamais du courage, de l'unité, de la solidarité.

Oui, ce budget mérite 1000 fois 1000 fois cette motion de rejet et tenter désespérément de donner de la solidité à du vent. C'est ainsi que Robert Musil parlait de la vacuité de la parole politique dans la fin de règne qu'il raconte dans son roman l'homme sans qualité. Et si ce n'est pas le vent que vous brassez qui le fait, c'est la volonté populaire qui viendra abattre votre château de cartes.

Victor Hugo le disait, les châteaux forts tombent comme les idées mortes. Et oui, aujourd'hui, vous gouvernez ou essayez de gouverner à partir d'idées qui sont bien mortes. Que vivent les nouvelles idées, que vive la nouvelle France qui n'est autre que la nouvelle formulation d'une très ancienne réalité.

Le peuple français veut la liberté. Le peuple français exige l'égalité. Le peuple français chérit la fraternité.