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🔴 EN DIRECT | Discours de David Lisnard à Bayeux sur les institutions

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00David LisnardFait
    « Les institutions solides font un état qui décide et un état qui décide fait une nation libre. »
  • 11:00David LisnardFait
    « Les pouvoirs publics ne valent que s'ils s'accordent avec les intérêts supérieurs du pays. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ok. Non non non. Merci beaucoup.

Merci. Merci. ajouter des chaises.

J'espère que tout le monde peut s'asseoir. D'abord, merci merci à toi monsieur le maire de ton de ton accueil. Euh je suis très très sensible.

On sent que la commune est bien tenue. J'ai un peu d'expérience en la matière, j'ose le dire. Merci de ton accueil et il est vrai que bailleux bah c'est beau tout simplement c'est voir une place de la liberté avec un arbre bicéculaire 1789 aussi bien portant.

Cela me redonne beaucoup d'espérance et beaucoup d'espoir. Et c'est de ça dont je vais essayer de de vous parler aujourd'hui. J'adresse mon salut affectueux, amical, respectueux à l'égard de du président de la région Hervé Morin avec qui j'ai encore échangé tout à l'heure et qui défend ardemment les intérêts de la Normandie sur un important salon parisien.

Vous savez qu'il fait partie de on est dans la même équipe rapproché, n'est-ce pas cher Alexandra Martin madame les députés que que je salue et Hervé n'est pas là mais il est avec nous par la pensée mais surtout Camille est là et ça ça a beaucoup de valeur donc et je m'en réjouis. Donc merci Camille de de ta présence. Je veux vous saluer tous en vos grades et qualités selon la formule consacrée en remerciant encore Arnaud de son accueil.

Je veux remercier Ludvig et toute l'équipe de Nouvelle énergie de sa mobilisation. Je voudrais vraiment adresser un grand salut à Thomas l'exoser qui c'est grâce à toi que qu'on a cette opération aujourd'hui et grâce à toi à l'équipe d'Hervé Morin. Euh voilà, j'ai la chance de vous avoir à mes côtés.

On se connaît depuis quelques décennies maintenant. peux le dire et et tu es précieux et je veux t'en savoir grer et t'exprimer ma ma reconnaissance. Je salue tous mes collègues ma je voilà, je vais pas être exhaustif mais votre présence me fait chaud au cœur.

C'est un moment particulier. J'adresse un salut particulier aussi à Olivier Paz. Euh Olivier, je l' donc président de l'Union des Mires, c'est connu sur les combats pour la liberté et la responsabilité communale, celle qui va permettre de redresser la France.

Et j'avais observé, admiré ces qualités d'éloquence et je n'oublierai pas la parabole des Omars du Titanic formulé devant les représentants de l'État et les maires présents. De quoi parlent-ils ? Et oui, lors du naufrage du Titanic, et bien il y a eu des gagnants, c'était les Omars de l'aquarium du Titanic qui ont retrouver la liberté.

Et depuis ce jour-là, cela a totalement changé ma vision des catastrophes que nous pouvons affronter. Et cela au moment où le Titanic France montre tous les signes d'un naufrage éducatif, sécuritaire, judiciaire, parfois économique, hélas ou autres, je ne dis pas que nous serons les homars de l'aquarium, mais en tout cas nous rétablirons le grand navire France par la liberté, par la responsabilité, par le travail et par l'honneur. Je le dis ici où nous sommes rassemblés en ce lieu chargé d'âme, chargé d'histoire, chargé d'espoir.

Celui où rassemblé, nous refusons le fatalisme parce que tout simplement nous voulons que la France retrouve sa grandeur. Comment reprendre en main notre destin ? Comment mes chers amis retrouver une France libre et indépendante ?

Comment maîtriser nos frontières et notre politique migratoire ? Comment rendre nos rues plus sûres et ne plus y voir les délinquants multirécidivistes, multicondamnés et en multiliberté ? Comment restaurer un état fort, un état performant ?

Comment préserver notre état de droit tout en rendant au peuple le pouvoir de décider ? Rien de tout cela ne sera possible sans refonder nos institutions. Et l'enjeu aujourd'hui, oui, est de reprendre en main notre destin.

Les institutions solides font un état qui décide et un état qui décide fait une nation libre. Il y a 80 ans, le 16 juin 1946, le général de Gul parlait ici même sur cette place. Il n'avait pas choisi ce lieu par hasard.

Rien en la circonstance n'est dû au hasard. Monsieur le maire, cher Arnaud, votre commune est l'un des lieux fondateurs de nos institutions et de notre liberté. Le 6 juin 1944, à quelques kilomètres d'ici, les alliés débarquaient sur les plages de Normandie et vous savez ici ce que nous devons aux alliés et notamment aux anglais.

Le 7 juin, Bailleux était libéré. Première ville de France métropolitaine rendue à la liberté presque intacte. Je viens d'en constater la beauté croix éternelle presque intacte au milieu d'une Normandie que le général dira, je le cite glorieuse et mutilée.

Le 14 juin 1944, 8 jours après le débarquement, il y prononçait ses premières paroles en terre libérée jusqu'à la libération de Paris le 25 août. C'était le 24 août mais depuis les troupes débarquées en Provence. héroïque elles aussi et bailleux fut la capitale administrative de la France libérée car c'est ici comme le général de Gaul le dit dans son discours de 1946 que ouvre et les guillemets réappar l'État l'état légitime parce qu'il reposait sur l'intérêt et le sentiment de la nation l'état dont la souveraineté réelle avait été transporté du côté de la guerre de la liberté de la victoire tandis que la servitude n'en gardait que l'apparence Et c'est donc ici qu'il choisit de prononcer ce qui allait jeter les fondements d'une Constitution qui vit le jour 12 ans plus tard.

Que disait-il ce 16 juin 1946 ? Il parlait d'un fait et il partait d'un fait. En 1940, les institutions de la 3e République n'avaient pas résisté ainsi que Mark Block qui entrera la semaine prochaine au Panthéon. et je me réjouis de cette très bonne décision du président de la République.

Donc ainsi que Mark Block le décrit avec une licité implacable dans l'incontournable étrange défaite derrière la faillite militaire, l'historien diagnostiquait une cause plus profonde. L'affaiblissement moral d'une nation, l'affaiblissement moral d'une classe dirigeante qui avait perdu foi dans le régime, foi dans le peuple, foi en elle-même. De Gaul en tira la conséquence logique.

Des institutions défaillantes produisent des hommes défaillants et des hommes défaillants ne peuvent pas sauver des institutions défaillantes. Le tout fait une nation défaillante. De ce fait, il affirmé un principe.

Là aussi, je le cite, les pouvoirs publics ne valent que s'ils s'accordent avec les intérêts supérieurs du pays. S'il repose sur l'adhésion confiante des citoyens. L'adhésion confiante des citoyens.

En matière d'institution, bâtir sur autre chose ce serait bâtir sur du sable. En démocratie, les institutions, c'est une question d'équilibre. La 3e et la 4e République sont mortes de l'avoir rompu au détriment de l'exécutif, régime des partis.

Depuis la dissolution de 2024, l'initiative parlementaire est revenue et au parti hélas et la loi n'est plus que de l'affichage. Souvent émotionnel, toujours instrument en train d'instrumentaliser l'époque pour essayer d'en tirer un avantage politicien. Un exécutif qui ne procède pas du parlement.

On nê pas l'otage des partis, c'était l'enseignement du général. Et au-dessus des contingences, un arbitrage national garant de la continuité de l'État et de l'indépendance de la nation, capable dans les moments graves d'inviter le pays à faire connaître sa décision souveraine. Bailleux, préfigure 1958.

Revenu aux affaires, le général de G charge Michel de Brève à leur garde des saut de rédiger et de diriger la rédaction de la nouvelle constitution. Il était entouré des meilleurs juristes du Conseil d'État sous le contrôle d'un comité où siégé des ministres d'État de toutes les familles républicaines. Rappelle qu'il y avait Guimolet, il y avait Pierre Filumelin.

La rédaction du texte ne prit qu'un mois. C'est dire le génie de Debré de son équipe. Un mois.

C'est même pas aujourd'hui le temps de la rédaction du préca de la préétude du préappel d'offre devant le Conseil d'État. Et je vois tous les maires ici pr les élus. Oui, c'est ce que l'on vit, tu vois.

Devant le Conseil d'État, le 27 août 58, devrait fixer à l'objectif reconstruire un pouvoir sans lequel il n'est ni état ni démocratie. Ce sont ces mots. Le 28 septembre 1958, le peuple français approuva la Constitution par référendum à près de 83 % des suffrages.

En 1962, par référendum encore, il décida l'élection du président de la République au suffrage universel. La 5e République est née des mains du peuple français. Les résultats suivirent : stabilité gouvernementale, redressement financier spectaculaire, spectaculaire et très rapide. indépendance nationale, un état rendu à ses missions premières, donc capable de les remplir un esprit des institutions, une pratique.

Voilà en quelques mots choisis comment le président Charles Deaul en 64 lui-même définit ce que doit être une constitution, un esprit des institution, une pratique, un esprit celui de l'intérêt général, de l'intérêt supérieur de la France des institutions solides, lisibles, efficaces, compréhensible comme devrait toujours l'être le droit en démocratie et une pratique, celle d'hommes qui ne confondent pas l'État avec leur propre ambition. souvent une simple prétention. C'est cette exigence et cette clarté que nous voulons remettre au cœur de notre projet pour la France.

Des institutions claires rendent l'action publique efficace. [raclement de gorge] Une action publique efficace mais l'État au service de la société et non l'inverse. L'État est pour est là pour servir la société et non pas pour asservir la société. et un état au service de la société et la condition de la liberté qui est la source de la création, de la richesse, de la prospérité.

Telle était la promesse de 1946 réalisée en 58. La liberté garantie par l'efficacité, l'efficacité garantie par des institutions bienfaites, des institutions validées par le peuple souverain, par les français. Or celles su aujourd'hui ces institutions sont battues en brèche depuis longtemps et cette promesse ne tient plus.

L'édifice si minutieusement structuré a été défait presque à bas bruit d'ailleurs par des décisions de jurisprudence et des révisions successives qui misent bout à bout ont changé la nature même du régime sans que personne ne l'it jamais décidé et qui ont vidé la richir et l'adapter à chaque fois ce que l'on entend. En 58, le Conseil constitutionnel surveillait les excès du parlement. Aujourd'hui, ils censurent la loi votée par les représentants du peuple.

Les questions de constitutionnalité forment 80 % de son activité. Une disposition sur trois qui lui est soumise est censurée. Un/ers des dispositions décidées par le peuple souverain à travers ses représentants est désormais censuré par le Conseil constitutionnel. récemment encore la suppression des aides des feux, cette absurdité des aides des feux, des articles essentiels aussi de la loi sur l'immigration ou encore la bonne loi du plomb sur les contraintes qui font malheureusement de notre monde agricole un monde en difficulté dans beaucoup d'endroits. subit la censure du Conseil constitutionnel très souvent par des artifices de procédure attaché ou assimilé à un cavalier les disposition de suppression des feux ce qui était très très douteux dans l'interprétation du conseil.

Quatre autres juridictions peuvent faire échec à la loi votée. Le Conseil d'État, la Cour de cassation, la Cour de justice de l'Union européenne qui impose la primauté du droit européen, la Cour européenne des droits de l'homme qui contraint le législateur. Aucun de leur magistrats n'est élu.

Aucune d'elles ne répond devant le peuple français. Alors qu'on se comprenne bien, je veux que les choses soient claires comme toujours. L'état de droit est ultra précieux.

L'état de droit est une conquête sans égal et nul ne le défendra plus que moi. Il a été institué pour protéger les droits naturels de l'homme dans la belle pensée libérale. La liberté, la propriété, la sûreté.

Cela même que la remarquable déclaration de 1789 a proclamé. Il signifie, l'état de droit que la puissance publique est soumise à des règles, que nul ne peut être arrêté, jugé ou dépossédé arbitrairement. Voilà l'état de droit, le bouclier de l'individu contre l'arbitraire.

Ce qu'on nous présente aujourd'hui sous ce nom d'état de droit est autre chose. Un droit fabriqué au-dessus du peuple. parfois contre sa volonté par des interprètes que nul n'a mandaté.

Bonjour Yve. Le bouclier protéger le citoyen contre le pouvoir. On en a fait un titre d'immunité du pouvoir des juges contre le [raclement de gorge] citoyen.

Que les magistrats n'oublient pas qu'il rendent la justice au nom du peuple français. C'est écrit en haut à droite de chaque décision de justice au nom du peuple français. Il est donc problématique tout en respectant les magistrats, la belle magistrature française dans son immense majorité.

Que cette justice puisse être rendue contre la volonté du peuple qui s'exprime soit par référendum, soit par la représentation parlementaire. Défendre l'état de droit. Le vrai, c'est rendre la règle au peuple qui en est la source et au juges la charge de l'appliquer.

Cette dérive ne tient pas seulement au juge, elle tient aussi à ce qui a été fait du texte. La constitution du 4 octobre 1958 a été révisée 25 fois. Mes chers amis, la révision constitutionnelle conçue comme un acte rare, solennel, grave, [raclement de gorge] est devenu un instrument courant, presque banal.

Surtout, l'objet même du texte a changé. On y proclame désormais des valeurs. La charte de l'environnement de 2005 a fait entrer dans le bloc de constitutionnalité le principe de précaution qui retarde des projets industriels, des projets énergétiques, des projets scientifiques, des projets écologiques essentiels.

La récente constitutionnalisation du recours à l'IVG en 2024 a inscrit dans le texte suprême un droit que la loi garantissait depuis 1975 et qu'aucune majorité n'a jamais contesté. Que les choses soient claires, je serai je suis et resterai un farvant défenseur de ce droit. Mais pourquoi en faire un principe constitutionnel ?

Et c'est sûr qu'une fois que le texte est présenté, il faut le voter. Pas être contre le texte. C'est tout la perversion de la législation émotionnelle ou politique.

Chacune de ces inscriptions a élargi le pouvoir d'interprétation du juge, ce qui limite la capacité de légiférer des parlementaires. Donc ce qui limite le pouvoir du peuple. Les constitutions, les constituants pardon de 1958 n'avaient pas entendu faire de ces proclamations des normes de contrôle.

En 1971, le Conseil constitutionnel en a décidé autrement de sa seule autorité. Il s'est donné le préambule de la Constitution pour référence et avec lui un réservoir d'interprétation sans limite. 3 ans plus tard, l'ouverture de la saisine à 60 parlementaires en a fait un instrument politique.

Ce n'est pas tout. Chaque grand traité européen, Mastricht, Amsterdam, Lisbon a nécessité une révision. On a adapté la constitution au traités et jamais les traiter à la Constitution, contrairement à ce que font les Allemands qui sacralise [rires] à juste titre Carl Rou à juste titre et je suis un européen.

En février 2008, la Constitution fut révisée pour permettre la ratification du traité de Lisbonne. Pour moi, c'est une blessure majeure dans notre démocratie, majeure adaptée par la voie parlementaire. alors que le peuple avait rejeté 3 ans plus tôt le projet de constitution européenne.

C'est fut une fracture indéniable. Où était passé où est passé la fameuse adhésion confiante des citoyens ? À cette captation par le juge s'ajoute celle par l'administration.

Les maires et les élus me pardonnent à nouveau de l'évoquer. Je moins exhaustif que ce que je fais notamment lors des congrès des mèes. C'est tellement entêtant chez moi.

C'est pour ça que je m'engage. C'est pour ça que je suis là. C'est face à cette absurdistant que j'ai connu dans le privé, dans le commerce et que j'affronte tous les jours dans ma mairie.

L'État s'est démembré en plus de 1200 agences et opérateurs. Leur budget annuel en 25 ans, ça va vite. Atteint 100 milliards d'euros dans un pays surendetté et surfiscalisé avec 500000 agents qui ont été recrutés.

On a h agences environnementales ou neuf dont aucune ne peut vous autoriser un projet mais dont chacune peut vous interdire un projet. Aucune ne peut autoriser à elle seule. Le droit applicable.

Je la source que je cite est la moins spectaculaire. C'est le secrétariat général du gouvernement. J'ai d'autres sources qui indiquent beaucoup plus d'articles mais je vous donne un minima d'après le secrétaire général du gouvernement que le droit applicable aujourd'hui compte 366999 articles.

Depuis que je l'ai écrit, on est passé à 467000 hein législatif et réglementaire soit près de 49 millions de mots. Les autorités dites indépendantes. Indépendantes de quoi d'ailleurs ?

Indépendantes du peuple. Indépendante de la souveraineté politique. On se pose jamais la question.

Indépendante de qui ? Moi je su pour la liberté donc pour la responsabilité. qui ne peut-être qu'individuel.

Ces autorités dictent des normes, en contrôlent l'application et prononcent elle-même les sanctions. Elle cumule ainsi des pouvoirs que nos principes commandés de séparer nos principes démocratiques. Le problème n'est pas organisationnel, il est institutionnel et politique en raison des règles européennes et nationales puisque les dites d'autorités imposent leurs décisions en dehors de touchants et principes démocratiques.

Cette administration décide sans avoir été élue et ne peut être démise par aucun vote. Elle forme au [raclement de gorge] sens propre une aristocratie technocratique. Et c'est cette aristocratie technocratique que nous devons affronter pour redonner à la France sa grandeur qui est notre seule motivation et pour que nos enfants puissent s'y projeter.

La même question traverse la justice du quotidien. Nous venons malheureusement tragiquement une fois de plus en mesurer le prix. Quand la chaîne pénale faillit gravement, l'État reconnaît au mieux un dysfonctionnement, ordonne une inspection, fait de grandes annonces et puis rien.

Les fautes sont constatées dans le meilleur des cas, mais aucune responsabilité n'est jamais établie. Les magistrats, comme nous tous, ne doivent pas échapper à leur responsabilité. L'autorité judiciaire est devenue des facto un vrai pouvoir en autorité.

Tout pouvoir sans contrepouvoir est dangereux. Quel est le contrepouvoir au pouvoir des juges ? La 5e République ressemble malheureusement désormais à la 4e et c'est pourquoi il faut rétablir la grandeur de la 5e République avec cette différence que la 4e disposait de la croissance économique et du plein emploi pour compenser son instabilité mais aussi d'un personnel politique et administratif de qualité.

Avec de go le Pompidou, nous avions la puissance et la croissance. Aujourd'hui, nous avons l'impuissance sans la croissance et en réalité, nous avons la défiance, la défiance civique qui est le plus problématique des défis que nous devons affronter parmi les défis démographiques, numériques, économiques et cetera. On objectera que cette impuissance politique et cette instabilité viennent de la division du pays et non des institutions.

C'est en partie vraie et nul constitution ne crée à elle seule l'unité de la nation. Mais quand la représentation nationale ne parvient plus à trancher, elle doit donner au peuple le moyen de le faire. Depuis 2005, 21 ans, aucun référendum n'a été organisé.

De Gaul avec cette vision qui le caractérisait avait décrit l'issue de ce processus dans son discours de 46 ici à Bailleux. Je le cite, le trouble dans l'État a pour conséquence l'indéductable, la désaffection des citoyens à l'égard des institutions. Et bien, mes amis, nous y sommes.

Alors, posons la seule question qui vaille, qui doit décider ? les juges, l'administration Bruxelles, les technocrates, il est temps de reprendre le contrôle reprendre le contrôle de notre constitution, de nos lois, de nos frontières, de notre argent, de notre destin. Et cela repose sur deux principes.

Premier principe, une constitution organise les pouvoirs publics et garantit des libertés. Second principe, il tient dans l'article 3 de notre Constitution qui affirme que la souveraineté nationale appartient au peuple qu'il exerce par ses représentants et par la voix du référendum. Le texte de 1958 de façon limpide répondait exactement à ces deux exigences.

Reprendre le contrôle, c'est d'abord reprendre la maîtrise du temps. [raclement de gorge] À l'heure des réseaux sociaux, du zapping permanent, des chaînes d'information continue. Le pouvoir exécutif doit voir loin quand tout pousse un instantané à l'instant tout simplement destructeur de constance, destructeur de performance, destructeur de confiance.

Le Septena sera rétabli, renouvelable. Le quinquenas voulait moderne. Il a en réalité dénaturé la présidence.

Le président retrouvera la fonction que lui assigne l'article 5 garant de la constitution, de la continuité de l'État, de l'indépendance nationale. Nous sommes. Le président présidera, le gouvernement gouvernement, l'Assemblée légiférera et le Sénat souhaite certains s'inscrire dans cette vocation, cher Olivier, retrouvera une mission essentielle que l'on a laissé glisser vers la Cour des comptes et les juridictions, c'est-à-dire évaluer les politiques publiques, reprendre le contrôle, c'est aussi rendre la parole au peuple.

L'article 11 sera libéré de ces limites thématiques. Tout sujet pourra être soumis au peuple, au pays. L'immigration, l'école, la justice, la dépense publique.

La constitution doit pouvoir à terme être révisé directement par référendum et c'est d'ailleurs la voie que Deul a ouverte en 1962. Le référendum d'initiative populaire sera vraiment institué et rendu praticable avec un seuil de signature atteignable et au terme du délai un vote garanti. Reprendre le contrôle, c'est remettre le juge constitutionnel à sa légitime [raclement de gorge] place.

Le contrôle de constitutionnalité est important. C'est un garant de l'état de droit et des libertés publiques. Il devra porter sur la lettre des articles de la Constitution.

Toute la lettre des articles de la Constitution, rien que la lettre des articles de la Constitution. Le préambule de notre Constitution précisément renvoie à la déclaration de 89 que j'évoqué tout à l'heure, texte précis qui garantit des droits opposables, le droit d'eux, la liberté, la propriété, la sûreté. Il renvoie aussi préambule de 46 catalogue de principes économiques et sociaux proclamés au sortir de la guerre.

Le droit A. Et c'est là qu'il y a problème. Si cens sûr il y a sur la base du préenluble du préambule hein puisque c'est désormais ce qu'invoque le conseil constitutionnel dans ce cas-là et bien il sera possible de passer outre par voie du référendum.

C'est ce que nous instaurerons. Le préambule de 1946 et la charte de l'environnement cesseront de servir de normes de contrôle. Ce sont des proclamations qui ne peuvent fonder des censures.

Le principe de précaution sortira de la constitution. Le principe de responsabilité prendra sa place. La la protection de l'environnement prioritaire prioritaire au 21e siècle relèvera de la loi, c'est-à-dire du du débat démocratique et de la volonté populaire.

Il faudra enfin en finir avec les nominations de complaisance. Ce ferait un long discours. Présidence du Conseil constitutionnel, de la Cour des comptes, Banque de France, Conseil d'État, autorité de régulation, partout les mêmes affinités récompensées, les mêmes proximités promues.

Ces nominations ne pourront prendre effet qu'approuvé par l'assemblée à une majorité qualifiée. Un état juste, un état fort, cela ne peut et ne doit être un état clanique, une caste. Reprendre le contrôle, c'est retrouver notre souveraineté juridique.

Le premier verrou à faire sauter est celui de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle s'appuie sur un traité que la France a signé et nos juges en font aujourd'hui une règle supérieure à nos lois avec une interprétation jurisprudentielle assez extensive. C'est un euphémisme.

Nous y mettrons fin en révisant l'article 55 de la Constitution. Demain, quand le Parlement aura clairement décidé de s'en écarter sur un point précis, c'est la loi française qui s'appliquera et non l'interprétation de la CEDH. Le dernier mot reviendra au représentant du peuple à commencer sur au thème de l'immigration et du peuplement où l'essentiel déblocage vient de cette cour.

Le second verrou, c'est le droit de l'Union européenne. Une simple révision de la constitution ne suffira pas lever. L'Union n'est pas un traité comme les autres.

C'est un ordre juridique qui s'impose à ses membres. L'on ne s'en affranchit pas d'un trait de plume mais il est hors de question d'affaiblir l'Union européenne. Il faut régénérer, réinventer, renouveler et renforcer une ambition européenne.

Il nous faudra suivre la voie ouverte par le Danemark qui a obtenu d'être dispensé des règles communes d'asile et d'immigration. En 2015, consulté par référendum, le peuple danois a choisi de garder cette maîtrise. Bien mes amis, ce que 6 millions de Danois ont obtenu et conservé, la France, nation fondatrice et deuxème économie de l'Union l'obtiendra.

Nous devons libérer l'Europe de la bureaucratie. Nous n'avons pas vocation à sortir de l'Europe, mais nous n'avons pas non plus vocation à ne plus être une nation souveraine. Si l'indépendance européenne est un impératif, la souveraineté européenne est un oxyort, une contradiction.

Le souverain, c'est le dernier décideur. Le dernier décideur, il ne peut pas être multiple. Seule la souveraineté nationale existe, nous la ferons respecter.

Reprendre le contrôle, enfin, c'est rapprocher la décision du terrain. L'État sera rendu à ses missions régaliennes. La sécurité, la justice, la défense, la diplomatie.

Les agences redondantes seront supprimées. Les centaines d'agences seront supprimées. La subsidiarité cessera d'être un mot abscon, compliqué pour devenir une règle d'organisation constitutionnelle.

C'est la base de tout en réalité. C'est la base de tout. C'est la base de la liberté, de la responsabilité, de la propriété et de la dignité humaine.

Car la seule finalité de l'action publique, c'est la dignité humaine qui passe par le propre choix de son destin. Et c'est pourquoi à Nouvelle énergie, nous voulons rendre les individus propriétaires de la vie et la France propriétaire de son destin. La décision doit être prise au niveau le plus proche de ce qu'elle concerne et de doitir remonter à l'échelon supérieur que ce que l'échelon inférieur ne peut et ne veut accomplir.

Seul. Départements et régions seront réunis en une cinquantaine de provinces aux compétences claires et entières sur le modèle de la carte établie en 1947 par Michel Debré pour une action publique efficace. La force de l'État ne se mesure pas à l'étendue ce que de ce qu'il administre la force de l'État.

Elle se mesure à sa capacité de remplir ses missions. C'est cette force de l'État que nous rétablirons. Cette réorganisation vaudra pour toute la France.

Et la France ne s'arrête pas au rivage de l'Europe. Elle est présente dans trois océans par ses outre mères qui lui donne le deuxième domaine maritime au monde. C'est une richesse fantastique, inouille.

Ici, moins qu'ailleurs, on ne l'oubliera. En 1940, quand la métropole était occupée, c'est par cette terre lointaine que la France libre a d'apport existé. Les outres mères sont une part entière de la nation.

C'est pourquoi les libertés locales que nous défendons doivent être les mêmes pour tous et ça fait écho à un débat actuel. Des libertés locales étendues partout pour tous les territoires et une seule République. Il n'y aura pas de décentralisation asymétrique, pas de décentralisation à la carte, pas de statut d'exception négocié sous la pression, pas de français soumis à des lois différentes selon le lieu où ils vivent.

Tous vivront sous la même loi parce qu'il forment un seul et même peuple. Nous formons au-delà de nos origine, de notre géographie, de nos croyances, de nos couleurs de peau, de nos convictions politiques. La grande nation française fondée sur le peuple français, la commune la commune ici en Normandie, terre de Togville, Moracan. mort à Canne.

Il a vécu à Canne. Voilà, c'est dans la commune que réside précisément la force des peuple libre. À l'instard de l'école, la commune met la liberté apportée du peuple à l'instard de l'école pour les sciences.

Togville, la commune restera le socle. Elle a trop longtemps été étouffée par une intercommunalité subie. Il faut une intercommunalité.

C'est pertinent l'intercommunité mais choisie évidemment. Principe de subsidiarité. Oui à l'intercommunalité, non à la supracommunalité. et par un état bloquant et qui formule des injonctions contradictoires.

La commune est la plus ancienne de nos institutions et la seule en laquelle la confiance des Français n'a pas cédé. On décide mieux sous le regard de ceux pour qui l'on décide. La responsabilité y est immédiate.

L'efficacité aussi. On en a quelques preuves ici. Ce que je constate chaque jour dans ma ville vaut pour tout le pays.

Plus la décision s'éloigne du terrain, plus elle coûte et moins elle produit. Reprendre le contrôle, c'est enfin rendre l'État performant, un état recentré. C'est un état qui fait mieux ce pourquoi il a été conçu.

Parce qu'il s'en donne les moyens. Nous les lui donnerons grâce à cette réorganisation, grâce à cette déburocratisation qui passera par une dérégulation. Tout euro donné à la bureaucratie est un euro pris dans la poche des Français au détriment de leur pouvoir d'achat et c'est un euro aussi en moins pour les écoles, les magistrats, les policiers, les infirmiers.

Nous lui redonnerons toute cette force aussi par l'intelligence artificielle, par la robotique, par toutes ces technologies de rupture de notre époque qui doivent être au cœur de la performance publique et qu'il ne faut surtout pas subir. Elle permet d'instruire plus vite les dossiers, l'intelligent artificiel, de décharger les agents des tâches répétitives pour les rendre à leur mission de terrain, mais elle ne saurait dépendre de puissances étrangères. Il y aurait un paradoxe à reprendre le contrôle de nos constitution, de nos lois, de nos frontières pour livrer nos données et notre système à des serveur que nous ne maîtrisons pas.

De Gol l'avait compris pour le nucléaire, la maîtrise technologique est une condition de la souveraineté. Ce qui valit hier pour l'atome vote aujourd'hui pour l'intelligence artificielle. Alors reste la méthode.

La constitution de 58 est née des mains du peuple. C'est au peuple qu'il revient de la restaurer. Un pouvoir qui décide et qui exécute.

C'est un pays où l'on peut entreprendre, construire, soigner, transmettre. C'est la liberté concrète des Français. Le discours de 1946 s'achevait par une phrase que 80 ans n'ont pas affaibli.

Je la cite. Je cite le général. Toute notre histoire, c'est l'alternance des immenses douleurs d'un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d'une nation libre groupé sous l'Égy d'un état fort.

Mes chers amis, rien ne nous condamne à l'impuissance, sauf les conformismes. Notre ennemi, c'est le conformisme. Le conformisme technocratique qui tient toute réforme pour une naïveté et toute souveraineté pour un archaïsme.

Cette fausse sagesse qui n'est souvent que parisse et l'acheter. Le conformisme des habitudes qui préfèrent gérer le déclin plutôt que risquer le redressement. Le conformisme de la lâcheté politique qui renoncevoir et assumer la réalité du pouvoir, c'est la faute des autres.

C'est la faute de l'Europe, c'est la faute de truc, c'est la faute de machin. Assez. Le système ne peut plus êtreolé.

Nous devons reconstruire un système. On ne reconstruira pas le système avec ceux qui l'ont détruit ou qui n'ont pas su le redresser. La France sait se relever vite et fort.

Toute son histoire le prouve. [raclement de gorge] Et ce qui se déroula ici même en 1944 en est l'exemple frappant. Ici à Bailleux.

On sait ce que les conformismes ont coûté à la France, à la nation, à la patrie. En 1940, ces conformismes incarnaient l'acceptation de la défaite. Et on sait aussi ce qu'a valu ici l'esprit de résistance.

L'État légitime y a reparu. C'est une refondation qui est née ici portée par des hommes qui avaient refusé l'inéluctable. Le 14 juin 1944, puisqu'il y a eu deux discours du général ici en juin se tenait sur cette place le général et il disait au premier forcé libéré le chemin du combat est aussi le chemin de la liberté et de l'honneur.

Et que firent ces femmes et ces hommes siôt la première ville libérée, ils rétablirent l'état. résister se fut combattre, se fut aussi reconstruire. L'esprit de résistance, c'est un esprit de reconstruction.

Et bien c'est cet esprit que j'invoque aujourd'hui. Personne ne nous demande le courage de nos aïeux libérateurs, de nos alliés libérateurs, de nos ancêtres libérateurs. Il nous est simplement mais totalement demandé de refuser parce que nous devons penser à nos enfants et à nos petits-enfants parce que nous pensons à la France de refuser comme eux ce qu'on nous présente comme inéluctable.

C'est héros. de la libération ont rendu l'État à la France les armes à la main. Nous le rendrons au peuple par les voies de la démocratie.

C'est tout l'enjeu aujourd'hui d'éviter le conformisme et d'éviter l'extrémisme. La tâche est moindre, l'exigence est immense. La refondation s'impose aujourd'hui comme elle s'imposait alors.

Cet esprit de résistance n'a pas quitté le peuple de France. Il vit cet esprit de résistance chez ses entrepreneurs, ses indépendants, ses chercheurs, ses ingénieurs, ses agriculteurs, ses soignants, ses fonctionnaires, ses vieux, ses jeunes, ses maères, tous ses élus, chez tous ceux qui refusent le déclassement et le déclin, chez tous ceux qui veulent s'en sortir et nous allons nous en sortir et nous sortirons la France de ce déclassement individuellement et collectivement. Tout ce que j'ai décrit entrave cet esprit, mais rien ne l'a éteint et rien ne peut l'éteindre.

Voilà pourquoi je suis venu à Bailleux. La promesse de 1946, un état efficace, stable, responsable au service d'une nation libre n'appartient pas au passé. Voilà pourquoi je suis venu à Bailleux.

Sa condition n'a pas changé depuis que le général de Gaul l'a posé sur cette place, l'adhésion confiante des citoyens. Voilà pourquoi je suis venu à Bailleux. Demain en citoyens confiant, libres et responsables.

Le peuple de France reprendra la maîtrise de son destin. Comme l'a dit le général ici même en 44, la victoire que nous remporterons sera la victoire de la liberté et la victoire de la France. Vive la République et vive la France.

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