Avantages des anciens ministres : "On est le seul pays à donner ce privilège", dit Thierry Breton
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
La situation économique de la France est-elle encore crédible à l'étranger ?
- 0:15OuverteRéponse partielle
Le nouveau premier ministre peut-il gérer les oppositions et le MEDEF ?
- 0:30OuverteRéponse directe
La méthode de consultation de Lecornu est-elle adaptée ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Que signifie pour vous le passage de la France de triple A à simple A ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce une humiliation pour la France ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Pourquoi la France ne tient-elle pas ses engagements budgétaires depuis 2012 ?
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Bonjour Thierry Breton. Bonjour. On va parler de la situation économique de la France.
Est-elle encore crédible à l'étranger ? Nous évoquerons aussi le Royaume-Uni qui s'enflamme au sujet de l'immigration. Mais d'abord à peine nommé Sébastien le Cornu bah des records d'impopularité.
Il doit gérer des oppositions antagonistes. Affronter l'intersyndical. Je dis quand même le MEDEF menace d'une mobilisation patronale, c'est rarissime.
Est-ce qu'il peut y arriver ou c'est perdu d'avance ? Mais madame Langré, on nous en sommes au 3e premier ministre en moins d'un an. Donc je crois qu'on a appris qu'est-ce qu'on attend aujourd'hui d'un premier ministre dans la situation dans laquelle nous sommes.
Situation extraordinairement singulière et le mot est faible. Bah on attend qu'il fasse un budget. Voilà ce qu'on attend aujourd'hui y compris par rapport à la façon dont nous sommes observés désormais par les autres pays de l'Union européenne, par les marchés.
On attend du premier ministre qu'il nous permette d'avoir un budget. Alors justement, on il a parlé de rupture. La ce mot a été très marqué lors de la passation.
Il veut consulter. Il a commencé donc à recevoir les partis des partenaires sociaux. Est-ce que c'est pour vous la bonne méthode ?
Est-ce que lui peut y arriver là où Michel Barnier, François Berrou ont échoué ? Bien, je crois que euh au regard de ce que je viens de dire, rupture, ça veut dire rupture également par rapport à ce qu'on attendait jusqu'à présent d'un premier ministre de la 5e République. Ça veut dire n'avoir comme interlocuteur, en tout cas, tant que nous n'avons pas de budget, que les parlementaires.
Car sa survie, oui, je pèse mes mots, sa survie dépend évidemment uniquement des parlementaires et pas des Français. C'est vrai que lorsqu'on est un couvre de murville, lorsqu'on est un mesmè, lorsqu'on est un bar, bah oui, on s'adresse bien entendu au français. Michel Barnier essayé de le faire, ça n'a pas marché.
François aussi, François Berou un peu moins, mais ça n'a pas marché non plus. Donc je crois que il faut vraiment qu'on apprenne de cette situation singulière. Ces seuls interlocuteurs, ceux dont vont dépendre la survie de ce gouvernement et donc notre capacité d'avoir un budget, ce sont les parlementaires.
Donc évidemment, j'ai aucun conseil à lui donner. Vous le comprenez bien ce matin à votre micro mais dem pas moins mais n'en demeure pas moins que aujourd'hui c'est uniquement me semble-t-il dans les semaines qui viennent je dirais la majorité de son temps qu'il doit consacrer évidemment dans ces discussions parlementaires et pas avec les Français hélas en tout cas pas encore. Sachant que pour lui le contexte est difficile.
Quand vous étiez ministre de l'économie sous Jacques Cirac, la France avait encore son triple A. La meilleure note sur les marchés. Aujourd'hui c'est un simple A.
A plus après la sanction. de l'agence Fitch vendredi. Vous ce qui vous fait dire dans la tribune dimanche que la France change de division, ça veut dire quoi ?
C'est une humiliation pour nous ? Bah, ça veut dire qu'on est passé de triple A à double A et puis désormais maintenant à simple A. Donc oui, la France vient de changer de division.
Qu'est-ce que ça veut dire changer de division ? Ça veut dire que jusqu'à présent, avec la note que nous avions Triple A puis A, on était vécu vu par l'ensemble des institutions financières qui nous prêtent de l'argent. Je le rappelle, cette année, c'est plus de 350 milliards d'euros qu'elles vont nous prêter pour faire fonctionner la machine France, le pays France.
Et bien à partir du moment où on est dégradé, parce que c'est bien ce dont il s'agit, un nombre important des institutions vont ne vont plus avoir le droit d'acheter la dette de la France. On estime donc que le périmètre de ceux qui nous prêtaient va être réduit d'un/ers par cette simple décision. Donc bien sûr, on est en quelle division Bretan ?
On est en quelle division ? On est comme la Grèce, on est dans quelle division aujourd'hui ? On est aujourd'hui dans une division qui est plus basse bientôt que celle de l'Espagne et du Portugal.
Et je rappelle que l'Espagne et le Portugal ont vécu des moments extraordinairement difficiles. Ils sont aujourd'hui en train de dépasser la France. C'est vrai lorsque l'on voit maintenant les prix auxquels on se refinance sur les marchés.
On est maintenant plus cher que l'Espagne, que le Portugal, que la Grèce simplement tout pour les 10. Vous avez raison de le rappeler. Tout ça veut donc dire évidemment qu'est-ce que ça veut dire pour nos auditeurs ?
Bah ça veut dire qu'aujourd'hui quand on emprunte à 348 % sur les marchés, ça veut dire que on va payer 80 points de base de plus que l'Allemagne. Et j'ai fait un petit calcul. 80 points de base, on a l'impression que c'est rien.
Uniquement pour emprunter. Et bien sur 10 ans, ça fait des dizaines de portes-avion nucléaires qu'on aurait pu se financer. Et ce différentiel de ce différentiel que l'on paye par rapport à l'Allemagne, il va aller où ?
Pas pour investir dans la transition écologique, dans le réarmement, il va aller dans la poche de ceux qui nous prêtent. Et bien, j'estime que c'est intolérable et politiquement quelle conséquences ? Parce que le le un quotidien allemand de centre gauche de Deutschung titrait l'autre jour "Le malaise français s'enfonce au cœur de lieu.
Est-ce que la France est devenue l'homme malade de l'Europe ? Mais mais je comprends très bien encore une fois ces remarques de nos amis allemands. Vous faisiez référence lorsque je quitte Bercy en 2007.
Alors c'était voilà la France était à 63 % d'endettement l'Allemagne était à 67. Je je veux le répéter pour que nos auditeurs l'entendent bien. On était dans une meilleure situation que l'Allemagne et depuis on a connu les mêmes crises des deux côtés durin.
Depuis on a décidé qu'il fallait qu'on respecte encore une fois notre parole commune qui fonde la stabilité de notre monnaie commune à travers le pact. Et bien madame depuis est-ce qu'on manque de crédibilité aujourd'hui à cause de cette situation ? Mais bien sûr et la crédibilité par rapport à l'engagement à la parole de la France.
À partir de 2012, on refonde le pacte de stabilité et donc on s'oblige à avoir une maîtrise de nos déficits et notre endettement. Madame Lambrin, depuis depuis 2012, l'Allemagne tient tous les ans les objectifs et la parole qu'elle a donné. Depuis 2012, la France ne la tient pas tous les ans.
Comment voulez-vous que nous soyons regardés désormais par rapport à l'ensemble des pays d'Europe et de et de notre principal partenaire, l'Allemagne. L'Allemagne aujourd'hui est à peu près à 60 % 62 % d' vêtement. Nous courons vers les 120 à propos depuis 2012 et même bien avant un grand débat en France sur comment faut-il taxer les richers donc qui revient beaucoup en ce moment, c'est celui de Gabriel Zuckman.
On l'écoute hier soir sur France 2. Les milliardaires français ne payent pas ou quasiment pas d'impôts sur le revenu. C'est le point de départ, c'est le constat de base.
À gauche, on veut donc une fameuse taxe Zucman. Je le rappelle 2 % d'impôts planchés sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Vous y êtes plutôt opposé, je crois.
Pourquoi ? Non, monsieur Larre vousou euh euh c'est une option politique. Donc après, on débat des options politiques.
On sait on sait que l'un des totem aujourd'hui du Parti socialiste, parce que c'est de ça dont il s'agit, euh le reste ils ne soutiendront jamais gouvernement axément besoin pour on sait que l'un des totems, l'un des totems qu'ils veulent ramener, c'est absolument cette taxe cette taxe des plus hauts des plus hauts patrimoines. Et à la limite, je la critique pas, c'est une option politique. Ce que je mets à débat, c'est le fait de la présenter comme une comme une une option économique.
Je dis non, c'est une c'est absolument pas une option économique du reston mais d'une part vous dises option politique. Quand on considère que les Français payent environ 50 % de leur revenus en impôts et les milliardaires seulement 27 %, on peut dire que c'est pas juste politique, que c'est aussi nécessaire. et vous dites euh c'est pas pour des raisons économiques, mais selon les socialistes, ça rapporterait 15 milliards.
Est-ce qu'on peut se permettre de s'asseoir sur 15 milliards par ? Selon selon effectivement ceux qui pousse cette idée, c'est 15 milliards. Selon les principaux économistes toute tendance confondue dont monsieur Agon qui ont signé une tribune la semaine dernière dans le monde, ils disent que c'est absolument pas vrai et que c'est plutôt entre 4 et 5 milliards.
Mais si j'en viens encore une fois et encore une fois je je je ne veux critiquer personne mais ce que je veux dire c'est que les chiffres les arguments économiques sont biaisés. C'est pas moi qui le dit. Monsieur Zukman a a souhaité être professeur à l'université de Harvard. euh où j'ai moi-même été un professeur euh fort de ses travaux, il a donc il s'est présenté et ce qui est assez inédit, euh le DIN de Harvard et le Provau ont décidé de ne pas euh l'accepter dans le corps professoral parce qu'ils estimaient que ces travaux n'étaient pas assez sérieux et biaisés.
Je ne porte pas jugement, je n'étais pas là. Mais je veux dire que euh d'un point de vue économique, il y a véritablement bah en tout cas sur si on prend les arguments économiques, les principaux économiques disent que ça ne tient pas la route. Maintenant politiquement, bah politiquement voilà euh on peut on peut proposer ce qu'on veut.
Moi ce que je vois c'est qu'aujourd'hui nous sommes c'est pas nécessaire dans le contexte le besoin de justice madame madame bien sûr mais on peut comprendre tout ce que l'on veut et ça va être justement ce que je disais au début de notre entretien la négociation singulière me semble-t-il en tout cas peut-être pas la mettre sur la place publique aujourd'hui à laquelle va se livrer doit se livrer notre premier ministre notre nouveau premier ministre monsieur Sébastien Lecnu et et encore une fois les décisions qui seront prises celle-ci est totalement anti-économique. Prenez l'exemple effectivement de de l'éne et encore une fois pourquoi pas ? 1800 personnes, c'est peu et c'est vrai que c'est peu.
Mais madame Méloni a décidé d'attirer les plus grosses fortunes dans son pays pour se faire en Italie avec un impôt quoi forfaitaire. un impôt forfaitaire. Alors je le dis hein c'est 200000 € et puis vous payez plus aucun impôt, plus d'impôts sur la fortune, plus d'impôts sur votre patrimoine, plus rien et en plus vous ne payez pas d'impôts sur les successions.
Et bien voyez-vous, il y a déjà 3200 3200 grandes fortunes qui ont décidé d'aller s'installer en Italie. Elle a le droit de le faire. La fiscalité est à la main des Étatsmembres.
Je ne dis pas que c'est ce qui va se passer. Est-ce que Eric Lambard, le ministre sortant de l'économie, l'a accusé de dumping fiscal. Et bien et bien il a eu tort car ce ne sont pas ce ne sont pas des mots qui conviennent quand on est un européen.
Chaque Européen, le Portugal l'a fait également. C'est aussi l'une des clés de de la du redressement absolument majeur du Portugal. Voilà.
Donc je je le dis encore une fois, tout ça ce sont des discussions politiques, mais le fait d'augmenter encore la fiscalité de la France qui est le pays qui est le plus fiscalisé de tous les pays de l'OCDE, ça aura en économie, on appelle ça l'effet ricardien, ça aura évidemment un impact sur la croissance et sur la productivité de notre pays. propos de politique, Patrick Martin, le président du MEDEF, met en garde politiquement Sébastien Lecnu dans le Parisien contre toute hausse d'impôts sur les entreprises qui ne peuvent pas, je cite, supporter de hausses d'impôts supplémentaires. C'est rarissime mais il menace d'une grande mobilisation patronale.
Est-ce que vous dites les patrons ont raison ou est-ce que vous dites que eux aussi doivent faire un effort ? Non, mais c'est une organisation, voilà, c'est une orgogation patronale, le MEDF. Donc, ils prennent les moyens d'expression qu'il jugent appropriés.
Je crois que ce qui est important euh euh c'est le le message évidemment et le message je le redis c'est que ce qui crée la croissance, la productivité mais aussi et je le dis aussi pour nos auditeurs ce matin, j'entends tout et je comprends tout évidemment mais c'est les entreprises et le salariat qui crée aujourd'hui encore une fois le financement de notre modèle social qui ont bénéficié d'un soutien massif de l'État pendant les crises qui ont bénéficié de baisse d'impôt de baisse de cotisation. Certains disent maintenant les patrons aussi doivent prendre leur part, doivent faire un geste. C'est pas ce que vous dites encore une fois les on dit on on vous on vous met des impôts extrêmement élevés et notamment des charges très élevées et on vous dit après ça ah non mais attendez pour les bass salaires parce qu'on a mis les 35 he comme les 35 heures détruisent trop d'emplois on fait des exonérations.
C'est les politiques et ce sont même les politiques socialistes qui ont décidé de ça. Pouv la réponse est non clairement. Et ben non mais attendez mais je vais aller au bout.
Donc rien que cette décision dit bah maintenant c'est un cadeau. C'est un cadeau mais c'est pas un cadeau. On vous dit on vous taxe maxivement.
Et après ça, on vous fait un rabé. C'est un peu comme Donald Trump, il nous dit "Bon ben, écoutez, j'aurais dû vous mettre 30 % d'impôts, mais je vous fais un cadeau, je vous mets à 15." Voilà, on est dans la même situation.
À la fin, qui paye les entreprises et les salariés ? Et un autre sujet qui agite aussi les Français, euh c'est le sujet de la réforme des retraites qui est toujours très contesté dans l'opinion. Sébastien Lecournu a écarté l'idée euh d'un nouveau conclave sur les retraites, il mises sur le dialogue.
Euh ce serait une folie de revenir sur cette réforme. La CFDT demande sa suspension mais mais au regard encore une fois au regard de de de l'évolution de la démographie, de regardement. Aujourd'hui euh je je veux dire vraiment pour nos téléspectateurs et nos auditeurs, la France engrange 1500 milliards.
Voilà, c'est ce qu'on engrange avec tous les impôts et taxes. 1500 milliards par an. La France dépense 1670 milliards.
Ça veut dire qu'on a un différentiel de 170 milliards. En d'autres termes, on on dépense 10 % de plus que ce qu'on gagne. Ça veut donc dire que quand vous allez par exemple, vous avez votre retraite, elle est méritée, bien elle est payée évidemment par les actifs.
C'est le principe de la retraite par répartition. Ça veut donc dire que pendant 27 jours, c'est payé par les actifs et puis il reste 3 jours. 10 % 10 % de 30 jours, c'est ça fait 3 jours.
Et ben les 10 les 3 % qui restent, les 3 jours c'est les enfants qui vont payer. Vous trouvez ça normal ? Je vais vous en donner une autre.
Pour les médicaments, lorsque vous allez à la pharmacie, vous avez un reste à charge de 1 €. Non, le reste à charge, il est de pas de 1 € de 10 % du médicament. Parce que pour les médicaments, c'est-à-dire pour le soutien encore une fois de notre santé, on est tous très attachés et bien il y a on paye 10 % de plus que ce qu'on gagne.
Donc en fait le reste à charge, il est de 10 % mais pour qui ? Pour les enfants. Vous trouvez ça normal madame Langré ?
Ben moi je ne trouve pas ça normal. C'est l'Amembré. Cry Breton dans un instant.
La question de l'immigration qui embrase le Royaume-Uni avec vous Thierry Breton, ancien commissaire européen notamment. Mais d'abord, il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard. La Russie se défend ce matin.
Moscou accusé par la Roumanie d'avoir violé son espace aérien, d'avoir fait voler un drone dans son ciel sans autorisation. Accusation faite par la Pologne aussi la semaine dernière. L'ambassadeur russe en Roumanie accuse Kiev et dénonce une provocation de l'Ukraine.
Le Parti socialiste sera reçu mercredi matin par le nouveau premier ministre. Sébastien Lecornu tente d'obtenir le soutien du PS avant la formation de son nouveau gouvernement. Euh Sébastien Lecornu a déjà promis qu'il abandonnait la suppression de 2 jours fériers.
La gauche demande moins d'austérité budgétaire et une taxation plus forte des plus riches. Les trains circulent de nouveau entre Bordeaux et Toulouse ce matin. De gros retards signalés hier à cause de plusieurs incendies de cl de câbles électriques près de Bordeaux.
Le caractère volontaire de ces feux est largement privilégié selon le procureur. Et puis la nuit a été très courte et on réalise toujours pas. C'est inédit une telle performance.
Euh c'est ce que confie sur France info l'entraîneur de Jimmy Gressier entré hier dans l'histoire de l'athlétisme français. Le coureur a déjoué tous les prtics pour devenir hier soir à Tokyo champion du monde du 10000 m. France info le 830 France info.
Agath Lambret Paul Larouturou avec Thierry Breton ancien commissaire européen ancien ministre de l'économie une vague antimigrant à Londres. Paul hostilité envers les migrants prend vraiment de l'ampleur. Vous l'avez dit à Londres, c'est l'image du weekend qui a marqué énormément les esprits. 150000 manifestants selon la police, plutôt 1 million selon les organisateurs.
Des militants qui dénoncent une invasion migratoire. Monsieur Breton, pensez-vous que cette vague populiste et nationaliste a tendance parfois xénophobe puisse traverser la manche ? Bah, elle a déjà traversé.
Aujourd'hui, quand on voit l'évolution, je dirais des des des parties qui qui défilaient les 150000 personnes qui étaient dans les rues de Londres, euh il suffit de regarder encore une fois, il pas une grande manifestation comparable pour l'instant en fait. Oui, bien entendu, mais j'imagine que si jamais vous avez ces parties, je juste terminer, il représente en gros entre 20 et 30 % aujourd'hui des électeurs dans tous les pays. Dans tous les pays, un peu plus pour certains mais enfin c'est l'ordre de grandeur.
Donc des électeurs de tous nos pays européens. Donc évidemment euh s'ils appellent à manifester, ils sont suivis et notamment on sait que ces questions sont des questions qui les mobilisent. Donc bien sûr, c'est impressionnant, bien sûr qu'il y a des messages euh mais c'est aussi une tendance encore une fois un peu moins d'un tiers de nos concitoyens européens sont désormais très sensibilisés par ces thèses.
Nourris par beaucoup de fantasmes autour de l'immigration, vous vous dites on a besoin aussi l'économie a besoin d'immigration. On a besoin d'abord d'intégrer d'intégrer ceux qui sont là et c'est un problème. On voit que dans certains pays, c'est pas du tout bien fait.
On a des questions évidemment chez nous, mais il y a des questions encore plus importantes. Par exemple, en Suède où 20 % de la population est une population qui est d'origine non suédoise et on a laissé évidemment euh ces ces femmes et ces hommes un peu de côté, ils sont pas intégrés, ça crée évidemment des problèmes majeurs. Donc l'intégration est absolument essentielle mais on sait évidemment qu'il y a une corrélation évidente entre l'immigration, alors on peut l'appeler comme on veut, est-ce qu'elle est volontaire ?
Est-ce qu'elle est choisie ? certainement pas illégal bien entendu et et la croissance. Écoutez, le milliardaire américain Elon Musk que vous connaissez bien, il a fait une apparition en visio lors de cette manifestation.
Que vous choisissez la violence ou non, elle s'abattra sur vous. Soit vous vous battez, soit vous mourrez. Voilà, Elon Musk, les propos d'Elon Musk qui appellent aussi une dissolution du Parlement britannique, un changement de gouvernement.
Comment ça s'appelle ça ? C'est de l'ingérence. Il faut qu'il fasse attention Elon Musk.
Il joue avec le feu. Il joue avec le feu. Il le sait très bien car même si la parole est libre, y compris aux États-Unis euh à travers le premier amendement, aux États-Unis, on ne peut pas faire d'appel à l'insurrection.
Donc il est toujours à la limite désormais. Donc il faut qu'il fasse très attention car il est à la limite de ce qui est légal et de ce qui n'est pas légal. Et notamment, je rappelle qu'il est illégal partout et en Europe et c'est les lois notamment que j'ai porté à travers le DSA et en Grande-Bretagne mais aussi aux États-Unis d'appeler à l'insurrection.
On voit bien qu'il surtout dans un pays voisin pour on voit bien qu'il joue à la frontière. J'avais cru comprendre qu'il était un très de nouveau redevenu un très grand chef d'entreprise. J'avais cru comprendre du reste qu'on l'ava on le payait bien pour cela.
Je pense sincèrement, j'ai pas de conseil à lui donner mais je le connais bien. Oui. Vous avez des relations assez exécrables.
Il vous a qualifié de tiran de l'Europe, il s'est moqué de vos cheveux, il vous a clasher. Oui, parce que parce que je défendais l'intérêt général que m'avait dont m'avait confié de m'avait donné la charge euh le Parlement europen et le Conseil europen pour protéger notre démocratie et nos enfants sur les réseaux sociaux. Et je continue à le faire évidemment de là où je suis, c'est absolument essentiel. il joue avec le feu.
Euh je pense sincèrement que ce n'est pas le rôle d'un chef d'entreprise. Ty Breton, le syndicat agricole la FNSEA appelle à une grande journée d'action le 26 septembre contre le Mercosour, les taxes imposées par Donald Trump notamment annoncé son président Arnaud Rousseau. Alors sur le Mercosour, cet accord entre l'Union européenne et les pays d'Amérique latine, est-ce qu'ils ont raison de s'inquiéter ?
La position de la France a été toujours de réamender le Mercosour et et je la soutiens à 100 %. Euh, elle rejoint du reste les préoccupations légitimes du monde agricole, pas que français du reste. Donc j'estime qu'ils n'ont pas été assez entendus et j'estime donc qu'il est encore temps qu'il se fasse entendre.
Je rappelle qu'aujourd'hui ceux qui ont la clé, ce sont les parlementaires européens, ce sont nos parlementaires européens, ils vont être saisis de cette question. Pour moi aujourd'hui, le Mercosour qui a des côtés positifs, il faut pasner à des côtés très négatifs pour notre agriculture. Il y a une sauvegarde qui a été ajoutée, c'est pas suffisant.
Certains disent qu'elle est trop floue, elle est beaucoup trop floue, elle n'est pas suffisante, il faut aller plus loin. Et donc je le redis, la parole est désormais à nos parlementaires européens. Ils ont à prendre leur responsabilité dans quelques semaines pour au contre ce vote.
Sur un sujet voisin, cousin juste à côté sur les droites de douanes avec les États-Unis, est-ce que vous êtes d'accord avec la FNSEA, donc le syndicat des agriculteurs pour dire que l'accord négocié par Ursula Van Derlen avec qui vous avez également eu des mots est mauvais pour les Français ? Et bien sûr, parce que encore une fois on nous taxe maintenant quand on exporte nos produits y compris les produits agricoles, c'est 15 % minimum de taxe. Et on doit maintenant baisser tous nos droits de douane y compris sur les produits agricoles pour les mettre à zéro pour que les Américains puissent désormais envahir le marché européen de tous les produits taxés zéro.
Et on dit que c'est un bon accord et que c'est un accord équilibré. Non, c'est pas un accord équilibré. Là encore, c'est les parlementaires européens qui vont avoir à se prononcer sur cette situation, c'est-à-dire est-ce qu'on accepte ou pas de baisser les barrières douaniè, les droits de douane que nous avions nous pour les produits américains.
Contre quoi ? Contre rien. Si ce n'est qu'on nous dit bon ben écoutez, ce sera 15 % mais soyez heureux, ça aurait pu être 20 %.
Je pense qu'il y a encore matière à négocier. Il y a encore matière à négocier. Mais encore une fois, chacun doit jouer son rôle y compris ce qui nous représent, je viens de le dire, au Parlement europélen a été faible sur ce dossier.
Écoutez, il suffit de regarder les commentaires et de regarder les images. Elle parle pour elle. Hélas.
C'est pas votre ami non plus la VLen vous avez eu des échanges assez acides quand vous éc moi-même. J'ai tiré les conclusions de ce que je voyais. Je n'ai demandé à personne.
J'ai démissionné et je sais pourquoi je l'ai fait. Peut-être qu'on se rend on se rend compte maintenant un petit peu plus les raisons qui ont motivé ma décision. Thierry Breton, comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui privilégie Sébastien Lecornu veut supprimer les derniers avantages à vie accordés à certains anciens membres du gouvernement.
Est-ce que vous êtes concerné ? Quel Quels avantages vous avez en tant qu'ancien ministre de l'économie ? Ben, j'en ai aucun euh absolument aucun, c'est bien normal.
Mais euh mais mais pas de chauffeur, pas de chauffeur, rien du tout, ni une voiture, ni rien. Mais mais mais vous auriez pu en avoir Tier Breton ? Oui, parce que lorsque je suis arrivé à Ber, je raconte cette petite anecdote, c'était donc euh en 2005, j'avais décidé d'engager euh le désendement de la France et de faire des économies pour revenir avec un avec un budget en excédent en excédent primaire.
Et donc, il fallait faire des efforts. Et de deux ou tr jours après mon arrivée, mon directeur de cabinet vient dans mon bureau et me dit "Monsieur le ministre, il faut signer cette liste, cette feuille, c'est tous vos prédécesseurs. Il bénéficient de voiture de fonction, d'un secrétariat euh de chauffeur et donc il faut juste que vous donniez votre corps.
C'est un usage républicain et vous en bénéficierz un en sortant." Je dis "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Il y a des débats parlementaires." Non, c'est un usage républicain.
C'était une coutume à l'époque. C'était une coutume. Et je dis donc à mon directeur de cabinet et bien je vais arrêter.
On peut faire gentil encore une fois, je vous raconte cette anecdote mais pour vous dire on peut faire les choses, on a pas besoin non plus simplement ce sont des éléments de bon sens et donc j'ai dit bah non on va arrêter ça. Il m'a dit ben alors écoutez, il va falloir appeler vos prédécesseurs pour les prévenir. J'ai passé mon premier weekend à Ber d'appeler à appeler tous mes prédécesseurs et on pris comment ?
Je ne garderai ça pour moi. Il y en a eu qui ont bien pris d'autres un peu moins. Donc on que ce soit une question politique gilet jaunes dans le question absolument essentielle.
On est le seul pays qui donne ses privilèges. Mais regardez, enfin encore une fois, on a maintenant, je le disais tout à l'heure, 3 4 5 Premiers ministres depuis la dissolution. Euh on en a pratiquement, ça veut dire pratiquement un tous les 3 mois.
Et lorsqu'on a été premier ministre et je ne porte pas de jugement encore une fois, ce sont des femmes et des hommes extrêmement méritants bien entendu, mais enfin quand on a été premier ministre 3 mois, est-ce que ça justifie qu'on ait une une voiture de fonction à vie, une sécurité à vie, un chauffeur à vie ? Bien entendu que non. Donc il faut revoir tout ça et encore une fois sans jeter la pierre, sans jeter l'eau propre.
Vous voyez les anciens premier ministres, les anciens présidents aussi les anciens commissaires non plus en commissaire les anciens commiss aucun n aucun avantage mais mais mais bien sûr les anciens présidents on a revu un petit peu bon il y a on a encore il y a encore des avantages on est le seul pays à faire ça par exemple regardez madame Camela Haris monsieur monsieur Trump a décidé que finalement bon ben au bout d'un certain temp c'était plus la peine de lui de lui donner l'assistance du secret de service c'est-à-dire les forces de sécurité qu'il a protégé parce que finalement elle pouvait peut-être se les payer sauf si jamais il il y avait un problème majeur. Bon, pour les anciens présidents de la République, est-ce qu'il faut avoir une protection à vie avec tout ce que ça veut dire les voitures suiveuses et cetera ? Ça peut se poser la question, on peut ensuite on le fait du reste.
Sais que François Hand ne devrait pas être proté il y a pas 10000 l'ancien président. Non, il y en a pas 10000, il y en a deux. Mais mais mais bénéficie encore d'un appartement d'une maison, enfin des bureaux et cetera.
Bon, je sais que ça va être vu à partir de 2026, mais enfin encore une fois, je ne jette la pierre à personne. Mais ça vient pas nourrir un sentiment anti élite parce que ça va dans le sens de l'opinion qui estime que les responsables politiques sont privilégiés. Vous estimez qu'ils sont privilégiés.
Regardez mais regardez ce qui se passe encore une fois avec les autres européens. Alignons-nous tranquillement, sereinement. Voyez ce que j'ai fait à Berily, je l' fait sereinement.
C'est un pas fait de vague et on fait ça encore une fois avec du bon sens. Gardons, revenons à l'esprit de bon sens, y compris sur ces questions. Et je comprends effectivement que ça puisse créer euh des des des problèmes, mais vous voyez bien euh ce sont des problèmes symboliques, mais le symbole est important en politique parce qu'évidemment c'est des gouttes d'eau par rapport aux efforts qu'il convient de faire et je le rappelle les efforts budgétaires qui sont devant nous, c'est pas 20 milliards d'euros qu'il faut faire, c'est beaucoup plus.
Je le rappelle aussi à tous ceux qui sont des partis européens, ils ont voté ils ont voté en 2024 la refonte du pacte de stabilité de croissance. La France est en procédure de déficit excessif. Il faut donc et revenir en 2029 sous les 3 % de déficit et baisser la dette de un point de pip par an.
Ça veut dire que en addition dans ces deux, c'est ce qui a été voté par le Parlement européen, ce qui s'applique à nous. Ça veut dire c'est pas 20 milliards, c'est 50 milliards par an par an. Merci beaucoup Tierry Breton d'avoir répondu aux questions de France info.
Un entretien à retrouver comme tous les jours sur YouTube.