Présidentielle, budget, colère des agriculteurs...L'interview de Christian Estrosi en intégralité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Christian Estrosi. Bonjour.
Merci de répondre à mes questions dans ce studio, vous êtes le maire de Nice et vous êtes d'ailleurs candidat à votre propre succession. Vous êtes également le vice-président du parti Horizon. Un mot d'abord sur ce qu'il se passe en ce moment même.
La colère des agriculteurs qui ne faiblit pas. Ils sont sont entrés avec des tracteurs dans Paris. On voit sur les images de BFM TV qu'un certain nombre de tracteurs de la FNSEA sont présents devant l'Assemblée nationale.
Dans le même temps, du côté de l'A64, c'est le barrage installé depuis un mois par les agriculteurs, notamment de Jérôme Bayle, qui est en train d'être délogé par les CRS. Est-ce qu'il faut en effet mettre fin à la colère des agriculteurs ou est-ce que vous estimez qu'il faut qu'ils puissent continuer à s'exprimer bon s'exprimer est une chose bloquée on est une autre parce que naturellement je partage et je soutiens la colère des agriculteurs mais je ne peux pas soutenir un mouvement qui qui en même temps met en difficulté d'autres pans de notre économie. Voilà, le droit de grève, le droit de manifester est quelque chose de libre et de constitutionnel dans notre pays, celui de mettre en difficulté à un moment où nous avons besoin de produits ou nous avons besoin d'avoir une économie qui soit dynamique et qui relance la croissance dans notre pays alors qu'on voit les difficultés notamment dans le débat budgétaire à l'Assemblée nationale.
Mais, voilà, je veux dire à nos agriculteurs que je suis naturellement...
Quand vous dites que je les comprends, vous comprenez quelle partie de leur colère ? Est-ce que vous comprenez leur colère contre le Mercosur ? Est-ce que vous comprenez leur colère contre une sorte de trop de normes ?
Est-ce que vous comprenez leur colère sur une concurrence déloyale avec nos propres voisins, y compris au sein d'Union Européenne ? Quelle est la part ? Est-ce que vous comprenez ces trois aspects-là ?
Ou est-ce qu'il y a parmi ces différentes colères, certaines qui ont plus de grâce à vos yeux ? Non seulement je comprends, mais en plus je dénonce avec eux. Et ça remonte à des décennies.
Alors on peut prendre le Mercosur, qui est l'actualité. Sur le Mercosur, naturellement, il est incompréhensible de voir le Parlement européen qui s'apprête à voter quelque chose. Pour lequel la France pourtant avait réussi à obtenir qu'il y ait d'une minorité de blocage.
Ça n'a pas duré longtemps, ça. Il y a eu quelques jours où on a réussi à embarquer avec nous les Italiens. Ça a sauté, comme vous le dites, à cause des Italiens.
Ça a sauté à cause de Mélonie. Ça a sauté à cause des Alliés du l'URN, là où nous avions une minorité de blocage qui pouvait reporter ce débat à plus tard. Aujourd'hui rien que sur la viande et la volaille, on sait qu'on produit en Amérique du Sud à 20 ou 30 % moins cher, donc on est face à une concurrence déloyale.
Vous parlez de concurrence déloyale. Mais j'ai bien noté que vous pointiez les alliés du RNG reviendrez. Allez-y Christian Estrosi.
Lorsque vous parlez de concurrence déloyale, vous parlez de concurrence déloyale en Europe déjà. Moi je vais plus loin que la concurrence déloyale, ça fait des décennies que la France a cédé des pans entiers à des normes européennes qui nous ont été imposées, y compris alors que nous étions le grenier de l'Europe et que nous pouvions par notre propre souveraineté, que ce soit pour nous-mêmes ou que ce soit pour la richesse de production de la France, apporter des parts de marché importantes à notre pays en termes de ressources. C'est un problème français ou c'est un problème européen, Christian Estrosi ?
Moi je pense que, alors c'est un problème d'une Europe qui ne fonctionne pas comme elle devrait fonctionner et c'est un problème de la France qui n'a pas su faire entendre sa voix en Europe pour ne pas céder à l'Europe un certain nombre de parts de marché Vous parliez de la question de la souveraineté, c'est le point sur lequel la FNSEA veut alerter ce matin avec ses tracteurs dans Paris ils disent la production française est en retrait et donc en termes de souveraineté alimentaire, on n'est plus au rendez-vous. Moi je donnerai toujours priorité à la souveraineté française que ce soit dans le domaine alimentaire, que ce soit dans le domaine agricole, que ce soit dans le domaine industrielle, où sur tous ces sujets, nous avons beaucoup trop cédé. Aujourd'hui, nous avons des ressources.
Redonnons ces ressources, rentrons dans un rapport de force, y compris si c'est nécessaire avec nos partenaires européens pour pouvoir regagner des parts de marché, redonner du pouvoir d'achat. Il faut jouer le bras de fer ? Il faut jouer le bras de fer et compier avec les Italiens, par exemple ?
Mais faisons, mais bien évidemment, faisons travailler les agriculteurs Vous savez, certes je ne suis pas un grand territoire agricole, mais la métropole dont je suis le président aujourd'hui a fait des choix. J'ai retiré par exemple lorsque j'ai été élu, la gestion privée des 149 cantines scolaires de ma ville. 28 000 repas par jour servis pour que je devienne moi-même le chef cuistot qui passe par ces circuits courts et fasse travailler directement ses producteurs et ses agriculteurs.
Christian Estrosi, dans les cantines de Nice, aujourd'hui, on sert des produits français ? On ne sert que des produits locaux, que des produits régionaux, parce que j'ai voulu passer par des circuits courts. C'est moi qui passe la commande, c'est mon administration dans les règles des marchés publics.
Vous n'avez plus de délégation de la cantine ? Ah non, surtout pas ! Voilà, je veux assurer moi-même le service public.
La première fois que j'ai visité une école, lorsque j'ai été élu il y a trois mandats de cela, je suis rentré dans une cour d'école et j'ai un petit garçon qui m'a tiré par la manche et qui m'a dit « Monsieur le maire, pourquoi c'est pas bon ? Est-ce que tu me sers à manger ? » Il dit « Pardon, ça fait sourire. » Je suis rentré tout de suite au bureau et j'ai dit « Maintenant, ça suffit.
Ça fait 30 ans qu'on confie à telle ou telle grande entreprise de France de se substituer. à ce qui est le rôle du maire de service, du bon, de la production locale, du savoir-faire local. Et maintenant, je nourris et j'ai relancé le maraîchage.
J'ai modifié mes plans locaux d'urbanisme pour qu'on reconquiert des terres agricoles dans la péri-urbanité de la ville de Nice. Christian Estrosi, je l'ai bien entendu, vous avez immédiatement pointé du doigt la responsabilité ou en tout cas la duplicité d'Italie qui après nous avoir laissé entendre qu'elle nous soutiendrait dans le refus du Mercosur a fini par nous lâcher et vous dites les alliés du RN ça veut dire que vous considérez que le RN qui officiellement en tout cas soutient la colère des agriculteurs en réalité n'est pas de son camp Bah écoutez moi je ne veux pas regarder un débat idéologique stérile stupide je dis simplement qu'ils sont officiellement les alliés de madame Mélanie et qu'ils arrivent à convaincre madame Mélanie et qu'avec elle ils votent au parlement européen puisque ce sont eux qui ont bel et bien gagné les élections européennes en France on est d D'accord. Ils sont arrivés largement premiers.
Bon, ils sont arrivés largement premiers et qu'ils pèsent avec tous ceux des parlementaires que je soutiens aussi avec la droite et le centre au Parlement Européen pour que nous n'arrivions pas à cette signature qui aurait des conséquences énormes auprès de nos agriculteurs. Vote le 20 janvier au Parlement Européen. Christian Estrosi, le procès en appel de Marine Le Pen s'ouvre aujourd'hui.
Jordan Bardella hier a déclaré « Empêcher Marine Le Pen d'être candidate en 2027 serait profondément inquiétant pour la démocratie ». Est-ce que vous estimez que les juges doivent prendre en compte cette question-là ? Non, les juges doivent faire leur travail.
La justice doit suivre son cours. C'est clair. Et donc Marine Le Pen n'a pas à être traitée comme n'importe lequel d'entre nous par rapport à l'ensemble de nos concitoyens avec plus ou moins de mensuétude.
Aujourd'hui, il y a une disposition qui est profondément inadaptée et injuste, c'est cette inéligibilité automatique. Donc au-delà du jugement qui doit suivre son cours naturellement, moi je suis extrêmement favorable à ce que le Parlement décide de de réformer cet aspect de notre code pénal et de notre code de procédure pénale. L'inégibilité avec une application immédiate ?
Qui s'appuie sur l'immédiateté de l'inégibilité, qui me semble totalement contre-productive en matière de démocratie, en matière d'expression de nos concitoyens. Il faut supprimer cette exécution provisoire comme on dit ? Il faut la supprimer car les magistrats eux-mêmes doivent le comprendre et je pense qu'ils sont pour beaucoup d'entre eux gênés par cette disposition.
Naturellement, ils sont légitimes à dire écoutez c'est le Parlement qui en a décidé Et ainsi, nous on ne fait qu'appliquer les dispositions du Parlement. C'est complètement stupide qu'un jour, le Parlement ait décidé de mettre en place cette mesure. Et bien que le Parlement revienne en arrière aujourd'hui.
Mais de manière j'allais dire presque urgente pour que ça puisse s'appliquer à Marine Le Pen Est-ce que vous invitez les juges aujourd'hui dans la mesure où cet état d'esprit est le vôtre à ne pas appliquer cette exécution provisoire Ne me demandez pas de me prononcer par rapport à telle ou telle personne. Elle s'est appliquée pour d'autres personnes. Je pense à mon ami Hubert Falco, avec toutes les conséquences que ça peut avoir en matière électorale dans ma région, sur la grande ville de Toulon.
Ça s'est appliqué de manière injuste et en même temps ça a privé les Toulonnais de quelqu'un qui a servi sa commune avec tant de dévouement pendant des années plutôt que de laisser simplement le cours de la justice sanctionné s'il y avait des sanctions à prendre sans pour autant priver d'éligibilité donc ne me parlez pas de de Le Pen en particulier. Moi, je vous parle de cette mesure. Vous me parlez quand même en particulier de M.
Falco, mais vous ne voulez pas me parler en particulier de Mme Le Pen ? Je vous parle de Falco, je vous parle de Mme Le Pen, je pourrais vous parler parce que je crois qu'il y a de nombreux élus, y compris d'élus de petits villages, de petites communes dans notre pays qui ont moins de notoriété et qui sont confrontés à la même situation. Mais est-ce que, au-delà de la question du jugement, si Marine Le Pen, d'une manière ou d'une autre, était empêchée de se présentée à l'élection de 2027.
Vous considérez que ce serait, et là encore je reprends l'expression de Jordan Bardella, inquiétant pour la démocratie ? Ce serait l'application de la loi telle que voulue par le Parlement. Je ne vais pas reprocher au magistrat d d'appliquer les lois qui sont votées par le Parlement ?
Je ne sais pas si vous l'avez vu, la une du journal Le Monde hier et sa grande enquête sur les idées du Rassemblement National. Et pour la première fois, les idées du Rassemblement National, là je ne parle pas d'intention de vote pour Marine Le Pen ou pour Jordan Bardella, mais du cœur de leurs idées défendues par le RN sont, disent-ils, très importantes dans le pays. 42 % des Français qui se disent en accord avec les idées du RN.
Comment vous réagissez à ça ? Parmi les idées du RN, il y a des idées qui sont les nôtres. Vous parlez d'idées.
Moi, je parle de réforme, je parle de projet. C'était les vôtres avant ou c'est les vôtres après – Mais citez-moi une idée. – Je vais vous le dire parce que j'ai toute la liste sous les yeux.
La justice n'est pas assez sévère avec les petits délinquants. 80 % des Français sont d'accord avec ça, vous aussi ? – Et moi aussi. – Les suspensions des Des allocations familiales pour les parents de mineurs criminels ou délinquants récidivistes.
C'est une des mesures proposées par l'ERN. 73 % des Français sont d'accord, vous aussi ? Alors attendez, c'est pas moi aussi.
Moi je l'applique. Vous vous l'appliquez dans la ville de Nice Moi, je l'applique à Nice. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand dans une famille de dealers, vous avez un dealer dans un des logements sociaux de la ville, j'ai une convention avec la caisse d'allocations familiales qui fait qu'on expulse la famille.
Interdiction ? Je n'ai pas de soucis avec ça. Vous n'avez pas attendu l'URN pour ça ?
Ce ne sont pas leurs idées, ce sont nos idées qui sont reprises par d'autres. La différence c'est que nous on n'est pas dans le commentaire, on est dans l'action. C'est la seule différence désormais avec l nous on est dans l'action mais vous partagez le même corpus d'idées un maire aujourd'hui est dans l'action au parlement c'est du commentaire c'est du commentaire à Bruxelles c'est du commentaire à Paris mais quand on était d'une ville et qu'on mène une action et qu'elle se traduit par des faits concrets, on montre que nous, on agit.
Donc voilà, moi je...
Attendez, on va continuer. Interdiction du port du voile islamique dans l'espace public. 66 % des Français sont d d'accord avec cette idée.
Et vous ? J'ai pris des dispositions à cet égard, notamment à l'égard du Burkini et je vous rappelle que j'ai été condamné par le tribunal administratif dans ma ville pour avoir pris ce type de disposition. Restriction du regroupement familial, l'instauration de la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, plus de pouvoir à la police retour à 62 ans pour l'âge légal le départ à la retraite c'est peut-être là-dessus que vous n'êtes pas d'accord par contre C'est un désaccord total mais pardon pour la police ça fait Et longtemps que ces propositions, ce sont celles qu'ils reprennent alors qu'avec un grand nombre de mes amis qui sommes parmi celles et ceux qui disent « dès qu'il y a un Français qui aujourd'hui s attaquent à un policier, il doit être sanctionné avec la plus grande des fermetés. » Donc aujourd'hui, encore une fois, ne soyons pas sur le thème des idées.
Oui mais reconnaissez-le, ça veut dire que sur le thème des idées, au fond, aujourd'hui, il n'y a pas de différence hormis sur le plan économique. Vous savez, moi je suis ferme de la main droite, j'ai été traité de Big Brother pour avoir mis 6000 caméras intelligentes de vidéosurveillance dans ma ville, j'ai été traité presque de fasciste. Mais si vous êtes d'accord sur les idées Christian Estrosi, est-ce qu'il faut aller vers une alliance des droites ?
Je crois même que c'était sur votre plateau, la cinquième colonne qui est en train de faire son chemin. Dans notre pays, lorsque je vois aujourd'hui toutes ces...
Et dans la main gauche, j'ai une main gauche qui est ouverte. Sur la dimension sociale, sur la dimension qui touche à la transition écologique. Mais je vous pose la question, vous êtes contre l'alliance des droites ?
Votre adversaire ça n'existe pas, c'est du pipeau l'alliance des droites c'est du pipeau pardon mais moi je suis pour l'alliance de la droite et du centre les droites, je ne sais pas ce que ça veut dire, surtout quand on parle du retour à la retraite à 60 ans. C'est plutôt une mesure mélenchoniste qu'une mesure de quelqu'un qui peut se revendiquer d'être un parti de droite. Christian Estrosi, l'alliance de la droite et du centre, c'est ce qui devait conduire à un budget.
Ça patine. Vraisemblablement le 49-3 devra être utilisé assez vite pour obtenir un budget. Est-ce que vous estimez vraiment que c'est très fructueux cette alliance de la droite et du centre ?
Aujourd'hui, le pays, les Français sont fatigués. Fatigué que depuis deux mois maintenant, trois mois...
On soit dans un débat budgétaire où on ne parle pas de vraies réformes. Tenez, moi j'attends avec impatience que soit déposée au Parlement enfin la réforme sur les polices municipales pour qu'on nous donne, à nous les maires, les mêmes responsabilités, les mêmes compétences que celles dont dispose la police nationale avec laquelle d'ailleurs nous travaillons dans d'excellentes conditions puisque je suis en train de faire le plus grand total de polices mutualisées des polices nationales et des polices municipales. Mais qu'on en vienne à des choses.
C'est quelque chose concrète. Enfin, on sait très bien qu'on sortira ni un bon, ni un extrêmement mauvais budget. Donc à un moment, le gouvernement prenne ses responsabilités.
Moi, j'ai voté mon budget qui est un bon budget au niveau de la ville, de ma métropole, qui permet à mes acteurs économiques, à mes associations, de remplir leur carnet de commande et une dynamique économique. Donc, que le gouvernement, plutôt que de faire cette espèce de chantage à la dissolution, c'est d'ailleurs curieux de voir un gouvernement qui parle de dissolution alors que c'est un droit constitutionnel. Il est sorti de son rôle.
Il est sorti de son rôle, – Sébastien Lecornu, il vous a surpris ? – Qui n'appartient qu'au président de la République. Aujourd'hui, voilà, je dis… – Vous n'avez pas trouvé ça très malin de la part de Sébastien Lecornu de brandir la menace de la dissolution Ceux qui censureraient un budget, même auquel je ne suis pas favorable, ferait prendre un risque important à la France pour cette dernière année pré-présidentielle de ne pas avoir de budget pour pouvoir faire tourner notre activité économique comme elle se doit.
Il est où, Edouard Philippe ? Edouard Philippe est tout simplement sur des positions aujourd'hui assez claires sur le fait que nous avons besoin d'un budget, que nous puissions maintenant regarder devant, faire avancer nos propositions, nos positions. Vous aviez compris, Christian Estrosi ?
Et que cette alliance du centre et de la droite soit une Vous aviez compris son appel, en quelque sorte, à ce qu'Emmanuel Macron démissionne ? Nous ne sommes plus dans ce calendrier. Non mais sur le moment ça vous a surpris Non, ça ne m'a pas surpris.
Ça n'était même pas quelque chose d'agressif à l'égard d'Emmanuel Macron et ça ne touchait pas la personne d'Emmanuel Macron elle-même. Nous voyons bien qu'après cette dissolution manquée d'Emmanuel Macron qui a commis une erreur et qui n'a pas été sans conséquence, vous en conviendrez, en 2024. Nous n'avions surtout pas besoin de cette dissolution, elle a été totalement ratée et personne ne l'a souhaité en dehors de lui-même.
Mais là maintenant est-ce que l'année va vraiment être utile ? Est-ce que vous diriez encore qu'il vaudrait mieux avoir des élections plus rapides dans laquelle nous nous trouvons par une dissolution, c'est juste revenir à la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Faire perdre du temps, dépenser de l'argent, donc le raisonnement d'Edouard Philippe qui est très rapide, le raisonnement d'Edouard Philippe qui était de dire « allez, on vote un budget bon ou mauvais mais il faut se donner les moyens de retrouver une majorité dans notre pays ».
On sait qu'on ne retrouvera une majorité dans notre pays qu'au terme d'une élection présidentielle. Qui permettra de faire enfin les réformes structurelles en matière de sécurité, en matière de transition, en matière de santé, en matière d'éducation qui sont urgentes. Et donc naturellement tout ce qui peut permettre à notre démocratie de manière urgente, de retrouver une majorité pour faire cette réforme.
C'est le raisonnement, ça a été le raisonnement d'Edouard Philippe. Et c'est ce qui conduisait Edouard Philippe à cette réflexion. Merci Christian Estrosi d'avoir répondu à mes questions ce matin.
Vous êtes le maire de Nice, vous êtes candidat à votre propre succession et vous êtes vice-président du parti Horizon. Il est 8h47 sur RMC BFM TV. Merci beaucoup Apolline.
Christian Estrosi