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interviewLe Média (sur YouTube)· 9 décembre 2025 20 min

SCANDALE ARY ABITTAN : BRIGITTE MACRON N'AURAIT PAS DÛ DIRE ÇA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La soirée du 6 décembre 2025 pour le spectacle d'Harry habitant aux folies bergière dans le 9e arrondissement de Paris a été interrompu par des militants du collectif Nous et nous tout Paris Nord. Elles ont scandé Harry habitant violeur. Pour rappel, l'humoriste avait fait l'objet d'une mise en examen pour viol en 2021 mais la justice a rendu un nonlieu en 2024 confirmé en appel début 2025 lors de cette intervention.

Ce qui a particulièrement enflammé l'opinion, c'est la présence en coulisse de Brigitte Macron et de sa fille Tifaer photographié toutes les deux au côté de l'humoriste. Un geste vu par beaucoup comme un signal politique et une forme de mépris envers les mobilisations féministes et les victimes de violence. Mépris que la première dame de France a d'ailleurs affiché ouvertement devant les caméras.

On écoute. Oh là là, ça va ? Tu es comment ?

J'ai peur. Tu as peur de quoi ? De tout.

Les sal cones, on va les de Tu crois ? [rires] C'est ce que j'ai fait hier moi. Ouais, il était là.

Oui, c'est pas possible. Surtout des bandits masqués. Ouais.

Ah non mais non, c'est quoi ? Tu fais combien de temps ? Tu fais combien de temps ?

Je fais 1h20 1h25 tout dépend. S'il y a un vrai happening, on verra s'il y a une embrouille. Lors de cette soirée des militantes et une de nos journalistes dénonce les violences subissent bousculad insult coup de la part de spectateurs et de la sécurité.

Pour en parler, on reçoit aujourd'hui une militante du collectif Nous toutes etap notre concert ou média qui était sur place ce soir-là. [musique] Bonsoir Lisa. Bonsoir au collectif aussi nous toutes.

Merci d'être avec nous euh ce soir. Alors Lisa, tu as été justement sur place. On écoute tout de suite ton reportage.

L'action ce soir, elle est essentielle parce que nous toutes et le comité nous toutes Paris Nord refuse de voir se dérouler sans réaction la réintégration médiatique et professionnelle d'un homme qui est accusé de viol depuis 2021. Euh en fait, nous ce qu'on constate sur les plateaux télé, c'est vraiment la complicité euh et le traitement médiatique qui qui est fait qui assimile en fait non lieu et innocence. Alors que nous, c'est important pour nous de rappeler qu'un non lieu n'est pas un acquitement.

Un non lieu, c'est juste la fin des poursuites. C'est super important de pointer l'impunité. C'est super important aussi de pointer le traitement qui est fait par Harry Habitan lui-même mais également par les médias et les journalistes de cette affaire puisque il ne cesse de répéter qu'il est innocent.

Sauf qu'on sait qu'en France euh bah énormément en fait de victimes soit portent plainte ou ne portent pas plainte mais quand elles porte plainte beaucoup de victimes en fait ne voient pas leur agresseur ou leur violeurs condamnés. Cassez-vous, cassez-vous, cassez-vous. Tiens, retourne voir s'il y en a d'autre.

Retourne voir poussez pas. C'est la presse. C'est c'est la presse.

Je suis journaliste. Je suis journaliste. Allez, go.

Elle rentre pas non plus. Mais je suis journaliste. Non non madame, je connais pas.

Vous rentrez plus. Elle ne rentre pas. Alors Lisa, tu étais sur place.

Est-ce que tu peux nous raconter justement ce qui s'est passé ce qui s'est passé pardon ce soir-là de l'entrée à l'évacuation des militantes ? Bah on le façon on voit sur les images. Donc il y avait des militants de nous tout qui étaient là pour faire entendre leur voix et le fait que Harry Abitan donc était accusé et accusé de viol depuis 2021.

Et quand l'action a commencé, bon il y a certaines personnes qui s'y attendaient. De toute façon, après, on le voit sur les images avec Brigitte Macron. En fait, il s'attendait à quelque chose.

Et euh en fait, ce qui m'a marqué moi en tant que journaliste et de l'avoir vu de plus loin, c'est que tout de suite, il y a des spectateurs qui se sont levés pour attraper les féministes, pour les pousser, pour mettre des coups. Et donc du coup après euh tout, enfin tout le monde a été sorti violemment dehors. Et c'est là à ce moment-là aussi que je vois les militants de se prendre des coups et que moi je m'en prends un derrière le derrière la tête.

Je sais pas si c'est par un spectateur ou par quelqu'un de la sécurité mais en tout cas je l'ai bien senti. Et justement c'est ces spectateurs, c'était des soutiens d'arry habitant, des amis peut-être. Moi, j'étais placée en bas et ce que j'ai pu voir c'est que c'était beaucoup de proches enfin tout le monde se connaissait et il y avait aussi des personnalités connues comme Gadel Malé ou Pascal Pro.

Euh donc on voyait quand même que il y avait c'était un peu teinté politiquement. Après, il y avait enfin c'est un spectacle donc il y avait de tout mais euh il y avait quand même une grosse partie qui se connaissait et qui était des proches d'ébitant et après c'était son retour sur scène. Mais voilà, on est enfin c'était c'était vraiment une ambiance particulière, assez lourde.

Euh voilà. Et vous justement nous toutes, pourquoi avoir choisi d'interrompre euh le en tout cas le le spectacle et comment est-ce que vous avez vécu aussi ces violences et ces bousculades ? Bah c'est c'est vrai que on enfin je rejoins on rejoint Lisa sur cette action.

C'est une des actions qu'on a mené qui a été la plus violente. Euh on rappelle qu'on était vraiment quatre à l'intérieur hein, donc on était peu nombreuses et immédiatement des des spectateurs se sont levés. Euh un système de sécurité très violent et très nombreux s'est mis en place.

Donc voilà, on a été vraiment bousculé avec des coups, on a été très très vite poussé vers la sortie et évidemment insulté. Pour nous, c'était très très important de mener cette action pour plusieurs raisons. La première, c'est pour apporter tout notre soutien aux victimes de violence sexiste et sexuelles.

Nous, en tant que que nous toutes et de manière générale les féministes, c'est important de dire que aux victimes qu'elles ne sont pas seules et qu'on les croit. En fait euh désolé, je suis un peu ému, mais c'est c'est aussi ça aussi nos actions, c'est de c'est de rappeler ça et et le traitement de cette affaire d'Arryha habitant, elle est symptomatique de plein d'autres affaires de personnalité, c'est-à-dire de euh mettre les victimes, d'invisibiliser les victimes. On ne raconte pas leur histoire, on raconte pas leur récit, on raconte pas leur traumas.

Elles sont vraiment méprisées, elles sont vraiment pas écoutées. Euh et là sur cette affaire-là, il y a vraiment un mépris euh très fort envers la femme euh victime euh du coup d'Harry Habitan. Et la deuxième raison pour nous qui était vraiment très important de de signaler, c'est euh de le traitement médiatique justement qui est fait de de cette affaire.

Cette complicité des médias et des journalistes qui invitent à réhabitant sur les plateaux de télévision et à réhabitant lui-même qui joue de cette confusion. euh entre non lieu et innocence. Euh c'est très important pour nous de le rappeler, un non lieu n'est pas un acquitement.

Un non lieu, c'est la fin d'une instruction. C'est la fin d' voilà, c'est c'est c'est la fin d'une instruction. Ça ne veut aucun dire enfin ça ne veut absolument pas dire que c'est que la personne est innocente.

HH on a des chiffres qui montrent que 86 % des plaintes euh pour violence sexuelle euh sont classées sans suite et ce chiffre atteint 94 % dans les cas de viol. Donc en fait ce que montre un non lieu, ça montre que la justice elle est défaillante et nous chez nous toutes, on croit les victimes. Et c'est vrai que c'est ce que tu as parlé de mépris.

Euh c'est ce que je retiens aussi parce que bon dès que l'action a commencé euh tout le monde euh enfin le public a tout de suite hué féministes et cetera, bousculé voir euh frapper et euh Harryhabitant, on a quand même vu 5 10 minutes de son début de spectacle et en fait il en a parlé dès le début alors de manière euh très subtile mais disait voilà ça fait 3 ans que que j'étais pas là. Bon, il m''est arrivé quelques petites galères. Haha.

Et on le voit après en plus dans la vidéo avec Brigitte Macron où on voit que limite ça lui ça le fait rire en fait. Il s'amuse de la situation. Euh on enfin, on pourrait avoir face à un homme soit humble, soit gêné, soit honteux.

Et là, on a et c'est tout le c'est tout aussi le traitement et et l'illustration de ce que tu étais en train d'expliquer. Mais on voit que c'est il y a du mépris et on en rigole. En fait, on rigole des féministes, on rigole des victimes et la salle rigolait.

Enfin pardon mais non mais c'est vrai que Harry habitant en ris et ça a pris aussi au niveau de la salle enfin cand plaisant en fait même de la part de son public. Bah de toute façon quand on prend une place pour aller voir spectacle de quelqu'un qui a accusé de violon aussi. Et justement Lisa, tu étais la seule journaliste.

Comment est-ce que tu as vécu aussi cette couverture médiatique ? Euh moi j'étais pas la seule journaliste dans la salle parce qu'il y avait des journalistes qui sont venus pour regarder un résultant mais j'étais la seule qui a couvert l'action. Euh comment j'ai vécu le truc ?

Je je sais pas moi je me suis concentrée sur l'action sur les militantes. J'ai entendu beaucoup de choses. En fait ce qui m'a permis aussi c'est de c'est les minutes avant que le spectacle commence.

J'entendais beaucoup de choses. Donc il y avait quelques conversations. Il y avait des personnes qui parce queen fait c'était au Folie Bergè et 2 jours avant au Folie Bergè, il y avait une action des antifascistes parce qu'il y avait le gala de Pierre Douin.

Donc en fait, ils avaient mis des boules piantes dans la salle et ça il y avait encore l'odeur de jours après dans la salle et les gens s'en amusaient en mode oui bon c'est des gens qui ont fait une action contre l'extrême droite. Donc il y avait quand même enfin il y avait des petites discussions comme ça. Il y avait aussi euh des gens qui disaient "Ça se trouve il va se passer un truc, ça se trouve va y avoir une action." Donc en fait, c'était c'était dans les esprits quand même que Harry Habitant était accusé de viol en fait.

Et et donc après avec quand même teinté de de mépris et non oui, on était on était le seul média invité, c'est parce que nous toutes nous a donné une place aussi et la confiance de couvrir ce genre d'événement. Il y a eu de la reprise presse, il y a le parisien et cetera qui ont repris qui ont repris les infos, qui ont repris la vidéo et euh et c'est une petite anecdote, mais cet après-midi, il y a un site de d'actu qui a dit "Des féministes se sont pris des coups dont la journaliste sur place avec les guillemets." Donc toujours un peu de mépris pour les médias indés mais mais voilà.

Et justement, je cite, il y a les salones, on va les dehors. Donc c'est une phrase que Brigitte Macron a osé dire aussi en coulisse à rond des militantes féministe de nous toutes. Qu'est-ce que ça signifie de la part pour vous, enfin d'une première dame de France ?

Est-ce que c'est pas non plus aussi un signal politique fort qui est envoyé dans un contexte où l'État prétend lutter contre les violences sexuelles ? Oui. Euh bah déjà, on est extrêmement choqué et scandalisé par les propos de Brigitte Macron.

Euh des propos qui sont quand même graves et et lourds. Euh c'est insultant, c'est insultant. Euh ça vient avec évidemment une vidéo où on voit un soutien inconditionnel donc pour Harry Habitant.

Ça en dit long sur sa vision et sur son traitement des violences sexistes et sexuelles. Mais ce qui est aussi important de dire, c'est que au-delà de nous insulter nous en tant que militante féministe, c'est vraiment une insulte aux personnes qui sont victimes de violence sexistes et sexuelles. C'est c'est ça qui est extrêmement grave, c'est que elle envoie un message politique qui dit "Taisez-vous, on ne vous croit pas, vous êtes des menteuses et moi j'ai choisi mon camp." J'ai choisi le camp des puissants qui protège les puissants.

Euh donc voilà, il y a c'est vraiment très inquiétant. Cette réaction, elle est pas forcément étonnante puisqu'elle vient confirmer aussi la politique de son mari depuis donc le son premier quinquena qui ne cesse d'ignorer les victimes de violence sexiste et sexuelle qui au-delà de les ignorer les insulte également. Euh pour ne citer peut-être qu'un exemple parmi-temps, euh on on se rappelle de la vidéo d'Emmanuel Macron euh qui euh à propos de Gérard Partie qui cite euh "Il rend fier la France" alors que c'est un homme qui est accusé par plus de 20 femmes de viol qui a été condamné pour agression sexuelle et on voit toute son admiration pour un agresseur et un violeur.

Donc Brigitte Macron, c'est c'est c'est vraiment un crachat en fait qu'elle fait sur la lutte féministe, sur les victimes, sur toute Moi je pense aussi à toutes les assauts aussi de terrain, les assauts féministes mais toutes les assauts de terrain qui tous les jours reçoivent des femmes victimes de violence, des proches, je pense à toutes ces familles aussi de de de féminicides. Enfin, c'est extrêmement grave, c'est extrêmement choquant et inquiétant. Et on rappelle que les associations que tu cites, pour ne citer que le planning familial, mais encore plein d'autres d'accueil de la parole des femmes victimes et cetera, c'est des assauts qui en ce moment font des cris vraiment d'alarme et d'alerte en disant on a plus de subvention parce que l'État les coupe.

Donc notamment donc première première chose, les associations pâent le manque de l'État dans son rôle de service public et en plus derrière double peine coupe les subventions accordées à ces associations-l qui peuvent de moins en moins du coup faire leur travail. Je me rappelle de de la L du planning familial il y a quelques mois qui disait en fait si on nous coupe les subventions, on va plus pouvoir faire notre action sur le terrain et leur action sur le terrain c'est quand même de recueillir la parole, faire de l'éducation à la vie affective et à la sexualité et euh recueillir pour mettre en place toutes les démarches autour de l'IVG. Donc c'est quand même très très grave parce que normalement c'est le rôle de l'État de faire ça et elles font à la place de à la place de l'État et en plus bah voilà les subventions moins et Brigitte Macron se serait on va dire justifié. a été interrogé, enfin en tout cas son entourage a été interrogé par l'AFP et assuré qu'il ne fait fallait pas, je cite, voir dans cet échange qu'une critique qu'une critique pardon de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé masqué le spectacle d'arriant pour empêcher que l'artiste se produise.

Et aussi Brigitte Macron n'approuve pas cette méthode radicale. Donc finalement en fait votre action vous aviez tort. Comment est-ce que vous recevez cette selon elle hein, comment est-ce que vous receviez cette justification ?

Peu importe ce qu'on fait, on a très souvent tort en tant que féministe. Euh il y a plein de choses qui m'interrogent dans cette réaction là. Euh la première, c'est radical.

Enfin, qu'est-ce qui est radical dans cette action ? Qu'est-ce qui est radical à aller interrompre un spectacle en scandant un slogan dans une société où toutes les 2 minutes 30, on a un viol et une tentative de viol ? Enfin, je je où est la radicalité ?

Où est la proportion en fait ? Et je suis on est toujours très étonné de voir ces ces réactions disproportionnées face à des action de 4 militantes qui sont rentrées dans un théâtre. Là où les chiffres sur les violences sexistes et sexuelles ne font qu'augmenter là où on ne compte plus nos mortes, là où on subit des violences absolument partout dans toutes les sphères he au foyer, au travail, dans la rue, enfin partout.

Donc voilà, je je m'interroge beaucoup sur ça et euh et et du coup quand on désapprouve une action, on insulte les féministes et on insulte les combats qu'elles défendent. Je je vois pas ce qui est décontextualisé. Et c'est pas aussi la première fois, enfin peut-être que tu le confirmeras Lisa vu que tu traites beaucoup de ces sujets là, c'est pas aussi la première fois que des féministes sont violentés dans l'espace public.

J'ai l'impression que c'est aussi un peu monnaie courante. Tout à fait. Bah, on remarque déjà de manière générale, comme tu disais les Lisa, une une répression envers les militants et les militantes qui ne fait qu'augmenter euh de manière générale et euh notamment envers les militantes.

Euh pour le rappeler le 25 novembre dernier, c'est quand même une des premières manifestations féministes, en tout cas 125 novembre qui a été marquée par des violences policières avec une intervention de la Bravem là où il y a quelques années enfin on avait pas ces dispositifs là. euh ces dispositifs qui sont encore une fois disproportionnés par rapport à euh des badouada et des champs dans la rue. Donc en fait voilà, c'est c'est ça va dans la continuité d'une vraie pression euh militante très forte et envers les féministes aussi.

C'est une méthode très classique en fait de la part du pouvoir que de euh critiquer le la méthode de critiquer l'action plutôt que le fond parce qu'en fait c'est le pouvoir euh réprime, les gens essayent de s'exprimer, le pouvoir n'écoute pas méprise. Donc les gens vont des faire des actions de plus en plus visuelles et encore on parle de quatre militantes dans un théâtre qui disent "Oh, ce serait peut-être bien que tout le monde se rappelle que cette personne est accusée de viol." Donc on parle de ça, remettre les choses un peu.

Voilà et donc voilà, critiquer la teneur et la portée et la méthode des actions, c'est malheureusement très classique. C'est de plus en plus autorisé ces critiques là. C'est de plus en plus partagé.

Enfin, je veux dire, c'est aussi lié à toute la montée fascisante et de la répression des militants militantes, que ce soit féministe écolo dans les quartiers, enfin antiraciste, c'est malheureusement quelque chose qu'on voit depuis depuis des années. Donc ce qui les dérange en fait à ces gens-là, c'est que les militants et les militantes ne les laissent pas faire leur vie comme si de rien n'était. Et donc du coup, on touche à quelque chose de d'extrêmement animal.

On voit de toute façon, c'est vraiment des des des réactions quand quand j'ai vu les les spectateurs se lever pour attraper les féministes, c'est moins un truc de "Ah là, vous touchez un truc qu'on a pas envie que vous touchiez." Et donc c'est peut-être là à ce moment-là que le militantisme en fait c'est son enfin c'est le ner de la guerre en fait. Le militantisme, c'est de toucher là où les gens n'ont pas envie que ce soit touchés.

On l'a vu sur plein d'autres plein d'autres manifestations et plein d'autres combats politiques. Donc c'est peut-être là où les militants et les militantes peuvent se dire "Ah bah peut-être qu'on avait raison parce que là en fait on vous a dérangé quoi. Ragir là-dessus.

Euh non ? Oui, je suis tout à fait d'accord. C'est vraiment le refus enfin nous en tant que que nous toutes, c'est vraiment le refus de voir se dérouler en fait la poursuite de la fameuse carrière brisée he qui n'est vraiment pas brisée d'arrière habitant. sa réintégration médiatique professionnelle un retour express très express alors que euh il est accusé de viol alors que dans son spectacle il s'appuie quand même sur cette histoire pour en faire des blagues.

Enfin, c'est c'est absolument voilà scandaleux. Et en fait, bah heureusement qu'on est là pour le rappeler parce que en fait comme sur tous les plateau télé et comme il ne cesse de le répéter, qu'il est innocent, qu'il n'a rien fait, bah c'est important pour nous aussi de de rappeler aussi bah le contexte, de rappeler qu'il y a une victime aussi au milieu de cette affaire. C'est quoi le problème en fait ?

Le problème c'est le fait que il a accusé le viol ou le problème c'est que des gens vont lui reprocher qu'il est accusé de viol en fait. Donc tout ça et cette vidéo, elle est euh est est étrange et pas surprenante, mais c'est quand même euh un choc de de voir ça. Et là, pour s'en dépatouiller, je sais pas comment elle va faire mais euh à avoir euh le bruit que ça fait.

En tout cas, nous on lâchera pas évidemment média pour euh regarder tout ça. Merci Lisa. Et peut-être un dernier mot nous toutes pour conclure cet échange peut-être sur quelles sont finalement en fait les solutions.

Est-ce qu'il y aurait pas potentiellement une charte à mettre en place ? Enfin quelque chose selon vous. Il y a beaucoup de choses à faire.

Euh je pourrais parler de la prévention comme tu disais, de l'éducation à la vie affective. Euh mais en fait pour que tout ça puisse se mettre en place, il faut un budget et voilà, on cesse de le réclamer. Il faut minimum 7 milliards d'euros pour mettre en place des réformes.

Il faut de l'argent, il faut de la volonté politique. La volonté politique, on ne l'a pas, on le sait. Donc bah la solution c'est de continuer à à militer nous en tant que nous toutes et après enfin et je sais que plein d'autres féministes voilà seront d'accord.

On va continuer à à lutter de plein de manières différentes et s'il faut interrompre des spectacles, on interrompre des spectacles. Merci beaucoup au collectif nous tout. Merci beaucoup Lisa. [musique] M.