Sophie Primas - "Mercosur : la bataille continue, elle n'est pas perdue !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous ressentez ce matin ?
- 1:30OuverteRéponse partielle
Quel était l'ambiance autour de la table hier ?
- 2:30FerméeRéponse directe
Est-ce qu'un ancien président peut dire ça ? Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
- 3:30RelanceRéponse partielle
Vous dites non à Bardella pour titre personnel et pourtant vous annoncez hier le décret durcissant les conditions d'accès à l'aide médicale d'État.
- 4:30FerméeRéponse partielle
Estimez-vous que les fameuses clauses de sauvegarde suffiront ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Sophie PrimaFait
« Nous sommes un peu étonnés par la méthode les uns les autres. »
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Sud Radio, l'invité politique. Jean-François Akili. Sophie Prima, porte-parole du gouvernement est votre invité Jean-François Aquili.
Bonjour Sophie Prima. Bonjour Jean-François et bienvenue J- 4. Vous réalisez ce matin, lundi soir, François Baou devrait être congédié.
C'est la logique. Qu'est-ce que vous ressentez ce matin ? Je ressens l'urgence à continuer notre travail de persuasion, d'explication auprès des Français, mais aussi bien sûr auprès de chaque parlementaire, leur redire la responsabilité qui est la leure de mettre le pays dans une période plus de stabilité que d'instabilité.
C'est d'ailleurs par exemple ce que nous ont demandé les chefs d'entreprise. Vous avez certainement vu qu'il y a une tribune qui appelle à la stabilité, qui appelle à la vision sur notre territoire et sur notre pays. C'est cela qui va nous occuper dans les 4 jours qui nous restent.
Mais ça ce sont des éléments de langage. Il y a de la conviction derrière, j'imagine. Non, il y a de la conviction et il y a aussi la volonté dans notre propre famille politique, équipe polyphonique que nous sommes, d'aller persuader.
Justement, parlons de la polyphonie. C'est peut-être votre derrière matinale en tant que porte-parole du gouvernement. Il y avait peut-être hier le dernier conseil des des ministres.
Moi, j'aime pas cette ce langage un peu mortifère. Nous, on est dans l'action, on est dans la persuasion et on regarde devant et on essaie de persuader. Langage mortifère.
Je cite les mots d'Emmanuel Macron cités par vous. Donc, les membres du gouvernement dans leur expression doivent être en soutien du Premier ministre jusqu'au bout, a-t-il dit. Ben, ça sent l'épitef ça.
Non, non, pas jusqu'au bout. Enfin, ça sent pas l'épitap. C'est c'est au bout de la bataille.
Et au bout de la bataille, il peut y avoir une victoire. Euh Sophie Prima, quel était l'ambiance autour de la table hier ? Franchement, et bien euh de ce que vous pouvez en dire, je sais bien qu'on ne trahille pas le secret du conseil des ministres, mais quand même non, ce n'est pas trahir le secret du conseil des ministres que dire que à la fois l'ambiance, elle était très concentrée, elle était amicale et conviviale entre nous.
Moi, j'ai noté le soutien du président de la République au Premier ministre. Vous l'avez rappelé il y a quelques instants, on a un peu comme c'est un peu comme les pots d'adieux, vous savez dans les Non non, il y avait pas de pot d'adieu. Il y avait d'abord un ordre du jour assez qui était qui était un ordre du jour habituel avec des nominations et puis surtout un point très important fait par le président de la République, le ministre des affaires étrangères sur la situation internationale.
Et vous voyez quand on voit le décalage entre le désordre du monde actuel, les enjeux mondiaux qui est actuel, le changement des grandes puissances et des équilibres mondiaux, et bien on se dit qu'on a une responsabilité qui est aussi d'assurer un dis pas aussi Sophie Prima que ce qui se passe est un peu dérisoire. Vous venez des rangs des républicains, vous avez donné un pays de votre personne pour porter la parole d'un gouvernement qui n'est pas forcément en adéquation à ce que vous êtes votre ADN. Quand François Baïou fait sa déclaration ce jour-là, vous êtes assise devant, il vous prend de cours, il vous a prévenu une demi-heure avant, vous dites quoi ?
Ouh là là, il a négocié. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui se passe ? Oui, sans trahir quelque émotion que ce soit et sans trahir non plus euh la confiance que m'a fait le le Premier ministre.
Effectivement, nous apprenons euh sa décision quelques quelques minutes avant sa conférence de presse, dans la demi-heure avant sa conférence de presse. Nous sommes un peu étonnés par la méthode les uns les autres et nous nous disons que cet appel à la responsabilité politique sur un objectif qui est l'objectif de redressement des finances publiques est une idée qui devrait faire consensus et qui devrait rapporter enfin ramener à nous l'ensemble du bloc politique tel qu'il nous a été donné par les Français pour aller vers un un travail de fond sur le budget. Je vous poser une question un peu cash.
Sophie Prima, vous voyez porte-parole d'un gouvernement Olivier Fort. Écoutez, chaque jour suffit à sa peine. Chaque jour suffit à sa peine.
Emmanuel Macron a dit qu'il fallait élargir le socle au Parti socialiste et au députés du groupe indépendant Liot. Olivier Fort premier ministre, ça sera sans nous dit Bruno Retaillot. À titre personnel, je ne l'envisage pas beaucoup, c'est sans vous.
Mais mais peu importe le casting, moi ce que je veux savoir c'est ce qu'on va faire pour les Français et pour notre haine pour pour le pays. C'est la barre à gauche. Non mais c'est c'est pas une question de casting, c'est une question de quel est le programme, les mesures qui seront portées par ce gouvernement pour redresser la France.
Moi, il y a que ça qui m'intéresse, c'est comment on sort de ce mauvais pas et comment en 2029 on est sur la pente de la du désendettement de la France pour donner des capacités d'investissement à notre pays. Mais quand vous voyez le le contrebudget du Parti socialiste avec notamment, il n'y a pas que ça dedans la taxe Zucman et que vous voyez le président de la République, il dit "Bah, il va falloir travailler avec eux aujourd'hui. Vous avez Bruno Rotaillot, votre président qui dit ce sera sans nous.
Sophie Prima, ça devient un peu compliqué. Vous ne vous dites pas ce matin tout ça pour ça ? Vous savez quand euh le 15 juillet, le Premier ministre a présenté euh son ébauche de budget, sa première présentation de budget, il y avait euh deux objectifs, un réduire les dépenses effectivement de l'État et 2e, c'est nourrir la croissance et apporter plus de production pour gérer et générer de la croissance.
Nous considérons les républicains mais aussi un certain nombre d'entre nous au gouvernement que les propositions qui ont été faites par le Parti socialiste, notamment la taxe Zucman ne vont pas dans ce sens de la production parce que elles vont handicaper le capital productif. Je peux nuuer vos vos auditeurs avec ça mais il y a effectivement des lignes rouges mais il y a des lignes rouges aussi sur notre droite. Et donc avec l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui et bien nous devons faire les uns et les autres des compromis.
Est-ce que le programme dans l'année qui vient, est-ce que les décisions dans l'année et demi qui viennent sont exactement notre position politique individuelle ? Mais non, évidemment, mais faisons avec l'Assemblée nationale que nous avons. Nicolas Sarkozy qui dit justement qu'il n'y aura pas d'autres solutions que la dissolution, il fait le constat de l'impasse.
Est-ce qu'un ancien président peut dire ça ? Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Moi, je me rallie davantage au propos du président Larcher, le président du Sénat qui euh qui dit euh qui dit "À quoi ça servira si nous nous retrouvons euh dans 3 mois, dans 2 mois avec le même type d'assemblée à quelque chose près, je regarde les sondages et il y en a qui progressent un peu, il y en a qui régressent un peu mais globalement on a à peu près la même configuration et bien nous aurons perdu encore beaucoup de temps et donc par conséquent moi je crois à la force des institutions et donc je pense qu'il faut aller à la fois au bout du mandat d'Emmanuel Macron et à la fois arriver à ce que cette classe politique soit responsable et travaille ensemble.
Elle n'arrive pas à travailler ensemble. Sopie primass c'est pas difficile, c'est impossible. Ça ne marche impossible.
Difficile. Impossible. Difficile.
Non, ça ça ne marche pas. Vous le savez bien que ça ne marche pas. C'est difficile parce que c'est pas notre nature et c'est pas notre patrimoine la semaine prochaine donc je reviens à ma question. pour la semaine prochaine.
Olivier Fort je je dis Olivier Fort parce que Emmanuel Macron veut tendre la main au Parti socialiste qui lui veut bien venir mais à ses conditions à ses propres conditions. Mais c'est pas zé ou un vous quittez le gouvernement à ce moment-là. Vous ça dépend pour quoi faire vraiment Jean-François qui dit je crois que PSUG si c'est 100 % du contrebudget du PS nous convient évidemment pas.
Si euh le PS a des propositions sur la base euh du projet qui a été présenté par le Premier ministre, comme les Républicains vont avoir des propositions parce que nous ne sommes pas d'accord avec chacune des mesures, et bien travaillons dans ce sens et on verra au mois de novembre, au mois d'octobre si on peut avoir un accord sur un budget. Ce Jordan Bardella à Matignon, c'est aussi le scénario qui est évoqué. On aura tout essayé.
Essayons le RN, c'est un peu l'idée. Vous en pensez quoi vous ? Je pense que ça n'a pas de pérennité dans le cadre de cette assemblée nationale.
Encore une fois, il n'y a pas de majorité. Donc il y a pas de majorité de gauche, il y a pas de majorité du bloc central, il y a pas de majorité de l'extrême travailler avec monsieur Bardella et leur Assemblée nationale et madame Le Pen. À titre personnel, non.
C'est c'est une ligne que je me suis fixée. Moi, je suis une chirakienne d'origine et donc voilà, j'ai j'ai mes limite, j'ai une mémoire, j'ai voilà une conviction politique et donc mais après moi je suis une républicaine et je crois qu'il faut qu'on sorte de ce mauvais pas. Sophie Prina, vous dites non à Bardella pour titre personnel et pourtant vous annoncez hier le décret durcissant les conditions d'accès à l'aide médicale d'État. l'AME euh il est même cité "Vous avez été brocardé parce que vous parliez des soins balnéothérapie".
Oui, je ne sais pas pourquoi j'ai été bal brocardé pour cela parce que c'est dans la réalité parce que parce que les cures thermales officiellement ne figurent pas dans tous les pan so autour dans ce panier de soin autour sont compris dedans. Donc il faut arrêter d'hystériser la politique. Voyez, on est dans un une politique spectacle théâtrale.
Tout ça devient hors raison. Ce sont des gages envoyés au national parce que eux veulent la suppression. Ce sont des gages envoyés.
Ce sont surtout c'est surtout un engagement qui avait été pris dans le cadre du budget de cette année, donc au début de l'année quand nous avons fait voter le budget, non pas de supprimer la AME qui qui est le le projet qui est porté par le Rassemblement national mais qui est de restreindre et de regarder la pertinence d'un certain nombre de soins dans le panier de soins. D'ailleurs, le Rassemblement national brocarde par Twitter depuis hier soir cette décision disant que c'est pas du tout assez donc c'est pas du tout un gage sur le Rassemblement national, c'est juste comme nous le faisons pour l'ensemble des Français une rationalisation de nos dépenses avec de la justice parce que les Français ne comprennent pas que tout soit gratuit et que pour eux ça soit plus compliqué. Alors, c'est la porte-parole Sophie Prima que vous êtes qui a évoqué hier le l'accord euh, on va dire euh validé par les commissaires européens du Mercosour, hein, avec les pays concernés en Amérique du Sud.
Euh le président de la République ne le voulait pas en l'État. Vous estimez-vous que les fameuses clauses de sauvegarde suffiront ? Ah non, j'ai pas dit ça.
J'ai dit euh simplement que avec la bataille que nous avons mené, tous les ministres qui sont euh concernés, moi-même d'ailleurs dans le gouvernement Barnier auparavant, avec l'aide du président de la République, nous avons fait entendre notre voix. Je peux vous dire qu'à l'automne dernier, il était pas question pour euh la Commission européenne d'avoir des clauses de sauvegarde supplémentaire et d'avoir des clauses supplémentaires. C'est la bureaucratie à Bruxelles quand les quand les viandes vont les volets vont débouler.
C'est la raison pour laquelle C'est la raison pour laquelle nous étions dans l'opposition totale. Nous attendons aujourd'hui la lecture de ces clauses de sauvegarde. Le monde agricole a dit hier assez clairement que ça n'était pas assez et donc pour nous la bataille continue et j'entends qu'elle serait perdue que nous avons pas du tout.
Il reste encore beaucoup d'étapes avant l'adoption. Pour vous ça ne va pas je parle à titre personnel, je parle pas de la porte-parole de l'encore porte-parole du gouvernement qui va tomber lundi soir. Ça n'est pas assez.
Il faut regarder l'effectivité des mesures qui sont prises, leur efficacité. Pour l'instant, nous ne sommes pas sûr d'ailleurs que les pays du Mercosour soient d'accord avec cette clause de sauvegarde supplémentaire. Donc tout ça est à négocier.
Pour l'instant, l'accord, il a été présenté. Il n'est pas du tout adopté. Il y a encore un long processus parlementaire européen et nous nous battrons à chaque niveau de décision pour que c'est vous dites ça à la aux agriculteurs, aux éleveurs.
Je dis ça, je dis ça, vous savez, on peut pas prendre en défaut. Je dis ça depuis tout le temps, quand j'étais présidente de la commission des affaires économiques du Sénat, quand j'étais sénatrice, quand j'étais ministre des affaires euh du commerce extérieur, pardonnez-moi, et depuis que je porte-parole, c'est la vie du gouvernement, la vie des agriculteurs et la vie euh de nombreux parlementaires. Sophie Prima, j'avais noté quatre mots pour vous.
Frustration, incompréhension, amertume, colère. Aucun de ces mots pour vous ce matin. Franchement quand vous voyez compativité, je préfère ça.
Oui, parce que vous êtes une femme politique. Mais non, je préfère la compativité. Vous voyez l'état dans lequel vous voyez l'état dans lequel est le débat politique la la c'est un quasi abordage de la part de France.
C'est le constat d'une impasse de la part du premier ministre hein. On peut pas lui enlever ça mais moi vous savez je pense que la politique c'est pas du théâtre. La politique c'est du temps long et c'est de la gestion de la complexité.
Or, notre monde aujourd'hui, c'est un monde de temps court, de réaction rapide, d'hystérisation du débat politique et ça je ne pense que ce n'est pas bon pour notre pays. C'est pas bon pour la politique en général et c'est encore moins bon pour l'image que le monde politique donne euh et ça c'est un un une inquiétude pour moi. Merci en tous les cas.
Merci à vous Sophie Prima, porte-parole du gouvernement. Je rappelle que vous apparteniez à la à la famille des républicains. Merci.
J' appartens toujours. Oui, vous appartenez. Oui.
Ah oui, pardon. Merci, merci, merci. Jean-François quiili, tenez, vous voulez commenter 0826 300.
Petite phrase très intéressante de la porte-parole à l'instant. La politique ce n'est pas du théâtre, c'est du temps long. Et aujourd'hui, évidemment, c'est l'un des gros problèmes probablement en France pendant que la Chine travaille sur du temps long et vous avez vu la démonstration de force alors qui était autre sur le plan militaire.
Nous, pendant ce temps-là, évidemment, on est dans les chikayas, les les petits problèmes des uns des autres et cetera et on a de gros soucis. J'aimerais vous entendre en fait à ce sujet 0826 300300 et puis nous en débattons avec Françoise Degouis, avec Ellisabeth LV. Le Mercosur euh c'est quand même effectivement la décision à Bruxelles, même si pour l'instant c'est pas encore définitif, ça rallume euh la colère des agriculteurs.
On les a entendu déjà ce matin et euh vous pourrez de nouveau avoir la parole aussi tout à l'heure dans la vérité en face avec Jean-François Ailii. On se retrouve dans un instant sur Sud Radio.
Sophie Primas