Centenaire de la photographe Sabine Weiss : vers la couleur, aux périphéries de son œuvre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Sabine Weiss est-elle une photographe connue ou méconnue ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le courant humaniste en photographie ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi associer Sabine Weiss à une nostalgie de l'après-guerre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Pourquoi Sabine Weiss a-t-elle privilégié le noir et blanc pour son travail personnel ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle est la place de la couleur dans ses archives ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Décrivez une photographie en couleur qui vous touche dans l'exposition.
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France Culture les matins d'été Quentin laa fait hommage ce matin à Sabine Weiss la photographe décédé en 2021 aurait eu 100 ans aujourd'hui exactement al leors voyage ce matin vers les périphéries de son œuvre les marge méconnu les photographies en couleur son travail pour la publicité les archives non identifié avec trois invités Hélène orin bonjour bonjour très heureux de vous retrouver ici dans ce studio vous êtes docteur en histoire de l'art spéci is en photographie à vos côtés à distance Fanny brûart bonjour Fanny brûart bonjour bonjour bonjour vous êtes conservatrice directrice des collections du photo Élysée et en studio leur Augustin bonjour bonjour vous êtes l'ancienne assistante de Sabine Weiss vous nous direz en quoi cela consistait cette décennie de photographie pratiquement qu'est-ce que cela représente Sabine Weiss dans l'histoire de l'art contemporain au-delà de ces photos quelle marque et quelle trace au au regard des techniques a-t-elle a-t-elle laissé hlen orin alors Sabine Voice c'est un une photographe un peu particulière par qu'elle est à la fois très connue et pas du tout alors alors Augustin va me dire non pas du tout mais en fait c'est des photographies qu'on a l'habitude de voir mais sur lequel on n'est pas toujours capable de mettre un nom de photographe c'est des photographies qui circulent souvent dans des expositions qui ont été collectives euh notamment à côté de noms qui sont souvent plus connus comme Robert Doineau euh Willy Ronis euh des photog phograph qui ont qui ont donné beaucoup de photographie dans les années 50 et souvent par exemple les jeunes étudiants qui commencent la photographie découvrent ces images avec beaucoup de de d'Erie de gentillesse enfin ils ont un peu cette envie de faire ça et en même temps aujourd'hui souvent c'est pas forcément le premier nom qui sort parce qu'elle a pas elle-même œuvré à à avoir une grande notoriété elle n'a pas défendu elle-même son œuvre et la mémoire qui est en train de se constituer aujourd'hui non comme beaucoup de femmes photographes d'ailleurs ce sont souvent l'entourage qui s'est occupé de ça euh hier je jeétais à la fondation avantier à la Fondation quartier Bresson et justement c'était assez drôle parce qu'on voyait à quel point hriard Bresson s'était occupé de ça lui-même en faisant un livre qui s'appelle image à la sauvette et c'est vraiment l'introduction le le le texte introductif de cette partie de l'exposition dit ça clairement et Sabine Weiss on a pas du tout du tout l'équivalent et en fait Sabine Weiss bénéficie aujourd'hui de cette envie de voir les femmes photographes un peu plus émerger avec elle ressort en fait avec des monographies des exposition I qui lui sont consacré qu'à elle mais si on regarde des des catalogues des années 50 on voit son nom quand même apparaître régulièrement mais de façon beaucoup plus sporadique Fanny brûart on vient d'entendre deux autres noms de photographe doanau Renis et c'est vrai qu'on n associe souvent le travail de Sabine Weiss à ces deux hommes à ces deux photographes est-ce que l'attrait aujourd'hui pour Sabine Weiss est aussi l'attrait pour une certaine nostalgie pour des photographies d'après-guerre pour des photos en noir et blanc qui racontent peut-être un passé et une France peut-être elle aussi passée euh oui tout tout à fait je pense que on peut dire ça je pense qu'on peut retrouver effectivement ces caractéristiques dans ces photographies des années 50 dans ces photographies effectivement qu'on connaît très bien qui sont présentes dans l'imaginaire collectif donc ces photographies en noir et blanc de Paris des terrainvagues de Paris du Paris la nuit mais Sabine Weiss en fait ce n'est pas que ça et c'est justement là l'importance d'avoir un fond photographique comme ça son archive photographique en entier dans une institution publ donc en l'occurrence ici le musée photoélysée à Lausanne et en fait ce que ce que permet de la conservation de ces archives photographiques c'est maintenant de développer des nouveaux regards sur cette œuvre d'ouvrir des parties du fond qui ont jusqu'à alors été peu exploré et c'est ce que le musée photoélysée s telle àire depuis le début de l'année ce qui est initié dans dans l'exposition donc qu'on présente en ce moment et jusqu'en janvier prochain à Lausanne on va y venir on va plonger avec vous dans ce fond d'archive avant cela Lure Augustin vous étiez je le disait l'assistante de Sabine Weiss concrètement qu'est-ce que c'est que d'être l'assistante d'abord d'une photographe d'un photographe et de Sabine Weiss en particulier déjà c'est une grande chance il faut le dire Sabine Weiss était une personnalité assez hors du commun très travailleuse et attachante à la fois et cette rencontre s'est faite un petit peu par hasard j'ai travaillé à l'agence Rafo c'est comme ça qu'on s'est connu et comme disait Hélène c'est pas quelqu'un qui prenait le temps de se retourner sur son travail elle était tellement occupée on en reviendra notamment sur la photographie couleur qui était son quotidien pour la commande la publicité le noir et blanc c'était sa détente et toujours dans l'action finalement toutes ces boîtes qui s'accumulé dans son atelier elle avait jamais pris le temps de les réouvrir et mon arrivée a marquer un petit peu ce deuxième temps elle a posé ses appareils photos et elle a pris le temps de de reparcourir finalement ces 70 ans de de photographie il date de quand votre arrivée auprès d'elle 2011 et dans quel but à l'origine pourquoi elle vous embauche je ne sais pas si c'est le bon terme c'est c'est vraiment une exposition sur laquelle je travaillais à l'agence Rafo l'agence Rafo avait connu un petit encore un dépôt de bilan malheureusement la vie des agencesétait aussi compliqué à cette époque- làà j'ai continué à travailler sur cette exposition avec elle et de fil en aiguille à 87 ans elle s'est rendu compte que finalement se faire accompagner se faire aider au quotidien c'était pas si mal et on a vraiment démarré cette collaboration à ce moment-là et c'est vrai donner un petit coup d'accélérateur aussi à son à son œuvre qu'elle même en tant qu'artiste n'allait n'allait pas mener ce que disait Hélène trop occupée et puis peut-être aussi euh pas se dire je suis je mérite ça ou je suis artiste ou ça jamais elle elle pouvait le dire avant de plonger dans l'œuvre en couleur je voudrais déconstruire avec vous hlen aura un autre terme en tout cas le mettre en perspective on associe souvent euh Sabine Weiss au courant humaniste de la photographie qu'est-ce que ça veut dire le courant humaniste parce que j'ai l'impression qu'on y met euh beaucoup de monde beaucoup de photographes à beaucoup d'époques différentes oui c'est un peu ça euh il y a une très bonne exposition à la BNF là-dessus euh qui date un peu ça plus d'une décennies et en fait c'est un terme qui a été donné à postériori alors Sabine Weiss c'est pas contre ce terme là elle trouve que c'est un terme qui qui convient plutôt bien à sa photographie à elle elle le revendiquait ou elle l' non je pense que elle de ce que moi j'ai entendu dans les interviews elle dit plutôt oui c'est un joli terme ça ça fonctionne plutôt bien je suis en train de photographier des gens et c'est très humain donc elle trouve que ça ça ça correspond peu littéralement à ce qu'elle fait mais en fait c'est un terme qu'on donne souvent pour définir une photographie notamment en France après guerre mais si vous regarder des fois on considère que ça commence dans les années 30 donc avant et on considère souvent que c'est brassaill qui qui démarre un peu ce mouvement et en fait c'est un mouvement qui regroupe surtout des photographes qui ont été payés qui ont sont professionnels ce qui est le cas aussi de Sabine Weiss parce que en fait après guerre il y a l'émergence des grands grands magazines qui payent du coup des photographes pour avoir tout d'un coup des reportages illustrés c'est les gens sont très friants de ça en fait les lecteurs et puis on commence à avoir les moyens d'imprimer ça et donc on va caler un peu tous ces gens qui sont payés et une des photographies les plus connues pour nous actuellement qui n'est pas à l'époque c'est le baiser de de l'hôtel de ville de douano et en fait ça c'est par exemple c'est dans un reportage c'est une toute petite image et donc on va mettre ça mais vous pouvez avoir aussi des photographies qui sont très tristes ce qu'on peut trouver aussi chez Sabine Weiss où on a des mendiants Fanny brûard parlait des terrains vagues vraiment cette ce moment d'après-gerre où où la France se reconstruit où il y a vraiment deux Frances à deux vitesses plutôt la joie et en même temps voilà un moment de misère et ça va être des photographies nous on voit dans les expositions plutôt des images en noir et blanc mais dans les magazines c'est plutôt des photographie qui sont en couleur parce qu'on peut se permettre de d'avoir ça alors justement il est temps d'entrer dans la couleur avec la voix de Sabine Weiss pourquoi toujours du noir et blanc parce que je faisais beaucoup de que de couleurs pour tout ce qui était pour vivre qui était mon travail que je ne refusais pas j'étais toujours contente quoi qu'il arrive j'étais contente qu'on qu'on me demande des des choses même si c'était très loin de ce que j'aime c'est c'était un défi technique presque ça s'adapte plus à toutes les lumières qu'on qu'on qu'on pouvait rencontrer dans la journée et là il faut dire que au début la couleur aussi était très différents d'abord les films étaient lents ils avaient des dominantes ils avaient des des des il n'étaiit pas toujours très bon les films couleurs donc il fallait mettre des beau coup de filtres et puis on avait des objectifs très différents de de diamètre pour travailler il fallait transporter des tas de filtres de grandeur différentes ils étaient en vert ils étaient lourd tandis que pour faire des choses à l'improvise comme ça en noir c'était c'était une liberté Sabine Weiss invité de lauradelire sur franceintre l Augustin comment Sabine veiss est-elle arrivée à la couleur pas à pas par contrainte ou par attrait en fait dès le début elle fait de la couleur on retrouve des des diapositives des heectachromes des années 50 mais pas pour son travail personnel donc elle y arrive d'abord elle a un apprentissage de photographe pendant 3 ans à Genève donc elle est vraiment formée à la technique elle arrive à Paris en 46 elle est assistante d'un photographe qui s'appelle Willy mayvald en 50 elle se met à son compte et là finalement elle elle touche à tout tout le type d'appareil dans une même journée elle pouvait faire tout tout un tas de de choses un portrait de cométi une publicité pour krillor une marque de tissu enfin elle aime la technique elle aime donc vraiment vraiment elle touche à tout et simplement la couleur n'a pas été elle n'a pas fait de travail personnel en couleur Fannie brûard quand vous êtes face à cet immense fond d'archives on va y revenir bien sûr est-ce que la couleur occupe une place importante où c'est d'abord et avant tout le noir et blanc que l'on connaît à travers l'œuvre de Sabline Weiss qui occupe la place la plus prédominante dans ces archives je trouve que c'est c'est une question très intéressante parce que en fait la la réponse est pas si évidente dans le sens où oui cette couleur elle est elle est présente et quand on ouvre les boîtes euh elle jaillit mais ça dépend effectivement des boîtes qu'on va ouvrir parce que comme la photographie en noir et blanc et cette photographie qu'on qualifie d'humaniste et celle qui a été la plus présentée la plus valorisée et bien en fait c'est c'est celle-là qui est le plus mise en valeur également au sein du fond et tout le travail aujourd'hui ça va être de reprendre en fait ces boîtes dans lesquelles j'aïisse la couleur euh j'allais dire de remettre un peu d'ordre mais c'est pas ça exactement ce que ce que je veux dire parce que ce travail quand même sur sur le fond photographique sur l'organisation de ce fond Sabine Weiss l'a mené déjà au préalable avec Laure Augustin mais il va s'agir effectivement de faire ressurgir de mieux comprendre comment elle a pu travailler cette couleur comme le disait leure Augustin Sabine Weiss c'est avant tout une technicienne la photographie c'est pour elle un réel métier et donc il y a énormément de subtilité technique en fait dans sa pratique photographique avec l'utilisation de beaucoup d'appareils photo différents allant de la chambre 20 25 cm pour l'utilisation de de plan film heectachrome à des appareils plus plus léger plus plus pratique qu' qu'elle va utiliser pour faire la photographie dans la rue qu'est-ce qui caractérriise hlen orin le style la patte de Sabine Weiss en matière de photog couleur en matière de noir et blanc on voit un peu plus on voit un peu mieux est-ce que les photographies commerciales de publicité qui elles sont en couleur ont permis tout de même à Sabine Weiss de de laisser une marque alors la marque elle va se faire à partir de maintenant puisqu'on est en train de les découvrir en fait c'est des alors peut-être certaines personnes ont déjà eu ça dans les années 50 60 70 même dans les mains mais en fait ce qu'il y a dans l'exposition à photoliser c'est vraiment toute cette partie où on voit et c'est assez joli de voir justement ce passage du noir et blanc à la couleur et de ces deux pratiques qui pourrai être différentes de la rue et puis finalement d'être dans un studio dans un endroit clos où elle déroule en fait des papiers derrière pour renforcer aussi la couleur parce que elle travaille ses fonds pour que les les par exemple les vêtements ressortent mieux et en fait il y a un truc qui est très similaire dans toutes les images en tout cas moi c'est ce qui m'a frappé c'est vraiment ce côté où tous les gens sont très expressifs on a vraiment une sorte de joie si j'ose dire dans une sorte de on sent un plaisir de la photographie d'un côté et de l'autre autant dans la façon de faire de la photographie que la personne qui est photographié on sent un lien très très fort et du coup quand on regarde ces images qui sont un peu nostalgiques qui sont un peu drôles on s'en amuse assez vite parce qu'on a l'impression en fait que les gens se sont beaucoup amusés et ce qui est aussi très chouette dans l'exposition je trouve c'est qu'il y a il y a les images ils ont vraiment sorti les archives c'est-à-dire on voit aussi la prise de vue avec les imag successive nous quand on voit des images souvent on en voit une et on voit la finale et celle qui est choisie on sait pas très bien pourquoi où quoi comment et en fait dans cette exposition il y a vraiment le le les planches où on voit comment elle s'est amusé et comment est-ce qu'on choisit et on se dit à la fin mais comment ils ont pu choisir cette image là parce qu'en fait il y en a plein qui sont assez drôles vous êtes d'accord je vois opiner du chef lur Augustin dans le fond quand on observe ces photographies en couleur quand on les regarde avec attention on reconnaît immédiatement Sabine Weiss oui oui oui et et a raison enfin les les clients l'adoraient en fait elle avait énormément de travail parce qu'elle était aussi très appréciée on a retrouvé des photos de ce qu'elle appelait la dernière séance c'est-à-dire qu'à la fin des prises de vue pour les maisons de couture des collections chaque saison se regroupai sur à un même endroit la mannequin l'assistant son mari qui l'accompagnaé toujours you vice une bouteille de champagne et on a comme ça toute une série de de dernières photos et la joie est là et et le travail hein énormément de travail bien sûr de rigueur mais voilà quand vous dites quand vous dites que les clients l'aimaient bien c'est peut-être ça aussi le très commun de l'ensemble de ces photographies c'est que les personnes qu'elle rencontrait les personnes qu'elle souhaitait photographier l'aimait bien parce qu'elle faisait ce pas vers eux ce chemin vers eux elle savait se faire aimer d'euxou tout à fait sans sans sans faux voilà de façon vraiment sincère et on disait toujours que Sabine vaiss était petite elle donc et envers les enfants qu'elle photographiait beaucoup et envers tout sujet finalement elle était à leur portée voilà on va poursuivre cette discussion avec vous trois à partir de 8h20 on va continuer de cheminer dans les périphéries de l'œuvre de Sabine Weiss avec vous trois Hélène orin je rappelle que vous êtes docteur en histoire de l'art spécialisé en photographie Fanie Brulart conservatrice directrice des collections du photo élsée et Laur Augustin ancienne assistante de Sabine Weiss 7h 9h les matins d'été Quentin l'a fait suite de notre discussion sur Sabine Weiss la photographe décédée en 2021 aurait eu 100 ans aujourd'hui exactement alors voyage ce matin vers les périphéries de son œuvre les marches inconnus les photographies en couleur son travail pour la publicité les archives non identifiées avec trois invités Hélène orin elle est docteur en histoire de l'art spécialisé en photographie avec Fannie brûart elle est conservatrice directrice des collections du photoélysée et avec leur Augustin elle est son ancienne assistante l'assistante de Sabine Weiss horin je vois votre regard inquet parce parce que je vais vous poser ma question favorite on connaît les photographies de Sabine Weiss celle qui se passent sur des terrains vagues celles qui sont en noir et blanc celles qui photographient la France d'après- guerre mais décrivez-nous les photographies une photographie en couleur celle peut-être qui vous touche le plus dans cette dans cette exposition qui se tient présentement à Lausanne alors j'ai choisi la difficulté parce que j'en ai choisi non pas une mais quatre qui font partie d'une série oui sur réfrigérateur et je trouve que ça montre à quel point Sabine Weiss a un jeu avec la couleur et un jeu avec les modèles et un jeu aussi avec ce qu'elle doit montrer alors pour nous cette série elle paraît un peu absurde ça montre un réfrigérateur qui est sur les quatre images toujours ouvert et sur trois images il est totalement plein donc ça montre la capacité de contenance de de ce réfrigérateur pour nous un peu absurde on a l'impression que c'est un petit réfrigérateur presque demi-portion hein vous pouvez mettre que trois bouteilles et et en fait dans la première image vous avez c'est c'est pas du tout un réfrigérateur qui est dans une cuisine vous avez deux fonds coloré alors sur deux images vous en avez un rose un vert et vous avez deux autres images où c'est un fond bleu donc on voit qu'en plus elle elle change ses fonds pour renforcer en fait la blancheur de cette nouveau électroménager et en fait elle s'amuse avec les modales donc vous avez une première image vous avez un chien qui regarde sa maîtresse alors qu'elle-même est cachée derrière la porte du réfrigérateur ouvert c'est est totalement votre façon d'ouvrir votre Réfrigérateur chez vous j'imagine euh et donc le chien est très alléché par tout ce qu'il y a et en fait dans cette image on voit quel point la alors c'est difficile hein de faire de la couleur on se rend pas compte à quel point nous avec nos téléphones on fait ça mais on est toujours déçu he des fois du résultat de la couleur quand on voit notamment un très beau coucher de soleil et vous êtes là ça ne fonctionne pas on l'entendait d'ailleurs tout à l'heure saine V elle expliquait que c'était compliqué pour elle la couleur d'un point de vue strictement technique même faut nous expliquer pourquoi euh en fait fait quand on développe du noir et blanc vous avez qu'une seule couche je vais être très schématique mais il y a une seule couche en fait vraiment à gérer au moment du révélateur alors que la couleur ça détruit en fait plusieurs couches et il faut savoir exactement calculer oou quoi qu'and comment donc si vous choisissez des couleurs très différentes plus vous choisissez des couleurs différentes plus le tirage va être difficile en fait et d'ailleurs il y a pratiquement personne ne tire de couleur chez soi c'est pratiquement impossible alors qu'il est hyper facile d'installer trois bacs chez soi et de tirer ses images en noir et blanc on est capable de faire ça quand on est presque enfant quoi en fait on en revient à cette série de quatre photographies et à vos réfrigérateur Hélène orin qu'est-ce que ça raconte de la couleur de son utilisation de la couleur en fait ce qui est fou c'est qu'elle va photographier à la fois un réfrigérateur qui est blanc des aliments qui sont totalement colorés elle les met en scène en plus alors là je vais m'amuser parce que leur Augustin me racontait en plus une anecdote sur cette série que je ne connaissais pas c'est qu'en fait le client des réfrigérateurs voulait AB absolument que la série se finisse très vite parce qu'il avait un dîner derrière et il voulait partir avec tout ce qui était dans le réfrigérateur et donc elle a fait en sorte et ça se voit maintenant quand vous voyez vous verrez les images mais ça se voit elle a elle a tout sorti elle a fait en sorte que les aliments en fait soient presque non consommables pour en fait complètement détruire la soirée de de ce client hein qui devait pas être très agréable et ça montre aussi c'est peut-être un terme qui revient très souvent sur Sabine viiss mais la malice qu'elle avait elle était très fcétieuse elle était très joueuse avec ça et là l'usage de la couleur c'est qu'en fait elle va utiliser des couleurs sont très fortes en fond donc le blanc va ressortir très bien et en même temps elle utilise au sol quelque chose de très graphique si vous regardez il y a des lignes qui se dessinent comme une sorte de chemin et en fait ça va à la fois ouvrir la photographie ça ouvre presque un hchamp de ailleurs que la cuisine finalement il y a peut-être un dîner qui se passe ailleurs et en même temps ça correspond complètement aux années 50 on a une montée du graphisme des affiche et presque du graphisme Suisse avec des souvent des l'idée de la grille donc elle a vraiment on sent qu'elle est Complètement dans l'air de son temps et en même temps qu'elle joue avec et on discerne déjà même quand on observe ces photos aujourd'hui un semblant de nostalgie leur Augustin ce même exercice la description d'une photographie vous avez choisi vous aussi une photo de publicité alors c'est pas vraiment une photo de publicité pour le coup il s'agit en fait de la première euh collection de Saint-Laurent quand il arrive chez Dior en 58 cette photo elle a été faite pour le magazine c'est un défi il y a 13 mannequins qui posent en pyramide avec Saint-Laurent au milieu et et cette photographie elle a été exposée pour la première fois en très grand format en 2016 dans une rétrospective au Jeu de Paume dont la commissaire était Virginie Chardin qui avait elle aussi commencé à plonger dans les archives de Sabine Weiss et peu de photos ont été exposés un peu par manque de temps aussi par rapport à à la la photo Élysée actuellement mais voilà cette photographie je pense pour Sabine Vaas c'était aussi une une prouesse pourquoi une prouesse effectivement pour faire poser ses mannequins au cord d'au comme elle arrivait à le faire ouais je pense c'était pas c'était pas une MCE AFF faaire et en 58 déjà être aussi publié dans Life voilà je pense que ça a aussi contribuer à faire que sa reconnaissance en tout cas à l'époque comme photographe pas que mode ni publicité mais de reportage aussi fan brûard je voudrais vous nous parliez du fond exceptionnel qui vous a été confié par Sabine Weiss elle-même en 2017 consciente de l'importance de préserver son travail est-ce que vous savez les motifs les raisons qui l'ont poussé à vous confier ce fond d'archive exceptionnel effectivement sur enfin dans les dernières années de sa vie Sabine Weiss était très consciente euh de l'importance de son travail mais aussi euh du travail que cela représente de conserver un fond photographique et euh de le valoriser et je pense que c'est avec cette idée en tête qu'elle a à la fois euh préparé euh ses archives à l'aide de leure Augustin et euh pris contact euh avec l'institution donc le musée photoélysée euh et je je je pense que ce choix de de photo Élisée et elle le dit d'ailleurs euh c'était euh la volonté aussi de revenir euh symboliquement dans son pays natal euh donc donc la Suisse et euh il y a eu donc très rapidement une collaboration forte qui s'est établie entre Sabine Weiss lur Augustin et euh photoélsée pour travailler donc dans ses archives photographiques pour faire ce qu'on appelle une cartographie du fond donc c'est-à-dire faire un tour d'horizon de tout ce que contient ce fond et pour vous donner quelques chiffres donc aujourd'hui officiellement et je dis bien officiellement parce que maintenant il va s'agir de faire un un catalogage plus minutieux de tout ce qu'elles font et potentiellement donc les chiffres que je vais vous donner pourrait un peu fluctuer mais donc officiellement aujourd'hui dans ce fond on compte 200000 négatifs 7000 planche contact 2700 tirages vintage vintage c'est-à-dire donc donc d'époque tiré à au moment de la prise de vue 1300 tirages plus tardifs 4000 tirages de travail et tout cela c'est sans compter toutes les archives documentaires c'est-à-dire la correspondance des carnets de notes des contrat également toutes les revues tous les magazines toutes les couvertures de magazines qu'elle a pu réaliser mais également les maquettes de ces publications parce que comme l'a dit euh hlenorin en décrivant donc la série de photographie des frigos il y a vraiment cet attachement au graphisme et saabine Weiss à l'époque et je pense que dans la photographie de commande elle avait une grande liberté créative et je pense que c'est aussi pour ça qu'on ressent en fait cet amusement dans ces photographies le le plaisir de vivre le moment de faire ce travail parce qu'elle avait cette liberté créative parce que son implication dans dans une couverture de magazine ne se limitait pas à chaque fois juste à la réalisation de la photographie mais pouvait aller jusqu'à effectivement la réalisation de montage voire même mais ça des études plus poussées du fond nous permettront de le comprendre exactement mais voire même effectivement un travail sur le texte sur la typographie sur l'agencement en fait de de la publication h comment est-ce que vous expliquez quelques années après la mort de Sabine Weiss que son œuvre en noir et blanc est été beaucoup plus valorisé médiatisé diffusé que son œuvre en couleur est-ce que c'était sa volonté propre dans le fond ou ou les choses se sont faites ainsi alors sa volonté propre ça ce sera plus leur Augustin ce qui va répondre et je pense que je passe la parole juste après mais contextuellement de toute façon la couleur c'est quelque chose qui qui met du temps à s'inst all en terme de photographie artistique et là en l'occurrence elle a fait surtout de la couleur pour la publicité et pour de la mode et ça c'est des images qui commencent à sortir de enfin qui commencent j'exagère un peu mais qui sortent de plus en plus dans les expositions on a un peu un mépris pour ce type d'image là en considérant que c'est pas forcément de la photographie artistique et d'ailleurs Sabine Weiss se disait plus artisane que artiste elle considérait que c'était vraiment l'idée du métier et donc ça c'est un peu logique qu'on ait vu plus des photographies noir et blanc surtout tout à l'heure vous parliez de nostalgie on aime bien ce vieux Paris c'est vraiment tout le fantasme que peuvent avoir les touristes sur ce qui est Paris ils attendent un peu ça he d'ailleurs ils doivent être un petit peu déçus he on s'embrasse pas avec une baguette sous bras et un béret sur la tête euh mais et on court pas non plus comme dans les images de Sabine Weiss qui sont des images qu'elle provoquent notamment une de ces images les plus connues qui est en noir et blanc et d'ailleurs c'est son mari euh qui a fait ça elle a trouvé l'atmosphère assez belle euh dans un une sorte de bouche de métro enfin escalier et il court tout d' coup avec son c'est pas son mari du coup je vois lur Augustin ce qui qui me allez-y continue la mais en gros vous avez un homme qui court comme ça dans une atmosphère très fumeuse comme ça très très brumeuse dans un escalier avec un contraste très fort et en fait ces images là souvent on considère que c'est des images qui sont plus authentiques qui ressemblent plus à de la photographie donc ce sont des images qui sont beaucoup plus valorisé notamment dans des publications que finalement des des images qui sont de la publicité mais on a du mal quand même à comprendre pourquoi la couleur est méprisé vous nous avez expliqué que c'était plus dur techniquement donc plus difficile d'accès par ailleurs la couleur c'est aussi une étendue plus vaste en terme de possibilités photographique en tout cas c'est comme ça que on peut l'imaginer pourquoi c'est méprisé à ce point-là et pourquoi ça met du temps à émerger comme comme photographie considérée comme artistique c'est ce que Sabine Weiss dit un peu dans son extrait en fait c'est très compliqué techniquement et en plus les chimies sont pas très stables pendant longtemps donc les images se déprécent en fait fa avec le temps elle saaffadissent les d'ailleurs ça se voit un petit peu dans nous on a ce côté nostalgist on dit ah c'est les couleurs du temps ancien bah ça veut rien dire les couleurs du temps ancien parce qu'en fait il vait dans les mêmes couleurs que nous et en fait on a cette idée un peu c'est un peu des couleurs qui vont être très vite dépassé alors que le noir et blanc c'est beaucoup plus stable ça reste plus longtemps c'est plus fort c'est plus facile à à reproduire donc souvent nous ce qu'on aime bien comme image photographie couleur sont des couleurs qui sont très contemporaines qui sont beaucoup plus fortes beaucoup plus dans P ce qu'on trouve pas forcément dans la publicité et la publicité n'avait pas besoin de couleurs fortte puisque c'est des images qui sont éphémères destinées à être dans des journaux et qui vont être finalement qui vont partir à la poubelle après donc on n pas besoin de ça la voix de Sabine Weiss par exemple j'ai travaillé 9 ans à VOG je faisais de la de la mode je faisais de l'architecture beaucoup de choses très très variées et C c'était un peu difficile parce que suivant les travaux les appareils étaient très différents et quelquefois très lourd parce que je travaillais aussi en grand format c'est-à-dire des des plaques de de 20 20 25 et et tout et puis les flashes et puis les lampes et les choses très très lourds mais enfin ça ça me décourageit pas du tout le Sabine Weiss dans l'UR bleu en 2018 leur bleu de lordur Adler sur France interre leur Augustin est-ce que Sabine vice distinguait son travail en noir et blanc et son travail en couleur ou c'était pour elle une œuvre entière complète uniforme non elle distinguait son travail en couleur et son travail en noir et blanc le travail en noir et blanc elle l'a archivé dès ses débuts on trouve des premiers albums on trouve ensuite un négatif qui correspond à une planche contact qui a un numéro le numéro on le retrouve sur le tirage vintage le tirage d'époque puis sur le tirage moderne qu'elle fait à partir de la fin des années 70 ces fameux tirages 30 40 qu'on trouve dans ses expositions la couleur on est vraiment à l'état de d'ecta de diapositive on a il est pas classée elle a pas le temps elle le considère vraiment tout autre façon et le fait de pas avoir de tirage on met la petite boîte de côté on n pas la même approche et puis vraiment pour elle ça c'était le travail de commande le noir et blanc c'était vraiment la détente et sur le vif la liberté voilà donc il y a ces deux chambres mais elle aurait rêvé de voir cette exposition à photo élisé en fait elle elle avait envie de parler souvent dans les interviews de son travail de couleur de commande elle en était tellement Pier et très souvent les journalistes la balayé en disant non mais attendez qu'est-ce que c'est vraiment le travail en noir et blanc parlez-nous des émotions l'humain c'est-à-dire qu'elle était elle-même étiquetée elle-même reléguée à ce pan en noir et blanc de son œuvre oui c'est normal puisquelle a pas fait vraiment travail personnel en couleur donc pour elle elle considérait ça un petit peu comme de l'alimentaire c'est c'est vrai mais elle en était fière et il a été montré dans un film en 2014 mais un film c'est pas une exposition comme on peut l'avoir aujourd'hui à photoélisée sur le mur mais voilà vraiment elle aim elle elle ne rejetait pas du tout ce travail mais il est plus difficile à exposer effectivement et ce qu' a fait photoéisé est vraiment vraiment intéressant Fanny brûart vous nous avez parlé du fond qui vous a été confié en 2017 de son ampleur des dizaines et des dizaines de milliers de négatifs de planche contact de tirage de diapositives de divers matériels comment quand on reçoit cela comment est-ce qu'on commence à à travailler comment comment est-ce qu'on commence à traiter à hiérarchiser ce que l'on reçoit au fond à à faire ce travail d'archivage et bien la la chance qu'on a avec le le fond Sabine Weiss c'est que ce travail il a déjà comme je l'ai dit tout à l'heure il a déjà été entrepris en amont par Sabine Weiss et par lur Augustin et puis ce qu'il faut savoir c'est que durant les dernières années de sa vie Sabine Weiss valorisait également donc une certaine partie de ces photographies à l'aide de de l'URE Augustin et donc il y a déjà tout un travail qui est réalisé notamment de numérisation pour justement des besoins de reproduction pour des besoins de de publication dans le cadre de la valorisation donc on part avec le fond Sabine Weiss on part je dirais avec une bonne base qui nous permet quand même de s'orienté dans ce fond maintenant pour nous il s'agit d'affiner en fait ce travail c'est c'estàd de reprendre toutes les boîtes donc on est face à des dizaines des centaines de boîtes c'est de les reprendre les unes après les autres et de voir le détail contenu dans dans ces boîtes de le cataloguer donc de de l'inventorier de référencer tout ça sur une base de données dans réaliser des reproductions qui nous permettront à la fois de communiquer sur ce fond dans le cadre d'exposition dans le cadre de publication mais qui nous permettront aussi d'accueillir IR des chercheurs qui pourront venir explorer le travail de Sabine Weiss explorer des aspects moins connus se plonger dans ses archives comprendre des caractéristiques qu'on aurait pour encore pas tout à fait compris comme je l'ai dit tout à l'heure sur notamment sur la question de de son investissement dans la création de de ses travaux de de commande de ses de ses publicités ou de ces couvertures de magazine hlenora on est frappé quand même de découvrir l'étendue d'une UF qu'on ne connaissait pas d'autant plus lorsqu'il s'agit de Sabine Weiss d'un grand nom de la photographie est-ce que c'est commun dans le fond qu'il y ait des P entiers de photographes célèbres connus confirmé dont on méconnaît des pan entiers de l'œuvre mais c'est très classique en fait souvent on connaît quelques images quand je dis quelques ça peut aller de de dizaines à des centaines donc Sabine Weiss on sait très bien que ce qu'on connaît c'est le haut de l'iceberg et que il y a sûrement des milliers d'autres images parce qu'elle a forc en plus elle a une carrière très longue Sabine Weiss c'est une particularité aussi de de sa presque 7 décennies de de photographie oui c'est enfin vous imaginez en terme même de de d'avancée technique de de elle parle souvent de la lenteur des des pellicules dans son dans ses interviews mais en fait au fur et à mesure ça s'améliore donc il faut qu'elle se réadapte en permanence donc on se doute aussi qu'il a énormément de choses en dessous mais c'est un un un classique il a beaucoup d'expositions tout d' coup on a des nouvelles images qu'on découvre tout un un fond et c'est justement la chance quand on fait des expositions Fanny brûard était en train de l'expliquer c'est en fait on est vraiment devant des boîtes opaques et tout d'un coup il faut sortir ça et les images n'existent que quand on les voit vraiment visuellement souvent plus grand format alors Augustin se parlait tout à l'heure voilà la la version heectachrome c'est c'est difficile d'appréhender toute une œuvre quand on a ça et c'est le cas de pratiquement tous les photographes d'avoir des images quand on commence une exposition on en a pour deux donnez-nous quelques exemples justement de photograpes célèbres et confirmés dont on découvre seulement une part de l'œuvre entière ben moi ça fait 4 ans que je travaille sur jacques-henry lartig et je découvre tout le temps des nouvelles choses et je suis assez surprise de toutes ces nouvelles images en permanence que je peux découvrir et notamment par exemple lui aussi on a découvert il y a il y a peu un peu moins de 10 ans qu'il avait tout un pan de sa son travail qui est en couleur qu'on connaissait pas du tout en fait qu'on avait où on avait très très peu vu ces imagesl mais je pense aussi euh il y a il y a un petit bout de temps il y avait on me donné au jeu de PUM ils avaient montré l'œeuvre de Gary winour et la deuxième partie de l'exposition c'était des images que personne n'avait jamais vu euh auparavant donc on a on a ça tout le temps en permanence mais même sur des des photographes qui peuvent être euh extrêmement contemporain où tout d'un coup on a quelque chose où on comprend un peu leur travail leurs archives et je trouve que dans les expositions qui sont plus contemporaines actuellement euh il y a cette capacité à montrer des archives à montrer aussi euh comment est-ce que je je je vais utiliser un mot que j'ai pas forcément adéquat mais qu'on fabrique aussi ces imagesl c'est-à-dire comment est-ce que on y pense comment est-ce qu'on fait des carnets de recherche et Sabine Weiss notamment je trouve que ça c'est vraiment une partie qui est vraiment très très pertinente dans sa façon d'avoir constitué ses archives c'est qu'on voit tout ses carnets de notes toute sa façon dont elle a méticuleusement gardé les choses qu'est-ce qui fait qu'elle a eu de la créativité la créativité c'est pas un truc qui arrive comme ça même chez les photographes on parle d'un œil elle parle du fait qu'elle compose en permanence tout le temps dès qu'elle voit quelque chose mais c'est aussi parce qu'elle cultive ce regard en permanence et ça c'est ce qu'on a dans les fonds très cachés en fait des des photographes l Augustin pour explorer continuer d'explorer l'œuvre de Sabine V il faut aussi parler de son journal de bord elle en a écrit un il était régulièrement écrit à quoi sert-il qu'est-ce qui nous apprend aujourd'hui ce sur ce journal de bord est-ce que vous le savez même vous vous-même pas vraiment de journal de bord vous il y a des carnets dans lesquels elle numérotait effectivement et chaque chaque sujet chaque portrait a à sa référence à son numéro mais sinon c'était pas franchement quelqu'un qui écrivait vous voulez dire comme une sorte de journal intime ou non dans dans laquelle elle recensait elle l'ensemble des photographies qu' qu'elle prenit effectivement ce sont ces ces carnets et comment sont-ils utilisés aujourd'hui alors à quoi servent-ils pour mieux comprendre justement cette œuvre qui ne cesse de de s'agrandir au moins du point de vue de la connaissance oui c'est vrai que chaque numéro comme je vous le disais tout à l'heure renvoie à un négatif renvoie à une planche contact renvoie un tirage et ce numéro renvoie à la scène photographier et sans ses carneret on serait vraiment perdu enfin le musée serait perdu effectivement c'est très précieux Fanie brûard vous avez monté une exposition autour de l'œuvre de Sabine Weiss qui se tient présentement à Lausanne quel est votre partie prix dans cette exposition comment vous faites découvrir ces nouvelles facette de l'œuvre de Sabine Weiss alors je tiens tout tout d'abord à préciser que donc je n'ai pas moi personnellement travaillé sur cette exposition Sabine Weiss les commissaires sont mes collègues Mélanie bretriiset et et Julie daer eu mais mais effectivement donc en tant que responsable des des collections c'était important effectivement pour moi aussi de de de voir ce ce projet se faire ce projet se faire rapidement et et et de montrer en fait effectivement que Sabine Weiss n'est pas cantonné à la photographie humaniste qu'elle a eu une carrière comme on l'a dit tout à l'heure longue riche et variée et pardon que voilà elle considérait vraiment la photographie comme un métier et photoélysée depuis sa création depuis la création du musée en 1900 85 ça a toujours été important en fait de montrer la photographie dans toute sa diversité sans hiérarchie entre les genres que ça soit effectivement la photographie professionnelle de mode ou de publicité ou la photographie qu'on considère comme artistique et c'est pour ça que pour nous c'était important en fait de montrer ça chez chez Sabine Weiss merci beaucoup à toutes les trois etorin vous êtes docteur en histoire de l'art spécialisé en photographie Fanie brûart conservatrice directrice des collection du photoélysée lur Augustin l'ancienne assistante de Sabine Weiss merci d'être venue éclairer de nouvelles facotes de l'œeuvre de Sabine Weiss qui aurait eu 100 ans aujourd'hui exactement