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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 22 décembre 2025 20 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsInstitutions & électionsSanté

Budget, loi spéciale... L'interview en intégralité du rapporteur général du budget Philippe Juvin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est grave qu'il n'y ait pas de budget à Noël ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi ça a bloqué en CMP ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est fichu ou on peut repartir ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Vous aviez un accord avec les socialistes ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que le 49.3 est une solution ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Les socialistes sont-ils d'accord avec le 49.3 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Philippe JuvinFait
    « Il n'y aura pas de budget à Noël, il y aura une loi spéciale. »
  • 8:00Philippe JuvinChiffre
    « Pour passer de 5,3 à 5, il faut 9 milliards. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sur RMC et BFM TV, bonjour Philippe Juvin. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin.

Vous travaillez en ce moment jour et nuit, mais finalement, il n'y aura donc pas de budget à Noël. Pas de budget, mais une loi spéciale. Je vous interroge tout de suite sur ses conséquences.

Vous êtes député LR des Hauts-de-Seine et vous êtes le rapporteur général du budget. Vous avez par ailleurs une autre casquette qui est d'être chef du service des urgences de l'hôpital européen Georges Pompidou. On vous avait beaucoup connu aussi au moment du Covid.

J'en profiterai pour vous poser quelques questions quand même sur l'état de la grippe, mais il n'y aura pas de budget. Il n'y aura pas de budget à Noël, il y aura une loi spéciale, elle devrait être présentée dès ce soir, elle devrait vous être présentée d'ailleurs. Est-ce que c'est grave docteur ?

Alors non ce n'est pas grave, c'est ce qui s'était passé l'année dernière. Comment ça va se passer ? Vous savez que le budget 2025 prend fin par définition le 31 décembre 2025, donc c'est pour ça qu'au 1er janvier 2026 il fallait un budget de 2026.

Comme il n'y a pas de budget voté, eh bien nous allons voter une loi spéciale qui va permettre de faire la jonction entre le 1er janvier 2026 et le jour où le budget sera voté, parce qu'un budget évidemment sera voté en 2026. J'espère que ça sera dans les premiers jours. Quand vous dites évidemment, ça veut dire que vous, vous vous dites de toute façon on en aura un ?

On en aura forcément parce qu'on ne peut pas rester un an sous l'empire d'une loi spéciale, qui est une loi minimale, qui permet que par exemple vous puissiez payer la TVA quand vous allez acheter un bien, mais ça ne permet pas par exemple de faire des investissements. Alors moi je voudrais quand même comprendre, ça fait un mois et demi que vous êtes à l'Assemblée, dans les commissions, dans les débats, qu'ensuite ça repart au Sénat, qu'ensuite il y a...

Et tout ça s'est arrêté, ça a duré quasiment à peine 10 minutes en commissions mixtes paritaires. C'est comme si les plombs avaient sauté, c'est-à-dire que tout s'est arrêté, qu'est ce qui se passe maintenant ? Pourquoi ?

Pourquoi ça a bloqué ? Qu'est-ce qu'on va devenir ? Est-ce que tout repart à zéro ?

D'abord est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ça a bloqué ? Alors d'abord il faut que je vous rappelle un peu d'histoire. Depuis 2012, nous sommes en 2026, en 14 ans, il y a eu deux fois simplement où la CMP a été conclusive.

C'est-à-dire ce qu'on vit aujourd aujourd'hui, c'est la règle. Sauf que d'habitude, ce n'est pas à la dernière minute et donc on ne se retrouve pas plus par le temps. Sauf que d'habitude, l'année dernière est acceptée.

Sauf que d'habitude, effectivement, on a devant nous un peu plus de temps pour reprendre le texte avant la date fatidique du 31 décembre. Il faut bien comprendre que la date fatidique du 31 décembre. Ça, c'est le premier point.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Il nous a justement manqué du temps. Il y a deux dates qu'il faut avoir en tête institutionnelles.

C'est un peu compliqué, mais vous me posez des questions. Non, non, mais prenons le temps parce que je pense que pour les Français, tout ça, c'est ce qui fait qu'à la fin, ils paieront plus ou moins d'impôts, qu'ils auront un fonctionnement de l'État plus ou moins fluide. Absolument.

Pour des raisons institutionnelles, nous devions absolument remettre notre copie de la CMP si elle avait été conclusive ce week-end, pour pouvoir voter le budget avant le 23 décembre minuit, c'est-à-dire demain soir. Et nous avons été pris par le temps. Pourquoi ?

Parce que le budget, ça a été et notre grand ennemi, le temps, a été déposé deux semaines en retard au début du processus. Changement de Premier ministre, mise en place du nouveau gouvernement, patati patata. On a eu le budget deux semaines en retard au début, on paye les deux semaines de Ça, c'est le premier sujet.

C'est pour ça qu'on n'y est pas arrivé. Vous m'auriez donné cinq, six jours de plus. On bouclait l'affaire.

J'avais un accord, un quasi-accord chez les députés, y compris en embarquant les socialistes, qui étaient nécessaires pour éviter une motion de censure. Je ne vous refaire pas le badge, vous connaissez le truc par cœur. Mais y compris avec les deux bouts de la chaîne, c'est-à-dire du côté LR et du côté PS ?

C'est ça, voilà. C'était un accord du bloc central, LR, Horizon, EPR, etc., Modem.

Et les socialistes étaient d'accord, non pas pour voter, il ne faut pas exagérer, mais pour avoir une attitude amicale, taiseuse, vous voyez ? On avait un deal. ça passait, ça passait à l'Assemblée.

Modulo, et je dois être honnête avec vous, modulo des éléments techniques qui étaient complexes à mettre en œuvre. Pourquoi ? J'avais par exemple demandé pour trouver les quelques milliards qui manquaient sur la fin qu'on baisse la dépense publique.

C'est-à-dire qu'on avait décidé, on s'était mis d'accord pour prendre la dépense publique et dire on va la baisser de 1 ,8 à 2%. En En enlevant où ? enlevant par un rabot qui se mange.

Un rabot partout ? Partout. 2 % de moins sur tous les procédés ?

Exactement. Surtout ? Sauf le poste de la défense nationale, pour des raisons que vous savez, et sauf évidemment le paiement de la dette qui, elle, vous ne pouvez pas baisser.

De toute façon, vous pouvez...

Et c'est là où on a voulu faire les choses intelligemment, c'est justement de ne pas le faire partout et de le faire différencier selon les postes. Et ça, ça demandait 4-5 jours pour se mettre d'accord. C'est ce qui nous a manqué.

Est-ce que c'est fichu ? Ou est-ce qu'on peut repartir de sang engendré ? Moi, c'est tout mon but.

Mon but, c'est quoi ? C'est de faire en sorte que début janvier, on arrive devant l'Assemblée. Il faut savoir qu'à partir du moment où il n'y a pas eu d'accord en CMP, le texte de référence devient le texte voté au Sénat, lundi dernier. – Celui-là, à mon avis, vous n'aurez pas franchement l'accord sympathique du PSC ? – D'abord, c'est là-dessus qu'on travaillait en CMP, on travaillait sur ce texte-là.

Modulo, je fais un excursus, le texte du Sénat a été voté lundi dernier, souvenez-vous, il y a une semaine et nous devions nous mettre d'accord à partir de ce texte en le modifiant le vendredi. Donc vous voyez la question de temps c'était quand même facile. Donc on va prendre ce texte et moi ma thèse, ça c'est ce que je vais défendre tout à l'heure à Matignon puisqu'on est reçu.

Vous êtes reçu tout à l'heure à Matignon, vous recevez aussi ce soir en commission la ministre du budget et le ministre de l'économie vous allez effectivement analyser avec eux pour espérer voter cette fameuse loi spéciale demain. La loi spéciale elle va être votée parce que les gens sont raisonnables, on voit bien qu'il va bien falloir que le pays continue à fonctionner donc la quiétude n'est pas là. Non la question c'est à partir du 1er janvier qu'est ce qui se passe ?

Moi mon souhait c'est qu'on prenne le texte du Sénat puisque de toute façon c'est le seul texte qui existe. Nous l'amendons de manière collective, moi je vais arriver avec ma liste, avec ma grande feuille, avec mon tableur Excel tout à l'heure devant le Premier ministre en disant voilà, on commission mixte paritaire, les forces politiques s'étaient mises d'accord sur ça, ça, ça et ça, voilà ce qu'il faut retirer, voilà ce qu'on aimait remettre. Le Premier ministre en fait sa copie, j'espère qu'il prendra nos demandes et il dit, il pourrait dire à l'Assemblée mais c'est sa responsabilité, sur cette base je fais un 49 .3, j 'engage la responsabilité du gouvernement Voilà ce que vous espérez vous et vous venez de lâcher le mot c'est le 49 .3 Vous Vous dites en fait 149 .3, on est reparti pour des galères on n'est pas sûr d'en avoir un ?

Non, on n'est pas reparti pour des galères, on est reparti pour un débat qui va durer quelques semaines moi je pense que ça y est le débat on l'a eu on sait où sont les positions et il faut, voilà c'était normal qu'il y ait un débat les gens disent ouais il y a du débat les gens ne sont pas d'accord oui ça s'appelle la démocratie tant mieux si vous ne voulez pas de débat et que tout le monde soit d'accord automatiquement il y a la Corée du nord c'est très bien tout le monde est d'accord vous verrez il y avait peut-être une petite marge entre la Corée du Nord est ce qu'on vient de vivre non ? Ecoutez non je vais vous dire je pense que les débats c'est toujours intéressant et vif c'est vif c'est toujours intéressant parce que ça met aussi la transparence sur ce que pensent réellement les gens moi j'aime bien quand les gens se découvrent et dans un débat vous vous découvrez moi par exemple je suis très opposé à une taxe qu'on a qualifiée de holding qui était une taxe absolument folle sur la trésorerie des PME je pense que ça aurait affecté le tissu des PME le débat ça a permis également de dire que la priorité enfin d'affirmer pour moi que la priorité des priorités s'il n'y en avait qu'une à garder ce serait de réduire le déficit qui est actuellement de 5 ,3 du PIB sous 5 Sous 5, est-ce qu'il sera vraiment sous 5 ? C'est le but, si c'est pas sous 5 madame de Malherbe je pense que c'est un échec nous devons être en tout cas sous 5 en tout cas pas plus que 5 pas plus que 5.

Il sera à 5 ce qui serait formidable. Il devait être au départ en dessous de 5. Oui mais aujourd'hui il est à 5 ,3 pour que les français comprennent pour passer de 5 ,3 à 5 il faut 9 milliards 0 ,1 c 'est égal à 3 milliards donc il faut que nous trouvions à minima 9 milliards et ces 9 milliards il faut les trouver intelligemment plus sur les dépenses que sur les recettes c'est-à-dire qu 'il faut baisser les dépenses.

Vous avez dit Philippe Juvin, je vais venir tout à l'heure à Matignon avec mon tableau Excel, pour pouvoir trouver un texte qui soit un texte qui certes passe par le 49 .3 mais qui soit en gros adopté à peu près par tout le monde et un texte de compromis il faut se mettre d'accord, dites-vous sur des grands principes, quelques grands En principe, lesquelles ? Premièrement, je le répète, diminuer l'endettement. 5 ,3 à 5 minimum. vous n'avez pas ça, honnêtement, la discussion devient très futile.

Parce que c'est là-dessus que nous sommes Il y a un objectif en 2029 d'être sous 3%. Deuxième point, ensuite pour équilibrer un budget, soit vous augmentez les recettes, les impôts et les taxes, soit vous baissez les dépenses. Eh bien, ce qu'il faut faire, c'est modérer l'envie fiscale.

Il y a des impôts qui sont dans le projet initial que je ne souhaite pas, que je trouve...

Par exemple, cette taxe holding, qui est une taxe sur les...

Mais il y a encore une chance qu'elle passe ? Sur la trésorerie des PME, dites-lui vous. Le Premier ministre pourrait tout à fait décider de la remettre.

Donc ça va faire l'objet d'une discussion. Mais c'est vrai qu'elle a été votée en même terme, cette disparition de Tzatzak-Holzing par le Sénat et l'Assemblée nationale. Il paraît très illogique que le Premier ministre la reprenne.

Et puis, il y a l'autre façon, c'est de baisser les dépenses. Il faut probablement faire les deux. L'année dernière, le budget qui a été réalisé, c'était un budget malheureusement de 2025 avec uniquement des augmentations de recettes, c'est-à-dire d'accès à impôts et pas de baisse de dépense.

Je pense que cette année nous devons affirmer que nous voulons baisser la dépense publique. Combien coûte la loi spéciale ? C'est-à-dire que l'an dernier, par exemple, la loi spéciale de début 2025, Amélie de Montchalin estime que ça a coûté près de 12 milliards d'euros à l'économie française.

C'est vrai ça ou pas ? Non, je ne crois pas. Ou en fait c'est une façon de dramatiser ?

Alors ça a été probablement l'année dernière une façon de dramatiser. Ça a été probablement l'année dernière une façon de en réalité, quand vous demandez des explications où trouvez-vous les 12 milliards ? Moi j'avoue, je ne les trouve pas.

Je pense que les gens mélangent deux choses. Est-ce qu'il y a du bluff dans cette histoire ? Non mais chacun...

Est-ce que chacun n'est pas en train d'essayer de gonfler les chiffres pour angoisser son camp — Alors d'abord, je pense que c'est une très mauvaise idée d'angoisser le camp parce qu'il n'y a pas de raison d'être angoissé. Encore une fois, si on a un budget dans 15 jours, honnêtement, ça ne change absolument rien à l'économie du pays. Non, je pense que les gens mélangent les effets d'une loi spéciale et qui, je vous rappelle, l'année dernière avait duré plus de deux mois.

On est quand même sur une autre chose. Sur le fait que l'année dernière, on n'avait plus de Premier ministre. Sur le fait que l'année dernière, on n'avait pas de PLFSS, projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Alors que là, on a un Premier ministre et à financement de la Sécurité sociale. Les gens mélangent tout parce que probablement qu'ils mettent dans leurs 12 milliards le prix de l'instabilité, entre guillemets, politique qui probablement a un coût vu de l'extérieur. Et nous n'avons pas cette de situation cette année.

C'est pour ça que ce n'est pas tout à fait comparable. Donc, ça n'est pas comparable. Aujourd'hui, en tout cas, vous n'avez pas d'estimation de ce que ça coûte deux semaines de loi spéciale ?

Non, mais en tout cas, je pense que ça ne coûte pas grand-chose. Si nous avons un budget, je le répète un peu, si nous parvenons à avoir un budget dans les 15 premiers jours de janvier. C'est ça l'objectif.

Alors vous pensiez, vous, que ça allait passer ? C'est-à-dire que quand même, vous le dites, on a perdu 15 jours, mais dès le début. Donc c'était anticipable.

Moi, dès le début, j'appelais d'ailleurs le Premier ministre à utiliser le 49-3 dès rapidement. Il a voulu...

Écoutez, d'abord, s'il n'avait pas dit « je ne fais pas de 49-3 », il aurait été censuré dès le mois d'octobre. Donc, je comprends pourquoi il l'a dit, je ne vais pas lui reprocher. Sauf qu'encore une fois, les 15 jours que nous avons perdus au début, eh bien, nous en aurions besoin aujourd'hui.

Hier, comme par hasard, vous allez laisser passer les vacances et j'espère que dans les 15 jours, on aura un budget. Donc, vous retrouvez les 15 jours qui nous ont manqué en octobre, là, en fait. Ce fameux 49-3, est-ce que vous avez des arguments pour que le Premier ministre, en effet, finisse par l'utiliser là où il ne l'a pas fait à l'instant.

Les arguments, tout le monde les connaît, c'est qu'il y a deux possibilités désormais. Soit il met sur la table un 49-3 -3 parce que la question c'est quel texte on met au 49-3, c'est-à-dire le texte du Sénat avec des amendements, et ça il faut qu'on se mette d'accord rapidement là-dessus. Et dans ces cas-là, le truc est réglé, en quelques jours on a un budget, soit il ne fait pas ça.

Dans ces cas-là, on relance une discussion budgétaire, discussion en commission, discussion dans l'hémicycle. On ré-ouvre les débats sur la tax holding, sur des choses qui plaisent beaucoup à des gens parfois un peu excités au plan fiscal. Bon, on va reperd du temps, vous voyez.

C'est qui ? C'est qui les gens ? Regardez ce qui s'est passé en première lecture.

On a inventé des tas de taxes inapplicables pour plusieurs dizaines de milliards d'euros. On savait qu'elles ne seraient pas applicables, mais ça fait peur à tout le monde. La France est championne du monde de la fiscalité.

Donc, ce n'est peut-être pas la peine d'essayer de battre nos propres records. Honnêtement, est-ce que les socialistes pourraient être d'accord avec cette utilisation du 49-3 ? En privé, ils le sont.

En privé, ils n'arrêtent pas de dire « oui, j'espère que vous allez faire le 49-3 ». François Hollande, d'ailleurs, chez vous, je crois, a dit, il y a une quinzaine de jours, qu'il était d'accord. Alors François Hollande, ce n'est pas tout le Parti socialiste.

Le Parti socialiste, il est divers, comme tous les partis, d'ailleurs. Mais oui, je pense qu'en fait, ils le souhaitent. Pourquoi ?

Parce que le Parti socialiste, au fond, même s'ils ont des affichages parfois un peu olé-olé. Quand ils nous ont demandé la semaine dernière, ils sont venus me voir en me disant « nous voulons 10 milliards de dépenses en plus ». Je leur ai dit « écoutez les gars, vous rêvez ».

Ce n'est pas possible. Au contraire, nous, on va vous baisser la dépense. Ils souhaitent la stabilité, ce sont des gens responsables.

Donc je pense que le Parti socialiste sera d'accord pour un 49-3. Il faut simplement les traiter, regarder leurs demandes. – Ils vous le disent, mais ils n'osent pas dire.

Mais ils ne peuvent pas assumer cette position publiquement ? La plupart le disent, il faut que je sois honnête. Certains ne me l'ont jamais dit, en particulier Olivier Faure, le patron du groupe particulier.

Olivier Faure ne vous a jamais dit en privé comme en public ? Jamais. Jamais.

OK pour le 49. Jamais. Mais d'autres qui ont un rôle important au Parti Socialiste, en particulier dans la construction du budget.

Vous pensez à Boris Vallaud ? Je pense à d'autres députés qui le diront publiquement et qui le souhaiteront. Vous ne voulez pas outer en quelque sorte Boris Vallot Moi je suis rapporteur général du budget, je mets autour de la table des gens qui pensent un peu différemment j'essaye de faire en sorte que ça se passe bien En tout cas ils auront tous intérêt effectivement à ce que ce budget passe Les socialistes sont des gens responsable.

Vous en avez eu la preuve pendant tous ces débats ? Ils sont venus me voir en me disant, nous voulons 10 milliards de dépenses en plus quand je leur ai dit que ce n'est pas possible. On va au contraire faire des dépenses en moins.

Ils ont dit, bon, comment on fait ? Ok, ils avaient tenté le coup, Philippe Juvin il y a des conséquences très concrètes il y en a une en particulier qui a l'air d'effrayer le bâtiment, c'est qu'au 1er janvier, puisqu'il n'y a pas de budget il n'y aura pas de guichet ma prime rénov' Ah oui, je vous vois lever les yeux au ciel. Il pousse des cris d'orfraie ?

Oui, parce que tout le monde pense que c'est une catastrophe cette loi spéciale. Pas du tout. On aura un budget dans les 15 jours.

Je m'explique sur la prime Rénov', en fait, vous savez que ma prime Rénov', elle n'est pas versée par l'État, elle est versée par l'ANA, une agence. La DAE, il se trouve qu'ils ont de la trésorerie. Donc s'il faut attendre 15 jours, les dossiers seront un peu ralentis pendant 15 jours.

Mais ça ne veut pas dire que pendant 15 jours, on ne peut pas déposer de dossier Mais bien sûr que non, on déposera des dossiers ils seront instruits 15 jours plus tard qu'est-ce que ça change ? C'est quoi le délai aujourd'hui pour faire instruire un dossier de l'ANA ? Oui, j'ai même envie de vous dire c'est très compliqué quand même ces fameux dossiers On a des témoignages tous les jours sur le fait que c'est le parcours du combattant.

Mais dans un sens, au fond ça pose une autre question Philippe Juvin qui est la question de la dépense publique et des subventions à un certain nombre de secteurs. Ce matin j'étais quand même frappé, j'ai eu effectivement sur RMC 1 des représentants de toutes ces entreprises du bâtiment qui disaient c'est une catastrophe, c'est un enfer pour nous, c'est l'horreur si ça se suspend. Et j'ai eu un certain nombre d'auditeurs qui appelaient et qui disaient non mais attendez c'est quoi cette dépendance désormais d'un certain nombre de secteurs à la dépense publique Est-ce qu'on n'a pas créé les conditions d'un certain nombre de secteurs qui jusqu'à présent étaient des secteurs qui fonctionnaient avec l'offre et la demande Qui dépendent entièrement désormais d'une sorte de subvention, on est presque sous perfusion d'un certain nombre de secteur.

Pas entièrement mais vous avez raison, des tas, des pans entiers de l'économie, d'organismes publics mais aussi privés attendent des subventions, des machins, des trucs et c'est un vrai sujet, il y a eu un travail fait par le Sénat qu'on appelle sur les aides aux entreprises entre guillemets et en fait l'économie française est dopée à la dépense publique. Et c'est un des problèmes que j'ai eu quand j'ai négocié ce budget, c'est que j'avais à ma porte une file de gens, organismes publics comme organisme privé qui venait me dire surtout ne touchez pas à ça. En fait, à chaque fois que vous les dépensez moins, vous avez derrière quelqu'un qui dit ah non, pas question qu'on arrête.

Non, c'est pire que ça. Oui, vous avez raison, monsieur Juvin, de baisser la dépense publique. Vous avez vraiment raison.

Toutefois, moi, c'est pas possible. Et y compris des gens très haut placés avec des responsabilités éminentes dans la République qui dirigent des institutions publiques très importantes en matière de dépenses publiques vous expliquent que c'est très bien de vouloir baisser la dépense publique, continuer, continuer. En revanche, moi, les 2 millions ou les 3 millions que vous avez m'en tirer, vous comprenez, ce n'est pas possible.

Vous parliez à l'instant de ces agences. L'agence, par exemple, qui verse ma prime rénov'. Est-ce qu'il y a effectivement un problème d ces agences.

Est-ce qu'il faut réduire le nombre d'agences ? Est-ce qu'il faut en réduire le budget ? Moi j'avais fait une proposition dans l'hémicycle qui était la suivante.

Article 36 du budget, pour ceux qui voudront aller voir, ça s'appelle les taxes affectées. Il y a des des organismes qui reçoivent le produit de taxes. Eh bien, j'avais dit, c'est très simple.

On va plafonner tout le monde et on va les plafonner au niveau de ce qu'elles ont reçu en 2025. Vous voyez ? C'est bon.

Si on vous dit votre Vous êtes président d'une association de boulisse ou de football et on vous dit votre budget de 2026, ça sera celui de 2025, débrouillez-vous avec. Ce n'est pas la mort. C'est ce que je leur ai demandé de faire.

Ça ferait un milliard d'eux d'économies. Le ciel m'est tombé sur la tête et tout le monde est venu pleurnicher, bien entendu. Mais si on ne fait pas ça, on n'y arrivera pas.

Il faut que nous apprenions la frugalité dans le public comme dit le privé. La frugalité, ça ne signifie pas qu'il ne faut pas améliorer les règles, faire en sorte qu'il y ait moins de règles, qu'elles soient plus simples. Mais la frugalité, c'est quelque chose que nous devons apporter.

Et il y a la question en plus de la concurrence parfois déloyale et notamment, on a beaucoup parlé de Chine, un mot là-dessus, la suspension finalement n'a pas été actée. J'avais entendu, Philippe Juvin, qu'au début de ce débat sur les petits colis, vous aviez carrément dit « allons-y ». Mais allons-y franco, c'est-à-dire n'y allons pas avec une taxe de 3 euros sur les petits colis, allons-y avec une taxe de 50 euros.

Bref, bloquez vraiment les choses. Pourquoi vous n'avez pas obtenu gain de cause ? Il faut taper sur Shine.

Je n'ai pas obtenu gain de cause parce que c'est moi-même qui ai retiré l'amendement. Pourquoi ? Parce qu'il était probablement mal rédigé, il avait un effet pervers.

Brutalement, si brutalement vous faites une taxe à 50 sur le petit colis, qu'est-ce qui va se passer ? Le colis va atterrir non pas à Roissy mais il va atterrir à Liège. Et ensuite comme ça il n'arrivera pas de chill et comme il n'arrivera pas de chill on pourra plus accès.

Il faut qu'on trouve le bon outil probablement c'est sur la TVA mais il faut avoir le temps de le travailler et c'est tout ce que je vous disais tout à l'heure. Pour taper shine mon ennemi c'est le temps, il faut que j'ai le temps pour faire une bonne loi. Un dernier mot Philippe Juin avec votre autre casquette chef du service des urgences de l l'hôpital Georges Pompidou à Paris.

Certes vous avez été suspendu pendant deux mois de cette charge là. Je n'ai pas été suspendu, j'ai moi-même pris une disponibilité. Attention, attention.

Mais disons qu'en tout cas pendant deux mois votre priorité évidemment, votre priorité évidemment, vous étiez obligé de consacrer votre temps, revenons encore à la question du temps, à l'analyse du budget. Mais vous serez à nouveau de garde je crois à l'hôpital, notamment la nuit du réveillon. La grippe est-elle effectivement grave et quels sont les derniers conseils que vous pouvez donner à ceux qui vont se retrouver en famille ?

J'ai vu les courbes, je vais faire un soin à l'hôpital juste après. Le nombre monte à toute vitesse et d'après ce que me disent mes collègues réanimateurs, les cas sont assez cogner donc il est encore temps très largement le temps d'aller se faire vacciner faites vous vacciner il semble que le vaccin soit plutôt efficace cette année plus efficace que les années encore le temps de se faire vacciner aujourd'hui pour Allez-y, au contraire, allez-y vite, allez-y vite Allez vous faire vacciner. Merci beaucoup Philippe Juvin, rapporteur général du budget, député LR des Hauts-de-Seine et en gros ce qu'on reçoit comme 8h52 et vous êtes bien sûr RMC BFM TV.

Et sur BFM TV, on va revenir aussi sur ces questions de budget,